Viktor

"Lev ne zabotitsya o mnenii ovtsy"
Viktor Ignatiy
Son pseudonyme sur V'kontakte : Oraklius
Age : 60 ans
Groupe : Vampire - Oligarque
Son métier, son statut social : PDG de Orakl-Corp, Start-up digitale russe, et business angel.
Concept du personnage
Viktor Ignatiy est de ceux que l’on appellerait communément des “privilégiés” : enfant d’une famille bourgeoise qui a su tiré son épingle du jeu dès la fin de l’URSS, en investissant dans des affaires rentables : gaz, pétrole, sidérurgie …

De cela en découle plusieurs choses : Viktor a toujours grandi dans cette idée qu’il faisait partie de l’élite. Car ses parents le lui disaient bien : Lev ne zabotitsya o mnenii ovtsy. Comprenez : “Un lion ne se préoccupe pas de l’opinion des moutons”. Cette phrase, plus qu’un simple souvenir, est un véritable credo chez lui. Il est celui qui décide. Celui qui commande, celui qui dirige, celui qui mène sa vie comme il l’entend. Et tant pis si cela choque.

Néanmoins, il n’est pas exactement dans l’exposition de richesses outrancières. Plutôt dans une autorité naturelle qu’il dégage, mais aussi dans le travail et la réussite de ses affaires. Viktor a fait des études longues, dans la prestigieuse Université d’État de Saint-Pétersbourg. Et il a par la suite suivi les enseignements de son père et de sa mère, pour se faire une place parmi les grands hommes & femmes d'affaires de Russie.

Mais Viktor là dessus, n’aura pas suivi le chemin de ses parents. L'Ère moderne pour la Russie a amené son lot d’opportunités : et bien qu’il ne soit pas tout jeune, l’Ignatiy a choisi de parier sur l’innovation.

Visage bien connu des entreprises digitales russes, il est à la tête de “L’Orakl Corp”, une start-up russe qui s’est fait connaître pour avoir fondé un site de rencontre à succès, mais qui a depuis diversifié son secteur d’activité, en gardant cependant toujours un pied ancré dans l’innovation et la modernité.

Viktor est aussi un visage connu, car il fait partie de ces “business angels” influents à Saint-Pétersbourg : sa fortune personnelle, il s’en sert pour investir dans ses petits entrepreneurs aux idées pouvant potentiellement rapporter très gros. Un moyen pour lui de poser sa patte. D’assurer que le monde moderne de la Russie se construira avec lui.

Mais voilà. Le monde peut s’avérer parfois cruel, et avec une activité toujours croissante, Viktor aura fini par attirer un mauvais regard.

La Transformation de Viktor est récente, il y a quelques mois. C’était à un congrès d’entreprises, pendant la nuit à son hôtel, que l’Étreinte l’a pris. La journée, Viktor intervenait à propos de divers sujets, exposant ses idées et sa volonté d’assurer toujours plus rapidement sa croissance et son carnet croissant de contacts.

Sans doute a-t-on voulu le faire taire, ou bien le forcer à rejoindre un business tout à fait différent de ceux qu’il avait connus jusqu’à lors. Toujours est-il que depuis qu’il s’est réveillé de cette nuit-là, plus rien n’aurait été jamais pareil. Un Boyard l’a croqué, pour le ramener dans un monde où les personnes ont les dents longues. Dans tous les sens du terme.

De nouvelles contraintes, mais aussi de nouvelles forces. Viktor allait se servir de son autorité et son éloquence naturelle, mais aussi de son physique avantageux pour son âge, pour relever de nouveaux défis, et redécouvrir cette Saint-Pétersbourg qui lui semblait nouvelle bien qu’il y ait toujours vécu.
Vampire Kontakte
Vampire Kontakte est une terre étrange à laquelle Viktor a été très rapidement initié, une fois sa transformation complétée. Car si son Étreinte s’est fait par surprise, pendant la nuit alors qu’il dormait, elle a été mêlée à de toutes autres sensations. D’abord la douleur, mais ensuite une véritable sensation de … Transformation. Ironique pour quelqu’un qui vendait entre autres, la “transformation digitale de processus” direz-vous.

Cette transformation l’a prise aux tripes, le laissant seul face à une Bête qui ne demandait qu’une seule chose : une Soif toujours plus inextinguible. Viktor était un homme d'affaires qui exerçait son métier avec une certaine poigne. Il allait voir ce trait exarcerbé, et devenir cette personne intraitable et implacable, qui au-delà d’avoir la volonté que son business croît, avait une véritable soif de domination sur tout Saint-Pétersbourg.

Une soif de domination, mais aussi de connaissance : si telle était sa nouvelle destinée d’être un vampire, alors il devait s’imprégner des codes de cette société qui lui avait toujours échappé. Il devait apprendre à dompter ce “nouveau lui”, et apprendre à se connaître comme il s’était connu plus jeune.

Pour toutes ces raisons, Viktor trouva ainsi dans VKontakte son “salut”.

Sous le pseudonyme “Oraklius”, il découvra un monde qu’il n’avait jamais connu auparavant (car c’est véritablement au moment de sa transformation et pas avant que le voile fut déchiré pour lui) : les vampires, les hommes, leurs histoires parfois mêlées. Mais plus important encore, VKontakte est très important pour Viktor car ce réseau social est un véritable outil de travail et de survie.

Un outil de travail, car rien ne vaut quelques petites recherches, ou un post bien placé pour déclencher des affaires ou simplement trouver des contacts pour régler des affaires de façon peu orthodoxes …

Mais aussi un outil de survie car ce réseau sous tous ses attraits permet à Viktor d’étancher la Soif de la Bête : cette mystique force tapie au fond de lui, qui n’attend qu’à ce que l’Oligarque prenne d’une poigne ferme ses problèmes, ses ambitions et ses désirs les plus inavoués pour s’affirmer de façon autoritaire dans ce monde vampirique qui lui tend désormais les bras.
Son histoire
Avril 1961.

Un événement heureux arrive pour la famille Ignatiy.

Viktor arrive à la vie dans une URSS sous Kroutchev, à un instant clé de son histoire. La guerre froide avec les Etats-Unis bat son plein, et il est question de prouver au monde que le modèle soviétique est le meilleur. La famille de Viktor, les Ignatiy, suit ces évolutions de près. Ils font en effet partie de ces notables du parti, ces rares privilégiés dans une société en plein essor.

Le jeune garçon ne grandira donc pas dans un contexte véritablement compliqué, sa famille est assez aimante, mais toutefois assez exigeante avec lui : il n’est pas seulement question d’être un bon garçon, il s’agit d’être le meilleur garçon. Ces jeunes années furent déterminantes pour Viktor, car c’est probablement déjà de là que lui vient son caractère autoritaire et exigeant aussi bien avec les autres qu’avec sa propre personne.

Viktor a en effet depuis tout petit une peur de décevoir, qui n’est pas à dissocier du personnage pour le comprendre lui, et les choix qu’il a fait dans sa vie. Ainsi, c’est sans contestation relative que grandira Viktor dans ses jeunes années : il se pliera aux exigences de ses parents, mais aussi du monde qui l’entoure, pour le bien de tous, mais pour son propre bien également.

Une jeunesse à un rythme studieux donc, mais Viktor n’oublie pas d’être un jeune homme également : Saint-Pétersbourg, la ville où il habite, est une ville pleine d’opportunités pour quelqu’un comme lui. Il est privilégié, et même s’il n’est pas dans l’exposition ostentatoire, il attire le regard. Pour autant, ses amis et petites amies se font rares : Viktor est un homme occupé, et s’il tisse des liens avec des autres personnes, il dira souvent que c’est plus par obligation que par une réelle envie de socialiser.

En vérité, plus les années passent pour le jeune russe, plus les problèmes existentiels persistent : de la peur de décevoir va découler un autre concept. Le fait qu’il aura l’impression en grandissant, que ses « choix », ne sont pas vraiment les siens, où plutôt que l’on aura construit un parcours de vie pour lui, et une personnalité qui ne lui correspond pas vraiment.

Néanmoins, si le jeune homme a cette sensation et ces questions qui se posent, il les balayera très souvent d’un revers de main. Il se rassurera en disant que ces questions ci sont propres à tous les jeunes hommes en quête de construction, et vivra pendant un certain temps avec.

Du reste de son temps, Viktor accomplira ses études avec une certaine habileté qui impressionnera à l’époque. Il côtoiera aussi quelques « grands » et autres personnalités influentes de ce monde, avec ses parents. Mais toujours avec cette sensation que quelque chose n’allait pas.

Quelque chose qu’il ne voulait pas.

Décembre 1991

La date est rentrée dans l’histoire comme le début de la dislocation de l’URSS, et le début d’une nouvelle ère pour une Russie indépendante. Pour la famille Ignatiy, c’est aussi le moment où elle a su se tirer son épingle du jeu.

L’économie est au plus bas, et les investissements se font multiples, agressifs. Alors la famille récupère des fonds, et choisissent de placer leur argent dans des affaires qui fonctionnent : sidérurgie, pétrole … De là, la fortune de la famille se créé.

Mais Viktor du haut de sa trentaine d’années ne voit pas la chose de la sorte. L’année 1991 est également populaire pour avoir rendu le world wide web grand public. Pour le russe, si le pétrole et la sidérurgie sont des affaires qui marchent actuellement, le futur se trouve en cette invention qui, il en est persuadé, va révolutionner le monde de demain.

Pour la première fois de sa vie, l’Ignatiy décide de s’émanciper, et de suivre sa propre voie plutôt que celle de sa famille.

1992 à 1997 :

Les choses ne sont pas toujours aussi faciles qu’on ne le croit, et cela Viktor l’apprendra avec le temps. La seule fois où celui-ci aura décidé de s’affranchir de ses parents, et des affaires familiales, il n’aura connu rien d’autres que de cuisants échecs.

Si la période de 1992 à 1997 n’est pas « malheureuse » matériellement parlant pour un Viktor qui est au sein d’une famille où l’argent commence à rentrer dans les caisses, ce sera un crève-cœur personnel. Le jeune russe sort enfin de son cocon de confort pour être un entrepreneur, s’émanciper, et se lancer à l’aventure d’un monde futuriste plein de promesses …

Avant de se confronter à de cuisants échecs, à répétition. Trop tôt pour un pays venant tout juste de sortir d’une crise mondiale, pas assez d’intelligence de la part de Viktor, pas forcément le bon moment … Les tentatives de l’Ignatiy de faire parler de lui dans le domaine du web se retrouvent confronter à des murs.

De 1992 à 1997, cette période sera un véritable aveu d’échec pour le russe, qui n’aura d’autres choix que de revenir s’occuper des affaires familiales, pendant un temps du moins, et re-vivre sous ce carcan qu’on lui avait toujours installé.

1997 à mi-2020 :

Si la période de 1992 à 1997 fut une période de profonde remise en question pour Viktor, la dernière période de sa vie se vit plus « sereine », mais certainement remplie de défis.

C’est en 1997 que les projets de vie de Viktor trouvent enfin un sens. Il trouve une opportunité au sein d’une équipe montant un projet ambitieux : un moteur de recherche russe, qui sera une plateforme pour sa carrière qui décollera enfin. Il aura alors une carrière croissante, et en 2002 alors que sa société est revendue, il se décide enfin à lancer son aventure seul, alors qu’il empoche l’argent de la revente.

C’est à ce moment là qu’il est bon d’introduire un autre personnage à notre histoire : Sergeï Fyodorovich. Un ami de longue date de la famille Ignatiy qui a pris « sous son aile » Vitkor à ce moment précis de sa vie : celui-ci tentait son aventure en solitaire, il allait s’avérer être un allié de poids. Légèrement plus âgé que lui, sans faire tout à fait son âge, il dispose d’un gros réseau et de compétences techniques rares, alors c’est décidé : ils travailleront ensemble.

Ensemble, ils deviennent associés et amis. S’enchaine alors la période d’entreprenariat de la vie du jeune Ignatiy qui a soif d’enfin travailler sur un projet qui lui correspond.

Mais là encore la concurrence se fait rude, et bien que les deux hommes ait l’argent et le réseau, leurs projets doivent attendre un peu avant de trouver un public et de l’intérêt. C’est finalement à la suite de la création d’un site de rencontre en 2005 que la success story se fait croissante.

Un tremplin qui finira de lancer Viktor, et qui va finir par s’affirmer comme un personnage public cette fois-ci. Il vit ainsi de 2005 à 2020 une véritable vie d’homme d’affaire, dans une Russie qui cherche à défier les plus grands : son entreprise se diversifie, il est invité à des salons …En bref, tout est à envié pour L’Ignatiy.

Mi-2020 à nos jours :

… Mais rien n’est jamais simple, pas vrai ?

C’est en Août 2020 que ce qui changera le cours de la vie de Viktor se produira. Une morsure, pendant la nuit. A une conférence.

Son auteur ? Son acolyte et collègue depuis longtemps maintenant : Sergeï. Viennent alors des questions de la bouche du russe : Pourquoi ? On lui répondra que c’est un cadeau : on lui fait grâce de la vie éternelle, et d’un monde de mille secrets, en récompense d’une longue et fructueuse collaboration.

On lui transmet tout le savoir qu’il doit connaître, et surtout de ne jamais ô grand jamais déchirer le voile et cela va bien ainsi. Ne jamais interférer avec la grande histoire des mortel sera dans ses nouveaux engagements.

Fasciné par la découverte, celui-ci ne questionne que très peu tout cela, et au contraire, aux côtés de Sergeï, il verra progressivement son corps et son comportement changé. Progressivement, le sang vampirique bouillit en lui, la Bête s’installe et réclame son dû. Mais plutôt que de le voir comme une contrainte, Viktor se servira de cette Bête comme une seconde peau.

Et elle lui chuchotera des envies, des comportements, des chemins de vie qui gisaient là quelque part, mais que L’Ignatiy n’osait pas prendre depuis le début de sa vie. Ainsi si Viktor a dû faire une croix sur une certaine “vie publique”, il fera le choix de s’intéresser plus près à toute cette fameuse “vie nocturne” à Saint-Pétersbourg, et notamment sur comment assouvir les diverses soifs de Pouvoir de sa bête … Mais toujours dans une certaine discrétion.

Après tout, le monde des affaires est intraitable, et Viktor entend bien le faire rappeler : une mésaventure économique pour un concurrent qui tombe au plus mal, ou alors la chute d’une position importante … La partie d’échecs se met en place, et l’Ignatiy se met de plus en plus dans des positions dangereuses.

Avec cette transformation, viendront de nouveaux désirs physiques aussi. Viktor n’a plus peur de se montrer, et se fait voir à des maisons de passes, ou des fêtes diverses. Il goûte à cette nouvelle enveloppe charnelle que la transformation lui a donné.

En résumé, le Russe a sû se faire à cette nouvelle peau, même s’il la découvre encore. Mais pour autant, ce “cadeau” laisse un goût amer … Était-ce vraiment pour remercier Viktor que l’on lui a fait pour le cadeau ? Ou bien pour mieux contrôler la carrière d’un homme d’affaire ambitieux qui avait devant lui une success story et une position d’homme publique ?

Autant de questions qui restent sans réponses dans un désormais tout nouveau Saint Pétersbourg qui s’ouvre aux bras de Viktor.

Il ne tiendra qu’à lui de l’embrasser, ou de succomber dans ses bras.

Bienvenue ici-bas !

Un Oligarque ! Un plaisir d'en voir un. Hâte de voir sa poigne de fer et comment il est installé à Saint-Pétersbourg surtout au vu de sa récente Étreinte.
Si tu as des questions n'hésite surtout pas !
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Bonsoir, et bienvenue Viktor!

Un plaisir de t'accueillir à Spb. Le début de la fiche est dans le ton du forum.

Je vais te donner les accès aux zones rps.

N'hésite pas si tu as des questions pour la suite !

Edit : C'est fait
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Au top pour la fiche.

Je m'occupe du test demain soir si tout va bien.

C'est une petite introduction RP a répondre comme un sujet classique afin de se mettre dans le bain.
La scène s'ouvre sur l'un de ces salon du très select Sukkubus Club. A Saint-Petersbourg le Sukkubus Club est une institution décadente fréquentée par les vampires. Il y trouvent là – dans une arrière rue de Nevsky – une ambiance sensuelle et électrique qui flatte leurs appétits. Les murs sont capitonnées de cuirs rouges et sombre. La musique lointaine de la salle principale où s'échauffent le long de barres de pole dance des filles nues est comme étouffée. Juste un battement de cœur.

Au centre du salon, une élégante table en verre. Et sur cette table en verre est couchée une fille. Elle est parfaitement nue et semble comme dormir. Peut être a t'elle été droguée, a moins qu'elle soit payée pour cela. Qu'importe. Sa peau, slave et pale est vierge de toute morsure. Impudique elle garde les cuisses écartées. Un léger duvet blond, taillé en un élégant ticket de métro, ombre son sexe. Un peu de sueur fait scintiller sa peau, comme une huile salée, et marque le verre de la table d'auréoles. Ses seins – sûrement refaits – se soulèvent calmement à chacune de ses respirations. Et ses tétons insolents dardent comme pour mieux appeler à la morsure.

Au dessus d'elle un chef cuisinier au faciès asiatique tient un gros esturgeon blanc. L'animal est encore vivant et se débat sous la prise professionnelle du cuisinier. Il doit bien peser une dizaine de kilos. Alors sur un signe de tête appréciateur de Sergeï, le cuisinier d'un parfait coup de poignard éventre le flanc du poisson. Le geste a été si pur que c'est à peine si un peu de sang se met à dégoutter de l'entaille affolée. Non s'ils sont là c'est pour un tout autre trésor. Ces œufs frais – caviar – qui comme une rivière de minuscule perles – presque des grains de sable – se mettent à dégoutter sur le corps offert de la suppliante.

Du caviar argenté, le plus riche, le plus recherché, toute une fortune qui s'égaille d'entre les formes féminines, vient se mêler aux poils pubiens, glisser d'entre les seins, ou se poser comme des larmes fragiles et tremblotantes sur ses lèvres entrouvertes comme un soupir. Elle aime ça, ce contact humide qui ricoche sur elle, vient se mêler et se saler à même sa sueur. C'est frais, c'est vivant, elle se cambre, gémit sans ouvrir les yeux, alors que ses ongles manucurés ripent sur le verre de table. Toute sa peau en est marbrée, piquetée, telle une offrande vivante de chair et de sels aux deux prédateurs ainsi regroupés.

Et Sergueï d'écraser sa cigarette dans un cendrier et de congédier le chef d'un claquement de doigts. « -Pour toi Viktor Sergueïovich. Fils par la non mort du grand Sergueï ! Cette fille te plaît ? Je te la donne à dévorer comme témoignage de toutes ces grandes choses qu'il nous reste à accomplir dans l'éternité. »
A répondre comme un RP classique. L'avant, l'après t'appartiennent.

Vois ça comme une mise en bouche avant la validation :)
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Bonjour !

Je tenais à m'excuser de ma très longue absence, sans donner aucune nouvelles. De nombreuses choses dans ma vie sont apparues peu de temps après mon inscription, retardant de fait tout ce que j'avais prévu, et me tenant éloigner de l'écriture pendant un bout.

Me revoici cependant, avec une réponse à mon test, en espérant que celui-ci vous plaira :
Viktor se frotta les mains.

La vie des riches entrepreneurs russes n’étaient pas tous les jours faciles car tous les soirs et matins se ressemblaient, et ils étaient surtout chargés en travaux divers. Tantôt Viktor devait se rendre à sa licorne adorée, Orakl-Corp, pour surveiller le travail de ses employés et piloter les divers axes stratégiques de l’entreprise, toujours avec force et détermination, et tantôt il devait aussi éplucher des dossiers parfois longs, et rébarbatifs : la vie de business angel était constitué de telle sorte que l’on vous envoyait souvent de longs et grands dossiers pour vous expliquer à quel point votre business serait la toute dernière innovation de la mère-patrie, qu’il fallait absolument investir dedans car le ROI serait colossal, qu’il révolutionnerait la manière de vivre de ses concitoyens …

Conneries

Faisait-il souvent, avec un léger regard de dédain. Du haut de ses soixante ans, et de sa toute nouvelle immortalité, Viktor était un homme dur en affaire : des jeunes gens motivés, il en avait vu des dizaines. Très peu l’avaient convaincu jusqu’à là. Magnanime et ayant connu l’échec, L’Ignatiy estimait savoir quand un business prendrait l’eau.

Et puis il y avait des jours où Viktor devait négocier avec des clients. Des grands comptes comme on les appelait de nos jours, des gens particulièrement intéressés qui voulaient voir les choses en grand avec votre entreprise. Et qui surtout, avait un porte monnaie outrageusement élevé, capable de faire miauler de désir n’importe quel prostitué de Saint-Pétersbourg.

Ceux-là, c’était les jours que Viktor préférait. Car l’Ignatiy aimait défendre son petit Empire, qu’il gérait avec Sergeï. Il aimait le défendre, le promouvoir, en parler … Il avait cette passion d’entreprendre dans le sang, et quand il devait passer quelques entretiens avec des personnes voulant faire avec lui, son sang d’Oligarque bouillonnait dans son corps. L’Ignatiy avait les dents longues, et s’il avait faim de biens des choses, les Affaires était peut-être une de ses nourritures préférées.

Il s’agissait ici d’une grande corporation chinoise, qui était intéressée pour avoir des parts dans un nouveau produit qu’allait lancer Orakl-Corp. Un business peu commun, qui devait assurer une pénétration d’un marché tout à fait singulier, sur lequel Sergeï et Viktor n'avaient pas encore de mainmise tout à fait particulière.

Cela avait été long, et particulièrement fastidieux. De nombreux coups de fils avaient été passés, car c’était Viktor qui les avait démarché. Il y eut plusieurs personnes au bout de la liaison, puis des voyages, des entretiens physiques, à Saint-Pétersbourg comme dans l’Empire du Milieu.

En bref, un train de vie particulièrement actif qui avait mobilisé Viktor pendant de longs mois, et aujourd’hui était enfin la fin de tout ceci.

Viktor se lécha les lèvres, quand il entra dans cette salle privée du Sukkubus Club. Il savait ce qui l’attendait. Sergeï l’avait regardé comme s’il avait des petites flammes dans les yeux. Ce regard qui voulait dire qu’il avait quelque chose en tête.

Quelque chose de bon. Il avait dit qu’il voulait “fêter ça” avec Viktor.

Fêté cet accord fructueux, cette signature sur un contrat que l’Ignatiy avait finalement obtenu à la suite d'âpres négociations. Il avait vu le business-man chinois chez lui, à Orakl-Corp, et finalement, c’était après un de ses regards persuasifs dont il avait le secret et un petit :

“Vous ne le regretterez pas”

Que l’affaire s’était conclue. Usual work, comme disaient les anglais. Viktor tenait encore une fois de l’or entre ses doigts.

Et ce soir, ce serait un or tout à fait différent qu’il tiendrait entre ses puissantes mains. L’autre versant de la Faim dévorant Viktor. La Faim de Luxure, de sensations fortes capables d’ennivrer le riche entrepreneur de russe qui voulait vivre pleinement sa vie d’Immortel.

Là, dans ce salon capitonné dans lequel on entendait les basses fréquences de l’électro venant stimuler les sens, était allongée une fille blonde, parfaitement nue, et avec les cuisses écartées. Viktor eut des frissons, et passa ses mains tout proche des longues jambes de la jeune femme, mais Sergeï lui posa sa main sur l’épaule avant qu’il ne la touche.

“Attends un peu. Assieds toi un peu, et profite du spectacle.”

Lui confia le vampire, avec un petit clin d’oeil, en l’invitant à s'asseoir sur les canapés rouges comme le sang. Cette ambiance électrique, Viktor la sentit jusqu’au plus profond de son âme qui ne réclamait qu’une chose, mais cela faisait aussi partie du jeu. Il était tel un enfant, et devait se contenir pour faire usage de ses Dons au bon moment.

Sergeï claqua des doigts, et un chef asiatique -comme un symbole- s’avança dans la salle, tenant un esturgeon qui semblait tout juste sorti de son eau dans les mains. L’action faisait passer la fille presque au second plan, bien que ses ongles qui tapotaient doucement la table jouaient une musique qui enivrait presque le jeune vampire, le transportant dans un état second.

L’acolyte de Viktor eut un petit signe de tête, et le chef asiatique exécuta ce pourquoi il avait été convié : il poignarda d’un coup sec le gros poisson. Du caviar parfait s’en écoula à profusion, d’abord sur le cadavre de l’esturgeon, puis perlant sur le corps en sueur de la jeune femme.

Et là, c’est l’explosion. Alors que l’asiatique se retire, la jeune femme gémit, se cambre, prend du plaisir. Et le tout jeune vampire ronge ses freins serrant ses mains sur les accoudoirs du canapé, comme pour ne pas tout de suite aller consommer son dû. Ils vivent tous deux des sensations fortes, les unissant dans ce moment si particulier où la Faim est maîtresse de tout.

Puis, vinrent les paroles de Sergeï :

“Pour toi Viktor Sergueïovich. Fils par la non mort du grand Sergueï ! Cette fille te plaît ? Je te la donne à dévorer comme témoignage de toutes ces grandes choses qu'il nous reste à accomplir dans l'éternité.”

Il n’en faut pas plus pour Viktor pour se jeter sur la jeune femme, pour manger ces perles fraiches, et sentir toute la chaleur de son corps qui se comble d’excitation. La fougue du jeune vampire se laisse entendre, et il ne lui faut pas plus pour se déshabiller entièrement -faisant fi au passage de la bienséance avec Sergeï à laquelle il s’était tenue jusqu’ici-. Mais le vieux vampire rigole, et admire la scène d’un regard satisfait.

Il ne le dira que plus tard, mais c’était tout à fait ce à quoi il s’attendait.

Viktor pris d’une main ferme la jeune femme. Son histoire, son nom, il s’en fichait complètement. Tout ce qui comptait à présent, c’était rassasié sa Faim, au rythme des sons électroniques. Alors il lécha le caviar, et au passage le corps de la jeune femme, le mordit parfois, pour en goûter tous ses arômes.

A ce moment, Sergeï se retira, et Viktor consomma pleinement le vice, oubliant qui il était, pour laisser place à une bête bestiale qui tourna la jeune femme, qui n’était plus que gémissements et sensualité, laissant voir un fessier parfait aux mires de Viktor. Il n’en fallu pas plus pour que l’Ignatiy y pose sa main fermement, mettant une petite claque et apposant sa marque sur cette prostituée, cette jeune fille qui deviendrait esclave de tous ses désirs pour une nuit.

Et après avoir sustenté ses besoins tactiles de morsure et de lèches, il troussa proprement la jeune femme, se contentant mutuellement d’une Soif et d’une Faim qu’ils ressentaient.

Une fois qu’il eut fini, il sortit et n’adressa pas un regard à la jeune femme, tout deux repus. Combien de temps cela avait duré ? Difficile à dire, dans cette ambiance qui avait hypnotisé l’Ignatiy.

Toujours est-il que Sergeï l’attendait, avec ce sourire qui ne l’avait pas quitté.

“C’était parfait.”

Se contenta de dire Viktor, répondant à la phrase que Sergeï avait prononcé il y a quelque temps, d’une petite tape sur l’épaule.

Bientôt, ces deux là seraient sur le toit de Saint-Pétersbourg.
Merci de votre patience et n'hésitez pas à me dire si j'ai des soucis d'interprétation quelconque !

Viktor.
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