Re: Citations en or

#62
ASRIEL NIMERYS : Le dîner Un très beau RP, qui nous présente les coulisses du pouvoir Opale. Fascinant, brillant, parce que Serena et Asriel, loin de se cantonner à la classique image lisse et sans tâche des Nimerys, brossent un tableau très sombre de la famille. Sacrifices, douleur, tentations et vertiges des abysses. Je suis curieuse de voir comment le lien pourra évoluer par la suite.

"Toi et moi. Pourtant tu serais dégoutée de ma véritable nature. Je suis pis que tout ce vous pensez deviner Vulcain et toi. Je suis l’ombre derrière la lumière, la nébuleuse qui suit l’étoile, le fils de la Nuit et de l’Érèbe. "

Re: Citations en or

#64
ANDREAS VOLANTIS : Le bal d'épines J'adore lire Andreas, parce qu'il a réussi à faire de son personnage un rêveur dynamique ; casser l'image mélancolique, figée, éternelle des albinos Volantis ; et rendre les brumes chatoyantes, énergiques, parfois espiègle, parfois crues...Mais on ne s'ennuie jamais. Et le personnage loin d'être évanescent, inaccessible, en devient tout attachant :nyu:

"Et alors, Vulcain Nymeris se vautrera dans la luxure d’une orgie estudiantine, délaissant les sages conseils pour quelques râles de plaisir. Quant à Kinna Boyle, elle s’agenouillera dans la boue pour jouer avec les loups et les cajoler de quelques paroles encourageantes plutôt que son habituel venin. Et enfin, les Sambre délaisseront l’obscurité pour chanter à tue-tête un duo entrainant alors que les héritiers Ashfield pourront enfin délier leurs pieds sur la piste de danse dans une gigue endiablée. Tel se devait être une fête digne de ce nom ! Et pour ce faire, le tout baignera dans les brumes qui, langoureusement, chatouillera les fêtards attisant la lubricité tapie sous la morosité."

Re: Citations en or

#66
Caralyre Sambre : Drugs and Disclosure Caralyre Sambre a une façon bien particulière de se représenter l'univers décadent et démoniaque de la lignée Reine de la Faction Ambre. Torturé, un brin désabusé, maniant une sorte d'humour noir aux vérités dérangeantes et aux sombres murmures, l'encre est fluide sous la plume aiguisée. Maniée avec dextérité pour un effet immersif immédiat !

" Question inoffensive offerte avec un demi-sourire, une brève étincelle amusée dans le regard. Je la lui pose toujours, c’est devenu une habitude. Un autre petit jeu. Je suis toujours plus agréable sous l’emprise de drogues puisque ça m’enlève le fardeau immense de mon identité. Je ne me pose plus de questions, je ne fais que ressentir. Alors, je danse, libéré de mes chaînes. Plus on est de fous, plus on rit."

Re: Citations en or

#68
Je viens plussoyer toutes les citations postées ici !

De plus, je voulais donner des félicitations collectives pour tout ce que j'ai déjà lu depuis mon retour parce que... tout est génial !!!

C'est un plaisir de retrouver vos plumes :hug:

*va faire une overdose de lecture géniale :help: *
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Re: Citations en or

#69
Lili : La plus belle partie de moi... Lili possède une plume émouvante, belle et délicate, capable de véhiculer des émotions subtiles et troublantes avec facilité et manière assez déconcertante. Pas de vocabulaire hors norme ou de rythme effréné, mais une façon de raconter et de nous immerger poétique et efficace, comme une tendre embrassade à laquelle il est difficile de s'extraire à la fin de la lecture. Je crois que son échange avec Silène est très attendu et pour cause, voyez donc l'introduction de leur sujet commun :

" Je me redresse un peu et dépose un baiser au coin de ses lèvres douces qui m’appellent mais je résiste vaillamment et préfère descendre parsemer son cou de tendres baisers. J’en profite pour admirer ses épaules solides et m’enivrer de son odeur qui me manque cruellement dès que nous sommes contraints de nous séparer, ce qui arrive bien trop souvent à mon goût. Puis je laisse glisser la pointe de mon archet contre son torse lui appuyant pour l’empêcher de se décoller du mur

« Ou as-tu donc égaré toutes tes admiratrices en émoi ? » Je le regarde mais je me fiche de la réponse, je me contente de le provoquer. Je suis bien contente de ne l’avoir que pour moi. Doucement, je glisse mes doigts le long de l’archet jusqu’à ce qu’ils agrippent le tissu qui l’habille. Et de mon autre main je reprends mon bien le déposant habilement près de mon étui pour finalement glisser mon autre main le long de sa hanche. Je relâche l’étoffe de son vêtement pour remonter ma main jusqu’à sa joue, y semant une douce caresse avant de finalement demander : « Comment vas-tu ? »"

Re: Citations en or

#70
Oooow merci Maraltès ! Et merci aussi pour la citation de Sophia à la messe noire :nyu:
Pas trop de compliments je vais être toute rouge après :oops:

Et puis c'est aussi parce que mes personnages créés pour le super contexte de CK trouvent de superbes partenaires de jeu sur le forum donc merci aussi à vous :you:
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« Lili, put all your fears back in the shade, don't become a ghost
without no colour, cause you're the best paint life ever made »

Re: Citations en or

#71
SILENE SAMBRE : La plus belle partie de moi Une entrée en jeu très remarquée de Silène. Une plume suave et romantique. Sentimentale et trouble à la fois. J'aime la violence sous jacente qui se dégage de ses mots. Cette lutte permanente contre son sadisme à fleur de peau.

"Il est rare qu’il commette une fausse note pareil mais parfois tout lui parait si naturel qu’il en oubli tout ce qu’il y a autour. Et c’est comme-ci le sadisme parlait à sa place. Il est habitué à faire souffrir, il en a besoin pour vivre. Mais Lili…Lili c’est différent. Il l’aime Silène et il est capable de détruire un monde, simplement pour la faire sourire."

Re: Citations en or

#72
Wayne Carmichael : Cette beauté que la laideur nous cache : Je crois que j'ai déjà cité Wayne dans le livre d'or de Clan Kravt mais j'avoue qu'il est difficile de ne pas le faire. J'aime bien l'humanité de son personnage, il n'est pas si parfait comme tant d'autres et sa fragilité est mise en valeur de manière touchante dans ses mots sans détours. Une façon d'écriture fluide comme une pensée finalement, naturelle et convaincante parce qu'on s'est tous déjà senti petit(e) devant quelqu'un d'autre. Avec Lamiane, qui est si altière et intimidante, ce duo joue sur de savoureux contrastes et subtilités de comportement. J'adore ce topic et je vous invite à le lire si vous avez du temps car c'est vraiment un plaisir de découvrir ce ping pong de réponses formidables :heart: :

" Une triste racine épineuse d'un mètre quatre-vingt dix. Pilier des fleurs s'épanouissant au soleil, base des arbres centenaires, vivant sous la terre, à l'abri de la lumière de l'astre du jour. Cette racine suivait sa nouvelle ''compagne de route'' en direction de leur destination commune. Étant la seconde moitié d'un binôme aussi mal assorti que paradoxal, Wayne aurait tout fait son possible pour aller se cacher sous la terre londonienne, là où tous ses ''enfants'' se trouvaient. Autant elle avait de l'assurance, autant lui se sentait mal à l'aise. Autant elle marchait avec détermination et autorité, autant lui suivait timidement d'un pas déprimant. Autant elle menait les hommes, autant lui ne s'approchait pas des hommes. Deux êtres différents, voir presque complémentaires. "

Re: Citations en or

#75
NALIA SAMBRE : Juicy & Delicious Je suis comblée de parcourir les RPs de Nalia. Sa plume est si assumée, tellement scandaleuse. C'est un délice. Parce que jouer à fond la carte de la perdition, de l’obscène, sans limite, sans tabou n'est jamais facile. Et son incarnation de la Succube est si jouissive !

"Les jumelles Sambre étaient l’incarnation de la perversité, se jouant des règles, prenant absolument tout ce qu’elles veulent. Rien de pouvait les arrêter, l’obscénité était leurs armes favorites. Elles inspiraient la peur chez certains, l’admiration pour d’autres, ou encore l’envie et le désir. Partout où elles passaient il restait des traces de leurs vies de débauche. Des corps épuisés par leur sauvagerie, presque sans vie ; laissant l’endroit en pagaille, sans dessus-dessous de façon à ce qu’on sache qu’elles se trouvaient ici."

Re: Citations en or

#77
Lamiane Black : Cette beauté que la laideur nous cache La plume de Lamiane est majestueuse, profonde et puissante. Ce personnage est des plus imprévisibles, mystérieux et fascinant, sombre et flamboyant dans les ombres, elle me captive de sa noire beauté, de sa droiture dangereuse et son charme aussi envoûtant qu'empoisonné. Le style est frappant, j'adore les métaphores géniales de la chevelure se mêlant à l'orage, j'aime énormément la force brute de la phrase d'ouverture, implacable, impeccable, magnifique :nyu: ! Ce post est vraiment merveilleux, il m'a surpris et émerveillé :heart: , encore félicitations superbe muse de Miamiane :love: .


" Qu'elle était belle l'héritière, lorsque la colère embrassait son cœur. Le vent avait enfin rabattu en arrière sa capuche, et sa chevelure surprise par les rafales avait explosé autour de son visage en halo ténébreux. Des mèches noires, électriques, qui d'ordinaire lui tombaient jusqu'aux fesses, mais qui ce soir affolées par la tempête, traçaient de terrifiants éclairs nocturnes, dont les pointes se confondaient en un sillage flou avec l'agonie du ciel. Une sombre ardeur palpitait dans son ventre. C'était un plaisir trouble, malsain. Celui de se sentir toute puissante. Crainte. Et d'avoir à sa merci, un corps qui saignait et une âme qui bientôt se déchirerait. Entre les coups, grisée par les éclats du fouet, et le tonnerre du vent, elle ignorait ce qui importait le plus à son excitation. Le tabou d'une cruauté libérée, l'abandon raffiné à une pulsion primale ? Ou la juste satisfaction de rendre la justice et de venger un peu tard cette pauvre mendiante ?

« -Tu tomberas à genoux. Tu te traîneras à mes pieds. Tu me supplieras d'arrêter et d'abréger ta monstrueuse existence. Comme un enfant. »

"

Re: Citations en or

#78
Oh tu es une amour :you: Mais c'est trop gentil et trop indulgente. J'ai eu la chance que Lamiane soit trèèèès inspirée par une certaine Pénombre ; et aussi une chance énorme d'avoir un partenaire aussi merveilleux, talentueux que Wayne, qui supporte avec une telle classe les errements de Miamiane :heart:

Re: Citations en or

#79
Andreas Volantis : Memories & Humanity
Andreas, c'est une écriture éthérée qui laisse la place au doute. Est-ce que ce garçon vit dans la réalité ou le rêve? Ni l'un ni l'autre, mais un juste milieu des deux qu'il rend si bien en retranscrivant un monde où le passé se mêle au présent dans une valse douce, lente, mélancolique. On a envie de lire sa plume avec un solo de piano pas larmoyant, mais aérien. Quelque chose de classique et de neuf à la fois. Peut-être un air de jazz, anachronique, mais qui colle si bien, ou un classique de cette époque victorienne, voire antérieure.
Andreas, avec son ouverture, marque le renouveau des Volantis tout en préservant leur grâce, leur façon d'être et de ne pas être, des spectres hantés par le poids des souvenirs et qui pourtant s'accrochent à la lumière d'un présent qu'ils espèrent meilleurs, sinon égal. Andreas, enfin, c'est encore un garçon qui se cherche et qui se trouve petit à petit au rythme de ses pas qui nous emmènent au coeur du palais Volantis, cette demeure immuable et pourtant multiple. Une visite de charme avec un personnage qui n'a pas finit de m'impressionner.
Ici, petit extrait de ce que fut la jeunesse de Amadàn, Eirween et Andreas. Difficile de choisir, mais ces deux paragraphes sont sublimes, dépeignant parfaitement mon propre point de vue sur l'enfance et sur l'âge adulte, ainsi que sur la fatalité de grandir.
  • D’un regard absent, le jeune Volantis oublie le Présent qui se déroule en un film continu sous ses yeux. Le souvenir du Passé se superpose à ces lieux, réminiscence d’une époque révolue qui ne prend son sens qu’aujourd’hui, une fois engloutie par la présence de l’instant. La majesté des lieux s’effacent de son cœur pour être remplacée par de vagues souvenirs qui ne font de ce palais qu’un lointain décor, une scène où le Premier Acte s’était déroulé. Dans le coin de son regard, il lui semble voir trois têtes d’une blancheur immaculée joué à Chat, à la manière des Volantis, quelques rêves dans la tête et d’autres merveilles dans le cœur. D’une main insouciante, les chérubins forgent les rêves enfermés entre ces murs en quelques forteresses imprenables qui s’effondrent pour devenir des jungles touffues où se camoufler aussitôt rasées en des grottes labyrinthiques s’écroulant sur leurs têtes en quelques pluies étoilées.

    À la pourchasse de cette vision, Andreas augmente la cadence, cherchant sans succès ces deux garçons et cette fillette, tous de la teinte crémeuse du lait de l’enfance. Sans succès, il fini par suivre ces rires qui s’envolent d’étages en étages, portées en échos par les Brumes qui n’ont pas oubliés leurs enfants et les appelle toujours de leurs doux noms. Andreas. Eirween. Amadàn. Les Enfants des Brumes. Les Volantis. À la poursuite de l’insouciance de cette époque, Andreas se laisse traîner vers quelques parties inexplorées de la Tour des Brumes, pour finalement se frapper à la fatalité. La disparition de ces enfants, depuis longtemps étouffés par le poids de l’âge et étranglés par les mains féroces de la vie.

Re: Citations en or

#80
Oh, merci Amadàn. Mais c'est beaucoup trop, tu me fais rougir ! J'apprécie vraiment, d'autant plus que j'adore ta plume également :nyu:

Le mérite ne me revient cependant pas à moi seul, la famille Volantis, les Brumes et l'Avalon sont de svéritables mines d'inspiration, et je ne peux que remercier ce forum pour la chance qu'il me donne de les interpréter^^

EDIT: Oh mon Dieu que je devrais me relire avant de poster la nuit...ce passage est plein de fautes :affraid:
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Re: Citations en or

#83
DHAEL LUDUEN : Le pain et le sel Ecrire avec Dhael c'est tout léger, tout doux. Magique. Les phrases sont fluides. Épurées de toutes prétentions et lourdeurs stylistiques. Pour ne conserver qu'un soupçon de mélancolie et de jolies images. Quand à sa personnage, elle est d'une humanité charmante. Ni forte, ni faible. Elle a froid, mais elle est déterminée. Elle a peur mais est courageuse. Juste, profondément, touchante.

"Elle se faufila par une porte éventrée, laissant, comme un petit animal, une chaine de menues empreintes dans la neige. Le lieu l'attirait malgré elle, et malgré le poids du drame qui transpirait de chacun de ses murs. Elle avait la sensation d'avoir enfin trouvé un abri, un refuge où nul n'aurait l'idée de la déranger. Elle essaya de se frayer un chemin entre les couloirs effondrés et les escaliers sans marches, et finit par arriver dans un lieu qui lui parut convenir pour la nuit. Certes, les courants d'air ne laissaient aucun doute sur l'ouverture béante du toit, mais cela lui permettrait au moins de faire un feu sans risquer de s’enfumer. Malgré le rayon de lune, l'ombre de la nuit ne lui permettait pas de distinguer le cadre, elle se promit d'explorer au jour pour essayer de trouver un recoin moins exposé pour les nuits suivantes."

Re: Citations en or

#85
TALIA SAMBRE : Juicy & Delicious [PV Talia] J'ai longuement hésiter sur quel rp de Kapinette citer ici... d'habitude je ne cite pas du tout, mais là, j'ai été trop captivée, fallait que je site un des deux, et comme l'autre était déjà cité juste au-dessus... :P Quoi qu'il en soit, ce rp est tout simplement génial, enivrant... plein de luxure mais aussi d'une affection tordue, dépravée... c'est tellement Kravtien :nyu: J'ai dévoré le tout et j'ai hâte de lire la suite <3

" Le galbe de sa croupe s'en trouva redessiné. Gagnant en rondeur, en puissance. Et le plastique de sa robe la moulait tellement, qu'on pouvait croire qu'elle était fesses nues. Le latex couinait et soupirait, proche de l'explosion. La rai était visible. Un creux d'ombre que le vêtement épousait. Elle souffla la fumée, au visage de sa sœur tout en la caressant avec une infinie douceur. « -Un jour nous serons mariées ma poupée. Tu seras ma femme, je serais ta femme. Unies pour le meilleur et pour le pire. Juste nous. Avant d'assassiner père, nous le violerons à tour de rôle jusqu'à ce que sa puante semence nous engrosse toutes les deux. Et nous serons mères. Deux adorables petites filles, sorties de nos ventres. Des jumelles comme nous. Que nous allaiterons ensemble. » Et disant cela, elle arracha les oripeaux de latex de la combinaison de Nalia. Libérés de leur gangue spongieuse, les deux seins splendides, pâles et laiteux, semblèrent lui exploser au visage. D'une telle opulence. D'une telle majesté. Des obus, des globes, des melons percés de tétons provoquants. Et si gros, si lourds, que Talia savait avoir besoin de ses deux mains pour en faire le tour et les posséder. Elle les admira. Les imagina gorgés de lait avec la petite bouche amoureuse d'un bébé en train de les presser et de les têter. La vision la fit sourire. Attendrie. « -Je suis sure que nous serons les meilleures mamans du monde. Et que notre famille sera la plus aimante de l'univers. » Mais elle ne les avaient pas touché. Ce n'était pas le moment de se laisser aller à un élan de passion inconsidéré pour son âme sœur. La soirée ne faisait que commencer. Plus tard leur tendresse bestiale aurait le temps de s'épanouir au secret de cette chambre qu'elles partageaient dans la Pyramide."
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Re: Citations en or

#89
Perséphone Wuen : Les lanternes rouges
Ceci n'est pas un rp. Ceci n'est pas une écriture à quatre mains. Ceci est un récit qu'on dirait écrit par une seule personne tant les réponses sont fluides. Ceci est une confrontation entre deux femmes flamboyantes, d'une beauté complémentaire. D'un côté la flamme de Alwine, de l'autre l'éclat lunaire de Perséphone. Bien évidemment, leur rp ne peut être qu'une réussite sans faute dont l'inachèvement me brise un peu le coeur. Mais bon.
Je m'arrête sur Perséphone qui est mon personnage féminin préféré sur ck. Perséphone, c'est pour moi un visage - celui quasi parfait de Gong Li - , une prestance, un maintient, une présence et une aura d'impératrice. Perséphone, c'est plus qu'une simple femme. C'est un mythe, c'est une légende qui renoue avec ses origines dans ce topic. Et son écriture est tout en subtilité, en beauté et en grâce. Il y a les mots qu'elle dit et les phrases qu'elle ne prononce que pour elle-même. Il y a sa pensée et ses actes. Et j'adore voir cette double opinion, cette langue de bois dont elle use et abuse pour prendre l'ascendant sans y paraître. J'aime ce retour aux sources, cette fierté d'appartenir à un pays sans y avoir vécu très longtemps. Je me suis énormément retrouvée dans ce rp, j'avoue donc sans honte que je l'aime subjectivement. Perséphone a parfaitement décrit ce que j'ai ressenti en renouant moi-même avec mon pays d'origine la première fois que j'y ai mis les pieds. Et pour ça, pour ça Perséphone, un grand, un immense merci. Et une très large révérence à cette plume jamais égalée, pour moi. Dommage que ce personnage soit peut-être amené à être supprimé?



« Alors dites moi, qu'est-ce qui vous amène sur la terre de vos ancêtres ? Je gage qu'une personne si importante ne s'est pas envolée pour la Chine juste par simple nostalgie... que cherchez vous, et en quoi puis-je vous aider, miss Wuen ? Je serais ravie de traiter avec vous, surtout au sujet de cette Chine que j'affectionne tout particulièrement... »

« Diablesse ». Pourquoi prenait-elle cela si personnellement, pourquoi sentait-elle monter une certaine forme de colère vengeresse en elle ? Probablement l'insolence masquée de son interlocutrice, qui le regard brillant semblait prendre un plaisir tout particulier à jouer sur les mots pour la brusquer. Un pays qu'elle affectionne, vraiment ? Perséphone aimait cette patrie qu'elle avait quitté plus de vingt ans plus tôt, elle ressentait la respiration de cette terre contre ses pores, elle voyait son agonie déchirer la côte et la campagne, elle entendait le hurlement de ce peuple avec qui elle n'avait pourtant jamais vécu. Chinoise, Japonaise, Coréenne, quelles qu'aient été les origines de ses géniteurs, elle n'était pas anglaise, elle ne le serait jamais. Elle était de ces filles de l'est au cheveu délicat et soyeux, à la peau douce et au regard en amande. Elle était d'une race millénaire, qui régnait sur l'Asie alors que les ancêtres de son interlocutrice se terraient encore dans des grottes.
Et alors que jamais elle ne s'était sentie particulièrement attachée à ce sol, quelques minutes à sentir les effluves de l'opium, à regarder le soleil écarlate sur l'océan et à écouter les multiples bruits d'une ville aux moteurs encore rares avaient suffi à lui rappeler tout ce qu'elle avait pu oublier au cours de ses années londoniennes. Et un sourire de fierté aussi fugace qu'inattendu apparu sur le masque de l'actrice Hong-kongaise.

« Nostalgique ? Sans nul doute. Mais là n'est pas la raison de ma venue. »





Néralia Erenesis : Le prix des âmes
Néralia Erenesis est de loin le vampire le plus réussi de CK. Elle joue à merveille sur l'écart entre le présent et le passé, sur son rang et sur la peur qu'elle engendre chez ses visiteurs. J'aime cette plume qu'on croit domptée, maîtrisée, alors qu'elle est sauvage, brute. Le caractère de Néralia est celui d'un fauve assoiffé qui n'attend qu'une erreur de notre part pour nous sauter à la gorge. J'aime cette tension qu'on ressent dans ses rp, digne d'un excellent polar. J'aime ce personnage définitivement femme fatale - merci d'avoir choisi Eva Green - et pourtant ces gestes, ces mots qu'on s'attend à retrouver dans la bouche d'un Anafiel Boyle, parfois. Cette franchise désarmante qui s'autorise tout et ne se prive de rien, surtout pas si les mots peuvent destabiliser son interlocuteur. J'en redemande.
Ce que j'adore plus que tout chez Néralia, c'est son sens inné de la mise en scène. La première fois que son partenaire la voit, les premiers mots qu'elle lui susurre. Puis la cassure nette entre la bienséance et son véritable visage. Jamais de langue de plomb avec vous.
Avoir un rp avec Néralia, c'est écrire avec une grande dame. Une de ces femmes puissantes qui savent exactement ce qu'elles veulent et comment l'obtenir. Ecrire avec elle, c'est également prendre le risque de finir dans son assiette, accessoirement...



Un lieu assez modeste de taille, richement meublés de coussins confortables de toute sorte, avec de riches tentures qui masquaient les paroies, un lieu agréable, confortable, sans nul doute. Dans lequel attendait, assise au fond, une femme très belle, à la peau très pâle, dans une tenue sombre qui accentuait encore cette pâleur, tout en mettant en valeur son corps, révélant ses formes autant sinon plus qu'elle ne les cachait. Ses lèvres étaient très rouges, ses yeux très bleus, et les premières s'étirèrent en un sourire quand les seconds se posèrent sur le visiteuse. Pourtant, ce sourire n'exprimait pas la bienvenue, lui non plus. C'était le sourire d'un loup qui contemplait une proie.

« Cassandre. »

La voix était douce, agréable. Mais pourtant il y courait quelque chose, comme un fil d'acier mortel dans un voile de soie, comme la conscience potentiellement dérangeante d'autre chose. Du fait qu'elle appartenait à un être qui n'était pas, qui n'était plus humain. Poussière ferma la porte dans le dos de la courtisane, un bruit léger, mais perceptible.

« La reine des putes du Rubis. La traînée en chef du Scorpion. La maîtresse des chiennes au service des Boyle. »

Re: Citations en or

#90
Je crois qu'il n'y a pas de rouge assez éclatant pour décrire la couleur de mes joues en ce moment même... Merci Lawerance!

Et oui, Perséphone était destinée à la suppression et à une apparition dans les prédefs, mais lire de telles éloges me donne presque envie de me remettre dans la peau du personnage. Du coup merci du fond du coeur de m'avoir donné envie d'écrire :heart:
"Are you feeling exposed?"
cron