Sá var blóðugr um brjóst framan.


Ce forum est tout entier consacré à la création de personnages. Consignes pour vos fiches, conseils, mais aussi registre des avatars.


Messagepar Minuit » 17 Avr 2018, 23:01



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Segðu mér ór helju, ek mun ór heimi


NOM COMPLET DU PERSONNAGE : Karlhia. A jeté le nom de son père dans les terres natales oubliés, ou les steppes glaçantes l’on enterré. Elle préfère garder le nom qu’elle à obtenus lors de ses chasses. Minuit.

AGE :L’âge d’avoir vécut. D’avoir vu la mort, vu la vie. L’âge d’être mère, d’être femme.


ASCENDANCE, FACTION et RÔLE : D’origine Varègues, elle n’a pourtant jamais su d’où elle venait. Son cœur bat pour ses terres, celles dont elle connaissait les chants, les murmures. Pays aux plaines et montagnes balayé par le vent, neige poudreuse qui s’accumule, nettoie le monde d’une pureté immaculé. Elle est fille des musiques, des danses qui communiquent, qui libèrent. Minuit est fille de la Ville, dans son coeur et dans son esprit.
Emeraude dans l’âme.

Völva kvað


La forêt l’appelle. Le sous-bois pour territoire. Hante son sang d’un chant antique, l’incite à s’y enfoncer toujours plus loin. Pas qui soulèvent les feuilles mortes, s’enfoncent dans l’humus épais. Tendons qui s’étirent, muscles qui roulent en douceur. Sauvagerie et élégance combinées. Ombre solitaire aux crocs d’ivoires soulignant le museau qui hume, s’imprègne des odeurs d’aiguille de pin et d’herbe fraîchement coupée qui lui colle à la peau. Poil roussis de l’automne. Silhouette éphémère qui se fond dans la nuit, ne fait plus qu’un avec son environnement. Crissement des branches, murmures des feuilles qui une à une tombent sans un bruit, gouttelettes d’argents qui les parents telles les perles de la nature.
Feu follet qui s’embrase, guide les infortunées perdues dans les entrailles de la terre, pour leurs libertés ou leurs enterrements. Fantôme de braise sillonnant la plaine, hurlant face au ciel alors que le grand disque argenté scintille, donne des airs d’un autre monde. Animae Chrysocyon ou loup à crinière que l’on peut parfois apercevoir. Loup qui n’en ai pas un. Il est celui qui est grâce, celui dont on ne sait pas grand-chose.

Esprit scindé en deux, qui s'amuse et rit la journée, profite de toute et de rien, et se libère la nuit, ardeur refoulé délivré de leurs chaînes. Elle est celle qui prend la main pour emmener dans une danse, prend à bras-le-corps dans une étreinte pour insuffler l'énergie qui est en elle, faire partager son feu intérieur qui embrase son corps d'une caresse. Elle est celle qui attrape entre sa mâchoire puissante, mord et cisailles. Parce qu'il y avait mille manières de communiquer, par le hurlement vers le ciel ou par une empoignade chaleureuse. Osmose, union. Cris qui raisonne la nuit en communion. Il est celui qui peut la comprendre, qui partage cette existence avec elle. Kobalt est celui qui la maintient, lui rappel toujours d'où elle vient, que tout cela est bien réel et non fictif. C'était lui. Sa chaleur, sa voix. Sa présence. Il était celui pour qui elle pourrait se battre, se jeter dans la bataille. Celui pour qui elle créait un chant qui envoûtera les sens et lui offrir les merveilles des encens. Elle ne marque pas sa chaire de ses griffes, ne l'emprisonne pas d'un collier étrangleur. Ils sont deux, mais ne font qu'un, lier l'un à l'autre par quelque chose de puissant, mais invisible. Il n'y avait pas de mot et il n'y en avait pas besoin. Car Kobalt Sondarsen était sa meute pour le reste de cette existence.

Er mér hefir aukit erfitt sinni?

Le manteau trop grand. Qui la recouvre entièrement, effleure ses genoux. Elle en a relevé les manches, fait des ourlets jusqu’à ses coudes. Fumée de cigarette qui s’élève, s’échappe de cet amas de cuir et de fourrure s’enfuie vers la brisure de la fenêtre. Les genoux sous le menton, l’arc ombrageux de ses cils caressent ses pommettes. Alors qu’elle fait mine de dormir. Elle qui ne peut que plonger dans les rêves. Pensive. Elle inspire, fort. Cherche les traces de son odeur, un musc qui ne peut s’effacer de sa mémoire, une miette sur lequel se jeter. Mais depuis bien longtemps, il n’y avait plus rien.
Le froid s’insinue entre les plis, mord sa peau nue. Odeur d’alcool sur le matelas décharné, verre brisé, jeté avec rage contre le mur. Mais tout était calme désormais. Il n’y avait que le grincement du bois humide que le vent pousse, griffe. Un coin où se réfugier, une niche ou se blottir en attendant que le temps passe comme toujours avec Kobalt.
L’arc de ses lèvres se fait amer, alors qu’elle repense à tout cela, s’enroule autour de la tige cancérigène. Rideaux sombres qui recouvrent son visage, glisse tel de l’encre jusqu’à son ventre. Quelle caresse d’une main distraite, suis les courbes de la chaire. Retrace les marques de la vie, les boursouflures cachées par ses tatouages.
Souvenir du passé, marquage futur.
Une erreur de jeunesse.
Une croix qu’elle devra porter seule.

**

Une main à continué de descendre le long du bras jusqu’au poignet, traçant sur la peau des lignes de feux. L’autre s’est refermé en coupe sous le menton, a attiré son visage près du sien.
Il voulait juste l’embrasser. Mais ses belles intentions son partie en fumée alors que leurs deux corps se sont collé. La violence du désir a tout balayé; brasier.
Le feu était partout, parce que l’homme était partout. Elle qui jamais ne connut le contact humain, vierge de vertige. Ses mains exploraient la peau, la zébrant de flammes. Ses lèvres embrassaient chaque parcelle de son visage, goûtaient de tout ce qui tombait à sa portée. Le sol à heurté violemment le dos de la femme qui grognait de plaisir. Car elle ne sentait plus rien d’autre, n’étant plus qu’un point ardent. Les jambes s’enroulent autour de la taille de l’homme aux yeux fou.
Le feu, c’est échangé, coulant tel de la lave en elle.
C’est ainsi que de leurs unions, une braise se forma.
En une nuit, tout bascula.

~

Les chaînes lui meurtrissaient les poignets, arrachant la peau à vif. Goût de bile, de sang sur la langue. De trahison. L’humain était si frivole. Tête qui tourne, sueur froide sur une peau brûlante. Amanite tue mouche, quelques feuilles qui restent coincées entre ses molaires. Hallucinogène qui a forcé ses lèvres pourtant serrées.

Il se tenait face à elle, aucune pitié, aucun regret dans ses prunelles sombres. Simplement debout, les bras croisés. Pas de mains qui la parcourent, pas de flammèches pour raviver les braises désormais éteintes. Juste l’ordre qui avait claquer, juste des mots de morts à l’encontre de celui qui n’existait pas encore et qu’il avait décampé, se détournant de celle qui l’insultait du regard. Clebs la bave aux lèvres qui s’étaient jeté sur elle. L’avait roué de coups, avait marqué sa peau de zébrures multiples. Avait envahit la moindre parcelle de son corps. Marquer au fer rouge pour déformer son ventre. Pour qu’elle se souvienne à jamais de sa punition. De la leçon. Qu’elle n’était rien, rien qu’une rabouteuse d’un village paumé.
Les babines relevées, tout crocs dehors elle leurs à lancé des injures. Combativité jamais vaincue, l’échine qui jamais ne ce pli. Femme ayant bien trop souvent côtoyé les grottes et forêt. Leurs à dit que des chiots comme eux, la queue entre les jambes, n’avait pas besoin de vivre, qu’ils étaient une honte. Déflagration soudaine, odeur de fumée. Combustion.

Là, impérieux. Parce qu’elle ne ferait rien contre lui. Elle était jeune, terriblement jeune. Et lui était le chef. Le Roi de sa Meute, celui qui tenait la laisse. Un chef de voyage qui avait posé son bateau sur ses terres désolées, son tatouage arborait fièrement sur son bras. Il se permettait de la toiser, sur de lui, d’être arrivé après bien des heures de souffrances et de solitude. Cendre froide.
Volcan alors que le hurlement résonne, à s’en arracher les cordes vocales. Déborde, les enveloppes. Celui qui résonne, hante les âmes. Celui de l’animal et de la femme blessé. Alors que la haine remplace l’amour, qu’un torrent de flamme les entoure. Noircies les murs, fait fondre les chaînes, crame le mobilier sommaire.
Poussières. Souvenir en tas sur le sol. Parce qu’on ne se moquait pas des légendes. Superstition sur son passage. Intercompréhension et murmures de ceux qui n’avaient pas bougé pour l’aider.

Des doigts aux ongles arrachés ont sentit la peau du cou complètement à nue, tuméfié par l'étreinte sévère. Plus de collier. De cuir qui cintré sa gorge.
Pas qui foulent le sol, s’encrassent de suie. Marche sur les restant fumant avec dédain.
Juste un souvenir. Juste. Le manteau accroché plus loin qui à réchapper au carnage. Ignorer le sang le long de ses cuisses.
Elle est entrée soumise. Elle ressortait libre.

**

- Tu penses…

- Encore à lui. Oui.

Toujours finir les phrases de l’autre. Ne pas ouvrir les yeux, juste sentir sa présence à ses côtés. Soupirer bruyamment, se lever. Chasser la poussière de ses épaules. Ployer son corps nu, chercher les vêtements qui traînent sur le sol, sous les fourrures qui s’amassent sur le sol tel le ventre chaud et accueillant d’une femelle. S’habiller en silence. Recouvrir sa peau recouverte d’encre qui raconte tout cela.

-Je sais que cela remonte.

Ne pas croiser ses prunelles, sachant pertinemment ce qu’il allait dire. Les leçons du passé resteront gravé dans sa mémoire. Juste lui prendre la main, la serrer brièvement. Chercher une nouvelle énergie, une nouvelle impulsion. Une source de chaleur, de quoi maintenir son esprit.

-Allons gagner notre gagne-pain.

Vil ek enn vita: Hverr mun heift Heði


On a toujours un but. Un chemin qui vous guide, un rêve qui vous donne l’envie d’avancer. Pour beaucoup, c’est le bonheur. Cette illusion d’un état éphémère. Pour Minuit, c’est sa place. Trouver, un emplacement pour sa vie, un endroit ou elle se sentirait chez elle. Longtemps, elle a cherché. Dans les esprits, sur l’eau ou sur la terre, les cieux étant réserver aux dieux. Elle a parcouru plusieurs pays, connus divers coutumes et différentes divinités. Elle a combattu, a soigné les plaies. Elle était un homme lance à la main, une femme dans les draps. A chercher pendant des années quelques choses d’immatériel. D’imaginaire et d’inattrapable. Quelque chose qui lui donnait la fièvre, la faisait avancer malgré les trames chimériques. Un manque cruel d'identité qu'elle ne trouvait pas, même dans les herbes et breuvages partagés avec son ami de toujours.
Concrétisation le jour ou elle prit le passage de l’émeraude dans les cavernes en compagnie de Kobalt. Psychose voilée, mental fluctuent ou le réel et la superstition ne font qu’un. Ici, tout était vrai.
Il suffisait d’y croire, ou de le voir au coin d’une rue.


hvi væri Balldri ballir dravmar


Un grognement, un soupir. Qui siffle entre les trous dans la dentition. Des maugréements, sur des problèmes de dos, d’articulations douloureuses. Bruits de pas, d’osselets qui dansent autour de son coup émacié en des tintements sonores; poussière qui s’élève du sol alors que l’odeur d’herbes suit son chemin tel un voile invisible. Les esprits murmurent à son passage.

-Vas t’en, je n’ai que faire de gamin.

Et pourtant l’adolescent reste. Ose même s’avancer de quelques pas, le regard farouche. La saleté tâche sa peau, la colore telles ses enfants bleues que l’on croise quand un bateau s’amarrer au port. Ces humains d’un autre monde, à la couleur de magie inexplicable. Expression dure sur le visage juvénile. Pas un instant, il n’avait penser à reculer. A revenir sur ses pas.
Le vieillard s’arrête. Se retourne vers cette gêne, braque son regard bien trop vif pour son âge. Semble écouter les chants des ancêtres.

- C’est toi.

Rien de plus pour définir cet être qui avait un regard bien trop bleu. Pour celui qui courait dans les forêts pour disparaître plusieurs jours. Celui qui avait rejoint le clan, le tatouage ornant sa peau tel un trophée. Lance salis par les années d’utilisation au métal rouillé, tunique à la fourrure défraîchis et au cuir tanné par le soleil. Bouche rougit, par un liquide qui sèche déjà. Cheveux hirsute coupé court pour la chasse. Allure efflanquée et prédatrice. De ces êtres taillés pour la survie.

-Karlhia, оборотень,

Il s’écarte, laisse le pan de peau ouvert. Une invitation, une acceptation. Et quand elle franchira cette porte, son univers changera. Tout deux le savaient. Ainsi début de longues années d'enseignement et de pratique.


Rituel chamanique, l’éveil. Colère sacrée qui s’abat sur un esprit neutre, totalement dépourvu de sensibilité. Pouvoir qui afflue dans les veines, fait bouger les muscles. Survivre à ces heures d’échanges et d’apprentissage. Le corps et l’esprit doivent survivre au choc. L’encaisser, l’absorber. Survivre ou mourir, ainsi choisissait les dieux.

Fermer les yeux. Sentir les encens faire tourner la tête, vous projettes dans le monde des esprits. Bohdràn qu’elle frappe de ses mains. Son qui se répercute dans ses os, dans la terre et dans l’air. Boum boum boum. Lentement, le corps se déplie, un pied s’avance en glissant sur l’herbe grasse. Cheveux qui caressent le sol. Boum boum boum. La tête se penche en arrière, la bouche s’entrouvre. Inhale un peu plus les encens qui parfument la pièce. Odeur de lavande, de sauge et de Belladone. Le cœur bas en rythme avec l’instrument de musique. Les chants des loups résonnent au loin, le tumulte de la rivière accompagne la mélodie. Alors elle chante avec eux. Laisse sa voix porter, se glisser dans le vent. Claquement de langues, grognement rauque. Un mélange dérangeant, entre l'humain et les bêtes. Sueur qui perle sur son corps, dévale sur les courbes, caresse les tatouages. Boum boum boum.
Le jour descend, caresse de ses rayons la femme transportait dans un autre univers. Dans la toile des Soeurs du Wyrd. Années passées à reconnaître les rites. A entendre la terre parler, à graver sur sa peau les lignes d’une vie faîte incompréhensions et de tensions. Cendre et huile sous sa peau, encre quand elle le pouvait. Scarifications. Marquage indélébile qui naît sous sa peau.


Douleur sourde qui remonte le long des jambes, lance dans la colonne vertébrale. Vrille le crâne. Choc violent qui aurait put la faire pleurer. La faire baisser les bras. Alors que les muscles brûlent et que la gorge s’irrite. Mais ne jamais s’arrêter.
Vargynjur.


«Tu n’as pas ta place ici. Tu viens d’ailleurs, ressens son Appel. Cherche. La Ville de tous les chants. Tends l’oreille et écoute.»

Des mois d’errances. Au fils de l’eau, des rivières et des mers après cette phrase décisive qui a marqué sa vie, apprenant les rudiments d’une vrai chamanesse. D’apprentissage de la vie sur un bateau auprès d’homme qui la teste sans arrêt. Féminité qui se tendait tel un fruit trop mûre, prêt à être cueilli. Mais elle n’avait pas peur. C’était son quotidien, quelque chose de normal. Depuis longtemps elle a apprit à communiquer comme un mâle, à se faire une place dans cette hiérarchie ou le plus puissant et respecté, domine. Mais elle à l’avantage du sexe féminin. Celle du mysticisme qui lui colle à la peau, l’orne de motif complexe et incompréhensible sur l’épiderme. Rune de protection ou de malédiction en fonction de son interlocuteur. Histoire qui change à chaque fois. Histoire et terreur nocturne. Peur de la morsure, désir qui flamboie devant son corps luisant de sueur. Un respect et une approche différente une fois qu’on la voie frapper.
Homme qui était toujours à ses côtés après cette journée au bord de la rivière. De ce fils à la peau bleue, partageant avec elle, le secret. Solitude allégée par sa présence, une connexion qu’elle n’avait jamais connu.
Lui aussi entendait l’Appel.

Paysages différents, lune qui sans arrêt se lève dans le ciel. Ici, le vent ne chante pas de la même manière que là-bas, la végétation est plus rêches qu’ailleurs. Les hommes entrent sur le bateau pour un même but, celui d’une nouvelle vie. Ils s’entassent, partagent leurs expériences, en rêvant le soir autour des braseros et des chants rituels, de ce même endroit.
Celui de la ville, celle ou le vin coule à flots et ou les guerriers sont honorés. Celle ou les danseuses se mêlent aux oracles et ou les marchands vendent toutes les merveilles du monde. Ou les mythologies parlent de centaures et de harpie. De kraken et de loups enragés. Empire de tout les contes, ou le miracle devenait possible, ou tout l’univers s’unissait.

Magie et mirage. A l’arriver ils sont presque comme des sauvages provenant des terres froides. Les yeux grands ouverts. Mais l’attention est ailleurs. Cherche. Tente d’attraper ce qu’elle ne peut tenir. Le museau furetant à droite et à gauche. Puis la désillusion au fil des années.
Les chants, là-bas, n’étaient que ceux pour satisfaire les foules, pas ceux qui vous transportes. Les corps remuants n’étaient que pour aiguiser l’appétit des mâles, pas les exclamations des dieux eux-mêmes.
Fruits exotiques au goût sucré, mais bien fade. Herbes de provenances de toutes part, mais aux vertus mensongères. Les feux de joie si beaux ne sont rien sans les rites, alors que les flammes consument le bois qui craque bruyamment.
L’amertume se tassait sur sa langue.
La déception étreignait son cœur en silence alors que la louve rongeait en silence sa colère.

Faux dieu qu’elle devait servir, lame à son service. Parure de dorure, aux corps bien creux. Une insulte pour certains, un contrat comme un autre pour d’autres. Elle utilise sa lame en son nom, tape plus fort pour les autres pour légitimer sa place. Barbe fait de sa longueur de cheveux pour cacher son sexe, domination masculine sur le féminin qui la fait grincer des dents, mais dont elle ne dit rien. Son heure viendrait.

Récompenses multiples, armes forgées et parfaitement effilées, armures non plus rapiécées, mais neuve des dégâts de batailles, des femmes offertes à sa couche. Personnes qu’elle laissait dans ses draps sans les touchers, les laissant se reposer prêtent à encaisser les assauts futurs des autres clients. Une fois, la lame glissa sur la gorge à l’arc effilé, à cause d’une langue trop délié et d’une curiosité mal contenue. Aucun plaisir à tué cet oisillon à peine sorti du nid ; nausée pendant de longs jours qui l'empêcha d'avancer dans ses recherches. Prières pour cet esprit malmené et encens pour purifier ce corps trop jeune.
La plupart du temps, elle fuyait leurs présences et leurs tentations. Elle-même avait bien trop de fois subit les ardeurs de mâles pour savoir que l’intimité pouvait être précieuse. Et malgré tout son corps s’emballe, répond à la demande furieuse qui se tapit en elle, des envies de femme jamais inassouvis. Alors elle part rejoindre les autres.

Salle sombre illuminé par des torches grandioses et quelques bougies parfumés. Chaleur qui fait transpirer les corps, et briller les regards, lame d’apparat qui scintille sur les murs et bouclier soigneusement lustré par de la graisse.
Alcool fort pour l’abrutir et ne plus ressasser le passé alors qu’elle secoue son visage hagard. Corne polis par les années entre ses mains, fruit exotiques mit à disposition qui poissent ses doigts. Des chants se font entendre par les fenêtres ouvertes, bercées par le vent tiède du soir tombé. Mais rien ne parvenait à ses oreilles, mâles en rut accomplissant leurs besognes non loin, sur une table, une chaise ou à même le sol. Rire gras, accolade du forfait fièrement accompli, grincement de meubles qui tiennent tout juste à l’attaque. Virilité triomphante alors qu’ils montrent qu’ils peuvent encore bander et se vider les bourses tels les mâles qu'ils étaient.
Un mouvement dans un coin, Kobalt qui arrive en silence. Ils échangent un long regard entendu, ignorent les exclamations des autres demandant des détails croustillants qui n’arrivaient jamais. Ils méditaient tout deux, assis sur un amas de coussins et de fourrures. Parce que tout deux savaient parfaitement ce que faisait l’autre, ce qui était dans leurs cœurs.
Ici tout n’était que braises.

Tout ceci pour rien. Toutes ses terres découvertes, toutes ses merveilles ensorceleuses. Un mirage. Une déception. Sentiment non assouvi, une errance qui leur donne des fourmis dans les jambes. Insistance de la part de leur compagnon d’armes, dire de baiser tout les deux une bonne fois pour toute, que cela les détendrais peut-être. Après tout, ils étaient toujours ensemble, autant pour lire et regarder les saltimbanques que pour danser sur le champ de bataille. Quelques paroles claquantes suffisent à les calmer rapidement, n’oubliant jamais ça facilité de Minuit à attirer la colère des dieux.
Connexion, danse funèbre. Ils ne faisaient plus qu’un alors que le fils de Sondar faisait virevolter sa lame, que la fille de la lune pousse un cri vers le ciel tel une enragé. Fièvre qui les étreints parfois, carnages dans leurs prunelles qui s’éteignent à chaque renouvellement du jour. Quand tout a brûlé et que le sol n’est plus que cendre. Sourire alors qu’ils regardent les étales aux artistes. Qu’ils découvrent les nouveaux mets provenant du bout du monde. Même compréhension, même plaisir à voir les jeux et d’écouter les dialectes différents. Membre d’une même meute qui aimait la vie dans son ensemble.

Et les hurlements lointains se sont fait entendre, les deux canidés répondant à cet appel sauvage.

La flamme se ralluma. Même excitation à entendre le nom des cavernes, alors que l’on décrit leur futur travail. Hautes montagnes, jointures des routes ou toutes les beautés du monde se croisent, ou les épices les plus chères se vendent et ou les plus beaux tissus iront couvrir les corps des princesses. Magie et rumeurs, disparition et miracles. Lumière changeante, aubes rougeoyantes, bien trop de connexion pour laisser passer de tels doutes. Mission où ils furent envoyés, enquêter sur tout ces morts déchiqueter, se débarrasser du mauvais sort courant dans la vallée, assagir la population.
Sans un mot, sans peur, ils se sont dirigé vers ces pics rochers en silence. Ils avançaient en ayant le pied sûr, côte à côte, toujours soudée sans regarder l’autre. Unicité tangible, palpable, alors que leurs mouvements semblent se lier, se correspondent avec le naturel des années.
Éclat dans leurs regards quand parfois, ils se croisaient, cœur qui palpitait durement derrière les cages thoraciques. Ils ne savaient pas où ils allaient, mais cela n’avait pas d’importance.
L’Appel se faisait impérieux.

Alors que le froid les recouvre, alors que les fourrures les protègent, que les esprits pensent aux terres natales, il y eut du bruit. Bien trop pour que cela soit anodin, asse pour recouvrir le bruit du feu de camps vrombissant allégrement malgré le vent, suffisamment pour atténuer le bruit de ferraille et de cuir grinçant des armures ainsi que les comtes transmit d’une voix rauque. Longue colonnade d’être se déplaçant rapidement, à l’allure animale, aux yeux sauvage et aux sourires aux crocs trop longs. Tenue meurtrière, parfaite image provenant des enfers.
Même respiration retenue alors que Kobalt se tient prêt d’elle. Il se retourne, avertis les hommes de leurs départs sans attendre d’en savoir plus.
Elle, ne voyait que ces êtres étranges. Irrésistiblement, ils l’attiraient. L’envie de lever son visage vers le ciel pour hurler, les appeler. Savoir s’il répondrait aux attentes, à l’Appel.

Ils ne les retinrent pas. Instinctivement, ils sentaient que cela ne servait à rien. Soupir, marmonnement. Conjuration des sorts, éloigner le mauvais œil. Les vaillants guerriers tremblaient presque à l’idée de descendre rejoindre l’armée belliqueuse. Car ce n’était pas leur monde.
Certains leur souhaitèrent bon courage, lançant des prières. D'autre voulaient les jeter dans la gueule du loup.

Alors la traque commença. S’enfonçant dans les entrailles de la terre mère, l’obscurité les enveloppa seulement troublée par la lumière des torches tenues haute pas les bêtes mouvantes. Ne pas faire de bruit, poser son pied lentement sur le sol, contrôler le sifflement de sa respiration. Ne pas attirer l’attention de ses bipèdes qui ne semblaient guère amicaux. Irrésistiblement, ils avançaient tout deux, attiré par les profondeurs. Tel un tambour, son sang pulsait dans ses veines, la concentration déformant les traits de son visage devenus sombre.
A présent le plafond s’éleva, haut. Coulures de glace qui suspendues au plafond semblaient prête à s’abattre sur les deux intrus. Galeries offertes à leurs yeux ébahis, dix tunnels. Il n'y avait plus la présence noire des lycanthropes. Ils avaient pris leurs propres chemins sans poser un regard en arrière de ceux sachant leurs forces supérieurs.

Ils se consultèrent. À l’entrée de chaque tunnel, se tenait des runes entourant une pierre de couleur différente. Mais tout deux ne purent déterminer la nature de ses prophéties, certainement aussi vielle que la Terre elle-même. La discussion ne prit guère de temps, car ils ne réfléchirent pas. Naturellement, ils se dirigèrent vers l’une d’entre elle, ou le tambour se faisait plus pressant, l’appel criant dans leurs esprits.

Et s’ils le sentaient tout deux, cette même pression, ce même entêtement à avancer, c’est que c’était le bon choix.

Quand on se livre, on peut s’attendre à tout. Sauf à cela. Déflagration de lumière qui brûla les rétines. Soudaine ruelle au sol défoncé, ou les touffes d’herbes sauvages poussaient à tout vas. Grandes bâtisses aux fenêtres trop ouvertes d’où s’échappait de la musique et des chants. Touche de couleur par les bleuets et les bouton d’or poussant aux pieds des bâtiments. Un site qui semblait abandonné, là ou il n’y avait plus de lois, plus de règle. Là ou d’habitude règne la mort et les errants. Et pourtant des odeurs chatouilla leurs narines. Menthe et citronnelle, rhum et lavande. Déambulation d’être en tenue bariolée, ventant leurs mérites ou s’activant devant des établissements les tenues miteuses et la mine fatiguées. Nombreuses boutiques proposant de multiples choses, passant du talisman aux instruments de musique.
Tant de vie, dans un endroit si délabré.

Tant d’informations pour les sens retournés. L’air était différent, saturé. Les couleurs semblaient également différentes, les corps plus puissants. Une énergie nouvelle parcourra son corps, le tendant à l’extrême, se gorgeant de ce nectar. La satisfaction faisait brillait son regard d’un éclat lumineux. Tenant la main de son partenaire elle avança dans ce nouvel univers.
L’Appel avait trouvé une réponse.

 
RP introductif


Derrière le masque (facultatif)


PSEUDO, PRENOM, SURNOM ? : Une ancienne.

COMMENT AVEZ VOUS CONNU C.K ? :

DES REMARQUES, DES QUESTIONS ? : Une refonte déjà prévu depuis très longtemps, une fiche que j'ai peaufiné. Hark' n'est plus mais de ses cendres renaîtra ce nouveau personnage.
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Messagepar Vhaal O'Doherty » 18 Avr 2018, 12:09

Ca fait plaisir de te revoir, te relire sous un nouveau visage ! Et qui a l'air de doucement découvrir la Ville. Et cette histoire d'Appel. De nom court. Une Atout, une Atout ? :nyu:

Ce que je trouve dommage, par contre. C'est tout ce côté archaïque. Arriéré. Comme dans la fiche de Kobalt. Alors que le Réel est comme notre monde d'aujourd'hui. Avec ses technologies et tout ça. Ca mène à se demander : mais comment va-t-elle s'en sortir dans la Ville ?

Mais comme je disais ! C'est super de te lire sous une nouvelle incarnation. De voir une personnage qui a du vécu derrière elle. J'aime bien. Et j'ai hâte de voir ce qui ressortira de ses voyages. Comment ils l'ont influencée. :pur:

Je change ton pseudo de suite ! Et on verra pour te donner ton test. :danse:
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Messagepar Samaël » 18 Avr 2018, 19:44

Joli perso ^^
Et re ;)
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Messagepar Kaprice Ashfield » 18 Avr 2018, 20:20

D’origine Varègues


:affraid:

Ca me rappelle une sombre fable de soldat byzantin ayant dissimulé une carte codée menant à la clavicule de Salomon dans l'un des lion statufié gardant le grand Arsenal de Venise. Les allusions réelles au réel tout ça :uhu:

J'aime la sauvagerie. De l'avatar. De la fiche. Le côté chamanique est bien exploité. J'aime aussi énormément la description physique. Sensuelle. Passionnée. Amoureuse et féminine. Sexy. Troublante. Un des tes meilleur texte. Très habité :heart:

Je m'occuperais de ton test !

Heureuse en tout cas que la disparition d'Harkendël n'ait été qu'un tremplin !
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Messagepar Minuit » 18 Avr 2018, 20:49

Je suis vraiment heureuse que ce reboot plaise autant !

Ils tout les deux comme deux gamins bouchée bée, voyant leurs rêves se réaliser devant leurs yeux, se tenant pas la main pour bien vérifier que l'autre est avec lui et que ce n'est pas un rêve. Ils s’adapteront facilement comme ils l'ont toujours fait, apprenant comme des éponges les nouveaux éléments.

J'y ai m'y du cœur, et cela me fait du bien de me dire que la fin de Harkendël n'est que le début d'autre chose. :gni:
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Messagepar Kaïn » 18 Avr 2018, 22:33

Et dire que vous m'aviez cacher ça ! Bande de coquins ! :affraid:

Re-bienvenue parmi nous du coup :pur: Comme on en parlait, j'aime beaucoup cette personnage. Cette complémentarité, cette osmose, qu'il y a avec Kobalt. Ce lien qui vous unis, sans pour autant préciser quoi, ce qu'il en est. Parce que juste ils le sont, ça tombe comme une évidence pour eux. Puis une brune, sexy, sauvage, tatouée et pyro ! :heart: Guerrière, avec ce côté femme, qu'on sens qu'elle est pas toute jeune et qu'elle traîne des années dans ses pattes. Superbe refonte pour un super duo ! :heart:
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Pouvoir: Possédé par un archange/Alchimie.
Âge: 36 ans.
Statut: Chasseur de monstres/Professeur d'escrime



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