(Re)Prendre du poil de la bête

#1
Masha Kozlow

Image


“Quelle est la différence entre un taxidermiste et un percepteur ? Le taxidermiste ne prend que la peau.”
Fiche d'identité
NOM COMPLET DU PERSONNAGE : Masha kuzlow dit l'écorcheuse, carotte pour les copains.
AGE : 26

ASCENDANCE, FACTION et RÔLE :
Taxidermiste, je transforme de simples cadavres de bêtes en de magnifiques mannequins inanimés pour peu qu'on en mette le prix. Ainsi, il n'est pas rare de croiser quelques prospectus collés à la va-vite dans toute la ville :
Votre compagnon à quatre pattes est décédé et de lui vous ne pouvez vous passer ?
Une chasse triomphale, un trophée sur un piédestal ?
Masha vous attend tous les jours Au Poil Vivace de 10h à 18h. Osez passer le pas de la porte, les petites mains Kozlow ne déçoivent jamais. Ours, loup, chimères, Masha peut tout faire !
Prix sur devis.
Derrière la feuille de papier, un plan est dessiné méticuleusement. La boutique n'est pas facile d'accès. Il est nécessaire de s'enfoncer dans les souterrains du quartier Saphir, et ce, sans se perdre. Pour moi, cela n'a jamais été un problème. Native de la ville, ma famille a depuis toujours éprouvé un profond respect pour la famille dirigeante Saphir, les Erenesis. Ainsi, je cours dans les tunnels sombres et malodorants depuis mon plus jeune âge. Flamme dans l'obscurité. Jamais je ne m'égarerais. Mais pour le reste de la Ville...
Eveil et Magie
Mes mains donnent la vie aux créatures fabriquées avec soin et amour à la boutique. Je l'ai appris à mes dépends. Comment pouvais-je savoir ? Passons, voulez-vous bien ?

Je fus envoyée à l’Académie. Des années assez compliquées entre la boutique, les cours et les élèves...
Je suis une chamane. Voilà, c'est dit.
Beaucoup d'entre vous vont rire, m'exprimer du mépris. Je vous ignorerais. J'ai pas une tête à me mettre des plumes dans les cheveux et me barioler le visage de couleur. Scander des psaumes en tournant autour d'un totem pour invoquer la pluie... Très peu pour moi. Je suis proche des énergies terrestres, proches des animaux. Les miens.
Je les réveille, les anime, leur redonne existence. Pour cela, il me suffit d'une caresse et d'un désir... qu'ils prennent vie.
Et voilà, une chèvre qui s’ébroue et s'éveille d'un long et doux rêve. Ce n'est pas une résurrection à proprement parler. Ce nouvel état n'est pas définitif, loin de là.
Je prête mon Souffle de Vie. L'animal respire à ma place. Ainsi, il s'animera tant que je n’insuffle pas d'oxygène dans mes propres poumons. Durant ce temps, d'un simple regard, la bête me comprend. Elle peut venir sur vos genoux, quémander caresse et gâterie, ou vous embrocher tout simplement.

Gants. J'ai besoin de mes gants. Il faut dire que la magie passe par mes mains. Ondes se diffusant au travers de ma peau. Si je veux l'utiliser, tout simplement je les enlève. Les avoir me réconforte, m'apaise, me contrôle.

Il n'est pas rare après avoir insufflé la vie à quelques animaux empaillés de rester moi-même immobile plusieurs heures durant. Plus j'utilise mon don, plus je reste là. Inerte à mon tour. La Paix.
Description
J'aime travailler à la boutique. Je suis douée pour cela et je le sais. Modeste je ne pense pas, juste surement. Je porte un tablier de cuir élimé doté de grandes poches ou je range mes outils. Organisée et méticuleuse, je ne perds jamais rien. Du bon de commande à mes lunettes de soleil. Chaque chose à sa place. Maniaque non, impatiente oui. Je déteste perdre mon temps. Chercher un objet perdu est à mon sens une horreur que l'on se doit d'éviter.
Je passe des heures à travailler, les yeux fixes, sur mes créations. Mes longues jambes croisées sous mes fesses du haut de mon tabouret, le buse penché. Mes mains délicates parcourant sans relâche ces peaux livrées chaque matin avant de confectionner le mannequin adéquat. Souvent mes cheveux d'un roux flamboyant descendent sur mon visage. Agacée, je les relève aussitôt en chignon.
Je touche, caresse, effleure, mes chimères au sous-sol chaque matin. Le toucher. Le sens le plus important. Les toucher, sensation profonde. Je les aime toutes. Mes bêtes. Attention pas celles qui bougent, courent et font du bruit. Celles-ci, les miennes. Immobiles, gracieuses et bienveillantes.
Il ne faut pas croire, je suis sociable. J'aime discuter un verre à la main. J'ai beau passer énormément de temps au Dernier Verre, j'aime boire une bière sur la terre ferme et respirer cet air différent. Moins sale, moins lourd. Le Green Fairy est agréable en fin d'après midi. Et puis, rentrer se coucher dans de doux draps sentant la violette.
A chacun de mes réveils, je chausse vite des chaussures de course et m'élance le long des tunnels. Parfois, je rejoins la surface et zigzague entre les pierres tombales, le bruit des insectes pour seul compagnon. Le paysage défile devant moi. Arbre racorni pleurant un soleil trop souvent absent, mauvaises herbes dévorant les tombes petit à petit.
La paix.
Une entente entre la terre et moi. Une quiétude.
Alors je m'envole de plus en plus vite, l'air brulant mes poumons. Quand soudain, je m’arrête. Curieuse, j'ai cru voir une boule de poil s'agiter sous une souche.
Je rentre. Le travail m'attend.
La Ville et ses Seuils
La Boutique :
Je dirige Le poil vivace depuis quelques années. Spécialiste en taxidermie, je rends la vie aux morts ou du moins l'apparence de leur vivant. En rien, je n'ai failli à la réputation de ma famille et je continue à vendre moult pièces aux quatre coins de la Ville.
J'aime à penser que lorsque vous rentrez dans ma boutique, l'odeur des teintures se niche dans vos narines, douce, obsédante, savoureuse. Que lorsque vous passez un doigt sur l'une des pièces en exposition, la douceur de la caresse vous fasse frissonner...d'envie.
Peut-être même aimeriez-vous vous perdre dans les méandres du sous-sol ou sont entreposées quelques chimères ? Ne soyez pas timide, elles ne mordent pas.
Silence et délicatesse sont de rigueur. Gare à vous si vous abimez quoi que ce soit. Vous ne voudriez pas réveiller un loup, un ours, ou pire ?

Mais rares sont les personnes passant la porte de bois sombre. Les lourds rideaux accrochés aux vitrines ne laissent que peu deviner ce qui se trouve à l'intérieur. Les lumières sont tamisées. Avez-vous peur du noir ? Je rajouterais quelques bougies à l'entrée si ce n'est que ça. Les tapis sont épais et douillets. Peut-être ne vous entendrais-je pas arriver ? N'hésitez pas à faire tinter la clochette.

Il faut comprendre que je me consacre à mes bêtes. Certes, leur cœur ne bat plus, certes je ne peux plus admirer leurs petits yeux affolés, écouter leurs petits cris de désespoir. Mais ces poils bruns, blancs, noirs ont une âme et si vous écoutiez peut-être entendriez vous.... vous n'écoutez pas ?
A la place, vous m'envoyez lettres et messagers pour passer commande. Un tigre venus du Réel pour tel musé, un chien mort mystérieusement dans votre jardin dont vous ne pouvez vous passer, que sais-je ? Je me plis à tous vos caprices. Je suis à votre service après tout, tant que vous y mettez le prix.
Le reste :
Je ne passe pas l’entière partie de mon temps à la boutique. J'ai mon bel appartement au dessus. J'aime me reposer dans une baignoire à l'eau chaude et savonneuse. La violette embaumant la pièce. Quelques figurines en plastique flottant à mes côtés, j'écoute les bruits des souterrains les yeux clos. Quelques hurlements parfois, des chuchotements souvent. Et moi je chante la vieille berceuse de ma mère, doucement.
Sortir la nuit, déambuler dans les différents quartiers. Se saouler délicatement, le coude posé sur un comptoir. Peut-être avons nous déjà discuté ?
Vous voulez m’intéresser, me surprendre, me... plaire ? Ramenez moi quelque chose de mort. Attention par un objet inanimé, qu'on s'entende sur le terme. S'il est mort c'est qu'il a vécu. Je prends tout ce que vous avez. Du Réel à la Ville, du Corbeau au Lion. Tout.
Famille et Histoire
Très tôt, je fus formée à reprendre Le Poil Vivace, tant et si bien qu'à 10 ans, le dépeçage, le tannage n'avaient plus de secret pour moi. A 13 ans, j'étais capable de fabriquer moi-même chaque mannequin servant de support aux bêtes défuntes. A 17 ans, j'empaillai seule, devant le regard attentif de ma mère, le caniche d'une vieille Boyle effondrée. Le magasin se passant de mère en fille, ma mère travaillait à la boutique et je la secondais.
Il m'arrive souvent de comparer une ancienne photo d'elle et de moi. Je me rends compte de notre ressemblance. Deux flammes dans la nuit. Douce et passionnée, elle aimait autant ses enfants que ses bêtes. Aiguille, fils, création de squelette en bois, rien pour elle n'avait de secret. Tout comme pour moi à présent.

Mon père gravitait souvent autour de nous, gueulant à en crever ou s'écroulant d'un sommeil artificiel. L'alcool le rongeait petit à petit. Il faut dire qu'une place de choix lui était réservée chaque soir au Dernier Verre. Et ce n'est que, sans surprise, un matin, il resta avachi, le teint grisâtre dans son fauteuil puant la bière et la pisse. J'aidais ma mère à le foutre dans le container de la cour arrière. Pas une larme ne fut coulée.

J'avais un frère de deux années mon ainé. Silencieux, il ne me parlait pas. Hochant simplement la tête lorsque ma mère exigeait quelques matériaux avant de courir à leurs recherches. Je n'étais pas sûr de notre lien de parenté. Il avait le teint aussi sombre que le mien était pâle et les cheveux d'un noir de jais contrastait étonnamment avec ma chevelure orange. Mais jamais je n'aurais osé contredire ma mère.

Le soir de sa mort, je l'ai vu s'enfuir en courant du sous sol. Il n'est jamais revenu. Sans doute me reproche-t-il son décès. En tout cas, elle reste auprès de moi, dans ma chambre. Je l'ai rendu encore plus magnifique qu'elle ne l'était. Les traits détendus, la peau pâle et les cheveux flamboyants, lâchés sur ses épaules. Elle me protège la nuit, et me surveille le jour. Elle n'est jamais loin et me sourit. Ce que toute mère ferait, n'est-ce pas ?
RP introductif
Derrière le masque (facultatif)
PSEUDO, PRENOM, SURNOM ? : Lou

COMMENT AVEZ VOUS CONNU C.K ? : un top site

DES REMARQUES, DES QUESTIONS ? : non
Image

Re: (Re)Prendre du poil de la bête

#2
carotte pour les copains
Ca m'a fait sourire. :pur:

Re bienvenue en tout cas ! Ca fait plaisir de voir le début de ta fiche (je te donnerai les accès quand tu l'auras remplie un petit peu plus), qui donne déjà un peu le ton de la personnage.

En tout cas, si tu as un doute, une question, n'hésite pas ! Nos MPs sont ouverts, et au pire tu peux poser tes questions à la suite de ta fiche ! Sinon sur la CB, où généralement nos petits membres sont toujours à l'écoute et prêts à répondre comme ils le peuvent. :pinkheart:

Bonne inspi pour le reste de ta fiche !

Re: (Re)Prendre du poil de la bête

#6
Valeriana :

Oui !! offre lui plein de cadeaux et elle sera contente.

Kaprice (même joueuse ?):

Je remplirais toutes les parties oui :)

Ah bah....Question !
Pour la magie.
Si c'est de la résurrection partielle genre tant qu'elle retient son souffle, on considere qu' elle le "prête" au machin empaillé. Ca passe ?
Image

Re: (Re)Prendre du poil de la bête

#18
Le Saphir, R. n'en est aucunement effrayée. Elle est loin des bourgeoises qu'elle fréquente, des pompeuses des clubs dont elle est membres, des filles à papa avec lesquelles elle a grandi. Le Quartier des Morts ne la dérange nullement, ne la rebute en aucun cas. Et c'est de temps à autres qu'elle prend la peine de s'y déplacer, sans gêne aucune.

Il n'y a rien d'inédit pour elle, lorsque son chauffeur arrive dans le quartier. Lorsque, de la fenêtre arrière de sa berline, elle voit défiler tombes et mausolées. R. a également perdu la surprise des premières fois. Celles où, hésitante, elle a été surprise des ombres qui errent. De ces êtres aux corps bardés de piercings et de runes, de malédictions et autres sortilèges. Du silence, surtout. Pesant, oppressant, tant il est total.

Peu importe la terre qui peut salir les semelles de ses talons aiguilles. De la poussière qui peut voleter et s'accrocher à ses vêtements hors de prix. Toujours, elle affiche sa richesse – incommensurable au demeurant – car jamais elle n'hésite à dépenser dès qu'elle désire quelque chose.

Et aujourd'hui, ce quelque chose, Masha peut le lui fournir. R. est déjà venue à la boutique ; même du temps de sa mère. Elle en a d'ailleurs l'âge. C'est une cliente qui vient régulièrement. Qui n'hésite pas à payer une fortune les services des Kozlow – elle est certaine que toutes ses dépenses auprès de la boutique a servi à financer certains des outils utilisés – pour que le travail soit fait avec une excellence frôlant la perfection.

– J'ai une commande toute particulière, mademoiselle Kozlow.

Donc, point d'animal cette fois-ci. Ils sont loin les chats et autres renards, les lapins et dizaines d'animaux domestiques que R. a fait naturaliser. Une manie de vieille fille, de femme seule surtout, que de se confectionner un zoo personnel. Hanté par les souvenirs. Un peu morbide, surtout. Alors non. Non, non, aujourd'hui, sa visite ne concerne par ce vieux lion malade. Ou ce fennec qu'elle a acquis tout récemment.

– Vous savez que je suis une bonne, une très bonne cliente. Si j'ai à vous fournir un travail inédit. Un corps. Un corps d'homme. Vous acceptez ?

Longue histoire que celle de cet amant qui l'a laissée. Abandonnée comme une malpropre, blessée dans son orgueil. Elle l'a tué en transperçant son torse de plusieurs balles. Bien sûr, qu'elle l'a fait exprès ; elle n'allait tout de même pas blesser son beau visage ! Mais de principe. D'orgueil et d'estime malmenée. D'amour, surtout, encore un peu. Elle désire le garder avec elle. Dans son manoir. Comme un trophée. Comme une menace.

– Votre prix sera le mien. Vous n'avez qu'un mot, qu'un chiffre à dire.
Et voilà pour ta mise en situation ! Pas de prise de tête à avoir, il suffit d'y répondre comme à un simple RP. Pour le reste, tu es totalement libre. Tu fais ce que tu veux avec la PNJ !

Si jamais tu as des questions, des doutes. Ou si ça ne t'inspire tout simplement pas, tu n'hésites pas à le dire ! :heart:

Re: (Re)Prendre du poil de la bête

#20
Tac Tac

Mes sourcils se froncent alors que de la poussière s’échappe du plafond. Un coup d'oeil à l'horloge. Il est tôt. Déçue, je regarde la magnifique tête de biche posée avec soin sur mon établi. Je déteste laisser un projet en plan. Les gens peuvent attendre, patienter... non ? N'y a-t-il pas un nombre incalculables de beauté de toutes sortes en exposition ? Renard, ours, loup, que sais-je ?

Tac tac

Les pas me paraissent assurés, presque impatients. Une habituée ? Surement. D'aucun n'oserait troubler la quiétude de mon magasin ainsi....Je soupire tout en me levant de mon tabouret. Je me retourne vivement et contemple mon atelier. Mes yeux se posent rapidement autour de moi avant de me diriger vers l'escalier en bois.
Je monte au rez de chaussée, la lumière tamisée met en valeur mes bêtes. Poil, plumes ou écaille, chacune brille de milles feux. Un travail bien fait. Un travail Kozlow.

Tac tac

Dans la pénombre de l'entrée se dégage la silhouette d'une femme. Des habits hors de prix et des talons aiguilles. Ici. Cela ne peut être qu'elle. Je me dirige alors franchement vers l'invitée. Car oui, avec tout l'argent dépensé dans ma boutique, elle n'est plus une simple cliente.
Je satisfais ses désirs. Tous. Renard, singe, dauphin... Je ne doute pas que sa collection doit être sublime. Effrayante pour le commun des habitants de la Ville mais pour moi... une splendeur.
Se promener la nuit dans son labyrinthe de bête. Une frisson d'excitation me parcoure doucement.
Je ne doute pas qu'elle les aime autant que moi. Peut être les caresse-t-elle chaque matin tout comme je le fais. Leur parle-t-elle ? Les câline-t-elle chaque soir ?
Je lui tends la main avec respect.

-C'est un plaisir de vous voir Au Poil Vivace ! Peu de gens se déplacent jusqu'ici, bien que je ne comprenne pas pourquoi....

Alors que je lui demande ce que je peux faire pour la contenter, elle m'explique avoir une commande particulière.
Mes lèvres se redressent en un sourire curieux, mes doigts s'agitent les long de mes hanches.

-Particulière ? Vous savez que j'exauce tous vos souhaits, tout comme ma mère le faisait. Que puis-je pour vous aujourd'hui ?

Il est vrai qu'elle est l'une de nos plus anciennes clientes. Je ne doute pas un moment qu'elle loge dans une maison luxueuse non loin de la rive d'or. Beaucoup de gens à ses ordres. Une vie faite d'argent et de caprice. Je prenais l'un pour assouvir l'autre.
Alors qu'elle reprenait la parole et m'expliquait ce qu'elle désirait, je tiquais.

-Un corps ? Un homme ? Si j'accepte ?

Je partis d'un grand éclat de rire. Voilà ce qui enjolivait ma journée, et grandement ! On aurait pu croire mais peu de clients étrangers aux souterrains n'osaient prétendre à ce genre de.. pièces. Sa demande me ravissait et le travail qui m'attendait m’enthousiasmait au plus haut point.
Et elle rajoute, pensant surement que je m’apprêtais a refuser, que le prix sera le sien.

-Je ne peux vous donner le prix... Comprenez ! Beaucoup de paramètres sont à prendre en compte....

Je me saisis vivement de mon calepin posé sur l'étagère de l'entrée tout en lui intimant de me suivre au travers d'une tenture.
Une porte. Un cadenas.
Nous nous enfonçons dans un sous-sol que je ne montre que rarement tandis que je commençai à griffonner sur le papier.

-Il me faut la taille. Le poids. Le sexe évidemment.

Je m’arrête subitement, le pointe de mon stylo dans le creux de mes lèvres.

-La nature de sa mort. Surtout si cela a déformer les chairs... si vous demandez une réparation, ce sera plus cher ! Mais ce n'est pas un problème pour vous, n'est ce pas ?!

Clin d'oeil pour la femme derrière moi avant d'allumer une petite lumière. Une pièce, assez grande et bien aérée apparaît devant nous.

-Je vous laisse vous faire une idée peut-être... plus précise.Choisissez un modèle si nécessaire et je procéderais de même.

Je la laisse se faufiler, si elle le désire, dans cette cave. Un grand nombre d’œuvres y sont exposés. On peut parfois deviner la nature de leur mort.
Violente. L'homme à ma gauche avait été lacéré au visage tandis que nul doute que l'enfant un peu plus loin avait été étranglé. Ou douce comme un rêve tel la jeune demoiselle au fond de la pièce paraissant endormie.
A chacun son histoire. Que sera celle de l'homme qu'allait me confier ma chère cliente ?
Image

Re: (Re)Prendre du poil de la bête

#21
La personnage est vivante, et c'est quelque chose de saisissant compte tenu de sa faction, de sa profession. J'ai d'ailleurs bien aimé le fait que tu joues comme ça avec la vie et la mort. Le fait de pouvoir faire revivre un temps les animaux, en suspendant elle-même son souffle.

Et puis, la fiche est d'une continuité ! Même ton. On arrive à voir les différentes facettes de Masha, comprendre sa personnalité tout du long, peu importe ce dont tu parles. Ta personnage se devine, et c'est vraiment agréable.

J'ai d'ailleurs eu un petit coup de coeur quand tu as décrit le quartier Saphir ! Le côté souterrain, le silence à la surface. La peine d'évoquer Le Dernier Verre. C'est de l'ordre des petites attentions, des petits détails, qui font sourire. Plaisir. :heart:

Et ça se retrouve dans ta mise en situation. Tout de petits détails qui disent tellement de Masha. Son rire, le stylo, le fait de prendre des notes. Elle est terriblement humaine pour une faction qui vénère la mort. Et c'est chouette ! Surtout de voir jusqu'où elle peut aller, sans que cela la dérange.

En tout cas, te voilà validée ! Parée pour rejoindre le Saphir !

Tu peux demander des RP ici : viewtopic.php?f=21&t=10

Et n'hésite surtout pas à rejoindre le sujet commun.

Bon jeu ! :heart:
Post Reply
cron