Danilka,

"Mille et un jours et un décor sont autant de scènes et d'histoires à vivre et raconter."
Uglov Danila "Danilka" Borisovitch
Son pseudonyme sur V'kontakte : Grise Plume
Age : 117 ans
Groupe : Vampire Pierot, qui a été étreint et éduqué par un Sery.
Son métier, son statut social : Danilka est un écrivain du style blogueur qui publie donc régulièrement ses écrits en ligne et gagne sa vie comme ça. Ses écrits prennent la forme de descriptions poétiques, se concentrant sur les ressentis, les impressions, les émotions... très contemplatives, donc.
Concept du personnage
Danilka a une relation compliquée avec son dévot car il s'en veut toujours d'avoir failli le tuer le jour de leur rencontre. Il culpabilise aussi de lui avoir fait quitter sa vie. Vadik, de son côté traversait une période difficile et a vu en Danilka une seconde chance dans sa vie, un nouveau départ. Leur relation, amoureuse, est donc très saine (ou pas).
Danilka est blond aux yeux verts, mince et de taille moyenne voire modeste. Vadik est châtain aux yeux bruns, est de grande taille et est plus costaud. Néanmoins, Danilka reste le plus fort malgré les apparences en raison de son appartenance à la race vampirique.
Danilka aime se promener à Saint-Petersbourg pour s'imprégner de son rythme, de sa vie, afin d'écrire dans son blog. Vadik de son côté est danseur étoile.
Vampire Kontakte
Danilka ayant un style de vie très monotone et répétitif, il rencontre peu de gens. Il a néanmoins envie de croquer Saint-Petersbourg sous toutes ses coutures et veut connaître toute l'expérience que la ville a à proposer. À cette fin, il s'est créé un profil sur Vampire Kontakte ce qui lui permet de rencontrer des vampires (ou autres) aux différents styles de vie. Vadik possède un profil pour la forme mais il ne l'utilise pas.
Danilka a d'abord été l'amant d'un vampire Sery, avant d'être finalement mis dans la confession par celui-ci car il voulait l'étreindre par amour. Danilka a accepté sans hésiter, par amour aussi pour passer l'éternité auprès de son aimé. Vadik a pris connaissance de l'existence des vampires la nuit où Danilka s'est nourri sur lui sauvagement, le tuant presque. Les deux sont de Moscou, à la base, et se sont installés récemment à Saint-Petersbourg.
Son histoire
Danilka est né et a grandi à Moscou au début des années 1900. Fils d'un couple d'artisans, son père étant cordonnier et sa mère chapelière. Même si sa famille ne roulait pas sur l'or, elle avait une situation financière stable qui leur permit de scolariser leur fils unique. Danilka devint ensuite journaliste et de fil en aiguille rencontra un médecin hospitalier via son travail. L'homme répondait au nom d'Ilik, était marié, et était chef de département dans son hôpital. Etrangement, pourtant, l'homme sembla se prendre d'intérêt pour le petit pigiste qui était venu faire un article sur le travail des équipes de nuit à l'hôpital général de Moscou. Rendez-vous après rendez-vous, vernissage après opéra, ils devinrent plus intimes alors que leurs intérêts et passions les rapprochaient. Jusqu'à l'étonnante fougue dont fit preuve Ilik la nuit où il embrassa Danilka. Etonné au premier abord, honteux, Danilka tissa bientôt une relation, une liaison durable, dans laquelle leurs passions et leurs désirs se déchaînaient. Ilik était certe marié, mais il était bien au courant de son penchant pour les hommes depuis longtemps, contrairement à Danilka qui en était à son premier émoi. Pourtant, alors que leur relation avançait, Ilik et Danilka devenaient de plus en plus fusionnels jusqu'au point où Ilik parla sérieusement à Danilka, un soir :

"Mon amour, je pense sérieusement à quitter ma femme et à t'inviter à vivre avec moi.
- Mais -
- Je me fiche de ce que feront ou diront les autres", le coupa Ilik. "On restera discrets et je te protègerai. Ce qui m'amène ce que je voulais te dire ce soir..."

Ce soir-là, le monde de Danilka bascula. Il apprit l'existence des vampires. Il vit les crocs de l'homme qu'il aimait depuis deux ans maintenant. Mais avant même qu'Ilik n'eût fini de s'expliquer, de se justifier sur son style de vie en lui expliquant qu'il ne faisait de mal à personne car il se nourrissait sur les mourants, Danilka avait pris sa décision. Il l'aimait. Il connaîssait cette âme qui lui faisait face. Cette âme profondément bonne, humble et généreuse. Même s'il ne fut étreint que plus tard, ce soir-là fut la première nuit de Danilka dans le monde des vampires.

Les années passèrent. Les décennies aussi. La guerre. Le communisme. Les crises. Le couple traversa le temps, la naissance et le développement de l'époque moderne ; se nourrissant de poches de sang, se permettant d'être toujours moins discrets à mesure que les moeurs se libéraient...
Puis cette nuit arriva. Malgré la recrudescence des actes et des violences homophobes, Ilik et Danilka savaient que les temps avaient changés, ils avaient connu bien pire... Et pourtant, ce soir-là, Ilik ne revint pas du boulot. Il fallut un grand travail d'enquête à un Danilka mort d'inquiétude pour apprendre la vérité : plusieurs collègues, au courant des fréquentations et des préférences d'Ilik en avaient parlé. Cela avait fini par se savoir dans tout le service, des professionnels mais aussi et surtout des patients. Cela faisait plusieurs mois maintenant que le bruit courait sans dommages mais il suffit d'un patient... qui crut bon de redresser quelque déviant en allant le tabasser à plusieurs à la sortie du travail. Croyant à la non-violence, Ilik avait tenté de discuter d'abord, mais sans résultat autre que celui d'énerver ses agresseurs. Ilik avait ensuite tenté de se défendre sans blesser quiconque. Mais leur nombre finit assez vite par surpasser ses capacités surhumaines, surtout muselées par le pacifisme de l'homme. Lorsqu'ils eurent fini, Ilik était en très mauvais état et incapable de bouger. Les collègues d'Ilik qui racontèrent la scène à Danilka étaient honteux, apeurés et profondément désolés pour Danilka qu'ils connaissaient un peu des soirées organisées par l'hôpital auxquelles Ilik l'avait amené.
Il n'y avait qu'une issue possible. Danilka l'avait compris. Comme Ilik finissait son service en fin de nuit, l'état dans lequel ses agresseurs l'avaient laissé lui avait infligé un lourd handicap pour se mettre à l'abri avant le lever du soleil ; surtout en cette période de l'année... Et les restes de cendres que Danilka trouva sur les lieux finirent de lâcher ce poids lourd suspendu au-dessus de son coeur. Une larme coula sur la joue de l'homme qui ne prit pas entièrement conscience de la situation. Son esprit refusait. Il l'avait compris mais s'était comme gelé, pour éviter à Danilka de réagir à la perte d'un compagnon de près d'un siècle de vie commune.

Danilka resta ainsi plusieurs jours. Assis sur leur lit. Ou sur le canapé. À déambuler dans leur appartement. Il ne percutait toujours pas, comme un zombi décérébré. Il ne se nourrissait plus, ne dormait plus, ne vivait plus...

Istomin Vadim Leonidovich dit Vadik est né dans une famille aisé de Moscou qui a construit sa fortune sur les diverses crises qu'a traversé l'Union Soviétique après la Seconde Guerre Mondiale. Danseur de ballet confirmé il a vu son rêve de devenir tête d'affiche s'envoler quand son principal soutien, son amant et collègue, quitta la troupe du Bolchoï pour une autre troupe. C'est ce jour-là qu'il quitta aussi Vadik pour une autre danseuse de la troupe avec qui il le trompait depuis plusieurs mois. Au fond du gouffre, Vadik déambula dans Moscou pendant de longues heures jusqu'à dériver vers le quartier des boîtes de nuit. Pris d'un instinct soudain, il se rua à l'intérieur de l'une d'elles avec la ferme intension de boire le plus possible. Oublier. Ne plus rien ressentir. Se libérer. Peut-être même y rester. Il se fichait de ce qui pouvait arriver, il fallait que ça cesse, d'une manière ou d'une autre.
C'est le soir qu'avait choisi Danilka pour, lui aussi, se bourrer la gueule. Si les vampires ne senourrissent pas, s'ils ont une vigueur surhumaine, les produits comme l'alcool ou la drogue leur font quand même de l'effet mais dans des quantités bien plus élevées. Ce soir-là, Danilka et Vadik s'empoignèrent par le col dans les toilettes et s'embrassèrent furieusement, pris d'un élan vital que seuls l'alcool et leurs détresses combinés pouvaient sucsciter. C'est le moment que choisit la Bête pour se réveiller. Affamée depuis plusieurs jours, elle s'ébroua violemment en sentant le contact de cette peau chaude, au goût de la sueur sous sa langue... Lorsque Danilka reprit connaissance, le corps du jeune homme gisait devant lui sur le sol d'une ruelle. Paniqué, il vérifia l'état de sa "victime". Il était presque mort...

Vadik ouvrit les yeux lourdement, luttant contre le sommeil car des bruits qui ne lui étaient pas familiers se faisaient entendre autour de lui. Ce qu'il vit en premier lui glaça le sang. C'était Lui. L'homme, ou plutôt la Chose, qui l'avait agressé le soir où... où tout ce qu'il prenait pour acquis, enfait, s'était écroulé. Etait-il venu finir ce qu'il avait commencé ? Quoi qu'à bien y regarder, la personne qui se tenait devant lui avait les traits tirés. Il portait d'ailleurs toujours les mêmes vêtements et semblait s'être endormi assis, comme s'il avait lutté contre le sommeil et perdu. En observant autour de lui, Vadik comprit qu'il était dans une chambre d'hôpital. Reportant son regard vers l'inconnu, son coeur loupa un battement lorsque qu'il vit celui-ci le regarder d'un oeil vide. Ne comprenant pas comment il avait pu le réveiller, Vadik eut un mouvement de recul, tentant de se lever dans un premier mouvement de fuite. Puis il se ravisa, sachant qu'il n'y arriverait de toute façon pas au vu de son état et de ce que pouvait faire la chose qui lui faisait face, mais aussi voyant à quel point l'homme n'était qu'une ombre vide de toute énergie. Vadik s'apprêtait à parler quand il remarqua l'homme se mettre à trembler, ne pouvant plus se contenir puis exploser en sanglots.
Danilka et Vadik parlèrent longtemps. Et pas qu'une fois. Danilka, responsable de l'état dans lequel il avait mis Vadik, avait attendu trois jours à son chevet que ce dernier sorte du coma. Et il revint chaque jour pour s'assurer de son état. Au fur et à mesure de leurs discussions, Vadik le soupçonna même de rester à l'hôpital et de ne re jamais rentrer chez lui. Ili découvrit un homme inquiet, soucieux de son état, profondément peiné de ce qu'il avait fait, tout l'inverse de l'impression qu'il avait eue. Vadik se sentit pris d'affection pour ce vampire, lui aussi seul, que les circontances avaient placé sur sa route. Ainsi, le jour où l'idée de sa propre mort lui avait effleuré l'esprit, il fut finalement sauvé par celui qui, ironiquement, avait failli exaucer son voeu bien malgré lui.
Lorsque Danilka se fut assuré que Vadik avait bien récupéré, il lui rendit visite, la veille de sa sortie de l'hôpital.

"Je vais partir de Moscou. Cette ville n'est plus pour moi. J'y ai trop de souvenirs et elle fait ressortir mais plus mauvais côtés..."

Vadik, par empathie se sentit désolé pour Danilka. Il se rendit compte qu'il avait finit par s'attacher. Il posa sa main sur celle du vampire et le regarda dans les yeux, avec sincérité. Il ne voulait pas qu'il parte. Ces derniers jours, ces dernières semaines, le vampire était devenu toute la vie de Vadik, rien d'autre ne comptait. Au diable la vie qu'il menait avant, rien n'avait plus de sens. Vadik se sentait investit du devoir de rendre ce vampire, cet homme, heureux. Plus que tout, il voulait que cet exemple de douceur et de gentillesse, puisse sourire un jour car au final, malgré le mal qu'il avait pu lui faire, il le méritait. L'agression n'était même plus un souvenir, elle était oubliée. Danilka était trop bon pour ce monde et Vadik voulait, un jour, voir un sourire sur son visage.

"Laisse moi venir avec toi."

Vadik fut aussi surpris que Danilka par ces mots car ils lui avaient échappés. Danilka eut beau tenter de convaincre Vadik de renoncer, sa décision était prise. Selon Danilka, il s'agissait juste d'un effet secondaire de la morsure du vampire, et cela devrait s'estomper avec le temps. Vadik était sûr du contraire. Danilka laissa s'écouler le temps de la rééducation de Vadik, et mcontre toute attente pour le vampire, Vadik n'avait toujours pas changé d'avis et pour lui prouver son sérieux, l'embrassa sincèrement.

"À partir d'aujourd'hui", lui dit Vadik, "je suis à toi totalement. Fais de moi ce que tu voudras, je veux te rendre heureux."
Mille et un jours et un décor sont autant de scènes et d'histoires à vivre et raconter.
Salut Dan',

Tout d'abord je m'excuse pour le retard d'accueil sur ta fiche. La période Covid, n'a pas été la plus inspirante et facile à négocier et le fofo était un peu en hiatus. Du coup je t'ai loupé :sad:

Je glisse ta fiche dans la partie à compléter ; néanmoins si tu revenais dans les parages, et que tu as toujours envie de jouer avec nous, n'hésite pas à poster un petit message ou à m'envoyer un MP et je me ferais une joie de te donner ton introduction RP et la validation.
Le Sukkubus Klub, c'est sur Dumskaya street, dans une rue parallèle à Nevsky et à quelques mètres à peine du canal Griboïdov.

C'est un club select, construit derrière la façade classique d'un ancien palais Tsariste dont les vastes fenêtres ont été condamnées. Sa particularité est d'être depuis des années un repaire pour la communauté vampire de St-Petersbourg. On y vient pour se montrer, pour parader et surtout pour satisfaire à des besoins que les autres trop nombreux clubs de cette rue de la soif, peinent à étancher. Comprendre : ici au Sukkubus le voile est fragile et les humains y évoluent comme des lapins sur le territoire de chasse d'une meute de loups.

Quand à l'homosexualité elle y est acceptée. Après tout on est à Saint-Petersbourg et la ville ouverte sur l'Europe a toujours eu une mentalité plus ouverte, moins ostracisante que sa compagne Moscovite hantée par des gangs de holligans.

A l'intérieur le club est déroutant. Tout baigne dans une ambiance rouge, incandescente. L'electro est basse, rythmée et entêtante. Presque tribale. Les architecte ont conservé les décorations d'époque : les cariatides lascives qui soutiennent les voûtes, les enfilades de bustes de marbre, les grands portraits austères d'ancêtres, les tapis persans, les escaliers de marbre avec leurs rampes majestueuses, sans parler des formidables lustres aux chandelles lugubre. Ce qui n'a pas empêché d'y ajouter des barres de strip autour desquelles des filles peu farouches s'effeuillent, des bars à coktails, et bien entendu les projecteurs et caissons de basse de rigueur. Rien ne manque, pas même les tags dans les toilettes qui étaient jadis la vaste salle de bain royale d'une archiduchesse.

Tout cela pour dire que dans ce palais aux multiples antichambres, corridors, et autres étages et balcons ouverts sur l'animation de la rue, il est aisé de se perdre. Ou d'égarer son dévot. Ou c'est bien ce qui s'est passé. Vadik a disparu. L'instant d'avant il dansait avec Danilka et puis en l'espace d'un coup d'oeil le voilà enfui, évanoui, comme un spectre avalé par ce halo rouge et incandescent qui baigne tout.

Pour le retrouver dans les bras d'un autre.

Dans l'une de ces vieilles chambres où l'on a conservé le grand dais des lits à baldaquins, a la lumière menaçantes de quelques chandeliers, juste à côté d'une cheminée au dessus de laquelle ont été attachées les sabres entrecroisées d'un ancien marechal d'empire.

Danilka est arrivé juste à temps. Juste avant que son dévot, sous le charme vénéneux et surnaturel, d'un retors vampire couvert de tatouages de la tête jusqu'aux pieds, n'offre sa gorge à la morsure. La vision a de quoi rendre jaloux. Fou. Que les mains du prédateur qui se faufilent sous le teeshirt, que cette cuisse qu'il a enfoncé entre les jambes de Vadik pour le forcer à s'offrir. Il va mordre. Il aurait pu mordre et téter la carotide si Danilka n'était pas arrivé.

Ce qui fait grogner, gronder le vampire, alors qu'il relève ses yeux vers l'intrus. Un éclat narquois passe dans ses yeux. Oh oui. Il sait qu'il n'a pas le droit de faire ça. Que l'on ne touche pas au dévot d'un autre. Chez les vampires comme chez les loups tout est affaire de hiérarchie, de traditions instinctives transmises de Maîtres à Infant. Mais parfois, parfois, certains jeunes individus encore impétueux et insolents, décident de briser les codes, de défier l'ordre établi afin de se faire un nom.

« -Trop tard mon grand. Si tu veux manger il va falloir attendre ton tour... Mais tu peux rester regarder si cela t'excite. »

A dit le Vampire, avant d'un coup de langue (qu'il a fendue comme un serpent) de redessiner lentement la gorge d'un Vadik qui a l'air atone.
Et voilà,

Comme promis.

A répondre à la suite tel un RP classique. Le but étant de te donner une mise ambiance de Saint-Petersbourg.

Si tu as des questions je suis à dispo :heart:
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Bienvenue !

Le personnage à l'air d'une douceur qui fait du bien. Un peu fatigué de vivre, mais qui à retrouver une nouvelle étincelle pour surmonter l'immortalité. C'est tendre et on a envie de savoir ce que vont donner Danilka et Vadik.

Hâtede pouvoir te lire !
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