Citations en or

#1
Citations en Or

Consignes
Le but du sujet est simple : Mettre en avant certains passages ou citations de RP que vous avez lu. En vous recommandant d'éviter de vous auto-citer, vous n'avez qu'à remplir le code suivant et le poster à la suite de ce sujet pour souligner votre admiration à l'encontre d'une plume particulièrement talentueuse :

Code : Tout sélectionner

[color=#2a8bb5][police=Courier New][size=150]PSEUDO DE L'AUTEUR[/size][/police][/color] : [url=Lien vers le topic]Le Titre du topic[/url] [i]Un petit commentaire pour expliquer votre choix[/i]
"La citation en question (ne devant pas excéder la taille d'un paragraphe."
Spoiler:
PSEUDO DE L'AUTEUR : Le Titre du topic Un petit commentaire pour expliquer votre choix
"La citation en question (ne devant pas excéder la taille d'un paragraphe."

Re: Citations en or

#3
HORUS : Le croassement des fous Habituellement, Horus est doté d’une plume très « british » (copyright Iris), dandy, capable de joutes verbales comme d’élégance. Qui convient bien pour retranscrire le caractère épicurien d’un docteur Sambre. Dans ce post-ci, la plume se découvre une nouvelle facette qui m’a surpris et enchanté en même temps. Voici un Horus pris dans les glaces d'émotions épineuses et qui le forcent à reculer dans son monde intérieur.
Je me demandais comment Horus allait décrire ce passage difficile pour son perso et émotionnellement plus chargé. Je vous laisse apprécier un extrait.


Impuissant, Horus observe sans voir, écoute sans entendre. Il est ailleurs, perdu, dans une bulle qui n'attend que la plus anodine des épines pour éclater, pour jeter le docteur en pâture aux Lions, aux Corbeaux. Pourquoi Adrien agit-il de la sorte ? Horus n'en sait rien, il s'en fiche. Elle n'est plus sa priorité, elle peut mourir. Il doit penser à lui, à sa fille. « Anastasyia mon enfant. »

Re: Citations en or

#4
Haaaan je ne peux que confirmer !

Tant par sa froide maitrise, que la maturation un brin plus baroque et assumée de son style, Horus devient vraiment impressionnant dans ce poste. Londres s'est trouvée son Hannibal Lecter.

Re: Citations en or

#6
LIESEL : La jeune fille et la mort Le début tout en douceur et mélancolie du topic m'a intrigué. Les derniers posts m'ont scotché. La personnage de Liesel confrontée au sexy' Jev est jouée avec une grande maîtrise. Fragile et passionnée, soumise et fiévreuse. Belle montée de sensualité tout au long du topic. La joute en devient délicieusement troublante.

"Vivre cette scène dans le doute, avec une part de rêverie... Avec une envie de fuir et de continuer. De se soustraire à l'homme, de se laisser posséder... Et d'exercer un pouvoir. Pouvoir dont elle était démunie. Liesel n'était-elle destinée qu'à se soumettre, à « subir » ? Tremblements, légère fièvre – mais pas le temps de se demander si elle était tombé malade – et désir. Elle le laissa faire. Elle le laissa la posséder dans toute sa noirceur. Elle lui suivait des yeux, comme un animal curieux, qui se croit prêt à rouer de coups celui qui, pourtant, le fait se sentir vivant."

Re: Citations en or

#10
Des citations comme des résumés de cette semaine faste en RPs 8)

AURORE : En fuite Une jolie Aurore est dépeinte dans ce sujet, qui mêle la vision rêvée de la princesse en contraste avec le monde peu bucolique dans lequel elle évolue. Un certain rythme – rapide – pour un style à la limite de l’onirique… L’impression de vitesse permet au personnage d’Aurore de ne pas tomber dans l’inertie qu’on prête souvent aux princesses des contes de fée.

… si aujourd'hui je ne profite pas de la folie qui m'habite, ce soir déjà, alors que je rejoindrai la maison close, il sera trop tard. M'imaginant vêtue d'une crinoline et de ses nombreux jupons comme les belles aristocrates de la ville, je tournois sur moi même comme si une valse entrainante raisonnait entre les murs pourris du quartier. Un tour, puis deux et trois. J'ai la tête qui tourne. Mes mains se saisissent de ma jupe sombre comme si je voulais éviter que sa dentelle imaginaire ne touche le sol et un quatrième tour plus fou que ceux d'avant me fait perdre la tête.

NATFFÖDD : Wild Hunt Je me demandais comment le troll allait nous décrire un meurtre « au présent ». Je trouve ce passage plutôt réussi. Ce paragraphe forme un texte complet en soi. La chute du paragraphe, aussi, est bien choisie. Judas/Natfföd en général, découpe bien en paragraphes (il les commence et termine judicieusement), ce qui donne une respiration et une cohérence dans la lecture de ses textes - surtout dans ce post, il me semble.

Il caresse. Sa main est douce sur la joue de sa future victime et ses pupilles curieuses sur le visage suppliant. Elle tremble d'effrois, murmure des paroles, des prières dont les oreilles sourdes du troll ne veulent rien entendre. Les griffes se plantent soudain dans la chair, enlevant un hurlement à la femme qui a sursauté sous cette étreinte violente. Nattfödd était un peu humain à l'instant, cela l'a révulsé. Il déteste cette part que Grim a insufflé à son être. La déchirure continue jusqu'à la gorge, dévisageant le visage de l'humaine qui manque de défaillir sous la douleur. Elle n'a pas l'habitude de souffrir. Elle n'a aucune idée de ce que c'est d'être enfermé, battu, torturé, tourmenté et affamé. Elle ne sait pas ce que cela fait de voir tout un monde s'effondrer à ses pieds. Mais, promis, elle connaîtra la souffrance. La main de Nattfödd glisse entre les chairs, vrillant les nerfs de la victime qui hurle un peu plus fort à chaque instant. Son bourreau l'ouvre, ses griffes aiguisées ne rencontrant aucune difficulté à écarteler ses muscles se contractant au désespoir. Ce qu'il manque au troll, ce n'est pas un peu d'humanité mais un peu de cœur. Et il sait où en trouver.

LESATH : Larmes dans la nuit noire On n’avait pas l’habitude de lire Lesath dans la tristesse ni dans la course. Comme pour le texte d’Aurore, ce texte donne une impression de vitesse, qui va plutôt bien à l’étoile. Les répétitions ne sont pas lourdes, le vocabulaire est simple et dual (sombre / lumière) comme d’habitude chez Lesath.

Dans la nuit noire, dans les ténèbres profondes, la chasse a débuté. Et Lesath a couru dans la nuit, avec juste cette lumière sous ses yeux, les deux fleuves d’une douleur réminescente pour illuminer son chemin. Ses jambes se sont emmelées, ses cheveux se sont ébouriffés. Elle a juste couru, alors qu’elle aurait pu filer, filer comme une étoile brulante, filer sans un bruit en laissant une trace de lumière dans les ténèbres. Un rêve, une promesse pour les enfants, les enfants des chemins qu’elle traverse.

Re: Citations en or

#12
Merci pour la citation. A moi aussi ça me va droit au cœur, d'autant que c'est un 1er rp. :pinkheart:

(merci également d'avoir coupé le passage ou elle finit sur les fesses, tu sauves un peu son honneur :mrgreen: )

Re: Citations en or

#13
SELENE : Des cendres dans la nuit. Il est fou de constater à quel point une joueuse peut arriver à incarner deux personnages complètement différentes. Là ou Queenie se démarquait par sa fougue, sa provocation, Sélène nous ravit d'âpres moments de tristesse. Une plume beaucoup plus tourmentée, avec des images douloureuses et des ambiances empreintes de ténèbres.

"Des cendres retrouvant ainsi leur liberté. Résidu d'un être, seule preuve de son existence alors que pour chacun il sera à jamais disparu, la vérité dans une urne. Un secret qu'il faut enfouir avant que le feu sacré ne s’aperçoive que l'âtre de la cheminée a été vidé. La poussière vole et virevolte, difficile d'en récupérer toutes les particules mais l'endroit doit rester propre, impeccable et brillant. Qu'on puisse s'asseoir et manger sur le sol en robe blanche sans se retrouver couverte de suie noire. Une larme vient lier les cendres amassées, un revers de main pour les essuyer car il n'est pas le temps des jérémiades. Un soupire. Une mèche châtain clair remontant avant de retomber initialement, le visage couvert de saleté noire, des restes de combustions... De la chair, des os, un être... Je ravale mon dégoût."

Re: Citations en or

#15
DANHAËL LUSTER : A chacun son maître La fiche était prometteuse, le lancement en jeu de Danhaël vient confirmer et sublimer ces premières impressions. J'aime beaucoup le choix de narration, cette façon absolument déroutante, schizophrénique de mêler les voix de l'automate et de l'humanité en un même discours. En tant que lectrice, on ne sait plus à quel saint se vouer. On nage en pleine folie et c'est génial, encore jamais vu sur le fofo.

"Ce n’est pourtant qu’un visage fugace qui la provoque, entrainant des réactions en chaîne. Danhaël se stoppe net. La fille qui vient de disparaitre au coin de rue éveille en lui des images qui ne se répercutent dans aucun de ses souvenirs. Des rires d’enfant, des confidences chuchotés à l’oreilles, la sensation de transgresser un interdit, la peur et l’ excitation d’être découvert… Danhaël n’y comprend rien. La machine s’emballe, peinant à trouver une logique. Imparfait, le programme ne peut gérer l’afflux de sentiments qui emballe le cœur. Une brèche, une occasion, l’âme se faufile de la faille et agite l’automate. Cours, rattrape-là, parle lui. Tu n’es pas fou. Tu n’es pas malade. Toutes les armes sont bonnes à utiliser. Et l’espoir reste un catalyseur parfait."

Re: Citations en or

#16
Hecate : Les Secrets d'Hecate Pour Hecate, la plume est violente, sauvage, irascible. Elle est fascinante. Je suis fascinée par ce personnage. Il m'étonne par son côté animal, par la métaphore qu'il fait à l'océan et ses décisions brutales. Il y a tant de brutalités, tant dans le caractère que par les gestes. J'ai du mal à percevoir ses actions futures, elle est mystérieuse, presque opaque tant elle m'est étrangère. C'est étonnant dans un RP, c'est surprenant. Une impression de perte dans les langues sous marines, dans les profondeurs océanes, perdue, entre mille eaux et incapable de se débattre. Tu incarnes ce personnage à la perfection.

"Elle embrasse comme si elle désirait prendre possession de son âme, la touche comme un amant agressif, férocement animal, prendrait possession de sa maîtresse. Elle ne respecte rien, ne pense pas à ce que désire Leah. Elle la veut, elle la prend, et c’est tout ce qui lui importe."

Re: Citations en or

#17
Iris : Dissonances Maintenant je comprends pourquoi Kaprice préfère rester à Onyx, Iris écrit trop bien ! Très belle plume, très beau moment de rp, à chaque mot il semble que l'on ressent les émotions, vraiment magnifique :nyu:

"Les Ashfield lui rappellent une mélodie qu'elle a entendu, enfant, une lettre qui revient et revient sans cesse sur le même chant, la même tristesse. Elle connaît son nom, ce nom. Elle ne veut plus le prononcer. Et le sien, Ezekiel Ashfield, lui rappelle ce qu'elle a volé à Kaprice. Son don, sa magie, sa famille. Et le cadeau qu'elle lui a fait, chaque jour, en l'écartant davantage. Alors lentement, elle referme le bois de rose et termine là sa chevauchée chaotique des notes. Le piano émet un bruit grave, il se refuse au silence. Le son rebondit aux murs, parcourt les pierres, glisse dans la nuit sans vouloir s'éteindre. Mais elle attend qu'il se soit endormi de nouveau, avec la patience des sages ou des prédateurs en chasse. Elle attends que la musique se lasse, silencieuse dans sa posture immobile, glacée. Sa peau blanche, blafarde, luisant sous la lumière du lustre."

Re: Citations en or

#18
Merci Ezekiel <3
J'ai toujours aimé te lire, dans tes différents rps, et c'est un plaisir d'en partager enfin un avec toi <3
Je pourrais citer ton post, tant il m'a plu, mais ce serait un peu redondant. En ce moment il y a plein de très beaux écrits, celui ci, par exemple, m'a plu.

Caralyre Sambre : Confidences à l'aube J'aime beaucoup ce personnage, Caralyre.Il est très beau, ce qui se dégage de lui est très fragile, très intense. Dans ce rp, à peine débuté, il donne voix à ses troubles. Je le trouve très touchant. D'habitude, je n'aime pas quand il y a beaucoup de voix, de paroles, mais cette fois ci ça coule sur le sens. C'est un monologue qui n'a rien à envier du drame et de la tragédie. Ce passage, notamment, est mon préféré. C'est comme s'il ouvrait son âme toute entière.

"-Il y a quelque chose d'attirant dans les ténèbres, tu sais. Toi qui voit dans le noir avec tes yeux de félin, tu dois être moins aveugle que moi. Mais ne rien voir, simplement sentir, c'est ce que j'aime. Laisser les ombres me guider, laisser leur familiarité m'envelopper. Et ça m'effraie un peu. Si je suis si à l'aise dans les ténèbres, est-ce parce que je leur appartiens? Je ne veux pas, mais elles m'appellent et je réponds. Y a-t-il seulement de la lumière en moi? Pour qu'il y ait un choix, il doit y en avoir au moins une trace, n'est-ce pas? Peut-être que mon destin est inévitable, peut-être que je ne fais que repousser le moment où je me perdrai définitivement. Mon oncle croit qu'il est possible de changer, mais il ne comprend pas... Ambre... Ambre, c’est chez moi. "