Cassandre [Refonte]

#1
Cassandre

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Doux-amer.
Fiche d'identité
NOM COMPLET DU PERSONNAGE : Cassandre

AGE : Trop cuisant de se l'avouer.

ASCENDANCE, FACTION et RÔLE :
« Je vous offre un verre ? »

L’importun sentait la pisse et le charbon, les semelles encore boueuses de déchets miniers et des reflux des caniveaux embourbés. Un autre ouvrier venu lapider ses miettes contre une flasque pleine, endormant les courbatures de son âme et de son corps. Une autre carcasse à broyer entre les monstruosités diamants dont les cheminées agonisaient jusqu’à en cacher le ciel. Le jour ne se levait jamais chez les Joyce.

« Non. »

Sans un regard pour cet homme brisé, miroir de tant de ses compatriotes, la Recluse noya son mégot fumant dans le verre présenté. Il n’y avait rien ici pour elle. Rien que du whisky bon marché et les toux grasses des journaliers recrachés par les industries.

« T’as eu de la chance qu’il ne te brise pas le verre sur la tête. Tu pues le Ruby à dix kilomètres. Aussi bien te rouler dans l'or. Après un an de cavale, j’aurais cru que tu t’y faisais… »

Un « majesté » acide se mourut avant que la condamnation n’éclose sur les lèvres de l’apparition. Cassandre jeta une pièce clinquante sur le comptoir poussiéreux contre une nouvelle bouteille. T., son précieux contact, essuya du pan de son manteau sa coupe couverte de cendres. Foutu quartier. Foutues machines.

« Faut croire que ce qui naît dans la boue retourne dans la boue, ponctua-elle d’une gorgée âcre nuancée par les réminiscences d'un doucereux champagne. »

Eveil et Magie

« Il y a une question qui me trotte dans la tête, Cass. Je peux t’appeler Cass, hein ? On est partenaire, après tout. Tu me paies, je t’aide. Il n’y a rien de mieux pour une saine relation. Bref, ton truc, tes visions, comment tu as reçu l’Éveil ? Un futur contre une bonne baise ? C’est pas comme si à dix ans, tu ouvrais déjà les cuisses, non ? »

Son truc. Un véritable tour de passe-passe. De quoi amuser petits et plus grands. La brûlure de la drachme dans la peau tendre et creuse de son dos juvénile, entre les côtes apparentes, le métal incandescent fusionnant à son épiderme, tandis que résonnaient ses pleurs stridents et les hurlements de sa mère lui sommant le silence. Une serrure pour enchainer la malédiction. Une rivière de douleur pour éteindre le feu de la faim. Un catalyseur pour faire taire l’aînée de l’aînée. La Nouvelle Maudite. Et bien plus tard, lorsque le cadavre de Pandore serait déjà froid, les hommes viendraient fouiller la chair de sa fille pour en déverrouiller la vérité. Et si Cassandre avait cru en ses vielles légendes, elle aurait juré que la poigne d’Apollon se refermait sur sa gorge.

« À chacun ses jeux de gamins, résuma-t-elle. »

Elle se roula une nouvelle cigarette.

Description
« Tu ne peux plus demeurer dans l’ombre. Tes ressources, bien qu’abondantes, et mon ingéniosité à te faire disparaître, bien qu’incroyable, s’étiolent. Légalement, tu appartiens toujours à la maison close. Et, avoue-le, le trône te manque, la nargua-t-il. »

Son reflet miroita dans l’alcool ambré. En effet, elle avait failli à sa plus grande mission : tuer Cassandre. Derrière ses traits tirés et ses boucles occises sauvagement par la lame de son poignard, le mensonge ne subsistait que le temps d’un battement de cils. Il n’y avait rien d’anonyme à sa présence dans ce bar, une douce bouche trop pourpre et une peau trop lisse pour se fondre parmi ces êtres flétris qui furent des hommes. Imposture, scandait sa fière contenance et la fraîcheur de son visage trop soigné pour une simple pute cherchant sa pitance au gré des trottoirs.

« Mon trône. »

Et le pouvoir dont elle avait appris à apprécier l’amertume. Brut. Erratique. La satisfaction que son seul prénom puisse être murmuré, crié ou haleté sur tant de lèvres. Lui, l’esseulé, qui fut synonyme de malédiction et de cruauté paternelle, se suffisait maintenant à lui-même. Un désir brûlant de reconnaissance dévoué à la maîtrise d’un empire licencieux. Bâtarde. Bâtarde magnifiée.

« Ma couronne. »

Teinte du sang d’Urielle et de la machination des Boyle. Une incarnation politique témoignant de ses fils invisibles. Outil. Marionnette. Malléable. Aucun regret d’avoir autrefois aveuglément suivi Anafiel contre l’inimaginable. Quêter des promesses en échange de son corps ou des indulgences de l’Avalon. Utiliser et être utilisée, les charnières d’une ascension dont les marches étaient jonchées de cadavres. Si le dégoût de tuer subsistait, s’arrimait à son crâne, il se corrompait devant l’inexorable poids de l’habitude. Ils avaient consacré un rejeton de l’Arène. Ils avaient coiffé une guerrière aux cuisses de velours. Ils avaient couronné une meurtrière.

« Ma maison. »

Et les corps alanguis. De l’or contre la jouissance. Des bijoux contre la tiédeur d’une union. Entre les draps de soie, elle avait reçu autant qu’elle avait donné. S’éprendre de la beauté dans la vérité qu’au matin tout serait identique : des parfums capiteux jusqu’aux moulures dorées des grandes portes. Dans son sein, elle portait tout simplement l’amour de l’acte. Plus qu’une catin, elle était l’Amante vêtue de son voile rouge et de sa nudité imparfaite ; porteuse des cicatrices d’un temps tout autant physique, mais dépourvu du baiser de la chair.

« Tout me sera rendu. Tout sauf Alois. »

Tirée une nouvelle bouffée pour faire grésiller le filtre. T. lui tendit un cendrier, lorgnant presque imperceptiblement sur le pistolet dont la crosse d’argent dépassait de la ceinture austère de l’Oracle endeuillée. La Putain bienveillante s’était endormie. De cette fraction de froideur mordante, l’homme sut. La chance n’avait été qu’une variable désuète sur le sol de l’arène et les victoires ne se devaient pas au destin. Il ravala sa bile.

La Ville et ses Seuils

« Qu’est-ce qui t’anime, chérie ? Qu’est-ce qui te retiens de devenir une Autre ? Après un an, t’as glandé dans pratiquement tous les quartiers. Tire au sort ! Fais-toi peintre ou diseuse de bonne aventure. Réinventes-toi tueuse à gages ou va paumer ton fric dans une shop d’opium. Je ne sais pas moi ! Ce n’est pas comme s’il te restait beaucoup d’alliés en vie et que tu tenais tant que ça aux bites de vieillards pleins aux as. »

C’est vrai, qu’est-ce qu’il la retenait ? Qu’est-ce qui lui restait ? La Ville l’avait vu naître. La Ville l’avait bercée. La Ville pourrait l’engloutir dans l’océan de ses âmes, l’abriter de ses incohérences architecturales et étrangler de ses tentacules grotesques la Mémoire de celle qui fut Reine. Elle vivrait d’oisiveté, raclant ses richesses éparpillées aux quatre coins de la Cité. Un autre nom, une autre vie, jusqu’à modeler cette Femme qu’elle aurait pu être.

« Ne me dis pas que c’est la vengeance. »

L’ivresse caressait sa gorge nouée, noyait l’âpre saveur de son échec. Rien ne roulait mieux sur le sol que la tête d’une reine fraichement tranchée. Cassandre adressa un signe discret au barman. Une autre bouteille pour cette nuit qui s’achevait. Il lui tendit comme autrefois elle avait tendu la sienne à Alois. Désinvolture. Désintérêt. Abreuve-toi et tais-toi, avait semblé dire ses épaules raides d’agacement. Un vin délicat, rouge tel le joyau emblématique de la maison, provenant de sa collection personnelle, et déposé à son attention, à la portée du frôlement de ses doigts. Il lui était destiné. Elle n’y avait jamais porté attention, occupée à comprendre pourquoi certaines de ses filles – ses favorites - ne survivaient plus à la tombée du jour. L’enfant – ou était-il déjà l’illusion d’un homme en devenir – épiait ses moindres faits et gestes, tel le félin devant sa proie, prostré sur le dossier de son siège carmin. Qu’avait-elle pensé à cet instant ? Qu’il valait mieux qu’il lape son présent ? Qu’il la délivre de l’accusation silencieuse de ses pupilles ovales ? Qu’il s’endorme ivre à ses pieds pour mieux laisser sa migraine en paix ? Peu importait à présent. Le vin avait été souillé. Une inodore condamnation qui aurait dû porter son nom. À l’aube, les ronronnements s’étaient tus. Même ses propres cris d'agonie lui avaient paru silencieux.

Peu de temps après, juste assez pour aiguiser sa patience, les fouteurs de troubles étaient venus, carburant aux revendications macérées dans la bière noire. Armés de leurs trèfles à quatre feuilles et assez d’explosifs pour pourrir les ébats des riches concupiscents réunis sous un même toit, ils avait proclamé leurs droits. Une opportunité rêvée et un chemin de cadavres pour lui montrer la voie : dans le chaos des fondations s’effondrant, sous les ruines de la Maison Close, Cassandre avait disparu.

« Non. Je ne sais tout simplement pas quoi faire d’autre. »

Perdue dans la Ville. Anonyme.
Putain d'allégresse.
D'avoir déjà troqué son chagrin contre une paire d'escarpins.

Famille et Histoire

« Tic-tac. L’horloge tourne et notre petite affaire s’achève, ma chère. Bruit sec d’ongles cliquetant contre le verre. Au nom de cette fructueuse collaboration, permets-moi encore une indiscrétion. Ne me regarde pas comme ça ! Je suis un informateur prudent. Je recueille et je collecte, mais une fois la requête délivrée, ma tête perd un peu de sa valeur. L’envie me manque de finir ma course dans l’assiette d’un Saphir aux lubies nécrophages. Alors, dis-moi…»

T. s’inclina vers elle, leurs bouches à un soupir de s’effleurer, mais à une éternité de s’éprendre. Juste assez pour que son souffle perce les lippes sévères de l’Oracle, dévorante toxine suintant d’entre sa langue et ses mots, se déversant dans cette gorge de cygne. Le Chuchoteur. De son pouce à l’empreinte brûlée, il dégagea une mèche rebelle des yeux brumeux de Cassandre. Elle s’était figée, la gueule d’acier de son arme pointée contre le torse de l’homme. Une expiration en retard. Le venin décadent avait achevé son œuvre.

« Alors, dis-moi… Quel fragment de toi vaut ma vie sur la balance, chère Cassandre ? Qu’est-ce qui fera flancher la Grande Oracle ? Je veux te voir brûler d’envie de m’arracher la langue et de me coudre les lèvres. Ce n’est pas de la perversion, je meurs seulement d’ennuie. »

D’un mouvement sec, il étala ses trouvailles raclées jusque dans les tréfonds de squelettes d’édifices condamnées, arrachées à leurs anciens propriétaires ou soudoyées à des fantômes du passé. Ses doigts caressèrent les photos jaunies, les paupières presque closes, forgeant mentalement le procès dont il se savait déjà le juge et le bourreau. Son index s’arrêta sur sa première victime, la dévoilant au regard maléficié de sa précieuse distraction.

« J’ai dû grassement payer un de mes contacts pour celle-ci, j’espère que tu apprécies cette offrande. Pour ma part, j’ai toujours eu un petit faible pour les rousses. À ce qu’il paraît, c’était une pute, donc le cas a été rapidement classé. Quelle tristesse. »

Arraché à un dossier ayant fini sa course dans les oubliettes, le cliché dévoilait la dépouille dénaturée par le temps et la vermine d’une femme dont les restes avait sûrement été découverts par les exhalations de la décomposition. Son visage avait été charcuté par une balle vraisemblablement tirée à bout portant, les membres figés dans une position grotesque, poupée désarticulée tendant les bras vers ce que Cassandre savait être l’unique entrée de sa dernière demeure. Même l’œuvre des rats n’arrivait à lui dissimuler complètement l’identité de sa mère, Pandore, celle dont l’esprit avait macéré dans la folie jusqu’au dernier souffle. Afin de se soustraire à la malédiction du troisième œil, elle s’était faite junkie. Afin de payer sa panacée, elle s’était faite pute. Cela n’avait pas suffi, trop camée pour baiser, trop usée pour être désirée. De mauvais choix s’étaient succédé, de l’argent avait été emprunté et l’Homme était arrivé. Il avait tordu, dompté et pris ce corps inutile, un avertissement qui ne se ferait pas répéter : il fallait payer. Pandore avait appâté un trop gros poisson.

Un avertissement dont les fruits n’avaient pas été calculés : Pandore offrit au Don une nouvelle incarnation. La lignée avait sa nouvelle héritière. Cassandre, celle dont l’Avalon résidait entre ses cuisses. Sous l’ombre tenace des créanciers, l’enfance s’était noyée dans la fuite et dans la peur viscérale d’un monstre façonné par les mensonges maternels aux relents toxiques. Tandis que la fille murissait, la mère s’éteignait, condamnée par les années d’abus. À la réalité, Pandore ne s’y accrochait plus que d’un fil, bercée par les croassements des corbeaux perchés à sa fenêtre. Même le bruit des bottes dans l’escalier ne lui procura qu’un soupir de soulagement, la course prenait fin. Et lorsque l’Homme fracassa la porte, rugissant et réclamant près de dix-huit ans d’intérêts sur son avoir dissipé, elle ne put que tendre les bras vers Cassandre qui se tenait entre eux, la prise sûre sur son poignard dressé. Cassandre dont les yeux jaugèrent ce monstre aux traits identiques aux siens, Cassandre qui comprit avant même que la cervelle de Pandore ne vint éclabousser les murs et qu’une large main ne se referme sur sa gorge jusqu’à ce que la noirceur ait triomphé.

« Celle-ci, je la garde pour ma collection personnelle, nargua T., lui tendant une autre de ses pièces à conviction. »

Les traits émaciés et les muscles tendues sous l’effort de contrer la lame à quelques centimètres de sa gorge, cette Cassandre du passé n’était plus qu’une illusion figée sur un bout de papier. L’Homme se gorgeait de bonheur sous les paris, les jeux et la violence brute. Afin de satisfaire ses envies, il avait érigé une Arène mobile dont les spectateurs assidus et les parieurs en manque pouvait retrouver grâce aux traînées de sang laissées derrière elle. L’Oracle y avait fait ses armes jusqu’à ce que ses sens s’engourdissent devant le remord. L’Homme n’avait pas besoin d’une fille, il avait besoin d’une guerrière épongeant les dettes d’une mère six pieds sous terre. Entre deux mises à mort, elle avait joué la chienne bien dressée d’une des maîtresses de l’Homme. De la même bouche arrachant les jugulaires à sa portée, elle avait baisé les cuisses écartées de cette dame à l’ambition agitée. L’Augure avait laissé son amante brider le don, le chevaucher afin de connaître un avenir où elle serait plus qu’un sexe numéroté. Et lorsque la tête de l’Homme avait roulé sur le sol même de l’Arène où il avait construit sa fortune, sa maîtresse était devenue Dame Elise et Cassandre n’était plus qu’un jouet superflu. Elle n’était plus d’aucune utilité pour la femme tirant sur ses chaînes.

Donc, elle avait été vendue. Son don avait été compté en pièces. Entre ses murs, la Maison close Rubis avait laissé entrer un pion qui se ferait Reine à son tour.

« Notre affaire se termine donc. Voici la liste contenant les noms de ceux ayant conspiré contre toi, causant indirectement la mort de ton…esclave. C’est près d’une année de dur labeur, utilise-la efficacement. Pour ce qui est du dernier paie- »

Clic.
Cassandre retira son index de la gâchette avant de tendre son arme au barman qui, sans un mot, la dissimula derrière le comptoir. Dégoûtée que le sang ait éclaboussé son manteau à l'aube de sa hanche, elle le laissa choir sur la chaise. Récupérant sa précieuse liste, elle la remplaça par une enveloppe dans laquelle elle avait entassé les derniers billets demandés. Tombé sur le sol, T. ne semblait plus lui prêter la moindre attention, trop occupé à tenter de ralentir le ruissellement carmin provenant du haut de sa ceinture.

« Plutôt limitée comme garantie. Je m’attendais à mieux de la part du Chuchoteur. Sache que la réminiscence de souvenirs miteux et le mièvre sentimentalisme n'ont aucune valeur à mes yeux. Dévoile tout, roule mon nom dans la boue, on ne m’a pas couronnée pour ma pureté. »

Elle le saisit par le col de sa chemise, front contre front ; fiévreux sous la douleur, T. soutenait à peine son regard, ses lèvres esquissant un « salope » dolent.

« C’est parce que je suis assez folle pour me prêter à leurs jeux de pouvoir. »
RP introductif
Derrière le masque (facultatif)
PSEUDO, PRENOM, SURNOM ? : Cassandre.

COMMENT AVEZ VOUS CONNU C.K ? : Un partenariat, de nombreuses années auparavant.

DES REMARQUES, DES QUESTIONS ? : Je crois que cette fiche méritait une petite refonte. Je supprimerai l’ancienne lorsque celle-ci sera finie et approuvée par le fouet sacré de notre cher staff.
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Re: Cassandre [Refonte]

#2
Je supprimerai l’ancienne lorsque celle-ci sera finie
Naaaaan ! Faut garder ! C'est précieux comme relique !

Puis Cassou. Cassou, Cassou. Cassou. C'est toujours un régal de te lire. Une véritable petite explosion d'inspiration que notre Oracle partie pour mieux revenir. :nyu:

Si jamais il y a un souci et tout ça, tu sais comment on fonctionne ! Même si, comme je suis une petite maligne qui a son œil partout, je sais qu'Arès t'a déjà rencardé. :pur:

En tout cas, tout, tout, tout plein d'inspi pour la refonte ! J'ai hâte de voir comment notre Majesté va remonter (et si c'est le cas !), sur son trône. :heart:

Re: Cassandre [Refonte]

#3
Re-bienvenue Cass' :nyu: Comme ne j'ai pas arrêté de le dire et répéter hier, ça fait plaisir de te revoir ! Puis contente que tu reprenne Cassandre en main, y'aura de quoi faire bouger, sortir le Rubis de son état amorphe. Le début est génial, ta plume est vraiment toujours aussi superbe :nyu: Hâte de voir ce qu'il s'est passé pour Cassandre durant tout ce temps. J'te souhaite un bon courage pour la suite. :gni:

Re: Cassandre [Refonte]

#4
Je me suis faite gronder par Vhaal parce que hier j'avais pas posté sur ta fiche. Mais j'étais hyper méga fatiguée :uhu: Puis je voulais la suite !

C'est magique de relire Cassandre. De la voir revivre. Ca fait chaud au coeur puis ça rend un peu nostalgique aussi. Un saut en arrière. Des souvenirs et tout et tout.

Et ta façon de la poser. Ca n'a pas changé. Elle fait partie de ces personnages qui ont une aura. Une empreinte. Qui restent, n'ont besoin que de quelques mots pour s'incarner, exister.

Sa beauté. Sa classe Boyle. Son charisme. Ce n'est jamais dit. C'est juste...là. Ca s'impose, se ressent tout simplement. Puis la plume qui a quelque chose de lyrique et de noir. De baroque mais de réel, d'ancré dans la boue de la Ville.

Huhu, ça m'avait manquée je crois bien :pinkheart:

Je sais pas encore trop comment on va se débrouiller avec Vhaalouchka pour la petite (re)mise en bouche ! Mais bienvenue à la Maison :ayy:
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Re: Cassandre [Refonte]

#6
J’annonce que la marque géographique est corrigée et la fiche officiellement terminée. En espérant ne pas avoir fait d'autres faux pas et avoir bravé d'autres règlements. Ce n'est pas ma faute, je suis mauvaise de nature. 8-)

Je peux enfin prendre le temps de vous remercier correctement pour vos gentilles attentions. :pinkheart:

Merci à vous trois pour vos récapitulatifs, vos conseils et vos encouragements. Réécrire avec Cass, c'est comme rentrer à la maison. C'est chaleureux, on est bien et on regrette d'être partie. :danse: Mais, il n'y a pas que le rp qui m'avait manqué. C'est aussi C.K en lui-même, cette liberté qui lui est associé et les personnes merveilleuses derrière lui.

Bref, je me tarde de croiser la plume à travers les différents quartiers de la Ville. Vindikta, j'espère que tu ne penses pas t'en sauver. Nous nous devons de manigancer ensemble. :na:
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Re: Cassandre [Refonte]

#7
Il est l'ersatz de la désespérance, avec ses épaules lasses engoncées sous son imperméable, dont le col relevé lui dévore les joues. Les mains dans les poches, il erre ; perd son regard égaré sur la Ville.

Sur Cassandre.

Il a entendu un chuchotis. Un chuchotis venu de loin, qu'il a attendu longtemps. Si longtemps. Accompagné d'une photo qu'il s'est empressé de brûler, à peine l'a-t-il eu entre ses mains. Celle d'une Cassandre loin, bien loin, du Rubis, à la chevelure bien loin de ses souvenirs. Qu'une année pouvait sembler être une éternité !

C'est un habitué qui toujours a aimé se perdre entre les cuisses de Cassandre. Qui, depuis sa disparition, n'a jamais osé remettre les pieds dans la Maison Close. Il est ainsi. C'est ainsi. D'avoir une telle préférence – une inclination dans son cas – pour trouver le reste bien fade en comparaison. Sans saveur, avec ce goût d'inachevé qui ronge l'estomac.

– Il n'y a eu personne d'autre. Sur le Trône. Il n'y a eu personne d'autre. Personne. Personne pour te succéder. Un rôle laissé vacant que nul n'a osé prendre.

Revendiquer. Voler. Nullement objectif, tant il peine à imaginer la maison close autrement qu'avec Cassandre à sa tête. Qu'elle en Maîtresse des putains au luxe inégalable, à l'oisiveté sans pareille.

– Il est grand temps de rentrer, Cassandre. De retrouver ton Royaume. Tu as assez attendu. Nous t'avons assez attendu.

Désooooolée pour le retard !! :sad:

Je... voilà. Tu sais comment ça fonctionne. Puis si c'est nul, si ça te plaît pas, tu n'hésites pas à me dire hein ! Surtout pas !
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