Re: Citations en or

#241
Oui Esther, et j'ai pris son premier rp ! Juste un petit rp de rencontre, sans scénario ou idée ! On a une superbe Orothar qui a le soucis des détails et sait donner vie à une petite salle comme à un bordel entier. Elle sait rendre un personnage plus vivant par ces précisions réalistes ! Si elle rp, je rp, Je suis sous le charme !!!
Thème musical
Spoiler:
Oh, Orothar, how did your debts get paid?
Oh, Orothar, were you so afraid?
When the fires, when the fires have surrounded you
With the hounds of hell comin' after you
I've got blood
I've got blood on my name.

Re: Citations en or

#242
Je m'ajoute au concert des louanges.

Mais c'est tellement agréable de voir s'incarner une Maison Close. Un univers propre. Original. Pas juste, une chambre, une table... Quelque chose qui fait voyager, qui donne à croire, voir que chaque lieu de Londres est unique, magique, excentrique.

Re: Citations en or

#243
Et maintenant, je ne sais plus où me mettre.
Je suis arrivée hier, et ... j'ai déjà dit une grande partie sur la CB.

Merci à vous pour vos compliments, je continuerai à faire de mon mieux, en espérant que le niveau ne se tasse pas au fil du temps, en espérant ne pas vous décevoir.

A la revoyure, dans une rue secondaire, où défiant toute logique se dresse un bâtiment de deux étages, la Maison Close Améthyste. Les murs sont noirs, la porte est noire, les volets sont noirs, les fenêtres sont noires, la seule touche de couleur est la lucarne ronde taillée dans un vitrail violet au dernier étage. Le heurtoir au niveau de la porte d'entrée est au centre d'une tête aviaire facilement reconnaissable, un Corbeau. Le bas du bec servant à toquer sur l'ébène com...
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Re: Citations en or

#244
Ouh !! :ghost:
Merci à Valériane pour cet hommage que je ne vois que maintenant :kiss:

C'est un honneur de voir mes écrits dans cette section du forum, preuve que le personnage offert aux joueurs plait, et cela me motive à en offrir toujours plus ! Tant pis pour vous :face:

PS : La Maison close d'Améthyste a trouvé une dirigeante digne de ce nom dans le personnage de Raven ! ^^
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Re: Citations en or

#245
DEMENTIA : Hello Winter my old friend J'aime la plume de Dementia. Parce que c'est simple, parce que c'est précis. La sensualité dans le détail. Elle est. Elle ressent. L'outrance, la profusion de descriptions. L'ancrage de sa magie. Juste là. Partie d'elle, de son psyché. En quelques paragraphes, on a la scène en tête. Elle se lève en nous, de toute sa majesté débauchée.

"Un éclat de froid parcourut la longueur dépliée de son échine à l'instant où une servante lui ôta son manteau. Il faisait chaud à l'intérieur de ce château de glace, certes, mais le fait était que Dementia avait la nécessité de hautes températures, à l'image de ces ophidiens qu'elle flattait, aimait, adorait. Contre lesquels elle appréciait se lover, ceux qui passaient leur temps à rouler, onduler tout contre sa peau, dans les recoins de chaleur de son corps."
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Fire walk with me

Re: Citations en or

#247
ASHORE : La taquinerie du vieux loup de mer Je suis chiant quand il s'agit des RP. Pour moi, la limite entre lyrisme agréable et litanie trop longue est vraiment ténue. Sans parler du fait que j'aime le péchu, l'énergique, le violent presque. Je m'ennuie vite sans action si l'ambiance est mal installée. Mais là, j'apprécie, ce p'tit gars c'est une agréable surprise sur le forum, et je le remercie sincèrement d'être venu me proposer un RP. L'ambiance est bien installée, ça donne envie de lire la suite, de creuser un peu le personnage. Franchement solide. Street crédible le Ashore.

"Il attend. Pieds dans le vide et gueule dans la brume, il veille comme une gargouille d'église sur les orgues d'eau. Les cascades chantent leur vacarme familier (le son lui fait l'effet d'un soir de fête) et il sourit, Merle, avec cet air tranquille et heureux des bien braves (des débiles sensibles) et il pourrait parfaitement (ça ne serait pas une surprise) oublier qu'il a quelque chose à faire, des personnes à rejoindre. Une affaire de fric et de découverte, une classe extérieure (quelque chose d'étranger pour lui) et juste des effets de manche, comme a dit le vieux, à brasser pour impressionner la noblesse qui ne sort jamais de ses rues encadrées. Ca devrait être facile, qu'il a dit (en attendant, son briquet fait encore des siennes, est-ce qu'il finira par la fumer, sa clope?). "
Spoiler:
"William, ne me dis pas que tu t'es essayé à parler comme dans la rue."
"Ca lui va bien je trouve ! Ca tranche avec son côté gentil garçon."
"Toi ça te ferait pas de mal d'être un peu plus agréable par contre."
"Bad boy 4 life madafacka !"
"Je vais finir par te tuer..."
"The world is a beautiful place to live in."

Re: Citations en or

#249
ESTEL ASHFIELD : Leaves and Gasoline C'est rien. Un détail mais qui fait tout le charme du personnage. Une décadence délicate. Métaphore sensible de l'adolescence, de la grâce. C'est fluide. Ce n'est pas magique. Juste...cela semble tellement naturel. Simple. "Normal" et l'on a envie d'y croire !

"L'adolescent admira la tige et les épines qui s'étaient incrustées dans sa peau pour ne pas avoir à affronter cet environnement hostile. Au niveau de son poignet avait éclos une unique rose blanche, qui donnait l'impression que le jeune homme arborait le plus magnifique bracelet dont une fille pouvait rêver d'avoir pour un bal de débutantes. Une unique fleur blanche, si fragile devant la noirceur du monde."

Re: Citations en or

#251
Taxi Driver : La Ville des portes Parce que j'aurais du le mettre ici plus tôt. J'adore se descriptif qui tranche, cet ambiance sinistre, ce calme flippant de se personnage alors qu'il vient de s'acharner sur des hommes. L'allure d'un homme mais bien plus que cela.

"Un unique néon crépite. Grésille. Des flashs qui entrecoupent le noir. Taxi est là. Debout au milieu du chaos. Son blouson en cuir ruisselle de sang. Tout comme sa bonne vieille batte de Baseball qu'il tient posée sur son épaule. De ses gants en cuirs maculés il pioche au hasard dans une coupelle de chips. Ca craque sous la dent. Il mâche pensivement, sans se presser."
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For you, i try.
For you, i imagine.
For you, i can.

Re: Citations en or

#253
BORIS K. VALKOROV : Le Crépuscule des Idoles [RP libre] J'adore l'énergie qui se dégage de ce RP. Ce joyeux chaos. Les rebondissements perpétuels. Tout ce qui se croise, se lie. C'est palpitant :nyu:

"Comme un feu qui couve, comme la braise d'un bûcher ravivée par le vent, Boris sentit la colère se répandre de nouveau en lui, prendre possession de chacun de ses muscles. [...] Et à cet instant, il se rendait compte qu'il n'avait tué personne ce soir, et que sa soif de sang n'était toujours pas étanchée."

Re: Citations en or

#254
Je suis le premier surpris, je ne m'attendais pas à un tel engouement :help:

Merci pour la citation, et surtout merci aux autres participants - Valentina, Milady, Ourcan, Jin, et les prochains si vous voulez nous rejoindre - de faire vivre de façon assez spectaculaire ce RP qui au départ n'avait vraiment aucune prétention :you:

Re: Citations en or

#255
BAÏESLAV ZDOROVEGA : Serment et deuil Cette dimension que le Réel apporte aux personnages. On l'évoquait sur la CB. Ils perdent leur magie. Leur rang. C'est encore plus flagrant pour Baïeslav. La scène pourrait être drôle. Je la trouve poignante de mélancolie. Comme un anachronisme dans un univers trop moderne. Le souvenir, le spectre d'un monde ancien, enterré. Quelque chose de triste. Etranger dans un univers qu'il ne comprend pas, qui le répugne.

"Il semblait trop grand dans tout les métros, quel qu'ils soient, de Magicopolis ou d'ailleurs, avec sa carrure puissante, avec cette aura qui émanait de lui, mais même quand il fut sortit il sembla trop grand pour la gare. Pour les escaliers. Pour la ville elle-même, au-dehors. On s'écartait de sa route, même pas comme une proie s'écartait de celle d'un prédateur, mais plus comme les fourmis s'écartant du chemin d'une lourde botte prête à les écraser. Certains auront du mépris en racontant l'histoire, ou assumeront leurs craintes avec un petit sourire bravache, tentant d'en faire un ralliement. Mais tout cela se passera quand ils seront loin, quand leur conscience aura à moitié oublié."

Re: Citations en or

#256
JIN WEICRAFT : Le crépuscule des idoles Je trouve, qu'il se dégage une force et une sorte de cynisme en ces 3 lignes, une fatalité rude révélé sans tact. C'est tout simplement incroyable, ce passage m'a prit les tripes et en a fait de la confiture

"Ta mère, ton souffle d'oxygène. Ton soleil. Si j'étais poète je dirais que l'aube n'existait pas sans elle. Cela signifierait qu'aujourd'hui, tu vis en permanence dans la nuit. Mais je ne suis pas un poète. Et sans elle, le monde n'a jamais cessé de tourner"

Re: Citations en or

#258
ARTHUR HELDERS : Remember Arthur, putain. Et cette plume tour à tour brutale, crue, et poétique, obsédante.

"Prends garde Arthur. Parfois, les choses sont trop rapides pour qu'on les comprenne. Attention à la Fourrure blanche, aux Lianes d'écailles. Aux Fantômes qui surgissent. Méfie-toi de l'Orage qui gronde, de l'Ouragan qui grogne, car toujours la Tempête veille et la Lune sonde. Maintenant, rentre chez toi."

Re: Citations en or

#259
Moi aussi j'ai envie de citer ce topic. Pour son enchainement fluide :heart: qui présagent du très bon, de l'excellent, du fascinant. Parce que tout n'est pas dit de la relation Gemme - Arthur, mais se devine au fil des différentes actions, quelque chose de vaste, de complexe.

GEMME WOLFKRAVT : Remember Ce n'est rien. Pas grand chose. Juste un paragraphe descriptif. Et pourtant tellement riche. Gemme écrit. Agit. Et se dessine justement au travers de ses actions, de ses façons de faire. C'est autrement plus riche, envoutant, que de lire une description ordonnée. La voir faire, c'est la ressentir. Ses manies, sa subtile personnalité animale. Juste attachante. Craquante avec son sans gêne !

"Délicate indiscrète se faufilant dans chaque recoin de la maison, humant et reniflant comme en quête de quelque chose. Des choses, elle en avait trouvé, sans savoir quelle importance leur donner. Glissant ses mains fines dans les tiroirs, les placards, en retirant des vêtements, des toiles d’araignée, des vestiges, pour les remettre soit à leur place, soit un peu plus loin. Elle est désordonnée. Inconséquente. Et la notion d’intimité n’est pour elle qu’une vaste plaisanterie.
"

Re: Citations en or

#262
AGAPE MONIRIS : Il n'y a pas plus cliché qu'une balade en gondole Lisez et parlez le. Je ne dirais que ça.

"La clapotis de l’eau cliquetant contre le bois du bateau alourdi par les deux corps alanguis, les répétitions des respirations régulières se répondant, les mouvements machinaux des mains amoureusement amadouées, le grincement aigri du grignon au grognement grabataire, les lourds heurts des cœurs meurtrissant leurs demeures, tout s’orchestrait dans l’illusion de silence qui planait au dessus de l’embarcation qui, pendant un instant, semblait sur le point de sombrer dans les flots noirs au moindre déséquilibre. Et en matière de déséquilibrés, il y en avait sur ce bateau."

Re: Citations en or

#265
Moi j'aime l'ambiance qui s'en dégage. Les intrigues. C'est moins brutal qu'une guerre ouverte. Ca fait penser cabales, conspirations secrètes, intrigues.

Et puis la chute du texte. Comme un juste retour :
« Vous ?… Vous êtes réels ? »
Je suis contente. J'étais inquiète, un peu coupable parce que la refonte du contexte menaçait Moloch qui y perdait sa stature de Régent d'un Empire sorcier. Mais cette adaptation, cette renaissance, cet ancrage dans notre monde, le rendent plus énigmatique.

Re: Citations en or

#267
Baïeslav Zdorovega : Une dangereuse promenade Parce que pour moi je n'ai pas besoin d'envolé lyrique. Parce que je trouve ses mots profonds, une signification importante et lourde à porter. Des mots qui vont droit au cœur. On laisse ses terres pour la Reine. On obéit peut importe ce que l'on possède. C'est beau, touchant. Dur.

« Quant à me manquer... qu'est-ce que le manquement, face à l'austère devoir ? C'est en ces lieux que coule la Magie, en ces lieux que ma Reine a besoin de moi, et en ces lieux que je réside donc. Je porte les vastes espaces au fond de mon âme. »

De son âme oui, et de ses yeux. Cela ce voyait, parfois, quand on savait ou chercher, quand la fureur ou la luxure, entre autres choses, n'embrasaient pas ces prunelles. Il y avait dans ce regard des espaces infinis, de vastes plaines glacées, et de hautes montagnes aux épaules couvertes de givre, et ces longs fleuves, plus longs qu'aucune rivière enchanté de Magicopolis, qui serpentaient, parfois prisonniers de la glace, et cette rivière, là-bas, si loin, ou ses pieds avaient danser alors que l'hiver la tenait prisonnière. Il y avait tout cela, et l'Ours, et la Magie, et tout s'y mêlait comme dans un rêve, un éclat trop vite passé, avant qu'il ne se redresse au bord du lit couvert de fourrure, et ne contemple le corps nu de son amante."
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For you, i try.
For you, i imagine.
For you, i can.

Re: Citations en or

#268
GEMME WOLFKRAVT : Complots L'ouverture a déjà fait entendre parler d'elle : jouant du Réel et de la Ville comme s'ils n'étaient que des chatons, Momo a posé la patte du grand loup alpha dès les premiers mots. Et là, on a une réponse toute aussi majestueuse, et cette fin qui sonne comme un couperet. Une louve, avec ce petit quelque chose que l'on pourrait dire félin si cela n'insultait pas le loup. Cette parade du m'as-tu vu ? du je m'en foutisme poussé à l'extrême, mais toujours avec cette classe paresseuse. Un beau mélange des deux caractères parentaux, qui sous cette plume prend une ampleur superbe :

«Elle est l’héritière, et présentée comme telle, ne montre que le côté aiguisé de la lame, effilé, gracieux. Ils n’ont pas encore besoin de savoir, de voir l’autre. Celui qui découpe sans finesse, qui tranche, qui déchiquette, qui tache.»
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Re: Citations en or

#269
Esther : Whip and whisky Je déteste les adieux, les fins. Ça me rend tellement mélancolique. Et d'un autre côté, j'adore cette mélancolie. Les sentiments que ça appelle. Encore une claque magnifique à la lecture. Un tourbillon émotionnel. Au revoir, Esther. ♥ :

«Un adieu muet à son vieil ami, à qui elle offrit la carte de ce club désormais estampillé au nom du Cauchemar, accompagnée des clefs de sa moto.

Elle n'avait plus besoin de tout cela. C'était derrière elle. Pain, cette vie, cette Ville. Qu'il y retourne seul, chevauche cette vieille carcasse une dernière fois : la moto était originaire de Magicopolis, elle méritait d'y crever. Et ce n'était pas Esther qui la ramènerait, puisqu'elle ne rentrait pas. Ce n'était pas chez elle. Ce n'était pas sa maison.

Le Réel, si.»
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Re: Citations en or

#270
Oui c'est très touchant venant de la part d'une personnage aussi profonde, aussi humaine que Esther. Chez elle les sentiments ont toujours été assumés, jamais reniés. Je l'aime bien moi cette petite rebelle, ce chien des rues, qui se cherche, qui se construit avec ses failles et ses forces, à la force du poignet, parfois dans la violence, mais avec en elle une forme très sure, très certaine de droiture :heart: