Re: Citations en or

#301
Merci :nyu: Ça fait plaisir de voir que ça plaît ! Au début je pensais que j'aurais du mal avec Talia, pour saisir et comprendre le personnage, mais au final non ! C'est comme sur des roulettes ! Puis ce lien, il est tellement chaud et bouillant :gni:

Merci, merci. :danse:

Re: Citations en or

#302
KAYNE : Un pied dans la tombe Kayne c'est une découverte, un monde à part qui rejoint celui de la ville, où elle nous entraîne avec son personnage qui suinte le Saphir de toutes part. Quelle que soit la situation, elle est belle, tragique, poignante, elle touche. Et ces descriptions, ces attentions apportées aux moindres détails, à chaque nuance de l'ambiance, c'est, wouah ! Étourdissante. :pinkheart:

"La nuit était toujours éternellement belle. Dans sa pureté. Dans son silence durant sans jamais s'affaiblir. Cette façon dont la nuit à de ne rien dévoiler. De manger les ombres une à une pour n'en faire que des silhouettes lointaines. Tout devenait incertain alors que la lune naissait dans le ciel. Elle était ronde ce soir. Ses contours parfaits laissaient briller sa lumière pale. Elle illuminait le ciel. Plus grande que d'habitude. Elle semblait éveiller peu à peu le royaume des morts. Dans l'agonie des Dieux noirs qui dévoraient toute forme d'espoir. Ici, c'était la loi du plus fort. Celui qui gagne est toujours celui qui aura un coup d'avance. Ici aucune règle définie. Juste la délivrance d'une mort bien méritée. Un repos... Si on peut appeler ça ainsi. Des silences qui s'enterrent dans l'immense rien. La nuit était bien présente. Sa fraicheur. Son odeur humide. "
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Re: Citations en or

#306
SVENN DAN'FALLEN : Ordre et obéissance J'aime bien lire Alwine et ses multiples masques. Parce qu'il y a toujours ce loyal attachement au contexte. Cette façon d'écrire un RP mais aussi de rappeler les multiples enjeux de la Ville ! D'en mettre en avant des facettes. Pas étonnant si Alwine est l'archiviste (râleuse) de C.K ! T'as pensé à faire un personnage professeur d'histoire de la Ville :pur: ?

"Chaîne et trame, les fils du destin formaient souvent comme des boucles dans la tapisserie du destin et du temps. Svenn Dan'Fallen, qui aurait pu en dire beaucoup à bien des gens au sujet des marques magiques, du fardeau qu'elles étaient, et de leur efficacité."

Re: Citations en or

#307
Ow merci Kapkap :nyu:

C'est vrai que j'aime bien faire des liens, aller rechercher des éléments du passé, les intégrer à tout ça... je suis content que tu ais relevé la marque :p

Et un prof d'histoire :lol: non j'avoue que j'y ai jamais pensé, faire dans le rp comme dans la vie ça ferait bizarre, même si le cours doit être plus fun à l'Académie xD
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#308
Murk : La Belle et la Bête Parce que cette description met de suite dans l'ambiance. De se géant a l'allure sauvage qui se mouvait dans la nuit. Cela qui hante le Saphir de ses bottes de cuirs, de son ombre qui s'allonge, envahit les ruelles. De cet homme un peu fragmenté, et qui obéit.

"Les doux rêves sont parfois des cauchemars, dont il use et abuse. Se nourris, de cette souffrance. Qui le touche, à vif. A même l'âme et la peau. Ces chimères dont il distingue rarement les souvenirs. Cette mémoire fragmentée, éparpillée en morceau. Qui le hante, sans en savoir les réelles significations. Et ces voix, qui les ont désormais remplacées. L'âme même du Saphir. Qui le guide, l'envoûte. Le force à sortir de ces tanières souterraines, lorsque la nuit tombe. Que la lune est haute, ronde. Trop élégante pour un endroit pullulant de morts-vivants. Trop brillante. Ces rayons, qui oscille, se distingue entre les ombres et éclair son visage. "
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Re: Citations en or

#309
My god ! Ama ! Merci beaucoup :nyu: Je pensais pas que ça te plairait autant, mais ça me fait hyper plaisir, de voir que Murk plaît et arrive à s'approprier le saphir. :heart: Mais c'est aussi parce qu'il y a cette ouverture que l'on m'a faite, qui m'a beaucoup inspirée. Et que j'ai une partenaire sublime pour m'accompagner. :kiss:

Re: Citations en or

#310
Esther : By the sea Une description tellement réaliste. Du froid qui fait rougir la peau. Du vent qui joue avec les cheveux. L'air marin qui dépose une pellicule de sel, emplis les sinus d'une odeur humide est froide. Une mélancolie, un moment simple et joyeux. Juste une sortie. Un moment de pause.

"Esther en souriait, en riait. Cela l'amusait, de jouer ainsi. Avec la vitesse. Les automobilistes. Les feux grillés et les lignes droites passées alors que l'aiguille du compteur tremblait, s'enfonçait de plus en plus vers la droite du cadran.

(...)

Il faisait gris. Il faisait froid. Trop peu pour qu'il pleuve, que l'on se croit en hiver ; mais bien assez pour forcer Esther à garder sa veste fermée, nicher le bout de son nez dans son écharpe de laine à peine son casque retiré, le temps de s'habituer aux températures. Au vent qui s'engouffrait là où il le pouvait, jusqu'entre les fibres de son jean élimé. Faisait voleter des mèches folles, les extirpait de sa natte pour les coincer entre ses lèvres closes."
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Re: Citations en or

#311
Pouaaaaah, c'est trop ! :affraid:

Cette ouverture, c'est vraiment pas grand chose. Juste un étalage de thématiques, de ce que j'aime avec Esther. Maiiiiis, je suis contente. Que ça te plaise et tout ça !

Merciiiii ! T'es un amour de Rapace ! :you:

Re: Citations en or

#312
Arthur H. Helders : Détours J'aime Arthur, parce qu'il écrit pour lui et pour tout le monde à la fois. Une façon de nous renvoyer en pleine figure, les petites mesquineries des familles. Puis cette pudeur de sentiments, qui pourtant, par de toutes petites touches, retranscrit de façon si touchante la complicité d'un couple. Seuls contre le monde. Complices sans parler. Liés par des secrets partagés, une histoire étrangère aux autres. C'est très beau :heart:.

"Aux questions qu'on peut lui poser, il répond brièvement. Sans s'attarder. Comme à propos de ce qu'il fait. Comment s'appelle son fils. Son âge. Pas mariés, mais parents ? Ah, oui, ça se fait beaucoup aujourd'hui. Parfois, il reste évasif. Comment il a rencontré Valériane ? Une longue histoire. De toits et d'héritière. Pas que ça le gêne. Juste, il ne désire pas en parler. Pas à eux."

Re: Citations en or

#313
Judex Venturus : The forces of gravity Encore un passage où on aperçoit des brides du passé tumultueux de Judex. C'est sombre, sale. Injuste. De ce petit garçon qui lui aussi voulait entretenir sa chevelure. Les choses étaient d'une façon et pas d'un autre. J'ai envie de le prendre sur mes genoux et de lui passer une brosse pour démêler sa crinière. Pour lui montrer que tout ça, c'est terminé. L’incompréhension du petit bout m'émeut.

"Les filles, on leur faisait toujours des compliments. Quand elles perdaient des heures à démêler ces filaments magiques de leurs petits doigts sales. Quand elles ramenaient leurs interminables tignasses en chignons où elles piquaient des fleurs, et qui sautaient sur leurs têtes au rythme de leur course sautillante. Gracieuses, on disait. Essaye donc d’être gracieux, Judex, tu vas voir ce qui va t’arriver. Les anciens te tanneront le cuir et les petits te feront cracher le sang. Il s’en foutait, il avait ses propres privilèges et il les exploitait avec un acharnement hargneux ; et qu’une fille se mêle de vouloir couper du bois avec lui, ou monter à cheval. Il la remettait à sa place, avec plus d’agressivité que tout le village réuni.

Sorcière.
"
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For you, i try.
For you, i imagine.
For you, i can.

Re: Citations en or

#314
Matthias Sambre : Echange de bon procédés Le ton est tellement dur, implacable. Une pointe de folie alors qu'il imagine tuer une femme. Ce côté instable, prêt à éclater à la moindre provocation est superbement bien retranscrit. Le personnage prend véritablement vie, on sent la tension de son esprit et de son corps. Devoir les maîtriser. Parce qu'il est terriblement ambitieux et compte bien faire sa place dans cette Ville.
Un beau Sambre que l'on a là.


"Par les Neuf, je ressentais une inexorable envie de l’écraser, de la broyer. De lui faire exploser les jointures, de la paumer tant et si fort que sa peau éclaterait sous mes horions. En fin de compte, je nourrissais le souhait que son visage ressemblât au crâne dont je m’étais imposé la vision, pour me défaire de son sortilège. Une bouffée de chaleur, mais non pas de désir. D’un endêvement capable de tout balayer sur son passage, jusqu’à la propulser par ces fenêtres dont elle s’était tenue éloignée. De lui faire embrasser le béton, trente mètres plus bas, et d’observer sa majestueuse chute, tant et si bien que j’en banderais, jusqu’au plongeon final."*

(...)

"Je tentai de m’en convaincre, de m’en persuader. De reprendre le contrôle de mes émotions. De ne pas tout ruiner suite à un seul échec, là où plusieurs atouts restaient encore à jouer. De ne pas céder à cette Sambre colère qui pulsait dans mes veines. Ne pas se mettre martel en tête, s’imaginer victorieux, tel que je le serai un jour. Mais pour cela, il fallait composer avec elle. Ne pas la tuer. La conserver en vie, pour un sacré bout de temps. A condition, toutefois, qu’elle se montrât bien utile."
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Re: Citations en or

#315
T'es chou :) C'est pas une histoire si rare, mais c'est vrai que Judex a un besoin de liberté particulier. Ptêtre pour ça qu'il a une affinité avec les chevaux, c'était la seule chose à l'époque qui aurait pu l'emporter au loin. Et eux, il pouvait les coiffer ^^

Je ne cite pas tous tes passages avec Ourcän mais leur rapport à la colère accumulée à tous les deux est très poétique ensemble. Sans toi en face, ça ne fonctionnerait pas de la même façon. :heart:
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As one is two, where chains are forged and bonds are bound
The whole world, if you bond with me, you can journey

Re: Citations en or

#316
Maaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiis après je vais être toute rouge, et me rouler sur le dos en poussant d'indécents ronronnements !

C'est, un RP écrit à l'instinct, sans trop savoir où aller. Vraiment venu du coeur, juste, c'était là, fallait que ça sorte :heart:

Re: Citations en or

#317
Raphaël Della Rocastre : BOUM ! Il est beau, Raphaël. Adorable dans sa grande timidité qui rend le personnage si attachant. La gêne du début du sujet, de la réponse. Et cette façon de se redresser, de retrouver de sa stature alors qu'il retrouve son assurance. J'aime ce lien entre l'état d'esprit et comment il se répercute sur le corps. Puis, cette façon d'y associer le nom. Pas besoin d'être de la branche régnante des Neuf pour avoir quelque chose de noble. J'aime vraiment beaucoup. :heart:

"Plus Raphaël parlait, et plus il oubliait d'être timide, comme par magie sa grande taille se redressa, et ce manteau qui soulignait la largeur de sa silhouette, lui rendit brusquement son port de Prince. Pas le plus grand des princes bien entendu, nombreux étaient ceux bien mieux nés que les Della Rocastre, mais quelque chose oui, de droit, de noble, de l'assurance, et dans ses yeux pourtant sombres, ce pétillement de bienveillance qui donnait envie de le croire sur parole ou du moins de l'écouter."

Re: Citations en or

#318
Dramira Erenesis : More than a game La majesté de Dramira et la puissance qu'elle dégage, dans cette réponse, mises à part. C'est la description de la chimère que notre matriarche Saphir chevauche, qui m'a bluffée. C'est parlant. Réel. Ca me trouble un peu, aussi, de lire une description si juste, qui permet de se figurer la créature dès la première lecture. Puis ! L'ennui que la bête ressent, en écho à sa maîtresse. Son attitude. Je trouve ça particulier, et ça ne rend la chimère que plus saisissante. :nyu:

"Le corps d'or, elle n'a rien à envier à celle de la Kravt, si les écailles sont un pelage dru, il protège presque aussi bien le corps musculeux et puissant de la bête. Les pattes imposantes se terminent par des griffes profondément enfoncées dans le sol qui prolongent des coussinets bien félins. Le poitrail est ouvert, explosé, le cou s'ancre bas et la crinière est resplendissante de blondeur. La queue se pare peu à peu d'écailles et se termine par une petite tête en V sifflante, dont la morsure est réputée venimeuse et mortelle. Celle-ci s'agite avec nonchalance de gauche à droite, aussi movible que ne le sont les oreilles pointues. Le chanfrein est convexe et se termine sur un museau moustachu. La truffe humide et rosée surplombe une gueule emplie de crocs surprenants, un bâillement étire celle-ci, tout aussi hautaine que sa cavalière, la Chimère semble s'ennuyer de tout son être. En écho, un battement d'ailes lent et paresseux agite les implantations dorsales, juste derrière les jambes de sa cavalière."

Re: Citations en or

#319
Han ! :nyu: Je n'avais pas vu !

Merci Esther ! :pinkheart:

J'avais envie que chacun se créée son monstre, avant de le nommer. Parce qu'une chimère, on sait à quoi ça ressemble, on bloque sur l'idée qu'on a déjà.. et je voulais passer outre ces habitudes, ces images de la mythologie qui existent. Et permettre à chacun d'avoir SA chimère, malgré ce nom générique.
Alors merci jolie Améthyste !
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Re: Citations en or

#320
En chair et en sang PV Matthias Portée par la lecture, je m'attendais à tout sauf à ça pour canaliser Hans après son regain de haine vis à vis de Matthias. Je vous laisse admirer le doux contraste.

"Je me glissai derrière elle, et frappai, juste sous le sein gauche, droit au cœur.

Il y eut cet instant d’ultime lucidité, entre elle et moi, ce temps qui s’arrêta, se forlongea, dans un silence assourdissant. Le scalpel avait bel et bien perforé ses chairs, une fois de plus, dans ce qu’il savait faire de mieux, et s’était fiché au sein de sa poitrine. Nous nous immobilisâmes, l’un contre l’autre, dégoulinant de sang. Elle, à moitié dénudée ; moi, la tenant entre mes bras, tout contre moi, dans son dos. Mais ce n’était pas quelque scène d’amour ou un portrait plein de volupté ou de sensualité qui s’y dégageait, non, et pour cause. Je devinais mon air dur, collé contre son oreille afin d’éviter un coup de tête en arrière qui m’eût pulvérisé le visage à mon tour. Mon poing, aplati sous son galbe, s’agrippait autour du manche de l’arme, laquelle avait perforé sans le traverser le cœur de la jeune femme. Et ma senestre, elle, s’était emparée du cou de Hans, et mes doigts mordaient dans ses chairs, manquant de lui pulvériser la trachée. "

Re: Citations en or

#321
Esther : More than a game Juste parce que j'aime cette façon d'écrire pour Esther et en quelques lignes de renforcer l'aura de Boréas. Par petites touches, ce prédéfini pas encore joué, se construit pourtant et l'on a l'impression de le connaître déjà. Quelque chose de cinématographique. De scénique. Silhouette austère fondue dans la nuit.

"Et Boreas qui ne disait rien, en véritable arbitre silencieux. Avec cette pluie et ces nuages noirs, il était bien difficile de discerner son visage encapuchonné, surtout avec la manie qu'il avait de se poster hors des faisceaux des projecteurs. N'était visible que ce sifflet aux nervures dorées qu'il portait autour du cou, avec lequel il avait sifflé le coup d'envoi."

Re: Citations en or

#323
Judex Venturus : The forces of the gravity Parce qu'à chaque fois, je découvre Judex. Que la relation avance, toujours avec un naturel qui fait chaud au cœur. Pour une histoire formidable qui est partit d'un rien, les mots me touchent encore beaucoup. Ce personnage est trop attachant, on ne peut que l'aimer. Et je l'aime toujours d'avantage à chaque rp. Parce qu'il a de la profondeur.

"Il entendait l’écho de toutes les fois où on l’avait brisé, où on lui avait fait sentir que s’il ne se retenait pas d’exister, toute personne normalement constituée chercherait à le détruire, ou en tout cas à le fuir. Ce discours de métal aux mâchoires de piège, vestige gravé dans la peau et l’âme de l’assassin, le traversait et venait mordre et blesser Judex, de mille aiguilles douloureuses : j’aurais dû être là plus tôt. J’aurais dû faire quelque chose. J’aurais dû apprendre à mieux parler. Je ne peux rien faire pour toi, au point que tu reprends envers moi la même stratégie que t’ont imposée les autres… je n’arrive pas à dépasser la peur qu’ils t’ont apprise, à parler plus haut que leurs voix fantômes."


***

"Ses yeux brillants se remplirent de larmes d’émotion à son tour : la maison. Ils avaient une maison à eux. Putain, ils avaient des connards de voisins et un facteur et un chemin familier pour aller faire les courses, et ça ne les avait pas fait disparaître comme une erreur dans le continuum espace-temps ! Ils avaient une cheminée devant laquelle passer les soirées froides, et un bout de jardin où prendre le soleil… Tout ça n’était que matériel, mais il le sentait résonner dans un vaste palais intérieur, doré comme les flammes du foyer et rutilant comme des massifs de fleurs à l’infini, qu’ils partageaient de même, dans une autre dimension invisible. Tout ça n’était qu’un symptôme anodin d’un trouble beaucoup plus profond."
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For you, i try.
For you, i imagine.
For you, i can.

Re: Citations en or

#324
Esther & Rahan : La Danse des Ombres Et je cite le duo, parce qu'il le vaut bien. Parce que comme l'annonce le titre, ce rp est une danse, à la fois lourde, étourdissante, et pleine de poésie. Il n'y a qu'à lire pour vivre, voir, ressentir, comme si on était là, juste derrière les deux personnages. Et puis ce côté un peu mélancolique, l'ambiance qui colle à la peau, qui humidifie les yeux, un peu. Le gout du danger. Proche. Mais encore invisible. C'est froid. Mystérieux. Inquiétant. Envoûtant.

"Des reflets silencieux, tapis dans sa conscience déchue. Une ombre qui passe devant son regard, fugace. Ce regard si lointain, détaché de cette véritable Ville, qui en vois les abysses de néant. Au plus profond de ces entrailles. Et il se résigne, à sa volonté. Traverse le porche qui l'abrite des lueurs lunaires et bientôt, pénètre dans l'académie. Ses longs couloirs à perte de vues, ses pas résonnant dans l'enceinte."

"Tantôt humaine, tantôt animale, paraissait-elle sous la découpe de l'orage. Son ombre canine se dessinait sur les murs qu'elle longeaient. Ils suintaient la confiance, transpiraient la suffisance des générations d'étudiants. La tête haute, malgré ce qu'elle était, ou n'était pas. Et ce n'étaient pas ses bottes couvertes de boue séchée qui pouvaient entacher sa posture.

– Nous ne devrions pas être ici, j'espère que vous le savez."
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Re: Citations en or

#325
Andreas SËYLIS : Fiche (refonte) La fiche a été refondue. Mais la magie de tes mots demeure identique. Ce mélange soigné de sensualité et d'onirisme. De très belles descriptions qui en quelques paragraphes (parfois dérangeants) font revivre la Perle. Toute d'orgie chamaniques aux clairs de lune. L'image hante. De ces corps que l'on imagine beaux mais blêmes, froids et translucides, en pleine étreinte.


"La civilisation perdue dans le torrent de la passion, les hommes et femmes s’embrassent, se caressent et s’enlacent. Rencontre des chairs et des plaisirs. Les corps glissent. Les hanches se déchaînent. Les gémissements se transforment en des cris inhumains. Leur nudité comme seule parure, les bûchers incandescents révèlent la blancheur immaculée de leur peau. Statues d’albâtres mues par leurs passions et leurs envies. Leur nom est inscrit dans leur peau, à même leur chair. Sëylis."

Re: Citations en or

#327
Anafiel Boyle : It's over when It's over Même amer, fatigué, las, le lion conserve sa superbe. Chaque mot tranche, marque, et pousse à l'interrogation. La plume corrosive, qui amène si finement sur le devant de la scène les problématiques qu'on se plait trop souvent à oublier. Une présence magistrale que la "vieillesse" ne ternit en rien. Le masque usé lui va si bien.


"Mais un étrange soulagement a se voir mourir. Dans la brutale trouée du plafond soulevé puis éparpillé aux vents par le blaast, le ciel brillait. Des étoiles, pâles comme une première neige, comme l'hiver. De rares nuages effilochés. Anafiel était un athée notoire. Et il avait vu trop de cadavres pourrir dans des cercueils cloués à la va-vite, pour se faire des illusions sur l'après. Ce soir pourtant. Alors que le monde tordu par le souffle de la conflagration, se gondolait, il se sentait l'âme d'un mystique. Ou du moins d'un vieillard fatigué, usé. Pas mécontent de dire merde. "
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Re: Citations en or

#328
Oh c'est gentil, merci beaucoup :nyu: Moïra. Presque je te pardonne d'avoir fait sauter Ma Maison Close :na:

Puis j'aime bien jouer Anafiel comme ça. L'humaniser, le rendre crédible au travers de ses défauts :kiss:

Re: Citations en or

#329
Crimson Foxglove : Fiche de personnage Parce que c'est ce que je préfère. Les Seuils. Les passages. Voir comment équilibrer la dualité Réel - Ville. Ce que les joueurs vont en tirer. Comment l'adapter. Et toutes les nuances, nouvelles idées que chacun développe. Et j'aime le côté réel de ce passage. Parce que en tant que joueuses, nous avons toutes dans nos familles des cousins, des gens, plus ou moins étranges. Un peu à part. A cause de la Ville, peut être :danse:

"Nombreux sont les membres de la famille de Crimson qui ont traversé un Seuil et découvert la Ville, mais jusqu'à sa génération, ils en étaient tous revenus, et avaient fondé leur famille dans le Réel. Il n'a pas effectué ce demi-tour, et la lignée s'est arrêtée à lui. Ce qu'il avait interprété comme des contes, des souvenirs de trips hallucinés, des histoires d'amis imaginaires, dans les récits de ses parents et de ses grands-parents, a pris sens soudain et il s'y est perdu avec plaisir. Désormais, sa place est ici."

Re: Citations en or

#330
Talia Sambre : Absolution Je suis complètement sous le charme de cette plume à la fois exquise, perverse, intense, et parfaitement maitrisé. La facilité avec laquelle tu te glise dans la peau du personnage. J'aime ce lien entre elles qui ne cesse de grandir et de se matérialiser en quelque chose de beau. Entre amour, tendresse, possession et perversion. Où chacune feraient n'importe quoi pour l'autre. Liée à la vie à la mort, dans le sexe et dans le sang.

"Elle l'a provoquait ouvertement, repoussait sa jumelle dans ses dernières limites. Elle voulait l'a rendre folle, ivre, dingue de plaisir. Tout comme elle le faisait, au moment où un gémissement franchis ses lèvres lorsqu'elle sentis l'intrusion des doigts de son adorée dans ses chairs humides. Elle remuait sur elle, bougeant ses hanches, en souhaitant davantage. Bien plus. Et de nouveau un autre baiser, vorace. D'amour, d'une passion qui ravageait ses sens. Lui donnait le tournis. Soulevant une de ses jambes qu'elle reposa sur l'épaule de sa brune ténébreuse, elle cria ouvertement. Sa voix se répercutant contre les murs de pierres grisâtres. Fourrageant d'une poigne ferme ces longues plumes noircies.La citation en question ."
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