The Death & Ressurection Show (terminé)

#1
Macaria Vasilios.

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Fiche d'identité


NOM COMPLET DU PERSONNAGE : Macaria Katára Vasilios. Hécate. Ombre. Terreur nocturne. La maudite. Marquée par le joug d'une union de deux astres en perpétuelle courses, indécis, tremblants, vrombissants, qui se croisent sans même s'apercevoir. Bâtarde rejetée, recrachée d'entre les antres putrides d'un cimetière gorgé de faibles murmures agonisants.

AGE : 29 ans.


ASCENDANCE, FACTION et RÔLE : Native de Saphir. Elle aurait pu être comme nombres de ces femmes, hommes, qui défilent dans des corridors de parquets grinçants, masqués, leurs fouets, outils de torture entre les mains. Après tous, les catins de Saphir, ne sont-elles pas réputées pour être les meilleurs tortionnaires de la Ville ? Mais son destin. Son sang, en avait choisi autrement. Une énième voie, infime venelle qu'elle emprunta du bruit de ses bottes de cuirs crissants contre des pavés animés de faibles lueurs maladives. La voie de l'épée et de la nuit. Aujourd'hui, voyageuse, mercenaire, aventurière, guerrière, assassine, tant de mots pour ne désigner qu'une seule et unique vocation. Bras gauche de la famille Vasilios.


Eveil et Magie
Magie ancienne. Proscrite. Voile sur l'au-delà, divination morbide, funèbre. Sang noir qui irrigue de lèvres exsangues, l'odeur nauséabonde du formol, de la chair pourrie, rongée, consumée, par une nuée de vers voraces, carnassiers. Venelles gorgées de mélasse dense, compacte, chemins incertains comme ces seuils qu'elle traverse, incapable de savoir si elle en reviendra, avec la seule certitude d'y être entrée. À troubler le repos de ces peaux pâles, cadavériques, regards ternes, désert de toute vivification. À la tombée du crépuscule, lorsqu'elle s'abreuve des ombres et de leurs chimères kaléidoscopiques, les fluides venimeux, bleuâtres, qui s'échappent de ses doigts, tel des fils de marionnettes. Elle ne retiens pas esclave ses zombies, jamais. Ni même ces esprits convoités par des forces obscures. Elle juge que tout n'est qu'une question d'équilibre, de balance et que les morts appartiennent aux bras funéraires de déités taciturnes. Alors elle rompt les liens et les abandonnent à leurs repos éternels.

Et puis, il y a ce trouble dans ses veines. Cette nécrose. Depuis les affres de ces corridors hantés de cris de souffrances. Depuis la venue de cette prêtresse nécromancienne et l'apparition de cette tâche comme tracée à l'encre sur sa nuque. La malédiction d'un sang frelaté. Rare chose qu'elle ne parvint pas à contrôler, qui lui échappe, glisse entre ses mains intrépides. Pulsions douteuses, fardeau immuable affligé par la marque de la Ville. Enfant non désirée, seulement par les bras tentaculaires, viciés, de cette mégalopole infâme. Et avec elle, son lot d'afflictions. La malédiction qu'elle porte en elle est encore incertaine, vague et flou. Si ce n'est que les paroles de cette fatidique prêtresse, ayant lue dans le tracé d'un pentacle fait d'ossements. Cette marque baveuse d'encre sur sa peau serait la naissance de ce fléau et sa vie, une perpétuité d'aléas de damnations. Seule chose dont elle est au courant, c'est afin d'en échapper, elle se doit d'apposer sa marque sur d'autres.

Chose qu'elle refuse, sauf lorsqu'il en est nécessaire.

Aujourd'hui, elle en paie le prix, dans une vie de fuites et de poursuites.
Description

Elle n'a rien de ces fleurs qui s'épanouissent délicatement de leurs pétales cotonneux, rien de doux, ni de tendre. Féroce et puissante, comme ces guerrières de l'Onyx que les âges ont vu défilés, sur leurs destriers aux robes enténébrées. Un amas brut de muscles noueux, couturés, au fil d'un cuir tanné par des rayons incandescents. Gigantesque. Presque barbare, dans cette allure hagarde et pourtant noble, qui se détache de ses prunelles abreuvées d'encres. Comme de ces fauves archaïques aux dents de sabres hantant toundra et glacier. Des prunelles conquises par la malédiction antique qui règne sur cette famille dégénérescente.

Intimidante, dans cette posture d'acier, comme de ces statues longeant les côtes de son sang frelaté. Parfois à se suffire d'un regard satisfaisant en dépassant de quelques têtes ces hommes dont elle fait ployer les genoux face à elle. Caractérielle, en étant objective, réfléchie. Quasiment érudite, passionnée par ces anciennes légendes, mythes, histoires, dont elle est avide, insatiable, vorace. Toujours à chercher le pourquoi du comment. La raison, le but, la vérité. La véracité de faits qu'elle transmet dans un petit journal au cuir bruni. Brute, mais pas sans intelligence.



La Ville et ses Seuils


« Macaria, t'm'a jamais vraiment raconté ce que tu faisais, en Ville, avant nous. »
« Oh tu sais, deux, trois choses. Par-ci, par-là. En Saphir il ne manque jamais assez d'âmes pour servir les Erenesis. »
« Elle ne t'as jamais racontée qu'elle avait été Passeuse ? »
« Pourquoi j'suis toujours l'dernier à être au courant de ces choses là ? »
« Et bien contrairement à ce qu'on en pense. C'était... terriblement ennuyant ! Rapporter les corps de quelques défunts, les empilés et les emmenés sur des barques à bord du Styx n'as rien de captivant. Je venais parfois même à réveiller certains embaumeurs trop longtemps penchés sur des corps sans vie. À la morgue, tout n'est qu'une question d'habitudes et d'une routine épouvantable. Rien de très passionnant. »
« J'm'imaginais ça autrement. »
« Oh, il m'arrivais parfois de tomber sur quelques goules avide de chair en putréfaction. »
« J'pari que t'en faisait qu'une bouchée. »
« Ragoûtant. Bon et bien et si nous passions à table pendant que tu nous parle de tes voyages ? »
« Mes voyages... »





« Je dois partir Lyssandra. »

Debout là. Dans cette cuirasse de bronze, dont les reflets de rouille venait à se mouvoir sur le miroir liquide d'une mer agitée, les vagues venait à emplir les tertres silencieux de sa psyché. Accompagné, mais seule. Si seule, dans cette carapace solitaire venant à étreindre son âme d'une caresse funèbre, cette longue cape brunie qui dans son dos, venait à battre au même rythme que la houle furieuse de ces contrées lointaines. Elle n'avait plus l'âme d'une de ses conquérantes légendaires, venant à chevaucher sur leurs destriers féroces dont les sabots venait à émietter le sable. Non. Il y avait autre chose, dans ce regard trop noir, abyssal. Tous ses secrets allongés dans les ombres de ses cernes, toutes ses insomnies à peser le pour et le contre, l'avait amené ici. Jusqu'à ce jour. Au bord de cette plage.

Gigantesque ombre. Femme. Esseulée, drapée de nuit, comme l'une de ces veuves de saphir couverte de leurs linceuls de deuil. Sans un regard, vers cette autre femme, cette guerrière à la peau d'ébène, striée de peinture sauvages, barbares, aux lèvres closes, scellées par des mots bouillonnants dans ses veines échaudées. Sans doute l'avait-elle prévue, sans doute se protégeait-elle, emmurée dans un silence qui ne faisait que rendre les secondes, les minutes, plus longues. L'honneur, comme le disait-elle tant. Cette ferveur guerrière où l'on se passait de mots, d'explications, de compte à rendre. Cette ultime chose qu'elle aurait voulu lui extirper du cœur, une toute dernière fois, avant de finalement se détourner. Sans un mot, alors que ses semelles de cuir venait à s'enfoncer dans le sable humide.

« MACARIA VASILIOS ! »

Une voix. Comme un écho, tout droit surgis d'une empyrée zébrée de faisceaux incandescents. Claquant, dont la morsure âpre venait à s'aligner en rythme avec les battements de son myocarde. Là. Caché, sous cette armure épaisse, trop lourde et pourtant, en cet instant, une sorte de rempart, d'ultime muraille à cette lourde poitrine qui venait à se soulever de souffles frénétiques.

« Je t'interdis de partir. »

Ces mots. Lui arrachait le cœur, les veines et tout ce sang avec lequel elle venait de signer la fin de rêves glorieux. Et dans un ultime, faible murmure, trahissant l'agonie exaltée au fond de ses entrailles, elle se tourna.

« Empêche-moi en. »

Une pesante épée, recourbée fut tirée de la ceinture de la guerrière à la lourde crinière de boucles compactes. Dont la pointe acérée, menaçante se tendit en direction de la maudite. Comme à son habitude, sa prise était agile, ferme, mais une lueur venait à trahir les orbes de son amante. Celle d'affres au goût de désespoir. Comme un pieux logé dans un corps, des échardes de bois incrustées à même la chair, si nombreuses et si infimes et dont les piqûres brûlantes persistait. Encore et encore.

« Sais-tu ce que l'on fait aux parias, nous autres ? Nous les poursuivons et les tuons. »

Épée levée, éclair vrombissant vomis de cieux enténébrés. La messe avait été dite.

Le glas, sonné.

♦♦♦


Son casque était lourd et la chaleur moite, comme du plomb injecté à même ses veines. Des filets de soie de ses mèches éparses venait à danser sous ses prunelles sombres, mais sa vue était aussi claire qu'à l'accoutumée. Grande et féroce sur son destrier à la robe noircie, dans cette cuirasse pesante qui aurait du se faire recourber son dos, son échine, tendue sous le poids de son armure de bronze. Mais elle ne flanchais pas, jamais, droite sur ses appuies, à balayer l'horizon formé en une rangée de cavaliers dont les armes étaient toutes pointées en leurs directions. Sa lance, toute de bois sculptée était longue, comme un prolongement de ses bras saillants, de cette peau, comme une carapace faite de muscles noueux, qui sous le soleil venait à luire de ses éclats ensoleillées. En dessous de son armure, elle était trempée. Échaudée par ces fines gouttes de sueur venant à perler le long de sa peau balafrée.

Mais en son âme, à nouveau, ces tombeaux creux gorgés d'une exaltation palpable, tangible.

« Tu n'as qu'un mot à dire, cousin. »

Sa monture s'agitait, comme si elle venait de percevoir l'excitation traîtresse, masquée sous l'impassibilité des traits de sa maîtresse. Elle l'a contenue d'un coup de rêne, en l'entendant renâcler et battre ses sabots contre la terre défraîchie, rêche.

« On a commencé c'voyage depuis trop longtemps, toi, moi. »

Même au dessous des fentes de son casque, il avait toujours ce même regard. Énigmatique, insondable. Comme si la foulée de guerriers dans le camp adverse n'était qu'une mélasse de silhouettes nébuleuses. En effet, leurs voyages, ils l'avaient commencés seul, dans des anciens temps où leurs noms avait été enseveli sous les flammes, les eaux. Photographies, tableaux de portraits archaïques, livres aux légendes éternelles, rongés par le feu, tenace, pugnace. Et toutes ces statues, temples et lieux de prières, vestiges reposant dans les abysses. Elle, qui ne comprenait pas la perte. Elle, qui durant toutes ces années n'avait été qu'une spectatrice dans le trône de sa psyché fermée à double-tour. Elle qui était native de la Ville, de sa décadence. Désormais, elle pouvait l'entendre, partout. Dans le vent qui venait à balayer ses cheveux, dans cette mélodie qu'entamait les soldats à ces côtés, dans le bruit métalliques de leurs boucliers effleurant leurs armures, dans ses centaines de sabots prêt à remuer l'humus sous leurs passages.

« Il est temps d'y mettre un terme. »

Un frisson d'excitation parcouru sa peau et un sourire large, fou, inconscient venait à faire s'incurver ses lèvres entravées d'une cicatrice. Elle dont les traits toujours figés venait rarement à s'illuminer d'une quelconque flamme de passion, elle était en pleine effervescence. Révoltée, prête, déployée, comme les larges ailes d'un rapace prêt à fondre sur sa proie.

« Voilà des paroles que j'attendais depuis longtemps. »

Un souffle. Comme un soupir, de soulagement.

« Laissons aux dieux leurs propres légendes. »

L'azur était claire, infinie et ses faisceaux, gravés sur leurs hautes silhouettes brillantes, armées.

« Gravons les nôtres. »

L'envol, vers le firmament.


♦♦♦


Son costume n'avait plus rien de clinquant, poisseux, tavelé de tâches d'une hémoglobine verdâtre, nauséabonde. Et sa longue chevelure abyssale impeccablement coiffée vers l'arrière n'était plus qu'un amas de mèches éparses, sauvages, indomptées, débordant hors de ses oreilles percées. Retombant au devant de deux orbes hagardes, telle des aiguilles aux pointes effilées se balançant au devant de l'horloge de ses prunelles abreuvées d'encres. De sa morgue nocturne elle était entrée d'un pas décidé, ignorant les regards quelques passant outrés, choqués, dans leurs grands apparats brillants et leurs fards maculant leurs joues et paupières. Tous ces invités, dont les regards étaient reposés dans le contenu de sa poigne ferme. Une tête, fraîchement découpée, d'une chevelure serpentine au venin agonisant et aux orbes couvertes d'un voile noire.

Sombres légendes enfouies au travers d'une Ville striée d'impasses tortueuses.

Eris l'attendait, là, sur le pas de la porte. Superbe et élancée. Robe rouge, sanguine, soulignant le galbe de ses formes gracieuses. Dans sa noblesse léonine, solaire, aux antipodes même de la guerrière géante qui se tenais désormais à ses côtés. Deux facettes d'une unique et même pièce.

« Tu l'as trouvé ? »

D'un air grave, sans être agacée, la native de Saphir hocha la tête sans un mot, son esprit ailleurs. Certainement resté là bas, dans les vestiges de ces combats qui en ce moment même, faisait rage. Elle lui emboîta le pas devant le regard de majordome fixe comme certaines de ces grandes statues d'or qui venait à remplir les corridors de ce manoir trop grand. Bientôt réunie autour d'une table circulaire où elle déposa la tête pleine de cheveux reptiliens.

« Et bien j'ai traversé une foule de révolutionnaires Orothar. Je me suis infiltré dans leurs donjons pendant qu'ils le prenaient d'assaut, puis j'ai fouillé les catacombes des anciennes cellules... Et j'ai bien trouvé cette garce serpentine. »

Lors de la fin du bal et de son dernier glas achevé dans les entrailles d'un dernier souffle de la Harpie, ils s'étaient séparés sous les ordres d'Arès.

« Certains prisonniers étaient emmenés là bas pour y être statufié, bien avant que les Kravt ne leurs imposent des usurpateurs. »

À y repenser, certains de ses prisonniers figés dans la pierre avait quelque chose de semblable à cet or longeant les allées de ce manoir aux grands espaces emplis à coup de fièvre acheteuse. Sûrement un éclat dans leurs regards vides, leurs postures et leurs traits figés dans un mélange d'incompréhension et de panique.

« À chaque grande lignées ses propres grands secrets. »

Un souffle las, éteint, presque monotone s'échappa de ses lèvres alors qu'elle regardait Eris de cette expression terne, indifférente, balayant les traits de son visage. Les doigts de celle-ci se risquèrent à se reposer sur le squame froid des reptiles mort au moment où la tête de la créature avait été découpée d'un large mouvement de sa faux. Elle croisa les bras.

« Arès t'as dit pourquoi est-ce qu'il en avait besoin ? »

La féline solaire se releva de sa grâce aérienne, l'océan de ses prunelles s'heurtant aux récifs rocheux, rocailleux, de côte froides et orageuses de la maudite.

« Pour marchander avec une Collectionneuse de l'Ambre. Une histoire d'artefact Vasilios. »

Il y avait certains mystères à tout jamais irrésolus, qui des années plus tard, venait à surgir de la tombe. Morts vivants empiétant sur le présent. Que c'était fascinant, cette capacité qu'avait le passé à influencer sur le présent de manière indéterminée.

« Bien, maintenant, il ne nous reste plus qu'à lui arracher les yeux. »

Elle ouvris sa veste, dégainant un petit poignard aux inscriptions moirés tout en s'approchant de la tête.

« Génial. Je te laisse faire. Après tout, c'est toi l'experte en... créatures. »




« T'as r'trouvé Lyssandra après ça ? »
« Non. Jamais. »
« Tu y pense ? »
« Ça m'arrive. Mais tu sais, pour nous autres, Saphir. La perte, la mort. Ce n'est pas une fin en soi. C'est un éternel recommencement. »

Famille et Histoire
Spoiler:
Membres du Clan Vasilios connus jusqu'à ce jour :

Avant cette première ère, l'on parle de légendes contant l'ascension d'un peuple barbare sur une île retirée de tout. La plupart des noms qui y figure on été effacé par le temps où sont encore incertains, vagues.

1ère Génération :

Apollon Vasilios, fondateur des Vasilios, père d'Enya et Andros. (Mort)
Lyssipée Vasilios, femme d'Apollon Vasilios, mère d'Enya et Andros.(Morte)
Nyxella Vasilios, soeur d'Apollon, mère de Thanan et Khtonia.

2ème Génération :

Enya Vasilios, fille d'Apollon et Lyssipée. Reine Vasilios.
Andros Vasilios, frère d'Enya.
Thanan Vasilios, frère de Khtonia, cousin d'Andros et Enya.
Khtonia Vasilios, soeur de Thanan, cousine d'Andros et Enya.
Theos Vasilios, mari d'Enya. Roi Vasilios.

3ème Génération :

Artémyse Vasilios, fille d'Enya et Théos.
Zéphyros Vasilios, fils d'Enya et Théos.

7ème Génération :

Bakkhos Vasilios, cousin d'Ariana, Roi Vasilios.
Dionysos Boylenero, amant d'Ariana Varxarios, il a de trop nombreux bâtards, fils et filles engendrés pour tous être recensés. (Mort)
Ariana Varxarios, bâtarde Vasilios, amante de Dionysos.


11ème Génération :

Atlas Vasilios, célèbre chasseur de monstre.


14ème Génération :

Phaïstos Vasilios, conteur de récits et légendes.


Génération (nombre inconnu) :

Gereck Vasilios, époux d'Anathasia (Disparu/Mort)
Anathasia Vasilios, épouse de Gereck (Morte)
Ariane Vasilios, soeur de Gereck, mère d'Eris (Morte)
Adonis Galakhos, frère de coeur de Gereck, Mentor d'Arès, Père d'Eris (Disparu)
Adès Vasilios, frère de Gereck et d'Ariane (Disparu/Mort)

Génération (nombre inconnu) :

Cassiopée Lyssipée Vasilios, fille de Gereck et Anathasia (Morte)
Arès Thymós Vasilios, fils de Gereck et Anathasia (Vivant) Actuel Patriarche.
Eris Amalthée Vasilios, fille d'Ariane (Vivante) Bras Droit
Macaria Katára Vasilios, fille d'Adès (Vivante) Bras Gauche

Génération (nombre inconnu) :

Antéros Vasilios, fils de Cassiopée Vasilios, fils adoptif d'Arès. (Vivant)
Eros Vasilios, fils d'Arès Vasilios, frère d'Harmonie. (Vivant)
Harmonie Vasilios, fille d'Arès Vasilios, soeur d'Eros. (Vivante)
Enya Vasilios, fille d'Arès Vasilios, demi-soeur d'Eros et Harmonie. (Vivante)

Mémoire de Macaria Vasilios.



Mon nom est Macaria Katára Vasilios. Certains le reconnaîtrons, d'autres le découvrirons. Mais il y a une chose dont je suis sur, certaine. Lorsque mes réminiscences me perdront, il me suffira de jeter un coup d’œil à ce journal pour m'en souvenir, m'en rappeler, éternellement. Je suis une bâtarde Vasilios. Descendante d'une lignée d'ancêtres aux légendes vastes et récits intemporels. Une lignée dont le sang frelaté court à mi-chemin entre Réel et Ville. Avant ma dix-neuvième année, je n'étais nulle au courant de tout ça. Simplement fille de rien, de tout. Fille de la Ville, avant tout. Orpheline, élevée par ces femmes, ces hommes, aux superbes viciées. Maîtres et maîtresses de la nuit, qui de leur violence affûté viennent à faire naître de sombres désirs glauques, funèbres.

Je n'avais pas seulement une mère, un père, mais plusieurs. Souvent reclus, seule, à traîner mes pieds dans ces rues monstrueuses, abandonnées, plutôt que de devoir entendre ces étranges cris perçant les corridors des allées de la Maison Close de Saphir. À leurs façons, ils me mettaient à l'écart dans l'espoir que je puisse conserver un brin d'innocence. Je ne me doutais nullement de ce qui pouvait se passer à travers ses murs, seulement quelques échos tonitruant d'âmes vagabondes. Ça, je ne l'ai compris que bien plus tard. Mais avant ça, il y eut la visite de cette prêtresse Saphirienne. Profanatrice, éveilleuse de tombeaux d'une branche cousine aux Erenesis, cette femme était l'une des importantes clientes du lupanar. Mais aussi, capable de dons de divinations. Lisant à travers les ossements d'animaux décharnés.

Dans un salon privé, au côté du funèbre Anubis et ce bien avant que je ne puisse le comprendre, cette femme était venue pour ma marque. Celle dont la tâche macule ma nuque. Étrange, ensorcelante, grisante. Changeant de formes en d'étranges signes kaléidoscopiques. Comme défectueuse. Celle-ci m'avait prédit le joug d'une malédiction qui me suivrais durant toute ma vie. Perméable, chaotique, incertaine. Capable de prendre toute formes chimériques pour faire de mon existence une piètre marionnette entre ses mains invisibles.

Et j'y avais cru. Dur comme fer. Condamnée, mais certainement pas abattue.

J'ai quitté le lupanar très tôt - tout en sachant que je n'appartiendrais jamais à une telle vie - pour me mettre au service des Erenesis. Passeuse, gardienne de cimetières, embaumeuse, scripte de mémoires funéraires, pompe funèbre. J'ai aussi travaillé pour certaines lignées nobles en tant que femme de main. J'ai bien vu assez de cadavres et d'aristocrates funestes pour toute une vie. Mais cela m'avait permis de prendre le contrôle de ce que j'aurais toujours du être; une femme indépendante. Solitaire. Forte. Puissante.

Puis il y eut Eris. Léonine. Royale. Gracieuse. Aérienne. Notre première rencontre fut des plus tendues. En ne sachant pas la raison de sa venue et d'un naturel méfiant, farouche, il ne s'était écoulé que peu de temps avant que l'une de mes dagues ne connaissent la douceur de sa peau. Puis dès lors, elle m'a tout révélé. Tout. Qui j'étais. D'où je venais, qui j'aurais du être, depuis toujours. Mes origines. Une famille. Ma famille. Moi qui n'avait connue que la solitude, des questions pleines à bombarder ma psyché aux réponses non élucidées. J'avais enfin une attache en ce monde. Une ancre.

J'ai ensuite quitté le trouble repos du Saphir, lancée, à la conquête, l'assaut de ces Seuils errants.

J'ai aperçu Hélios laissant place à sa jumelle lunaire, Séléné. Des vaisseaux géants traverser des mers de brume dense, l'écho de mes pas au cœur de cryptes interdites, le firmament des muses constellées aux pleurs de météores, la rage d'un peuple de guerrières farouches et l'abandon d'une âme lascive. J'ai vu les lames d'écume de l'océan se fracasser contre des récifs jonchés d'éclairs. Le tournoiement de rapaces aux ailes de cuirs au dessus de mon crâne, la renaissance d'anciens rois, reines sortis de la tombe, des noms glorieux et leurs armes délaissées sur des champs de bataille fumant. Poursuivie, depuis toujours, par la malédiction d'un héritier qui m'a longuement suivie dans mes pas. Le glas des cavaliers tranchant la brume des sabots de leurs destriers d'ébènes. La conquête d'un royaume.

Et aujourd'hui, à nouveau dans la Ville. Et bien avant de rendre notre dernière sentence, nous, Vasilios, comptons reprendre ce qui nous appartiens. Non de droit, mais par le sang.
RP introductif

Derrière le masque (facultatif)
PSEUDO, PRENOM, SURNOM ? : Vous me connaissez déjà :pur:

COMMENT AVEZ VOUS CONNU C.K ? : Énième compte.

DES REMARQUES, DES QUESTIONS ? : :heart:
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Re: The Death & Ressurection Show (en cours)

#2
Elle est décidément chouette, cette amazone. :pur:

Si je ne peux te donner qu'un conseil. C'est de penser à ce qu'on dit toujours aux joueurs : Pense à ta personnage maintenant, à ce qu'elle est aujourd'hui. Et surtout, à la Ville.

Le passé, le Réel, tu auras tout le loisir d'en parler dans tes RPs. Mais pour ta fiche, va à l'essentiel de Mac, à son présent et sa place dans la Ville. C'est ça le plus important, ce qu'on demande.

Puis ça nous aidera pour ton test. :pur:

Bonne inspi pour la suite de ta fiche ! :pinkheart:

Re: The Death & Ressurection Show (en cours)

#3
Elle a de la classe, de l'allure la soeurette !

Le clan Vasilios pèse dans le game !

Puis les brunes voyageuses en ont sous le string ont toujours eu ma préférence.

Triste mélancolique. Une écorchée vive. Y a des thématiques comme ça qui collent à la peau :pur:

La laisse pas retomber dans les limbes :na: et termine là... Vite. La Ville a besoin de bag girl.
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Re: The Death & Ressurection Show (terminé)

#8
La Ville n'est pas ce qu'elle semble être. Si dans le brouillard dense du matin, il semble à Macaria que se dessinent les silhouettes d'immeubles et autres mausolées qui hantent le quartier Saphir, il n'en est rien lorsqu'elle s'en approche. Alors peut-être est-ce la brume qui lui joue des tours ? Ou plutôt, le quartier qui s'agence selon de profonds désirs qui ne sont pas ceux de la Vasilios.

Au cœur du dédale, celui formé par la volonté seule, se tient l'homme qui en est le créateur. Et si Macaria s'en approche, elle peut voir que le brouillard du matin s'écarte sous ses pas, afin de former un chemin allant tout droit sur l'Erenesis qui l'attend. Celui-là même dont on discerne avec aisance le sourire blanc – et cette broche ornée d'une pierre violacée accrochée à sa veste de costume – au travers de l'obscurité. Celle de la nuit pas encore éteinte. Du jour qui n'est toujours pas levé.

De sa peau noire, surtout. Celle qui se fond dans son costume noire. Avec la mygale qui lui court sur la main. Qui ne rend qu'encore plus brillante cette chaîne avec laquelle il joue de ses doigts. Un collier à l'or fin, dont le pendentif iridescent émet une faible lueur entre l'Erenesis et l'assassine.

Macaria n'est pas bête. Et la règle veut que le sang reconnaisse ce qui lui appartient. Ce qui lui est dû. Ce pendentif, c'est une des reliques qu'elle souhaite récupérer. De ces objets Vasilios égarés à travers les âges et le Réel. Echoué dans la Ville. Entre les mains d'un Erenesis qui jamais ne donne sans raison.

– Va dans la Ville. Cherche à travers elle. Dans l'un des quartiers se trouve un livre. Un livre dérobé à ma Famille. Un livre qui permet de commander aux morts.

Et la mygale de poursuivre sa course. D'enrouler ses pattes autour du bijou qui pend aux doigts de l'homme. Le masquer. Le dissimuler. Le garder pour elle. Pour son maître.

– Ramène-le moi. Et je te rendrai ce qui est à toi.

Peut-être.

Re: The Death & Ressurection Show (terminé)

#9
Le froid. Qu'elle pouvait le détester. La piqûre mordante de fin d'année s'insinuant jusqu'à sa peau en une caresse âpre, glissant sur son derme en un voile humide de flocons gelant ses os et rendant ses lippes gercées. Mais elle était là, l'assassine, les mains couvertes de mitaines, à courir sous un déluge de flocons en ne laissant que derrière elle le sillage d'une longue écharpe recouvrant son cou, en plus de ce long pardessus noir, qui tel des ailes d'un rapace, venait à s'ouvrir de ses pans pour en repousser le peu de brume obstruant sa vision.

Macaria n'était pas dupe. Elle l'avait bien vu, la mélasse dense, compacte, insondable, s'agiter de ses bras vaporeux en des formes disparates, folles, désaxées. Le roulement de ses nuages s'évanouissant sur la surface de quelconques murs, l'ombre grandissante d'une silhouette qui s'approche d'une démarche nonchalante. Alors qu'elle, reste là, sa main, cette dextre striée de veines, de muscles noueux, couturés, se fondant dans les ombres des pans de son manteau. À la recherche d'une morsure froide, métallique, roulant contre ses griffes acérées. Et cette façon de toiser l'Erenesis, alors que sa main s'échappe, retombe mollement le long de son corps.

Anciens maîtres.

La Ville lui avait beau avoir rendue une famille, lui avait fait découvert que dans ses veines parcourus d'un sang frelaté, existait une vérité dont elle ignorait tout. Cet homme, comme bien tant d'Erenesis qu'elle avait côtoyé, était l'une des preuves vivantes, de ce qu'elle était devenue aujourd'hui. Guerrière, dans toute sa superbe orageuse, dont les lèvres gardaient les stigmates d'un énième combat, alors que danse ce rideau de soie sombre devant ses prunelles gorgées d'encres. Puis un éclat, allongé entre les ombres insidieuses, voraces. Une miette de lumière brinquebalante entre les doigts brunis de l'homme, l'énorme mygale aux huit pattes couvertes de duvet qui semble presque jalouse de ses éclats, du trésor de son maître, qu'elle garde farouchement.

Et l'arc ombrageux de ses sourcils qui se froncent, se tordent en une menaçante expression. Parce qu'elle a laissé son passé derrière elle, cette monarchie sombre et funeste pour laquelle elle travaillait, au profit d'un sang solaire qu'elle embrase, de ses contes proscrits, interdits. Chevauchant Ville et Réel.

« Gardez mon pendentif au chaud. »

Sa dextre et sa senestre se mouvent au dessus de cette crinière pleine de boucles sauvages, éparses. Raz-marée de vagues noirâtres amoncelées au dessus de son crâne. Et cette capuche qui bientôt se rabat sur ses traits, projetant leurs ombres aveugles sur son visage. N'en reste plus qu'à découvert, au devant des pâles lumières de l'aube, se dessine ce nez légèrement aquilin et cette paire de lèvres traversées d'une balafre qui se tordent en un sourire torve.

« Je vous ramènerais votre livre. »
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Re: The Death & Ressurection Show (terminé)

#10
La personnage est jolie, dans son attitude guerrière. Toutes ces descriptions de brune aux cheveux flottants, de femme forte. J'aime bien. :heart:

Et puis, c'est toujours chouette de te voir développer ton petit univers. S'étaler la famille Vasilios, dérouler tout ce fil que tu as en tête. Mais parfois, ça prend le pas sur le reste. D'abord la famille, tes histoires à toi. Puis la Ville. C'est la seule remarque que j'ai à te faire sur ce plan, c'est que je ne les trouve pas assez ancrés dans le contexte. Ils sont là, ils servent les Neuf, vivent en Ville. Mais je n'arrive pas à savoir comment Mac la perçoit, comment elle y vit. Toute sa relation avec, en fait. Et son rapport à sa faction, aux Erenesis.

Après. Tu es une ancienne, on te fait confiance et tout ça. Et je sais que ça transparaîtra dans tes RPs. Mais oui, juste ce point là. Pour ça un tel test RP. D'ambiance, de petite perche tendue vers la Ville. Les Erenesis. Pour que tu en parles.

Mais ça n'enlève rien, rien du tout à la personnage ! A ces postures de femme forte, de battante, de guerrière. Qui sert sa famille. Sa faction.

ET PUIS !! Il est génial, ce "retour" qui prend forme en rebondissant sur le Bal des rapaces. De l'inclure dans la fiche, comme quelque chose qui a marqué un point déterminant. D'évoquer cet artefact Vasilios, dont tu as lancé l'intrigue en RP il y a peu.

C'est chouette de retrouver des choses de l'ancienne Mac, mais fondue dans ta petite intrigue familiale. De voir tant et tant de petits indices, détails, disséminés çà et là. De sujets sur lesquels tu rebondis, ou que tu prépares à lancer.

Je l'aime bien ta personnage ! Et j'ai hâte de voir ce que tu vas faire d'elle. :heart:

En tout cas, te voilà validée ! Go go go fouiller les cadavres ! :danse:
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