Courant alternatif

#1
Elektra

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Fiche d'identité

NOM COMPLET DU PERSONNAGE : Elektra. C'est vif, ça crépite et ça brûle.

AGE : La vingtaine

ASCENDANCE, FACTION et RÔLE : Elektra c'est une atout Onyx. Une jeune femme qui un jour a poussé la porte de la Maison Close Onyx et a demandé à y être embauchée.

Eveil et Magie

Elektra a toujours eu cette fascination morbides pour les ombres. Au point de s'en nourrir, de s'en abreuver, de s'accoupler avec. Elle est toujours à chercher le noir, le grand vertige, l'appel du néant et de tout ces endroits où la lumière ne porte pas. Plus qu'une passion, c'est une obsession, quelque chose de sensuel, d'incroyablement charnel en dépit du caractère intangible et néantique de ces zones sans lumières. Les ombres donc, et pour les appâter, les supplier, un petit grelot muet, qu'elle a attaché à son collier d'esclave.

Description

Elektra c'est cette jeune femme de peu de mots, à la sensualité farouche et à la beauté mélancolique qui hante la Maison Close Onyx. Nul ne sait ce qu'elle veut, ni même ce qu'elle cherche, à part de dangereuses extases. Ses grands yeux, aussi vastes que vifs, aiment à garder leur entêtant mystère, pendant que son corps se livre et accepte tout les outrages. Elle aime, ne s'en cache pas, et s'abandonne sans tabou, ni pudeur, avec dans le plaisir une ferveur animale.

La Ville et ses Seuils

Alors que la plupart de ses collègues sont arrivées à la Maison Close Onyx contraintes et forcées, Elektra y est entrée volontairement. Une façon pour elle d'aller jusqu'au bout de ses fantasmes autodestructeurs, de se mêler à ces ombres qui l'enchantent tellement. Jamais elle ne renie ce monde de violence brute, de désirs aliens, de perversions sans limite. Au contraire même, elle aime cette dépravation qui ruisselle entre ses lèvres assoiffées, cette sensation d'avoir frôlé l'indicible et le blasphème lorsque la nuit la rejette brisée mais comblée sur des draps souillées.

Famille et Histoire

La Ville c'est un accomplissement pour Elektra. La fin d'un long voyage, avec l'impression d'avoir traîné jusque là comme un vide à combler. Depuis des années, elle avait en elle cette absence iridescente, qui la poussait à continuer à chercher, à s'enfoncer toujours plus bas, toujours plus dangereusement. A la poursuite d'un rêve, d'un fantasme, d'un manque agissant sur elle comme une drogue. Sexe, soumission. Mais pas que. Aujourd'hui Elektra a trouvé en la Maison Close Onyx un endroit où se poser, se réfugier et arrêter de fuir. Mais la fuite en avant ne s'est pas arrêtée pour autant. Elle est simplement devenue plus intime, presque mystique. De l'ordre de la ferveur et de l'aboutissement personnel.

RP introductif
Derrière le masque (facultatif)

PSEUDO, PRENOM, SURNOM ? : El

COMMENT AVEZ VOUS CONNU C.K ? : c'était il y a longtemps

DES REMARQUES, DES QUESTIONS ? : fiche presque terminée
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Re: Courant alternatif

#2
Ce début de fiche ! :nyu: C'est hot. Sexy. Assumé. J'adore. Et le choix du pseudo. :pur: Mystérieux aussi, ça donne envie d'en savoir plus. Il me semble reconnaître la plume, mais j'attend de voir la suite pour confirmer ma pensée. :pur: Re-bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fichette :heart:
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Re: Courant alternatif

#3
Entre la fiche qui va à l'essentiel, à ce qu'il faut savoir. Et ta jolie frimousse. C'est chouette ! Top du top !

Puis j'ai toujours eu un coup de coeur pour les putes Onyx. :pur:

Et comme je ne sais pas ce qu'il va se passer pour le test (d'ici qu'il faille déléguer :na:), je ne m'avance pas trop !

Re: Courant alternatif

#5
Je l'aime beaucoup cette fiche ! :nyu:
Je souhaite la bienvenue à ma collègue de l'Onyx !
Je loue la danse car elle libère l’homme de la lourdeur des choses.
Je loue la danse qui demande tout, favorise clarté de l’esprit et élève l’âme.

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Re: Courant alternatif

#6
Bienvenue sur CK (ou plutôt re bienvenue) jolie collègue^^
Beau brun d'écriture, simple, précise, érotique.
C'est moi qui vais m'occuper de ton test RP ça va te mettre dans l'ambiance des lieux hihi, je vais essayer de pas trop tarder et de faire ça pour demain
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Re: Courant alternatif

#7
Voila le test
Des nouvelles ! Cela faisait bien longtemps que les putes de l’Onyx n’étaient pas renouvelées. Celles qui restaient encore n’étaient plus en état. D'autres n’avaient pas tenu et avaient péri sous la violence des hommes. Certaines là par choix, là par soumission, amené de force, les raisons ne manquaient pas. Eonis avait plus d’une fois faillit perdre la vie ici. Elle restait là. Année après année, toujours emprisonné en ces lieux de débauche extrême. C’était toute sa vie. Elle allait y rester, jusqu’à la fin.

Tiraillée entre l’envie de s’enfuir et celle de rester. Mais elle savait que c’était la seule façon de rester “en sécurité”. Elle détestait devoir être obligée de s’occuper de ces hommes. Elle détestait et pourtant elle finissait toujours par y prendre plaisir. Elle n’arrivait toujours pas à l’expliquer. Comme si elle était sous l’emprise d’une puissante magie. Une magie destructrice. Mais il n’y avait rien à faire, ça finissait toujours par surpasser toutes ses convictions.

Ce soir encore, la blonde était demandée par un client habituel. Complètement nue, attachée sur un lit. Bras menotté de chaque côté du lit, idem pour les jambes. Fouet en main, l’homme commençait à s’échauffer. Cuisse, jambe, flan, seins, il testa le jouet sur ce corps charnu et si délicieusement offert. Des cris qui ne firent qu’accentuer la folie démesurée de l’homme. Ça n’était que le début. Eonis ne serait pas la seule “attraction”, l’homme avait prévu autre chose.

Il n’était plus le seul homme présent. D'autre arrivèrent à la suite. Un, deux, trois, quatre en tout. Puis, une femme entra. Eonis n’avait pas grande action sur son champ de vision, mais elle reconnaissait la femme. Elle l’avait vu, tout récemment. Une nouvelle pute. Brune. Qui semblait être faite pour ici. L'homme qui tenait toujours le fouet s’approcha alors de la blonde. Venant lui murmurait à l’oreille comment ça aller se passer. Il avait tout prévu.

-”L’ancienne pute et la nouvelle. Qui sera la meilleure ? Faite nous bander, c’est un ordre ! “

La meilleure. Ça n’était pas défini pour elles. Non loin de là. Bien qu’il y aurait pu avoir une quelconque compétition. La meilleure signifier autre chose. Laquelle des deux tiendraient le plus longtemps pour supporter les désirs malsains de ces hommes ?

Tu y répond comme un rp normal. Si ça te bloque ou quoi hésite pas à me dire également et j'en ferais un autre. Bonne inspiration :pinkheart:
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Re: Courant alternatif

#8
Voilà ma réponse :
Elektra aimait cela. Rentrer à moitié nue, chancelante sur ses gracieuses et inconfortables sandales, dans une pièce peuplée d'inconnus aux exigences brutale. Elle en était toute attentive, farouche et impatiente. Un doux mélange de fièvre éléctrique dévalait la cambrure de son dos, faisait se creuser d'expectative son petit ventre ferme au duvet blond. Pas de la peur non, mais une angoisse pas désagréable, semblable à ce vertige fasciné qui saisit lorsque l'on se dresse debout face à un gigantesque précipice. Tout ces hommes autour d'elle, que les ombres rendaient mystérieux, que les masques rendaient encore plus inquiétants, et qui la regardaient avec une concupiscence malsaine. Pour eux elle n'était rien. Une biche levée par une meute de loups, une prostituée payée pour la nuit. Un corps de poupée. Un instrument de musique qu'ils s'apprétaient à tordre dans tous les sens au bon vouloir de leurs seuls plaisirs. Le temps d'une nuit, elle n'allait être rien de plus qu'un jouet érotique. Et cette idée plus que toutes les autres l'enchantait.

Bien sur qu'ils lui faisaient peur ces fauves de salon. Avec leurs habitudes racées, leurs costumes de prix dont bientôt jailliraient de cruelles ceintures. Mais surtout ils l'excitaient sans qu'elle n'y puisse rien. Si beaux comme des créatures lugubres croisées dans une forêt sombre. Qui l'entourent, qui la tripotent sans même lui demander son avis. Rien, elle ne pouvait rien contre eux, seulement essayer de comprendre leurs envies, leurs besoins et de s'y plier. Avec adoration, avec soumission. Ses grands yeux vifs aux cils interminables, toujours braqués sur le sol, alors même que les palpations se faisaient plus rude, plus vulgaires. Une giffle, une bourrade. Elle tombe à genoux sur le sol, un poing ferme enfoncé dans sa chevelure aux reflets de cuivre chaud la redresse, la fait se cambrer. Elle gémit. Son corps est une centrale électrique, son entrecuisse une bobine d'alternateur qui tourne à toute vitesse et fait chanter ses nerfs, crée chaleur et humidité.

Ils vont la brutaliser, la profaner. Elle le sait, ne voit d'eux que leurs pantalons repassés, que leurs chaussures cirées qui claquent sur le parquet. Et elle ne pourra rien y faire. Juste s'abandonner, se couler entre leurs bras comme une noyée se fond dans une rivière aux algues épaisses. Rien, elle n'est rien. Juste un jouet anonyme, une pute parmi les putes, un divertissement. Des tétons que l'on mord, un anus que l'on titille, un vagin que l'on explore devant tout le monde. Des chairs, des courbes, quelques billets sortis d'un portefeuille. Et c'est tout. Elle n'y peut rien, elle n'a pas le choix. Juste celui de se plier, de se rendre souple, suppliante et terrifiée, alors même que s'abat sur ses petites fesses rondes, le baiser de cuir d'un chat à neuf queues. Ca les amuse, et leur rire, leur mépris, sont pour elle comme une drogue doucereuse, qui l'embrase, fait flamboyer des papillons d'étincelles dans tout son être.

Elektra n'est pas meilleure que la putain blonde liée au lit et exposée aux quatre vents. Seulement différente. Parce qu'elle a toujours aimé ça, n'est venue dans cette ville que pour en vivre les nuits les plus débauchées. Bien sur qu'elle supplie, crie et gémit alors même que des mains gigantesques et rudes lui écartent les cuisses, cherchent à la fouiller sans attendre son consentement. Mais ça fait partie du jeu, de son plaisir, que d'entendre résonner sa voix féminine, trop aigue, un peu ridicule, sous les plafonds de boiserie sombre. Elle s'entend, elle se voit dans un miroir et en redemande tout en se débattant alors qu'un client tombe le pantalon, pour la prendre. C'est trop gros, c'est brutal et sans tendresse. Animal. Primal. Est cela qu'une biche ressent lorsque une meute de loup plante ses crocs dans ses parties de charnues, la griffe, la couvre de bave chaude, tout en la dévorant ? Cette extase noire, affolée, démente, sans concession. L'impression de se déchirer de part en part, que ce sexe qui la laboure est un poignard chauffé au rouge farfouillant ses entrailles.

Et puis un autre et encore un. A quatre pattes sur les tapis, à relever ses petites fesses rouges malgré son épuisement, à en redemander. La blonde ligotée n'existe plus. Seuls demeurent ces mains qui lui écartent les fesses, ces doigts qui malaxent les hanches, ces poings qui broient sa gorge alors qu'elle halète comme une bête malade, langue pendante et bave le long du menton à la recherche d'un second souffle. Ils vont la tuer, la dévaster. Elle s'en fout. Juste ce sexe qui l'agite, l'écarte, la fouille. Agite en ses entrailles de noirs nuages, réveille des électricités et des spasmes dans tout son ventre. Un orage s'éveille en elle. La foudre née de l'accouplement de noirs nuages, de chaleur et d'humidité au plus fort des cieux chaotiques. On y est.

Elle y est. L'extase, l'orgasme. Cette décharge foudroyante qui la secoue de part en part, fait se tordre ses orteils et saigner ses ongles en longues griffures sur les boiseries. Jusqu'au silence, au reflux du tonnerre qui arrête de bourdonner à ses tempes alors que son coeur de petite biche retrouve un rythme plus humain, presque appaisé. Elle en tremble encore, un peu de semence goutte le long de ses cuisses, entre ses fesses, c'est chaud et saumâtre. Les clients leur affaire faite aux deux filles sont repartis se nettoyer. Elle, l'Elektra, toute tension relachée se contente de se rouler en boule sur le tapis. Dormir un peu, quelques minutes. Les ombres sont déjà là, qui l'attendent en lisière du sommeil, sur le fil de l'éveil. Elektra leur sourit comme à de vieilles amies, et puis doucement voile ses grands yeux muets.
Merci pour ce texte, ça a été un plaisir d'y répondre !
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Re: Courant alternatif

#9
C'est une belle réponse !

J'aime beaucoup les petites descriptions glissés un peu partout, les mots crus pour définir des gestes dur, ce qui est sale et dégradant devient une libération malsaine. C'est intense et on imagine parfaitement la scène.
Elle donne des vapeurs la petite Elekra. Ne serait-ce pas mes mains que je vois sur cette magnifique signature ? :pur:
Au plaisir de te croiser en RP sur le forum.

Et re-bienvenue ♥
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"Wash daily from nose-tip to tail-tip; drink deeply, but never too deep;
And remember the night is for hunting, and forget not the day is for sleep. "
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