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The Death & Ressurection Show (en cours)

Publié : 07 nov. 2018, 01:02
par Macaria Vasilios
Macaria Vasilios.

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Souls are recycled in the death and resurrection show.

Fiche d'identité


NOM COMPLET DU PERSONNAGE : Macaria Katára Vasilios. Hécate. Ombre. Terreur nocturne. La maudite. Marquée par le joug d'une union de deux astres en perpétuelle courses, indécis, tremblants, vrombissants, qui se croisent sans même s'apercevoir. Bâtarde rejetée, recrachée d'entre les antres putrides d'un cimetière gorgé de faibles murmures agonisants.

AGE : 29 ans.


ASCENDANCE, FACTION et RÔLE : Native de Saphir. Elle aurait pu être comme nombres de ces femmes, hommes, qui défilent dans des corridors de parquets grinçants, masqués, leurs fouets, outils de torture entre les mains. Après tous, les catins de Saphir, ne sont-elles pas réputées pour être les meilleurs tortionnaires de la Ville ? Mais son destin. Son sang, en avait choisi autrement. Une énième voie, infime venelle qu'elle emprunta du bruit de ses bottes de cuirs crissants contre des pavés animés de faibles lueurs maladives. La voie de l'épée et de la nuit. Aujourd'hui, voyageuse, mercenaire, aventurière, guerrière, assassine, tant de mots pour ne désigner qu'une seule et unique vocation. Bras gauche de la famille Vasilios.


Eveil et Magie

Description



La Ville et ses Seuils


« Macaria, t'm'a jamais vraiment raconté ce que tu faisais, en Ville, avant nous. »
« Oh tu sais, deux, trois choses. Par-ci, par-là. En Saphir il ne manque jamais assez d'âmes pour servir les Erenesis. »
« Elle ne t'as jamais racontée qu'elle avait été Passeuse ? »
« Pourquoi j'suis toujours l'dernier à être au courant de ces choses là ? »
« Et bien contrairement à ce qu'on en pense. C'était... terriblement ennuyant ! Rapporter les corps de quelques défunts, les empilés et les emmenés sur des barques à bord du Styx n'as rien de captivant. Je venais parfois même à réveiller certains embaumeurs trop longtemps penchés sur des corps sans vie. À la morgue, tout n'est qu'une question d'habitudes et d'une routine épouvantable. Rien de très passionnant. »
« J'm'imaginais ça autrement. »
« Oh, il m'arrivais parfois de tomber sur quelques goules avide de chair en putréfaction. »
« J'pari que t'en faisait qu'une bouchée. »
« Ragoûtant. Bon et bien et si nous passions à table pendant que tu nous parle de tes voyages ? »
« Mes voyages... »





« Je dois partir Lyssandra. »

Debout là. Dans cette cuirasse de bronze, dont les reflets de rouille venait à se mouvoir sur le miroir liquide d'une mer agitée, les vagues venait à emplir les tertres silencieux de sa psyché. Accompagné, mais seule. Si seule, dans cette carapace solitaire venant à étreindre son âme d'une caresse funèbre, cette longue cape brunie qui dans son dos, venait à battre au même rythme que la houle furieuse de ces contrées lointaines. Elle n'avait plus l'âme d'une de ses conquérantes légendaires, venant à chevaucher sur leurs destriers féroces dont les sabots venait à émietter le sable. Non. Il y avait autre chose, dans ce regard trop noir, abyssal. Tous ses secrets allongés dans les ombres de ses cernes, toutes ses insomnies à peser le pour et le contre, l'avait amené ici. Jusqu'à ce jour. Au bord de cette plage.

Gigantesque ombre. Femme. Esseulée, drapée de nuit, comme l'une de ces veuves de saphir couverte de leurs linceuls de deuil. Sans un regard, vers cette autre femme, cette guerrière à la peau d'ébène, striée de peinture sauvages, barbares, aux lèvres closes, scellées par des mots bouillonnants dans ses veines échaudées. Sans doute l'avait-elle prévue, sans doute se protégeait-elle, emmurée dans un silence qui ne faisait que rendre les secondes, les minutes, plus longues. L'honneur, comme le disait-elle tant. Cette ferveur guerrière où l'on se passait de mots, d'explications, de compte à rendre. Cette ultime chose qu'elle aurait voulu lui extirper du cœur, une toute dernière fois, avant de finalement se détourner. Sans un mot, alors que ses semelles de cuir venait à s'enfoncer dans le sable humide.

« MACARIA VASILIOS ! »

Une voix. Comme un écho, tout droit surgis d'une empyrée zébrée de faisceaux incandescents. Claquant, dont la morsure âpre venait à s'aligner en rythme avec les battements de son myocarde. Là. Caché, sous cette armure épaisse, trop lourde et pourtant, en cet instant, une sorte de rempart, d'ultime muraille à cette lourde poitrine qui venait à se soulever de souffles frénétiques.

« Je t'interdis de partir. »

Ces mots. Lui arrachait le cœur, les veines et tout ce sang avec lequel elle venait de signer la fin de rêves glorieux. Et dans un ultime, faible murmure, trahissant l'agonie exaltée au fond de ses entrailles, elle se tourna.

« Empêche-moi en. »

Une pesante épée, recourbée fut tirée de la ceinture de la guerrière à la lourde crinière de boucles compactes. Dont la pointe acérée, menaçante se tendit en direction de la maudite. Comme à son habitude, sa prise était agile, ferme, mais une lueur venait à trahir les orbes de son amante. Celle d'affres au goût de désespoir. Comme un pieux logé dans un corps, des échardes de bois incrustées à même la chair, si nombreuses et si infimes et dont les piqûres brûlantes persistait. Encore et encore.

« Sais-tu ce que l'on fait aux parias, nous autres ? Nous les poursuivons et les tuons. »

Épée levée, éclair vrombissant vomis de cieux enténébrés. La messe avait été dite.

Le glas, sonné.

♦♦♦


Son casque était lourd et la chaleur moite, comme du plomb injecté à même ses veines. Des filets de soie de ses mèches éparses venait à danser sous ses prunelles sombres, mais sa vue était aussi claire qu'à l'accoutumée. Grande et féroce sur son destrier à la robe noircie, dans cette cuirasse pesante qui aurait du se faire recourber son dos, son échine, tendue sous le poids de son armure de bronze. Mais elle ne flanchais pas, jamais, droite sur ses appuies, à balayer l'horizon formé en une rangée de cavaliers dont les armes étaient toutes pointées en leurs directions. Sa lance, toute de bois sculptée était longue, comme un prolongement de ses bras saillants, de cette peau, comme une carapace faite de muscles noueux, qui sous le soleil venait à luire de ses éclats ensoleillées. En dessous de son armure, elle était trempée. Échaudée par ces fines gouttes de sueur venant à perler le long de sa peau balafrée.

Mais en son âme, à nouveau, ces tombeaux creux gorgés d'une exaltation palpable, tangible.

« Tu n'as qu'un mot à dire, cousin. »

Sa monture s'agitait, comme si elle venait de percevoir l'excitation traîtresse, masquée sous l'impassibilité des traits de sa maîtresse. Elle l'a contenue d'un coup de rêne, en l'entendant renâcler et battre ses sabots contre la terre défraîchie, rêche.

« On a commencé c'voyage depuis trop longtemps, toi, moi. »

Même au dessous des fentes de son casque, il avait toujours ce même regard. Énigmatique, insondable. Comme si la foulée de guerriers dans le camp adverse n'était qu'une mélasse de silhouettes nébuleuses. En effet, leurs voyages, ils l'avaient commencés seul, dans des anciens temps où leurs noms avait été enseveli sous les flammes, les eaux. Photographies, tableaux de portraits archaïques, livres aux légendes éternelles, rongés par le feu, tenace, pugnace. Et toutes ces statues, temples et lieux de prières, vestiges reposant dans les abysses. Elle, qui ne comprenait pas la perte. Elle, qui durant toutes ces années n'avait été qu'une spectatrice dans le trône de sa psyché fermée à double-tour. Elle qui était native de la Ville, de sa décadence. Désormais, elle pouvait l'entendre, partout. Dans le vent qui venait à balayer ses cheveux, dans cette mélodie qu'entamait les soldats à ces côtés, dans le bruit métalliques de leurs boucliers effleurant leurs armures, dans ses centaines de sabots prêt à remuer l'humus sous leurs passages.

« Il est temps d'y mettre un terme. »

Un frisson d'excitation parcouru sa peau et un sourire large, fou, inconscient venait à faire s'incurver ses lèvres entravées d'une cicatrice. Elle dont les traits toujours figés venait rarement à s'illuminer d'une quelconque flamme de passion, elle était en pleine effervescence. Révoltée, prête, déployée, comme les larges ailes d'un rapace prêt à fondre sur sa proie.

« Voilà des paroles que j'attendais depuis longtemps. »

Un souffle. Comme un soupir, de soulagement.

« Laissons aux dieux leurs propres légendes. »

L'azur était claire, infinie et ses faisceaux, gravés sur leurs hautes silhouettes brillantes, armées.

« Gravons les nôtres. »

L'envol, vers le firmament.


♦♦♦


Son costume n'avait plus rien de clinquant, poisseux, tavelé de tâches d'une hémoglobine verdâtre, nauséabonde. Et sa longue chevelure abyssale impeccablement coiffée vers l'arrière n'était plus qu'un amas de mèches éparses, sauvages, indomptées, débordant hors de ses oreilles percées. Retombant au devant de deux orbes hagardes, telle des aiguilles aux pointes effilées se balançant au devant de l'horloge de ses prunelles abreuvées d'encres. De sa morgue nocturne elle était entrée d'un pas décidé, ignorant les regards quelques passant outrés, choqués, dans leurs grands apparats brillants et leurs fards maculant leurs joues et paupières. Tous ces invités, dont les regards étaient reposés dans le contenu de sa poigne ferme. Une tête, fraîchement découpée, d'une chevelure serpentine au venin agonisant et aux orbes couvertes d'un voile noire.

Sombres légendes enfouies au travers d'une Ville striée d'impasses tortueuses.

Eris l'attendait, là, sur le pas de la porte. Superbe et élancée. Robe rouge, sanguine, soulignant le galbe de ses formes gracieuses. Dans sa noblesse léonine, solaire, aux antipodes même de la guerrière géante qui se tenais désormais à ses côtés. Deux facettes d'une unique et même pièce.

« Tu l'as trouvé ? »

D'un air grave, sans être agacée, la native de Saphir hocha la tête sans un mot, son esprit ailleurs. Certainement resté là bas, dans les vestiges de ces combats qui en ce moment même, faisait rage. Elle lui emboîta le pas devant le regard de majordome fixe comme certaines de ces grandes statues d'or qui venait à remplir les corridors de ce manoir trop grand. Bientôt réunie autour d'une table circulaire où elle déposa la tête pleine de cheveux reptiliens.

« Et bien j'ai traversé une foule de révolutionnaires Orothar. Je me suis infiltré dans leurs donjons pendant qu'ils le prenaient d'assaut, puis j'ai fouillé les catacombes des anciennes cellules... Et j'ai bien trouvé cette garce serpentine. »

Lors de la fin du bal et de son dernier glas achevé dans les entrailles d'un dernier souffle de la Harpie, ils s'étaient séparés sous les ordres d'Arès.

« Certains prisonniers étaient emmenés là bas pour y être statufié, bien avant que les Kravt ne leurs imposent des usurpateurs. »

À y repenser, certains de ses prisonniers figés dans la pierre avait quelque chose de semblable à cet or longeant les allées de ce manoir aux grands espaces emplis à coup de fièvre acheteuse. Sûrement un éclat dans leurs regards vides, leurs postures et leurs traits figés dans un mélange d'incompréhension et de panique.

« À chaque grande lignées ses propres grands secrets. »

Un souffle las, éteint, presque monotone s'échappa de ses lèvres alors qu'elle regardait Eris de cette expression terne, indifférente, balayant les traits de son visage. Les doigts de celle-ci se risquèrent à se reposer sur le squame froid des reptiles mort au moment où la tête de la créature avait été découpée d'un large mouvement de sa faux. Elle croisa les bras.

« Arès t'as dit pourquoi est-ce qu'il en avait besoin ? »

La féline solaire se releva de sa grâce aérienne, l'océan de ses prunelles s'heurtant aux récifs rocheux, rocailleux, de côte froides et orageuses de la maudite.

« Pour marchander avec une Collectionneuse de l'Ambre. Une histoire d'artefact Vasilios. »

Il y avait certains mystères à tout jamais irrésolus, qui des années plus tard, venait à surgir de la tombe. Morts vivants empiétant sur le présent. Que c'était fascinant, cette capacité qu'avait le passé à influencer sur le présent de manière indéterminée.

« Bien, maintenant, il ne nous reste plus qu'à lui arracher les yeux. »

Elle ouvris sa veste, dégainant un petit poignard aux inscriptions moirés tout en s'approchant de la tête.

« Génial. Je te laisse faire. Après tout, c'est toi l'experte en... créatures. »




« T'as r'trouvé Lyssandra après ça ? »
« Non. Jamais. »
« Tu y pense ? »
« Ça m'arrive. Mais tu sais, pour nous autres, Saphir. La perte, la mort. Ce n'est pas une fin en soi. C'est un éternel recommencement. »

Famille et Histoire

RP introductif

Derrière le masque (facultatif)
PSEUDO, PRENOM, SURNOM ? :

COMMENT AVEZ VOUS CONNU C.K ? :

DES REMARQUES, DES QUESTIONS ? :

Re: The Death & Ressurection Show (en cours)

Publié : 07 nov. 2018, 18:09
par Vhaal O'Doherty
Elle est décidément chouette, cette amazone. :pur:

Si je ne peux te donner qu'un conseil. C'est de penser à ce qu'on dit toujours aux joueurs : Pense à ta personnage maintenant, à ce qu'elle est aujourd'hui. Et surtout, à la Ville.

Le passé, le Réel, tu auras tout le loisir d'en parler dans tes RPs. Mais pour ta fiche, va à l'essentiel de Mac, à son présent et sa place dans la Ville. C'est ça le plus important, ce qu'on demande.

Puis ça nous aidera pour ton test. :pur:

Bonne inspi pour la suite de ta fiche ! :pinkheart:

Re: The Death & Ressurection Show (en cours)

Publié : 09 nov. 2018, 18:53
par Valeriana B. Kravt
Elle a de la classe, de l'allure la soeurette !

Le clan Vasilios pèse dans le game !

Puis les brunes voyageuses en ont sous le string ont toujours eu ma préférence.

Triste mélancolique. Une écorchée vive. Y a des thématiques comme ça qui collent à la peau :pur:

La laisse pas retomber dans les limbes :na: et termine là... Vite. La Ville a besoin de bag girl.

Re: The Death & Ressurection Show (en cours)

Publié : 18 nov. 2018, 18:35
par Anathem
Bienvenue.

J'aime beaucoup l'avatar.

Re: The Death & Ressurection Show (en cours)

Publié : 19 nov. 2018, 00:44
par Macaria Vasilios
Merci pour tout vos petits mots :heart: Je suis assez occupée ces derniers et j'ai pas vraiment eu le temps de travailler ma fiche, mais ça vas se faire, petit à petit, je vais faire en sorte de vite la finir. :pinkheart: