Caliga, Fille de rien, Mère des Vermines


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Messagepar Caliga » 15 Mar 2018, 20:51

Fiancée de la Mort


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Les Ténèbres vous emporteront, aussi sûrement que la mort vient pour chaque être vivant en cette terre. Elles sont là. Elles attendent patiemment. De vous emporter. Tous.


Identité des Ténèbres


NOM COMPLET DU PERSONNAGE : Caliga. La Noire. La Fiancée de la Mort. La Mère de la Vermine.

AGE et DATE DE NAISSANCE : 37 ans. En parait une vingtaine.

ASCENDANCE, FACTION et RÔLE : Elle est née fille de catin, fille de l'une de ces fiancées de la Grande Faucheuse. Et elle est devenue fiancée de la Mort elle-même. Saphir. Son travail : porter à un battement de cœur de la mort, jouer, s'amuser, se nourrir de la souffrance, de la douleur qu'elle procure à ses clients de la Maison Close Saphir.

Eveil des Ténèbres

Elle étouffe. Elle manque d’air. Elle se réveille en sursaut dans son lit de la toute petite maison du quartier Saphir. Il fait noir. Noir d’encre. Et elle n’arrive plus à respirer. Elle a six ans. Elle se redresse, tâtonne, tombe du lit dans le noir. Personne ne vient malgré le bruit. Sa mère travaille. Catin qui vend son corps, qui fait souffrir les clients pour que sa fille puisse avoir de quoi manger. La petite est seule dans la maison. Comme souvent. Alors elle sort de sa chambre, sa vision déjà mal assurée dans la pénombre commençant à devenir floue à cause du manque d’oxygène. Mais elle trottine jusqu’à la minuscule cuisine, non loin. Instinct, rage de vivre. Ouvre violemment un tiroir et en sort une lame qui miroite dans le clair de lune entrant par la fenêtre dépourvue de volet. Un petit couteau pointu. Et d’un geste sûr, instinctif. Parce qu’il en va de sa survie et qu’elle est plus débrouillarde que la plupart à son âge. Elle ne serre même pas les dents tant elle a l’habitude de la douleur. Et de toute façon, elle aime ça. Et pique d’un coup le couteau à la base de sa gorge, juste au-dessus du sternum. Perce un petit trou pour que l’air puisse entrer. Et à ce moment, une masse énorme de fumée noire et épaisse s’échappe de la percée. Comme si elle avait crevé un abcès. Elle respire à nouveau. Le sang coule un peu, mais elle n’a pas touché de veine ou d’artère. Le couteau tinte sur le carrelage sale. Elle tousse. Crache. Titube un peu.

Puis va jusqu’à la salle de bain exigüe. Allume la lumière. Fouille dans le placard et sort une compresse et du bandage. Elle a déjà vu faire sa mère quand elle rentre parfois blessée. Et elle a déjà fait ce genre de choses. Des dizaines de fois. Les nombreux stigmates blancs qui parcourent sa peau pâle sont là pour en attester. Elle plie la gaze et la tient sur sa plaie. Puis elle entoure son cou de bandage bien serré. En se laissant tout de même respirer. Et elle fait tenir le tout avec une épingle à nourrice. Pendant tout ce temps, elle n’a pas regardé dans le miroir craquelé. Quand elle relève les yeux pour voir de quoi elle a l’air, elle sursaute. Parce qu’elle ne s’attendait pas à l’image que lui renvoi la glace fendue.

Des yeux totalement noirs, cernés et entourés de veines. Sa peau devenue bien plus pâle et hérissée d’épines noires. Elle est beaucoup plus mince aussi. Sa mère lui a déjà parlé de ce genre de drôles de changements, malgré son jeune âge. La Décadence. Elle s’en souvient. Elle reporte son regard de ténèbres sur le miroir fêlé. Et se demande. Si la Décadence est là, elle a donc des pouvoirs. Mais que peut-elle faire ? Sa mère peut absorber l’énergie des gens pour reprendre des forces. Mais elle ? La petite se concentre. Ferme les yeux. Ne pense plus à rien. Ressent l’air autour d’elle. L’énergie de son pouvoir qui la parcoure. Qui fourmille. Qui bouillonne en elle. Elle reste longtemps ainsi. Immobile au milieu de la pièce minuscule, face à la glace abîmée, les yeux clos. Et quand elle rouvre ses yeux noirs. Elle n’est plus seule. La toute petite salle de bain grouille de rats. De souris. De punaises, de puces et de poux qui sautes, volent et courent dans tous les sens. Mais aucune des vermines ne la touche. Pas une seule ne s’approche à moins de vingt centimètres ou ne se pose sur sa peau, si blanche désormais.

Etonnée, elle s’accroupie sur le carrelage crasseux et tend une main vers eux. Un jeune rat noir s’arrête et s’avance doucement vers la main. Avant de grimper dessus et de remonter le long du bras fin jusque sur l’épaule sur laquelle il se juche. Les épines se rétractant dans la chair sur son passage. Puis il renifle son cou et vient lui lécher la gorge et le bas de la mâchoire, affectueusement. La fillette le laisse faire. Elle s’assoit ensuite au sol et, comme s’ils avaient perçu un signal qui lui est étranger, toute la vermine s’approche doucement d’elle, craintive, respectueuse. Les rats et souris viennent se blottir contre elle, partout contre son petit corps pâle. Et les puces, punaises et poux viennent se nicher dans sa chevelure noire. Mais aucun, aucune ne la pique, ne la mord. Ils sont comme rassemblés autour d’une mère.

Puis, elle se souvient de cette masse de fumée noire et se demande si elle ne peut pas réitérer le processus. Elle ferme les yeux à nouveau. La vermine, doucement, s’écarte. Pour ne pas la gêner. Elle prend une profonde inspiration. Mais rien. Elle essaye plusieurs fois encore. Mais rien ne se produit. Elle n'y arrive pas. Peut-être cette masse de fumée n'était-elle que la marque de son Eveil ? Elle ne sait pas. Elle n'arrive pas à comprendre. Mais tant pis.

Elle se souviens ensuite de ce que sa mère lui a dit aussi. Si elle s’Eveille, alors il lui faut rapidement un catalyseur. Sans quoi la magie de la Ville la dévorera. Elle réfléchit. Il ne faut pas quelque chose de gros. Plus ce sera gros ou fragile, plus ce sera facile à détruire et plus vulnérable elle sera. Elle regarde ses compagnons, ses enfants, d’un regard plus froid, plus neutre. Autour d’elle. Son corps changé par l’apparition de ses pouvoirs. Et une mèche ténébreuse glisse sur son bras blanc. Sur ses épines noires. Et elle se demande. Si elle a la possibilité d’avoir ses cheveux pour catalyseur. Bien sûr qu’elle en a la possibilité. Le catalyseur peut être n’importe quoi. Mais cela l’entraine à se poser une autre question : que se passerait-il si jamais on lui coupait les cheveux ? Car sa mère lui a bien expliqué : un catalyseur endommagé, c’est la folie ou la mort.

Mais les cheveux, cela pousse tout au long d’une vie. Sans cesse. Alors quel changement dans cette règle cela pourrait-il apporter ? Mais elle écarte cette question. Trop de questions. Elle doit se décider rapidement. Alors elle prend sa décision. Et à peine a-t-elle fait le choix de son catalyseur. Jetant son dévolu sur sa chevelure noire. Qu’elle sent qu’elle maîtrise déjà mieux ses pouvoirs.

Soudain, une bagarre éclate parmi les rangs de ses enfants, qui étaient demeurés tranquilles jusque-là. Un gros rat albinos saute sur le jeune rat noir qui était monté sur l’épaule de la petite un peu plus tôt. Pourquoi, elle n’en sait rien. Tout ce qu’elle voit, c’est le jeune se faire briser une patte sous les coups de dents du plus vieux. Le petit rat noir couine de douleur et cela produit comme un électrochoc dans l’esprit de la fillette. Elle écarte le rat albinos d’une claque du revers de sa main pâle et épineuse. Puis elle ramasse doucement le jeune rat et l’approche d’elle. Sans qu’elle ne s’en rende compte, quelques mèches de ses cheveux noirs viennent caresser le petit corps couvert de fourrure noire. Et elle se fige. Elle ressent la douleur du rat. Elle a mal comme si elle avait elle-même l’avant-bras cassé. Elle observe ses cheveux touchant la fourrure. Et se rend compte qu’elle peut absorber la douleur de son enfant. Alors elle le fait. Elle lui prend sa souffrance. Qu’il n’ait plus mal. Elle le repose ensuite sur le sol de la salle de bain. Puis se tourne vers le gros rat albinos, son regard de ténèbres laissant clairement transparaitre sa colère envers lui. Elle lui a déjà fait mal avec ses épines. Mais le fait qu’elle puisse absorber la douleur du plus jeune avec ses cheveux lui a donné une idée pour punir le fautif. Alors elle attrape le rat blanc, fait pendre sa chevelure sur lui et se concentre pour augmenter la douleur que lui causent ses blessures. Celui-ci piaille dans sa main. Et elle sent qu’en même temps, elle se nourrit du supplice qu’elle lui inflige. Et un grand sourire s'étire sur son visage.

Apparence des Ténèbres

Une longue chevelure charbonneuse, parfois lisse, parfois ondulée. Généralement plus ou moins emmêlée. Jamais coiffée. Toujours un peu hirsute. Lui arrivant aux genoux et qu’elle laisse librement flotter dans le vent. Une peau aussi pâle que celle d’un cadavre. Plus blafarde encore que cela peut-être. Pâleur de mort. Pâleur d’ossements. Sur son visage si blanc, deux yeux d’un noir pur. Entièrement ténébreux sans aucune parcelle de couleur et comme s’ils aspiraient toute lumière. Contrastant fortement avec le côté si clair et presque lunaire et lumineux de sa carnation. Yeux soulignés de cernes bleu nuit et violettes. Entourés de veines et veinules couleur d’encre remontant vers son front et vers ses tempes et descendant le long de ses joues. Et des lèvres toutes aussi blanches, qu’elle maquille parfois du rouge de ses larmes ou du noir de son sang, à l’envie. Elle est grande. Environ 1m85. Son corps est fin, longs bras et longues jambes trop minces. Accentuant encore l’impression de maladie, de malnutrition. Taille bien trop fine, de la largeur d’un CD. Soulignée encore plus par un corset de cuir noir incrusté de morceau d’os taillés en pointe et de petits clous qui lui percent la chair. Corset qu’elle porte en permanence. De jour comme de nuit. Serré au maximum. Pratiquement aucune poitrine. Osseuse. Et sur sa peau tellement pâle tendue sur les articulations. Partout, même sur le visage. Des épines noires hérissées à la rencontre de ceux qui s’approcheraient trop près sans avoir eu d’invitation préalable.

Elle n’est pas tactile. Pas altruiste. Pas de ceux qui aident leur prochain. Elle vit pour elle et elle seule. En emportant le plus de monde dans son sillage. Ténèbres inéluctables. Griffes qui ont remplacées ses ongles. Personne ne l’a jamais touchée. Jamais. Et elle a de toute façon. Des hanches bien trop étroites pour enfanter.

Quand on la blesse, un sang noir s’écoule des plaies. Et quand elle pleure, si toutefois vous parvenez à la voir pleurer. Ce ne seront pas les gouttes cristallines qui perleront à ses yeux de ténèbres. Mais des larmes de sang épaisses. Voilà ce qu’est Caliga. Elle n’est pas ce que l’on peut appeler belle. Mais elle s’en moque. Elle aime d’ailleurs porter des vêtements courts, en cuir noir tissé de tiges d'acier tranchant, entaillant et perçant ses chairs à chaque mouvement qu'elle fait. Un vieux reste de son enfance. Elle a toujours aimé la douleur.

Elle sait se défendre. Aime provoquer la rue. Provoquer les gens. Pour mieux pouvoir jeter sa chevelure de ténèbres sur eux. Pour pouvoir les emporter. Sillage de sang. Le sien, souvent. Celui des autres, bien plus encore. Parce qu’elle ne s’accroche jamais. Pas aux gens. Du moins pas ceux en général. Elle n’a que ses vermines. Ce sont les seules desquelles elle est proche. Et c’est très bien ainsi. Elle a toujours aimé se faire du mal. Toujours aimé faire du mal. Sadique. Masochiste. Elle se nourrit de la souffrance. Peut la calmer ou bien l’exacerber par le contact de sa tignasse plus noire que la nuit. Elle l’absorbe par son biais. La douleur, la souffrance. Elle aime ça. C’est une sucrerie pour elle. La sienne, mais surtout, surtout celle des autres. Celle de ceux qui ne comptent pas. Ses enfants, elle cherchera à les apaiser du mieux qu’elle peut. Mais les autres. Elle se délectera le leurs maux. Du sang coulant de leurs plaies, de leurs cris de douleur, de leurs larmes.

Vie des Ténèbres

Ça fait trente-et-un ans que sa mère est morte. Vingt-et-un ans qu’elle est catin du Saphir. Et elle aime ce qu’elle y fait. Donner du plaisir dans la souffrance, faire couler le sang, amener aux portes de la mort. Elle connait les choses du sexe depuis longtemps, elle est allée observer dans d’autres bordels quand elle était plus jeune. Ambre et Onyx principalement et, bien sûr, Saphir. Elle n'est plus vierge, depuis ses débuts en tant que catin.

Elle donne aux clients ce qu'ils veulent, évidemment. Mais chercher à changer une dominatrice en une soumise ? Chercher à remplacer ses ordres par des suppliques ? Certains ou certaines ont essayé. Ils ont fini avec des trous en plus dans le corps. Et une bonne dose de douleur en bonus, en plus de celle déjà présente. Et ça a été la même chose pour ceux ou celles qui ont essayé de s’en prendre à ses enfants. Comme on dit « Qui s’y frotte, s’y pique ». La colère de la Mère des Vermines est affreusement douloureuse. Car, après tout, elle est une pute du Saphir, pas de l'Onyx. Si les clients cherchent à soumettre la fille qu'ils ont payé, qu'ils aillent en Onyx. En Saphir, ce sont eux qui souffriront, pas les putes. Même s'il y a des débordements. Comme cette fille que Caliga connaissait un peu. Marisa. Sans que personne n'ai compris comment, ni pourquoi, ça a dérapé et elle est morte. Comme la mère de Caliga des années plus tôt.

Elle ne reste pas tout le temps à la Maison Close. Parfois, elle retourne rôder dans les cimetières, hanter cette vieille masure presque en ruine qui est toujours sienne et garde en son sein le corps de sa mère, comme quand elle était enfant. Toujours suivit de l'armée de sa propre progéniture animale. Elle n'a jamais eut d'autre môme qu'eux. Toujours des fausses couches. Jamais elle n'a mené une grossesse à terme. Tous ces rats, ces poux, toutes ces souris, ces puces, ces punaises sont sa seule et unique famille, depuis que sa mère n'est plus là. Elle n'a qu'eux. Eux et les morts.

Histoire des Ténèbres

Elle est née Saphir. Au moment de sa naissance, pas de cris, pas de pleurs. Juste un sourire à sa mère qui avait coupé le cordon à coups de dents, avant de la serrer contre elle. Petite poupée blanche aux cheveux noirs et aux yeux d’or. Fille de catin. Fille de rien. Et ça lui convient. Elle ne sait rien de son père. Il pourrait aussi bien être fils de rien, comme elle, inconnu lambda, prince, roi ou n’importe quoi. Assez jeune pour être son frère ou assez vieux pour passer pour son grand-père. Vivant, malade, infirme, dément, à l’agonie ou déjà retourné à la poussière. Elle n’en a rien à faire. Rien à carrer. Elle est née et elle vit. Elle. Pas une autre. Elle vit pour elle. Elle a toujours appris à se débrouille et à vivre toute seule. Sa mère était absente la plupart du temps. Sauf peut-être dans ses premières années. Alors il fallait bien faire avec. Vivre. Survivre. Apprendre par elle-même.

Son Eveil, à six ans. Déjà, elle avait appris depuis longtemps a aimé la souffrance. Sa peau pâle arborait de nombreuses stries, lignes, taches, cercles ou griffures boursoufflées, blanches ou plus rouges et inflammées selon leur ancienneté. Bien des fois elle avait nettoyé son sang qui avait souillé le sol ou la baignoire de la minuscule salle de bain. Bien des fois elle avait pansé ses plaies, parfois suturé maladroitement, sans même utiliser d’anesthésiant.

Et cette année-là. Cette nuit-là en fait. La nuit de son Eveil. Sa mère n’était pas rentrée. Encore. Mais quand, au matin, Caliga était allé à la Maison Close pour la voir, lui apprendre la nouvelle. Un corps était allongé sous un drap au dehors. De longues mèches ténébreuses dépassaient de sous le drap, ainsi qu’une main pâle aux doigts osseux vernis d’argent et de saphir et taillés en pointes. Son poignet s’ornait d’un cordon de cuir noir retenant un croissant de lune gravé que la petite aurait reconnu entre milles. Elle s’était précipitée vers le corps inerte en hurlant, ses épines et ses ongles devenus griffes dressées vers quiconque chercherait à l’arrêter. Elle avait rabattu le drap d’un coup, jusqu’aux jambes du cadavre. C’était bien sa mère qui se trouvait là. Pâle. Aussi inerte et froide qu’une statue de marbre. Elle avait senti, pour la première fois de sa vie sans doute, comme une boule de lave coincée dans sa gorge. Brûlure qui était pour la toute première fois, atroce. Horrible. Ses yeux étaient comme deux sphères de noirceur incandescentes. Et alors qu’elle était penchée au-dessus du cadavre, une goutte rouge tomba sur la joue blanche de sa mère morte. Ne comprenant pas d’où cela venait, la petite releva la tête vers le ciel gris, mais il ne pleuvait pas. Alors elle porta sa main à ses yeux. Et la retira maculée de sang. C’était une de ses larmes sur la joue du corps de sa mère. Elle pleurait du sang.

Ses enfants étaient là, près d’elle, semblant n’attendre qu’un mot, qu’un geste pour faire ce qu’elle désirait. Alors la petite abomination se releva et fit un geste en direction du corps. L’armée de rats et de souris se faufila dessous et tous transportèrent le cadavre jusque dans la maison de leur mère, située non loin du bordel, sous les regards dubitatifs des personnes présentes. Pourtant, personne ne chercha à arrêter quoi que ce soit. Après tout, elle était la fille de la catin, elle pouvait très bien récupérer le corps si elle le souhaitait.

Une fois chez elle, la petite fit allonger le corps sur le lit de sa mère par ses enfants. Puis, ses épines et griffes rentrées, elle la déshabilla avant de lui mettre sa plus belle tenue. Celle que sa mère gardait pour les jours de fête, les grandes occasions. Une longue robe de velours bleu nuit brodée de perles blanches et argentées donnant l’impression d’une nuit étoilée, puis elle la coiffa. Et elle sortit de la chambre, laissant le corps là, comme si sa mère dormait profondément.

Les années passant, Caliga apprit seule, comme elle l’avait toujours fait, à maîtriser ses pouvoirs. Elle était plus enfant des rues qu’autre chose, rôdant dans les cimetières, vivant là où les morts dormaient, revenant régulièrement hanter la minuscule bicoque qui l’avait vu grandir. Masure dans laquelle reposait toujours le corps sans doute momifié de sa mère. Elle s’était d’ailleurs inventé une comptine, qu’elle chantait régulièrement de sa voix fluette, depuis la mort de sa mère :

Caliga, fille de catin,
Caliga, fille de rien,
Au cœur impur,
Noir de souillure.

Les Ténèbres sont ta demeure,
Le sang le prix de ton labeur.
Dans ton linceul noir,
Tu enserre tes déboires.

Fille de rien, Mère des Vermines
Celui qui te blesse, tu le supprime.
Tu portes sur tes mains, son sang
Et le dépèce, tout sourire, en riant.


Elle grandissait et finalement, au moment de son adolescence, vers ses quinze ou seize ans, elle décida d’honorer la mémoire de sa mère en prenant sa place. Après tout, elle était fille de catin, comme le disait sa chanson. Il était donc logique qu’elle reprenne le flambeau de sa mère. Et ses épines, ses griffes et sa capacité à intensifier ou apaiser la souffrance lui serait sans doute bien utile en tant que catin du Saphir.

RP introductif


Derrière le masque (facultatif)


PSEUDO, PRENOM, SURNOM ? : Aménis/Morphéa/Blue Angel/Keinvora

COMMENT AVEZ VOUS CONNU C.K ? : DC ^^

DES REMARQUES, DES QUESTIONS ? : Nop ^^
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Messagepar Vhaal O'Doherty » 15 Mar 2018, 21:37

Ce n'est pas faute de te l'avoir dit par MP. D'avoir insisté dessus.

Concentre-toi. Fais un choix. Ne t'éparpille pas.

Parce que : Les pattes de chouette, la vermine, la fumée, les cheveux, les épines, les griffes, la souffrance, les ombres... L'impression d'avoir une indigestion. Si je résume : Contrôle des vermines, le corps qui se transforme en fumée, absorption de la douleur, capacité de modifier ses cheveux. En plus de toutes les particularités physiques (mais ça c'est un choix, je ne critique pas).

L'impression d'avoir enchaîné raclette/tartiflette/cassoulet et gros dessert au trois chocolats. En ayant parlé seule, dans le vide, tout du long.

Je ne sais pas. Je ne sais pas où tu vas. Pour cette Onyx qui tend vers le Saphir. Qui demeure vierge à presque 40 ans. En Onyx. Dans cette faction où se battre et baiser vont ensemble, représentent un quotidien normal. Où une fille toute menue a réussi à se défendre contre des gros bras, des soldats entraînés pour qui une chatte est une chatte. Ca fait très petite fleur autour des sauvages.

J'en reviens à mon dernier MP : Un personnage simple mais efficace plutôt qu'une accumulation de détails à prendre en compte. Je ne sais même plus si je lis un personnage ou plusieurs. Je ne sais même pas ce que tu veux faire, n'arrive pas à deviner où tu veux aller.

A toi de voir. Ou tu enlèves des détails pour que ce soit cohérent. Logique. Que tu ne t'éparpilles pas, que tu ne te perdes pas partout, avec tout. Ou tu gardes, mais tu me trouves quelque chose pour que tout s'harmonise. Parce que tu pars dans tous les sens. Et à la fin de la fiche ça sera... lourd. Chiant. Pour toi parce que beaucoup de chose à travailler. Pour nous parce que beaucoup de chose à prendre en compte. Pour tes partenaires de RP parce que beaucoup d'aspects à assimiler.

Je ne dis pas que les idées sont mauvaises ! Juste qu'il y en a trop. Beaucoup trop. Fais un choix. S'il te plaît. Par pitié.

Aménis, Blue. Sont des personnages au concept facile à comprendre. Accessibles. Dont les fiches sont cohérentes du début à la fin. Alors tu es parfaitement capable de faire une personnage moins alourdie par les détails. Plus épurée.
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Messagepar Valeriana B. Kravt » 16 Mar 2018, 09:08

Vhaal a raison. La personnage est trop compliquée.

Puisque tu veux rejoindre ma Maison Close. Faut se concentrer sur ce qui fait la spécificité du bordel Onyx. Soumission aux clients. Si souffrance il y a alors elle est pour les putains. C'est pas facile à jouer. Particulier. Le personnage doit aussi porter en permanence en collier de cuir. Faut aimer s'agenouiller. Dire oui maître. Maitresse.

En l'état Cali' est trop...monstrueuse. Hautaine. Et vieille. Pour intégrer les rangs de la Maison Close Onyx.

De la même façon l'histoire, l'enfance tout ça... Surtout pour une fille de joie c'est pas le plus important. Si la Maison Close Onyx. Alors parle nous de la Maison Close Onyx. De ton quotidien, des ambiances suaves et délétères. Dans ta fiche ça se résume à quelques lignes à la fin. Ce devrait être l'inverse. Une fiche sur la Maison Close et quelques lignes pour l'histoire (parce que les clients, l'histoire de Cali ça les branche pas).

Le Kit par contre est parfait. Bien choisi :heart:

Les modifications physiques trop voyantes et envahissantes. C'est pas accepté à l'Onyx. Ourcän est l'exception. Parce que mon maître espion. Mais autrement les mutants tout ça. C'est Ambre ou Saphir. Onyx c'est une faction d'humain qui ont du caractère. Pas un repère d'aberrations.
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Messagepar Caliga » 16 Mar 2018, 15:16

J'ai bien lu et compris ton MP Vhaal, simplement ce que j'ai fais ne me semblait pas trop lourd. Mais, en fait, je pense que j'avais quand même besoin d'un avis extérieur sur le début de ma fiche, voir plusieurs, parce que je n'avais pas réellement l'impression de m'éparpiller dans les descriptions que j'ai fais de Caliga.

Donc je pense que ce que vous m'avez dit toutes les deux va m'aider pour ma fiche. Elle ne sera peut-être pas Onyx au final, ou alors je trouverai un moyen pour qu'elle passe plus inaperçue. Je vais voir. Je vais me débrouiller.

Merci à toutes les deux pour vos remarques :kiss: :hug:
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Messagepar Vhaal O'Doherty » 17 Mar 2018, 18:53

Je ne sais pas où tu en es pour les changements. Mais je passe quand même ! :danse:

Pour la faction, c'est bon. Après, c'est comme je t'ai dit hier en CB : Si tu te barres de l'Onyx, bah... on viendra te courir après pour te ramener. Même si c'est une abomination. Au moins pour le principe, même si c'est la ramener pour la tuer. Pour montrer l'exemple. Parce qu'à l'origine tu lui appartiens.

C'est bien d'avoir viré les pattes de chouette. Autant le contrôle de la douleur et des vermines, je peux comprendre. Entre spécificité de la branche magique et de la décadence. Mais... mais ils ont quoi ses cheveux de spécial ? Pourquoi ? Pourquoi absorber la douleur par eux ?

Parce que comment ils sont maintenant. Ils ont comme un rôle de catalyseur en fait. Et surtout, surtout ! Le fait qu'ils s'animent, deviennent tranchants. Ca fait magie supplémentaire.

Il faut vraiment que tu simplifies. Que tu choisisses. Parce que ça continue de faire beaucoup.
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Messagepar Caliga » 17 Mar 2018, 22:26

A la base, pour le contrôle de la douleur (accentuation ou absorption), je l'avais fait faire par des ombres qu'elle aurait contrôlées aussi, mais du coup ça faisait encore trop, en plus des cheveux, du coup j'ai regroupé le contrôle de la douleur par le biais de ses cheveux.

Parce que j'aimerais qu'il y ait contact pour qu'elle puisse contrôler la souffrance d'un un être (personne ou animal) et je trouvais que le faire par des cheveux qui étaient plus ou moins vivants était original.

Mais si ça fait toujours trop je peux modifier ça aussi ^^
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Messagepar Vhaal O'Doherty » 18 Mar 2018, 21:25

Je veux bien qu'elle contrôle la douleur par ses cheveux. Mais pourquoi eux en particulier ? Pourquoi pas une autre partie de son corps ? Ses lèvres, ses dents par exemple ?

Ce que je veux dire. C'est que je ne vois pas pourquoi ses cheveux plutôt qu'une autre partie. Et pour moi, je verrai plutôt le processus d'absorption et tout ça par le catalyseur. Dans mon raisonnement, la façon dont je vois les choses. Ce serait plus logique, naturel que ses cheveux soient son catalyseur, et non une dent de souris, puisque c'est par eux que le contrôle se fait.

Mais les cheveux qui s'animent, deviennent tranchants et tout ça. Ca revient à ma réponse précédente : magie supplémentaire.

Donc tu choisis. La vermine, la douleur, les cheveux mouvants comme s'ils étaient autonomes. Tu m'en enlèves un. A mes yeux ça sonne : Décadence + branche magique + branche magique. Continue de faire trop.
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Messagepar Caliga » 18 Mar 2018, 22:28

Voilà, j'ai enlevé les cheveux bougeant tout seuls. Du coup j'ai rajouté deux paragraphes et demi pour compléter la partie Eveil, Magie et Décadence. Est-ce que ça va ?
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Messagepar Vhaal O'Doherty » 18 Mar 2018, 23:57

C'est bon pour moi !
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Messagepar Caliga » 30 Mar 2018, 17:59

Je pense que Cali' est terminée ! Au st@ff de me dire ce qu'il en est, s'il y a des choses qu'il faut modifier ou non !
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Messagepar Ourcän de Wilenos » 30 Mar 2018, 22:33

Caliga fait peur. Pas par ses pouvoirs. Mais par son allure. Cette longue tignasse ébouriffé, cette allure squelettique. Ses yeux sombres, ses veines parcourant ne peau trop fine. Ces épines.
Elle ressemble à un démon proche de la mort, à une entité qui n'a rien à faire là. Naturellement, on veut se méfier d'elle, même si elle attire le regard.
Cette attrait lugubre que l'on peut avoir, à transgresser les interdits et voir au delà.
On veut savoir comment elle fonctionne. Même si c'est sale.

Moi par contre, je veux la toucher. C'est une catin. Faut du palpable. *A l'esprit tordu de l'Onyx et retient ses mains*


J'ai hâte de voir ce qu'elle peut donner. Car elle en impose la Mère des Vermines ! :heart:
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For you, i try.
For you, i imagine.
For you, i can.


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Messagepar Judex Venturus » 30 Mar 2018, 22:53

Beaucoup de catins dans le coin récemment non ? :question: (Je ne dis pas ça pour toi, chéri. ^^)

...Wais, c'était ma bienvenue, et alors ? Yen a qui dressent des puces, chacun son talent. :superman:
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As one is two, where chains are forged and bonds are bound
The whole world, if you bond with me, you can journey
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Catalyseur: Je me suis bricolé une fausse cigarette
Pouvoir: Je murmure à l'oreille des chevaux
Âge: Environ 35 ans ? Je ne suis pas sûr
Statut: Régulier ? Je conduis un corbillard



Messagepar Esther » 31 Mar 2018, 17:42

On... ne sait pas grand chose de Caliga. :sad:

Tu te concentres trop sur l'enfance de ta personnage. Pour le côté Eveil et Magie, ça se comprend. Mais dans l'histoire. Parler de son enfance toute seule, de sa mère absente. De sa mère qui meurt alors qu'elle est encore si jeune, si petite.

Six paragraphes pour parler de son enfance. Un seul pour dire qu'elle est devenue putain il y a plus de vingt ans. Puis... rien. Rien du tout. Elle est comment, sa vie à la maison close ? Sa vie actuelle ? C'est pas l'enfance qui nous intéresse, pas ce qu'était Caliga. Mais ce qu'elle est maintenant.

Ca serait chouette que tu te concentres vraiment dessus. :heart:

Puis... Aussi... Une pute vierge, c'est pas possible. Une pute vierge à 40 ans, encore moins. Une pute, c'est une pute. Payée pour blesser ses clients, certes. Avec un physique atypique, d'accord. Mais pute quand même. Et qui dit pute, dit sexe. Parce que les clients payent. Et veulent aller jusqu'au bout des fonctions de cette fille, cette femme qu'ils sont venus voir. Qu'ils rémunèrent pour un service, qui finalement ne sera pas complet.

Comme si tu allais au restaurant. Payer pour une formule entrée + plat + dessert. Et qu'au moment du dessert, le serveur te dit : Non pas possible, vous vous débrouillez. Obligée de rentrer chez toi te venger sur ton pot de glace parce que tu es frustrée. Et qu'en plus, tu as payé pour l'être. :pur:
Esther
 



Messagepar Caliga » 31 Mar 2018, 20:54

Est-ce que ça va mieux ou il faudrait encore rajouter des choses ? :question:
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Catalyseur: Ses cheveux
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Âge: 37 ans (parait la vingtaine)
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Messagepar Kaprice Ashfield » 01 Avr 2018, 14:51

Tu devrais prendre le temps de laisser la fiche reposer quelques temps. De reflechir en détail à ce que tu veux jouer, à reprendre dans l'ensemble ton concept en te posant des questions toutes simples, en n'hésitant pas à poser une tonne de questions aux gens autour. Parce que en faisant des petits rajouts à droite à gauche on va nul part.

Une pute Saphir, c'est une femme que des gens viennent voir, paient, pour être dominés, pour qu'elle prenne la main, dirige les choses. C'est quelqu'un qui a de l'imagination pour créer des situations tordues, des jeux érotiques. La souffrance c'est juste accessoire. On ne vient pas pour se faire toucher par des cheveux qui font mal. Mais avant tout, d'abord pour le sexe, la sensualité. Et de ça ta fiche est dépourvue. Il faut un peu de scandale, d'érotisme, des situations moites, des fantasmes, des envies, des désirs, des gémissements.... Pour ça qu'on te demandait de laisser tomber l'histoire de l'enfance, le quotidien de Caliga à six ans (sachant que je n'aime pas que l'on mette en scène des enfants de façon trop détaillée CF : le règlement).

Parle moi du quotidien de la Maison Close. Des passes qui s'enchainent. De ces hommes qui viennent pour être mis à quatre pattes. Des cravaches. Des scènes. De ce que cela fait d'avoir un type qui vous suce le talon haut. Etranglement érotique. Safeword. Cordes et noeuds. Croix de Saint André. Cunilingus alors que je te te fais marcher à quatre pattes. Le reste, la vermine, l'enfance, les clients ils s'en tapent. Eux ils viennent avec un fantasme. Une envie. Quelque chose à soulager, à purger. Se faire engeuler pour avoir éjaculé au mauvais moment. Supplier de pouvoir la toucher, la renifler. Je suis trash. Je suis glauque. Mais c'est ça de jouer une pute dans une Maison Close dépravée.

L'avatar et la signature ne vont pas. Ils faut là aussi quelque chose de sensuel. De scandaleux. Qui alarme. Qui intrigue. Qui donne envie. Qu'en passant sur ton profil on se dise "ok. Elle c'est une pute". Go RP. Les putes c'est l'étendard des factions. La fierté des Neuf. Ce qui représente un état d'esprit. Un style. Le forum est +18, et ce sont les putes qui montrent le plus qu'on est libre d'écrire ce que l'on veut. Trouve moi un avatar dessin/photo (je m'en tape) mais qui représente Caliga, permette de se l'imaginer. Quelques exemples :
memberlist.php?mode=viewprofile&u=734
memberlist.php?mode=viewprofile&u=323
memberlist.php?mode=viewprofile&u=709
memberlist.php?mode=viewprofile&u=531

Demande toi si c'est vraiment ce que tu as envie de jouer. Parce qu'il viendra un moment ou tu auras un/une client(e) en RP et qu'il va falloir mener le sujet de bout en bout. Pas de contenter de dire que Caliga est une pute frigide qui se contente d'utiliser sa magie. Je le dis. Je le répète. La souffrance seule n'a strictement rien de sexuelle. Masochisme ou pas. Quand on souffre on mal, on a peur. Point à la ligne. Et ce n'est pas ça que propose la Maison Close Saphir. Au Saphir on vient pour le mélange. L'équilibre. Sexe sur le fil du rasoir. Où l'on ne sait jamais si ça va bien ou mal finir (du moins dans la tête du client ; parce que le rôle de Caliga c'est que son client reparte en un seul morceau et revienne la prochaine fois). Sexe d'abord donc. C'est dans la fonction. Je suis une prostituée. On me paie pour baiser. Seule change la façon suivant les Maisons.

L'âge aussi. Tu as enlevé trois ans. Et...ça change rien. Quarante ans. Ca veut dire qu'elle fait le même boulot de cul depuis vingt ans. Que du matin au soir, elle se trimbale en corset, talons hauts, en promenant des clients en laisse, en se faisant supplier d'ouvrir les cuisses. Comment le vit elle ? De ne pas avoir d'amis ? D'amoureux ? Toutes ces mises en scène qui se répètent ? Les odeurs de sexe. La transpiration qui colle. Sperme et tout le reste. Une Maison Close c'est pas classe. Ca reste glauque. Triste. Tragique. Parfois écoeurant. Surtout pour Elle qui n'a connu que ça. Et surtout ça use. Ca écorche l'image. Caliga c'est pas Aménis au Saphir. Pas une gamine. Mais une adulte qui vieillit. Et cette fatigue morale. Physique. Peut être que cela se ressent. L'âge. Les années.

Parle nous aussi du paradoxe de la pute Saphir. Au lit elle domine, mène le jeu. Essaie de soumettre ses clients parce qu'ils aiment ça. Mais au fond du fond. Celui qui dirige c'est le client. Parce que c'est lui qui paie ton salaire. Doit revenir. Tu donnes des ordres au client, tu lui fait mal, mais dans la limite de ce que lui rêve, fantasme, espère. A la fin de la journée le client repart comblé, purgé. La putain par contre ; elle se contente de dire "au suivant".

Enfin n'applique pas à la lettre nos commentaires. Si je dis 40 ans c'est trop vieux, je vais lui mettre 39 ans et elle sera contente. Non. C'est pas ce qu'on demande. Prend les informations. Les idées. Laisse mariner. Macérer. Et refait tout ça de façon construite. Sexe. Et classe. Et surtout demande. A Judex, a Ourcän à Vhaal ou moi. Si tu as besoin d'un coup de patte. Epure tout ce qui sert à rien. Si le fait d'avoir quarante ans n'apporte rien à ton jeu, juste oublie, refait de Caligula une jeune. Demande toi toujours si le détail est utile ou simple...ornement.

Je veux des personnages simples mais habités.

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