Papillon de Brume


Ce forum est tout entier consacré à la création de personnages. Consignes pour vos fiches, conseils, mais aussi registre des avatars.


Messagepar Morphéa Sëylis » 10 Oct 2017, 14:38

Morphéa Sëylis


Image


La Brume est en moi, la Brume est moi. Je suis la Brume. Je suis le Papillon de nuit de Perle et de Brume.


Fiche d'identité


NOM COMPLET DU PERSONNAGE :
Morphéa Ambrosia Hécate Sëylis. Le Papillon de Perles de Brume, la Roussette Nacrée, le Spectre Diaphane, la Strigoïca Albinos, autant de surnoms qui me sont donnés par ceux et celles me croisant ou connaissant tel ou tel de mes comportements ou aptitudes, bien que je ne m’ouvre que fort peu sur des choses personnelles me concernant, en dehors de mon cercle proche, ma famille.

AGE et DATE DE NAISSANCE :
18 ans, je suis née lors d’une claire nuit d’été où la lune et les étoiles brillaient à travers la brume, une nuit douce, propre à rêver sans fin.

ASCENDANCE, FACTION et RÔLE :
Fille de la Ville et de l’Avalon. Native et Infante de la Faction Perle. Fille d’Octavius Sëylis et d’une jeune cousine germaine dont je n’ai jamais su le nom, même si elle était une Sëylis. Un rêve parmi le Rêve ; éthérée, étiolée, je ne suis pas certaine moi-même que j’existe bel et bien. Je n’ai pas encore de métier.

Eveil, Magie et Décadence

Je me souviendrai toujours de mon Eveil. C’était une nuit d’été, quelques temps avant le lever du jour, j’avais 7 ans. L’âge de raison comme on dit. Je m’étais endormie dans ma chambre, enveloppée par la Brume qui entrait par ma fenêtre ouverte. J’ai toujours laissé mes fenêtres grandes ouvertes, quel que soit le temps au-dehors, pour que la douce Brume puisse venir me caresser dans mon sommeil, que je la respire à chaque instant.

Je m’étais réveillée, sans aucune raison, et j’avais remarqué que les rayons de lune dansant dans la Brume qui emplissait ma chambre étaient extrêmement forts, malgré l’aurore bientôt proche, – je me souviens même m'être demandé si le soleil ne s'était pas levé, mais la luminosité n'était pas la même que lors de la journée – alors je m’étais levée de mon lit, situé dans un renfoncement et dissimulé à la lumière par une armoire massive en bois afin de me protéger de cette dernière durant jour. Et lentement, doucement, j’avais avancé jusque dans les rayons d’argent. Ils s’étaient reflétés sur ma peau et mes cheveux de nacre, sur la soie blanche et iridescente de ma chemise de nuit, comme si mon corps s’était mis à luire, à briller autant que les étoiles dans le ciel nocturne. C’était la première fois que cela m’arrivait. Je ne savais pas ce qui était en train de se passer, mais je me sentais bien, sereine, apaisée par la lumière pure de la lune.

Et lentement, par vagues langoureuses, j’avais progressivement senti une force, une puissance enfler dans mon petit corps si pâle. J’avais fermé les yeux, savourant cette sensation, cette énergie qui me parcourait. Elle s’était peu à peu concentrée, regroupée, remontant le long de mon corps, depuis mes pieds nus jusqu’à mon visage. Mes yeux. Et j’avais alors compris, malgré mon jeune âge : mon catalyseur était mes yeux. Mais jamais je ne le révélerai à personne. Il me faudrait recourir à la ruse pour que mon secret ne soit pas découvert. Je devrai faire en sorte que l’on croit que mon catalyseur était autre chose. Autre chose, mais quoi ?

J’avais regardé dans ma chambre envahie par la Brume. C’était encore une chambre d’enfant. Mais j’avais déjà quelques bijoux. De l’argent et des perles. J’avais voulu ce bracelet parce que pour moi, il symbolisait de manière tangible mon appartenance à ma faction, la Faction Perle. Je l’avais pris du bout des doigts, tant il semblait fragile, bien que je sache qu’il ne casserait pas si facilement. Et je l’avais passé à mon poignet gauche. Je ne l’ai jamais enlevé depuis. Je conserve l’illusion. Même envers ma propre famille.

Puis, soudain, une douleur dans ma poitrine. Au niveau du cœur. Comme si mon sang était devenu corrosif. La souffrance pulsait dans mon corps au rythme de mes battements de cœur. Se propageant du centre de ma poitrine encore plate, jusqu’en haut de mon crâne, au bout de mes doigts et de mes orteils. Une douleur si forte qu’elle m’avait coupé le souffle. Si tranchante en comparaison de la douce quiétude qui m’habitait encore quelques secondes plus tôt. Et j’avais sentis mon corps changer. Se transformer. Se métamorphoser. Et bientôt, je m’étais retrouvée sur le sol de ma chambre, qui m’avait parue bien plus grande. J’avais regardé mes mains et avait constaté avec surprise que ce n’étaient plus des mains humaines, mais des ailes. Des ailes de chauve-souris albinos. J’avais crapahuté tant bien que mal sur mes pattes munies de serres, jusqu’à la coiffeuse située dans un coin de ma chambre et avait maladroitement voleté pour me poser dessus. Et en me regardant dans le miroir, j’avais constaté que je n’étais pas une de ces minuscules chauves-souris. Non, j’étais une belle roussette blanche, la plus grande espèce de chauve-souris existante. Mon visage était devenu comme une tête de renard polaire miniature et je mesurais une quinzaine de centimètres, la moitié de la taille adulte de ma forme animale. Après tout, je n’étais pas encore une adulte, il était logique que ma forme animale ne le soit pas non plus. J’étais redescendue de ma coiffeuse et avait progressivement calmé les battements de mon cœur qui cognait à tout rompre contre mes côtes. Puis, d’instinct, j’avais fait le vide dans mon esprit et m’étais concentrée sur mon apparence humaine. Et le processus inverse s’était enclenché, avec une douleur bien plus supportable cependant.

Peu à peu, au fil du temps, les contours de mon corps se sont estompés, floutés, comme si je ne faisais qu’un avec la Brume, comme si la Brume était moi. Comme si jamais elle ne se séparait complètement de moi, même lorsque je suis dans un bâtiment, comme si j’étais moi-même faite de Brume. Mais peut-être est-ce le cas ? Qui peut savoir ? La Brume est autour de moi et en moi, elle fait partie de moi, tout comme je fais partie d’elle. La Brume est moi et je suis la Brume. Je suis une part de la Ville. Je suis peut-être la Ville ? Qui sait ? Mais autre chose s’est ajouté à mon anatomie, dès mon Eveil, en plus de la couleur si spéciale de mon regard. Deux ailes de Cerura erminea (ou Papillon Hermine, qui est un papillon nocturne) sont apparues dans mon dos et se sont développées au même rythme que mon propre corps. Deux ailes d’un blanc légèrement argenté et marbrés de délicates arabesques noires, partant de mes omoplates et descendant jusqu’à mes pieds, frôlant à peine le sol. Elles ne me permettent malheureusement pas de voler comme je le peux sous ma forme animale, ne sont qu’ornementales, mais cela me convient. Elles rappellent à tous le blason de ma famille et encrent encore plus mon appartenance à ma Faction et à ma famille. Je suis le Papillon de Perles de Brume.

Description

Je suis une jeune femme digne de la famille Sëylis : plutôt assez grande pour mon âge – aux environs d’un mètre quatre-vingts – ; de longues jambes fuselées ; une taille fine, des seins ronds d’une taille légèrement supérieure à la moyenne, des hanches ni trop larges ni trop étroites, un fessier rond sans être trop volumineux ; pâle de peau – peut-être même plus que les autres membres nés de ma famille car je ne sors que fort rarement le jour. A vrai dire, je ne sors de jour en dehors de la maison que lorsque j’y suis réellement obligée – ; une longue chevelure diaphane et légèrement ondulée, couleur de nacre que j’agrémente parfois de tresses plus ou moins épaisses où je dispose de temps à autres des papillons blancs synthétiques ; des lèvres pleines et toutes aussi dénuées de couleur que le reste de mon épiderme, de longs bras, mains et doigts fins et gracieux possédant des ongles longs et solides taillés en pointes, que j’orne pour ces derniers de bagues d’argent. Mon corps ne possède aucune cicatrice, aucune marque de naissance ni malformation d’aucune sorte. Mon corps est pur comme la Brume, comme la lumière de la lune. La seule note de pigmentation, sur l’ensemble de mon corps, est mon regard. Pareil à deux joyaux, deux pierres précieuses polies, mes iris sont d’un somptueux mauve se dégradant vers un ton plus framboise écrasée sur leur pourtour. Bien entendu, ils n’étaient pas ainsi à l’origine. Non, de ma naissance à mon Eveil, ils avaient la même absence de couleur que le reste de ma personne. Des iris d’un blanc légèrement argenté sous les rayons de lune. Avant mon éveil, j’étais une enfant sans couleur. Une enfant pâle. Mais je ne le suis plus. Je parait fragile, chétive et vulnérable à cause de mon physique, mais les apparences sont trompeuses, car je ne le suis pas, du moins pas physiquement et certes jusqu'à un certain point.

Mon corps ne réagit pas bien aux rayons du soleil. Que ce soit ma peau autant que mes yeux. La lumière m’irrite et, si jamais j’y suis exposée pendant trop longtemps, cela fini par me causer des plaies plus ou moins grandes sur les endroits de peau non protégés. Pour ce qui est de mes yeux, la lumière me fait mal, du fait que je suis bien plus habituée et adaptée aux conditions nocturnes. La trop forte ou trop fréquente exposition entraîne des maux de tête pouvant aller jusqu’à la migraine. C’est pour ces raisons que je vis quasiment exclusivement de nuit.

Je fais généralement l’effet d’être un fantôme, un spectre errant dans la Brume aux personnes qui me croisent, la nuit, du fait de mon physique imprécis et ma démarche aérienne, souple et grâcieuse. Et du fait que je ne me vête exclusivement que de longues robes touchant le sol et ornées de nombreux voiles – faites de tissus vaporeux, légers et amples, tels que le jersey, la mousseline, la batiste de coton, la soie, la dentelle, le taffetas ou encore l’organza – d’un blanc pur, tirant parfois sur le nacré, et dissimulant systématiquement mes jambes et mes pieds. Je donne souvent l’impression aux gens de flotter à quelques centimètres au-dessus des trottoirs, comme si je lévitais, alors qu’il n’en est rien. Mais peut-être que si ? Dans la maison ou dans les étendues herbeuses du quartier, je reste continuellement pieds nus, afin de pouvoir sentir le sol sous mes pas, mais je revêts de délicates ballerines de satin blanc brodées de dentelles lorsque je sors errer dans les rues du quartier Perle.

Je ne suis jamais totalement certaine que j’existe bel et bien dans la Ville. Jamais totalement sûre que je ne suis pas, effectivement, un spectre n’ayant pas été accepté en Avalon et condamner à hanter la Ville. Jamais assurée de ne pas être un simple songe, rêvée par la Ville. Rêve brumeux ayant pris conscience dans le Rêve ? Qui sait ? Esprit d’ailleurs de passage pour une vie dans cette cité du vice ? Peut-être. Je me sens éthérée, désincarnée, vaporeuse, aérienne, légère, telle la Brume que je respire continuellement, avec délice et sans retenue. Je n’ai pas l’impression de faire partie du monde des vivants. Ni même de celui des morts, en réalité. Je n’appartiens à aucun monde. Peut-être que je suis l’esprit de la Ville incarné dans ce corps qui me semble matériel ? Je ne sais pas. Je me suis toujours demandé si j’étais vivante ou non, si j’étais matérielle ou non, tant je me sens étrangère à tout cela. Et puis, qu’est-ce que la réalité pour quelqu’un comme moi, qui ne sait pas même si je suis moi-même réelle ? Peut-être suis-je simplement le fruit du délire d’un de ces hommes ou une de ces femmes dans la Maison Close Perle ? Un songe, une hallucination ayant pris corps dans le monde ? Ou peut-être tout cela à la fois. Qui sait ? Qui peut savoir ? Qui saura jamais ce que je suis en vérité ?

La Ville et ses Seuils

Je n’ai jamais été inscrite à l’Académie. Je trouve que je ne corresponds à aucune des trois Maisons Académiques. Et même si j’avais correspondu à l’une d’elles, avec ma vie décalée, en papillon de nuit que je suis, je ne pourrais de toute manière pas suivre les cours, qui se déroulent dans la journée. Et puis, il faut aussi le dire, le fait de trop m’éloigner de la Brume me mets mal à l’aise. Je n’aime pas ça. Et étant donné que l’Académie est située au centre de la Ville, en dehors de tous les quartiers, et donc du quartier Perle et inaccessible à la Brume, je ne sais pas comment je pourrai parvenir à supporter ce manque que me causerait très certainement le fait d’être loin de la Brume qui m’est si chère, qui plus est en pleine journée. Je ne réagis pas bien au soleil. Surtout si j’y reste trop longtemps exposée directement. C’est pour cela que je vis la nuit plutôt que le jour. En plus du fait que l’ambiance nocturne n’est pas du tout la même que celle diurne.

Je dois donc apprendre en autodidacte à maîtriser peu à peu ma magie, celle des brumes. Ce n’est pas simple, loin de là, mais j’y parviens tout de même, jour après jour, mois après mois, année après année, à la faveur de la nuit et à la lueur de la lune et des étoiles, enveloppée par la Brume et les vapeurs de mes infusions.

A force d'entraînement et de métamorphose, je me suis rendue compte que je pouvais non seulement me transformer totalement en ma forme de roussette blanche, mais également partiellement, comme par exemple changer mes ongles en serres. Mais je peux également changer par exemple mon visage en celui d'une roussette albinos en conservant ma chevelure de neige et faire apparaître mes ailes à la place de mes bras – tout cela à taille humaine – ce qui, je dois bien l'avouer, peut effrayer quand on ne s'y attend pas. Moi-même je me suis fait peur la première fois que j'ai réussi à faire ce genre de métamorphose.

Je n’ai pas de métier, pas encore. Mais je suis encore jeune, j’ai le temps de trouver ma voie.

Famille et Histoire

Je suis venue à la vie par une douce nuit d’été, durant laquelle la pleine lune et les étoiles brillaient à travers la Brume. Une nuit comme celles durant lesquelles il est doux de s’envoler vers les songes de l’Avalon. Mais cette nuit fut également teintée, pour moi, de la couleur rouge du sang.

Je suis venue à la vie en emportant celle de ma mère.

A peine née qu’elle rendait son dernier souffle par ma faute. Nouvelle-née de la couleur pure de la lune, de la Perle et de la Brume et qui, pourtant était souillée du rouge du sang de la femme qui venait de me mettre au monde. Une vie pour une vie.

Elle fut comme un tribut pour que je puisse m’épanouir, telle une rose blanche, sous la lumière de la lune. Trop faible pour enfanter sans risques, sans doute, s’est-on dit cette nuit-là. Elle s’en alla rejoindre les spectres évanescents de l’Avalon.

De ce que l’on m’a rapporté, je n’ai pas pleuré, pas crié, comme l’aurait fait n’importe quel enfant tout juste né. Non, j’ai juste ouvert mes grands yeux dénués de coloration, des yeux comme des miroirs de rayons lunaires, blancs aux reflets d’argent. J’ai ouvert les yeux et j’ai tendu les bras vers mon père qui se trouvait là, non loin du corps sans vie de ma mère, comme si je savais d’instinct que c’était mon père, en gazouillant innocemment.

J’ai grandi dans la famille Sëylis, avec pour seul parent biologique mon père. Du plus loin que je me souvienne, dès que j’ai été en âge de m’exprimer convenablement, soit vers mes quatre ou cinq ans, je crois, j’ai demandé à avoir une chambre d’où je pourrai voir la Brume et la laisser entrer pour quelle me berce. Alors on avait aménagé une chambre spécialement pour moi, dans les premiers étage de la maison, en dehors de la dimension onirique créée par les Arpenteurs de la demeure.

Je ne suis pratiquement jamais sortie de jour, en dehors de la demeure Sëylis. La plupart du temps, je dors la journée et vie la nuit, et ce depuis toujours. Une vraie vampire, dirait certains. Eh bien, peut-être qu’ils n’auraient pas tout à fait tort. Car j’ai beau paraitre pure et irréelle, fantomatique, diaphane et éthérée, depuis mon Eveil, les nuits où la lune ronde brille à travers la Brume s’insinuant dans ma chambre, et de plus en plus souvent par la suite, il me prend des envies de mordre quelque chose de vivant, humanoïde, de très rares fois animal. De mordre à pleines dents et de planter mes ongles changés en serres, dans la chair cette chose pleine de vie, jusqu’au sang, et de boire ce sang, rouge et chaud, s’écoulant de la plaie que j’aurai causée. Mais je ne l’ai jamais fait. Trop peur des conséquences. Pourtant, malgré ma résistance, ces envies de sang humain se font de plus en plus fortes et pressantes au fil du temps. Plus le temps passe et plus j’ai peur de perdre le peu de contrôle que j’ai sur cette part de moi et de faire du mal à quelqu’un que j’aime.

Pour moi, chaque sang est unique et possède une odeur et un goût particulier. Certains m’attireront, quand d’autres me répugneront, rien qu’en les sentant et ce, au-delà du physique de la personne ayant ce sang irrigant ses veines. Le physique ne compte pas quand le chant du sang se fait chant de sirène. Par exemple, celui de ma tante à pour moi l’odeur d’une forêt d’hiver, de la bruyère coupée couverte de rosée et du parchemin poussiéreux. Celui d’Andreas fleure bon le parfum des fleurs des champs, du miel et de la terre après l’orage, le tout surmonté d’un soupçon de musc. Le sang de mon père, lui, me rappelle l’odeur de l’acier tranchant, des larmes et du citron moisi.

Depuis mes quinze ans, je cultive quelques plants d’Atropa belladonna, de Mandragora officinarum et de Salvia divinorum dans ma chambre – plantes aux propriétés psychotropes dont j’ai acheté des graines au Mist Alley. Je fais régulièrement infuser quelques feuilles de l’une ou l’autre de ces plantes ou bien je mange deux à trois baies de Belladone ou un petit morceau de racine de Mandragore avant de m’endormir, afin de faciliter et augmenter mes songes vers l’Avalon. Depuis mes dix-sept ans, j’achète aussi de temps à autres une bouteille de Fée Verte au Mist Alley, dont je bois un quart de verre additionné d’eau et de sucre flambé, à l’occasion, en plus de mon infusion, de mes baies ou de mon morceau de racine. Mais, en vérité, je ne fais pas cela simplement pour me perdre dans les songes. Non, je le fais aussi pour oublier ces pulsions qui sont les miennes, ces envies toujours plus puissantes de sang chaud coulant dans ma gorge pâle.

Je n’ai jamais été très proche de mon père. Bien plus d’Andreas – bien que je ne puisse le voire très souvent, lui étant un diurne et moi une nocturne – qui, comme moi, n’a jamais semblé savoir qui il était réellement, perdu dans cette famille qui l’adore et le méprise tout à la fois. Et depuis qu’il est parti pour l’Académie, je peux encore moins souvent le voir. Et de ma tante, la Reine de Perle et la Matriarche de la famille, qui a toujours été pour moi, de mon point de vue, comme une mère, ou ce qui s’en rapproche le plus. J’ai un profond respect et un amour inconditionnel pour ma tante, elle qui est si belle, si majestueuse et mystérieuse. Elle est notre guide et elle le sera toujours. J’ai beau ne pas avoir de réel but dans mon existence, ma tante est pour moi comme la pleine lune dans une nuit noire, un phare dans la tourmente. Elle m’éclaire et me guide dans ce que j’entreprends. Dans ma recherche de qui je suis. Dans mon envie d’explorer l’Avalon. J’aimerai tellement lui ressembler, être aussi forte, charismatique, mystérieuse, noble et sauvage qu’elle est.

"Ma très chère tante Daëva, je t’aime et te désire tellement que je crois en devenir folle. Mais je te respecte bien trop pour te l’avouer. Car j’ai peur. Peur de ce que tu pourrais penser de moi, même si le mariage et les relations intimes entre membres de la famille sont admis et encouragés. Ma tante, j’ai tellement peur que tu me repousse, que tu me rejette… Et, surtout – surtout –, j’ai tellement affreusement peur de te faire souffrir par mes pulsions sanguinaires, tellement peur de te blesser…

Et mon cher Andreas. De mon point de vue, incontestablement Fils des Neuf Feux et mon frère de Brume. De deux ans mon aîné, pour moi, tu seras toujours mon frère ainé par le sang, malgré qu’il soit possible que ce ne soit pas le cas. Tu seras toujours mon Andy pour l’éternité, même lorsque nous nous retrouverons en Avalon à notre mort. Je t’aime peut-être autant que ma tante et peut-être de la même manière, je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que je t’aime, mon Andy. Ma tante et toi êtes les deux seules personnes au monde pour qui je serai capable de n’importe quoi pour vous protéger."


J'avais secoué la tête afin de m'arracher à mes pensées et avait regardé les trois baies noires d'encre dans le creux de ma paume. Puis je les avais, une à une, portées à ma bouche et les avait croquées comme on croquerait des grains de raisin, les petits fruits éclatant sous mes dents, le jus âcre se répandent sur ma langue et j'avais fait passer le tout avec mon occasionnel quart de verre d'Absinthe additionné d'eau et de sucre. Et enfin, je m'étais endormie, alors que l'aube commençait à poindre à l'horizon, par-delà les toits et la Brume enveloppant tout.

RP introductif

Voiture argentée qui la poursuit. A toute allure dans le brouillard. Sur les ponts qui enjambent le fleuve. Elle ne lui échappera pas.

Accident. Choc. Sans douleur Morphéa s'envole. Retombe.

Se réveille. Nue. Ligotée à un lit. La salle est éclairée par une mauvaise lueur. Il fait chaud. Les parois sont épaisses, boulonnées et métalliques. La cale d'un sous marin. Dehors c'est le vide. L'eau noire qui pèse. Alors que le vaisseau oblong, poussé par ses moteurs diesels s'enfonce en direction de l'abysse.

Un homme au costume gris. A la cravatte métallisée. Qui écrase sur le front de Morphéa un revolver. Arme le chien.

"- Mr Cobe. Expert en dream-security pour la banque Pallisade & Associes. Ravi de vous rencontrer enfin. Morphéa."

Son index presse la détente. Pas de coup de feu. Mais c'est comme si le sous marin implosait de l'intérieur. De l'eau. Encore de l'eau. Par jets. Par cascade. Qui envahit la pièce alors que le navire coule. Que Morphéa se noie.

Et se réveille. Une forêt. Une impasse comme un mur ancien mais lisse. Plein de lierre. Qui s'élève plus haut que la cime des arbres. Acculée. Prisonnière. Des chiens pâles qui aboient. Lui montrent les dents. Grognent en retroussant leurs babines écumantes.

Mr Cobe est là. Dans son costume gris. Les mains dans les poches de sa veste. Sa cravate étincelante.

"-La banque Pallissade n'est pas une banque réelle. Ce qui ne l'empêche pas d'exister. De par sa fonction. Protéger. Abriter. Les trésors les plus précieux de ses clients. Or il y a 19 ans. Votre mère. En a forcé les défenses."

Sur un claquement de doigt les chiens sont passés à l'attaque. Tourbillon de pelages efflanqués, d'échines nauséeuses, qui déchiquette Morphéa. En silence. Jusqu'à ce qu'elle se réveille.

Dans une chambre. Sa mère est là. Nue et adultère. Elle chevauche Mr Cobe. Lui fait l'amour, alors que la Lune comme un souvenir, transperce la scène. Elle lui fait l'amour. Elle lui vole son âme. Ses secrets. La combinaison du code.

"-Ce n'est de l'or dont elle s'est emparée. Ni même de plans d'armes secrètes. Encore moins d'information. Non c'est qu'elle chose de bien plus précieux qu'elle a dérobé et que Palissade & Associes aimerait récupérer. Quelque chose qui peut changer le monde. Courber la terre. Secouer un pommier. Faire prendre la mer à des navigateurs. L'espace à des astronautes. Incendier des églises. Ecrire des livres. Lever des armées et faire pleurer des foules. Quelque chose que vous allez chercher. Et me rendre."

Mr Cobe est dans le lit. Mr Cobe est aussi debout dans la pièce. A tourner autour de la scène. A finir par appuyer son revolver contre la tempe de Morphéa. Cliquetis métallique lorsque son pouce arme le chien. Fait tourner le barrilet de manière à placer une cartouche face au percuteur. Il tire.

"-Mon idée."




Je courre. Je courre à en perdre mon souffle, à en perdre haleine. A en avoir le cœur et les poumons prêts à exploser dans ma poitrine si pâle. Je courre dans la nuit. Dans la Brume qui s’accroche à mes pas, mes vêtements blancs si légers, ma longue chevelure aux reflets de lune. Mes pieds nus sont écorchés et ensanglantés à force de rapper sur le bitume rêche. J’ai abandonné mes ballerines de satin nacré dès que la voiture d’argent m’a prise en chasse.

Et je fuis. Je suis telle une jeune biche terrorisée essayant vainement de distancer un chasseur bien plus rapide que moi. Car cette voiture, même en volant, je ne pourrai la semer, je le sais, je le sens. Dans mes tripes. Les pieds, les veines et les poumons en feu, je souffre affreusement, comme j’ai rarement souffert. Mais je continue à courir. Je traverse sans ralentir le pont qui enjambe le fleuve. Je veux m’échapper. A tout prix. Même si je sais au fond de moi que je n’y arriverai pas.

Et soudain, la voiture d’argent me percute de plein fouet. Mais étrangement, je ne ressens aucune douleur. C’est comme si, pendant un instant, je m’étais presque transformée. Sauf que ce n’est pas le cas. Je m’envole sans ailes. Et retombe sur la route.

Je me réveille. Je suis entièrement nue, attachée sur un lit, dans une chambre aux parois de métal. Il fait chaud. Très chaud. Trop chaud pour moi, même si je ne porte absolument rien. Aussi nue et aussi pâle que lors de ma naissance. La seule chose qui diffère entre ce moment passé et l’instant présent, c’est que mon corps a grandi et qu’il n’est pas taché de sang.

Devant moi, un homme tenant un révolver. Un révolver dont il appuie le canon sur mon front pâle et perlé de sueur. Un homme vêtu d’un costume, strict mais élégant, d’une teinte gris anthracite, agrémenté d’une cravate à la couleur métallique. Je ne le connais pas. Je ne l’ai jamais vu. Il me dit s’appeler Mr Cobe. Qu’il fait partie d’une entreprise nommée Pallisade & Associes. Une banque. Qu’il est expert en sécurité du rêve. Et qu’il est ravi de me rencontrer enfin. Mais je ne connais rien de ce dont il me parle. Je ne sais absolument pas qui il est ni ce qu’il me veut. Lui, en revanche, semble fort bien me connaitre. Comment ? Pourquoi ? Que lui ai-je fais ? Je n’en sais absolument rien.

A l’instant où il appuie sur la détente de l’arme, pas de coup de feu comme je m’y attendais. Non. La pièce que je trouve surchauffée se met à se remplir d’eau. Vite. Très vite. Et je ne peux qu’essayer vainement de me débattre contre mes liens en criant. Tout ce que je parviens à faire en me démenant ainsi contre mes entraves est de m’entailler la peau des poignets. Du sang sur ma peau blanche. Encore. Quand l’eau glacée atteint mon corps, une décharge me paralyse et un ultime cri muet s’échappe de mes lèvres alors que l’eau s’y engouffre et s’infiltre dans mes poumons. Brûlure. Douleur. Encore. Je me noie. Je meure.

Et de nouveau, je me réveille. Dans une forêt, au pied d’un mur couvert de lierre séché. Cette fois je suis vêtue de mon habituelle robe de voiles et de mes ballerines de satin.

Devant moi, Cobe, les mains dans les poches de son costume anthracite et entre lui et moi, des chiens, aussi pâle que des fantômes, aussi pâles que moi. Des chiens qui semblent enragés, affamés, n’attendant qu’un ordre de leur maître pour attaquer leur proie.

Et alors il se met à m’expliquer que la banque Pallisade & Associes a pour but de protéger les trésors les plus précieux de ses clients. Et ce que ma mère a fait, un an avant que je ne naisse. Elle en a forcé les défenses.

Mais pourquoi me dire tout ça ? Pourquoi à moi ? Pourquoi maintenant et pas plus tard ? Qu’ai-je à voir avec cette histoire, si ce n’est que c’est ma mère, une femme que je n’ai jamais connue, une femme que j’ai tuée en naissant, qui me relie à cela ? Et pourquoi me torturer en me tuant à chaque rêve pour me projeter dans un autre ? Pourquoi ? Que cherche-t-il ? Que me veut-il ?

Je m’y attends un peu à cause des deux fois précédentes, d’autant plus que les chiens sont tout sauf amicaux et que je suis acculée à ce mur, telle, encore une fois, une biche blanche prise au piège du chasseur. Mais je ne peux m’empêcher de crier lorsque les chiens pâles se jettent sur moi au signal du claquement de doigts de Cobe.

Tourbillon de fourrure nacrée, de lambeaux de tissu et voiles diaphanes, de chevelure de neige, de peau pâle, le tout souillé du grenat de mon sang, une fois de plus. Ils ne font pas un bruit en me réduisant à l’état de charpie de chair sanguinolente. Moi non plus. Je ne peux pas. J’ai trop mal. Trop de souffrance. Comme lors de mon Eveil. Comme cette douleur-là qui m’avait coupé le souffle. Celle-ci est d’un autre type, mais la conséquence reste la même. Aucun son ne s’échappe de ma gorge, si ce n’est un infime gargouillis alors que mon sang gicle par saccade de mes artères déchirées par les crocs. Rouge. Noir.

Réveil. Je suis dans une chambre cette fois. Cobe est là. Sur le lit. Et cette femme pâle à la chevelure blanche qui le chevauche ainsi, je ne l’ai jamais vue, je ne la connais pas non plus, mais je sais d’instinct que c’est ma mère. Ma mère sans nom. Mais ma mère. Pourquoi couche-t-elle avec Cobe ? Pourquoi fait-elle ça ? La lumière de la lune, irréelle et surréaliste traverse leurs corps. Comme elle passerait à travers des fantômes. Des souvenirs.

Cobe est sur le lit, mais aussi dans la chambre, à tourner autour de ce souvenir. En m’expliquant que ma mère n’a pas volé d’or, de plans d’armes ou quoi que ce soit du genre. Non, quelque chose de bien plus précieux pour Pallisade et Associes. Et qu’il veut que je cherche pour lui. Et que je lui rende.

Encore le révolver. Qu’il appuie sur ma tempe cette fois. Je sais ce qu’il va faire. Il arme le chien et place une balle devant la chambre vide du canon. Et, au moment où il tire, deux mots me parviennent : « Mon idée ».

Enième réveil. En sursaut. En sueur. Mais cette fois je suis dans ma chambre. Dans ma chambre dans laquelle entre la Brume, mais aussi la lumière du jour, bien que j’en sois quand même protégée par l’ombre de l’immense armoire en bois massif et le renfoncement dans lequel est placé mon lit.

Je pousse un juron étouffé. Je n’ai pas pour habitude de me réveiller en pleine journée. Et ce rêve. Ce rêve n’est absolument pas comme ceux que j’ai l’habitude de faire. Je n’ai jamais vu ce Mr Cobe. Je ne le connais pas. Alors comment aurai-je pu imaginer son physique, sa voix, sa démarche, sa manière de claquer des doigts ? Et son nom ? Et toutes ces informations sur cette foutue banque et cette histoire de dream-security ? Et comment aurai-je pu connaitre le physique de ma mère ou même savoir que cette femme était bien elle ? Où aurai-je bien pu être allé chercher tout ça ?

Je m’assoie dans mon lit et pousse un profond soupire. Dans mon esprit défile les paroles de Cobe. Encore et encore. Tout ce qu’il m’a dit. Je réfléchi. Ce rêve n’est pas ordinaire, c’est certain. Une sorte de prémonition, d’avertissement ? Peut-être. Ou bien un message directement de Cobe ? Mais quel rapport avec moi ? Certes ma mère était apparemment mêlée à quelque chose avant sa mort. Mais pourquoi me demander à moi – en me menaçant, plusieurs fois, très clairement de ne pas avoir de scrupule à me tuer qui plus est – de retrouver un secret, une idée appartenant à Cobe ? Une idée dont j’ignore tout ? Que ma mère a emporté en Avalon avec elle lorsque je l’ai tuée à ma naissance. Mais…

Peut-être que, justement, c’était ce que ma mère cherchait. Voler cette idée et la rendre inaccessible en l’emportant dans la mort avec elle. Peut-être savait-elle qu’elle était trop faible pour enfanter, qu’elle en mourrait très certainement et que c’est pour cela qu’elle a quand même cherché à avoir un enfant. Pour laisser un héritage, tout en emportant ce qu’elle avait de plus précieux loin de tous. Mais, de ce fait, c’est sur moi qu’incombe la tache de retrouver cette idée dont je ne sais absolument rien. Une dette de ma mère que je me dois de payer pour elle. La mère sème, la fille récolte.

Je ne sais pas comment je vais bien pouvoir faire. Ni de combien de temps je dispose. Ni de quels moyens. Tout ce que je sais, au fond de moi, c’est que si je ne le fais pas, Cobe me tuera sans aucun doute et sans aucun regret.

Tu m’as mise dans un beau merdier maman. Merci beaucoup. Je dois réparer tes pots cassés pour éviter d’y passer. Mais bon, tant pis. A cause de toi, j’ai peut-être trouvé bien malgré moi un but à mon existence. Quelque chose à accomplir pour rester en vie. Je ne croyais pas penser ça un jour d’une femme que je n’ai jamais connue, ni même d’une morte, mais je te hais.

Et alors que ces pensées haineuses envers ma mère envahissaient mon esprit, le besoin de sang se fait sentir une fois de plus. Plus fort que jamais. Plus fort que tout.

Je rabats les draps et quitte mon lit, enfilant mes ballerines et fouillant frénétiquement dans mon armoire afin de dénicher une cape à capuche pour me protéger du soleil, malgré que ses rayons soient filtrés par la Brume omniprésente dans le quartier. Une robe un peu plus épaisse qu’à l’accoutumée, comportant des manches longues, une cape à capuche et mes ballerines enfilées, je sors de la demeure Sëylis.

Je me mets à errer dans la Brume, me dirigeant vers une ruelle où il me semble faiblement percevoir l’odeur alléchante du caramel, des épices, de la pomme et de la vanille.

Une jeune fille qui semble perdue. Peau couleur de cannelle, chevelure courte couleur de cacao. Yeux couleur de miel. Elle doit être un peu plus jeune que moi ; peut-être quinze ans. Je m’approche doucement, sans paraître agressive.

- Tu es perdue ? Qu’est-ce que tu fais dans le quartier Perle toute seule ?
- Je… C’était un défi avec des amies de l’Opale… elles disent que le quartier est hanté par des mauvais esprits… alors elles m’ont mis au défi de venir vérifier… Mais je me suis perdue… Je n’arrive pas à retourner à l’Opale…

Je lui tends une main pâle et floue, secourable, un sourire bienveillant sur mes lèvres blanches, alors qu’au fond de moi la seule chose que je veux, c’était planter mes dents couleur de perle dans son cou cuivré et me gorger de son sang chaud.

Elle se rapproche encore et, à la seconde où sa main attrape la mienne, mes bras se referment sur elle, tels les serres d’une chouette sur le corps frêle d’une souris. Je la serre tout contre moi. Fort. Bien plus fort que je ne m’en pensais capable. Et mes lèvres fondent sur sa gorge et mes dents percent sa chair. Un flot de sang bouillonnant au goût de pâtisserie aux épices et au miel envahi ma bouche et descend à grandes lampées dans ma propre gorge. Elle essaye de crier, mais je l’ai mordue tellement profondément que le seul son qui s’échappe d’elle est un gargouillis indistinct. Elle essaye de se débattre également. Mais sans plus de succès. Je sens ses forces décliner rapidement, à mesure que son sang passe de son corps au mien. Et, bientôt, ses futiles mouvements se font de plus en plus infimes, jusqu’à ce qu’elle retombe inerte contre moi. Pourtant, je ne m’arrête pas. Je continue de boire son sang au goût de miel et d’épices jusqu’à ce que je n’en puisse plus.

Alors seulement, je me décroche d’elle et la dépose doucement contre un des murs de la ruelle. Je me sens étrange. Je n’arrive pas à mettre de mots sur ce que je ressens. Et je suis trop hagarde pour me rendre compte que ma robe, ma bouche et mon cou sont souillés du sang de cette jeune fille.

Je m’en retourne à la demeure Sëylis sans croiser personne dans la rue noyée de Brume. Arrivée dans la maison, ayant un peu repris mes esprits, je me fais plus discrète et monte à ma chambre en prenant soin de ne croiser personne non plus.

Une fois dans ma chambre, je ferme la porte et ôte précipitamment ma cape, ma robe et mes ballerines que je laisse gire sur le sol, avant de m’effondrer, nue et en larmes sur le plancher, mes mains pâles masquant mon visage. Un faible murmure franchi mes lèvres :

- Par l’Avalon, qu’ai-je fais… ?

Derrière le masque (facultatif)


PSEUDO, PRENOM, SURNOM ? : DC Aménis ^^

COMMENT AVEZ VOUS CONNU C.K ? : Cf Aménis S. Radnor

DES REMARQUES, DES QUESTIONS ? : Nop :)
Avatar de l’utilisateur
Maison Perle
 
Messages: 58
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: Ses yeux (fait croire que c'est un bracelet)
Pouvoir: Magie des Brumes/Roussette Blanche
Âge: 18 ans



Messagepar Vhaal O'Doherty » 10 Oct 2017, 18:55

Et depuis qu’il est parti pour l’Académie, je peux encore moins souvent le voir.


Ca veut dire que tu ne vas pas à l'Académie ? Dommage. :sad:

Bonne idée, d'avoir pris, repris le côté sanguinaire. Petit écho à Daëva. Et tous ces détails à propos du sang. Son obsession. Les différents parfums qu'elle décèle. Une jolie exploitation. J'avais peur que ce soit juste une petite Sëylis éthérée, mais ça lui donne quelque chose en plus.

Puis, ces liens avec Daëva, avec Andreas qui se dessinent. C'est chouette d'y avoir pensé !

Je te donne les accès. Et bonne inspi pour la suite. :heart:
Avatar de l’utilisateur
Administrateur du site
 
Messages: 4855
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes



Messagepar Gemme Wolfkravt » 10 Oct 2017, 19:04

Perle, la résurrection, la vraie ! :face:

Il démarre fort ce DC. J'aime beaucoup l'ambiance dépeinte tout au long de la fiche. Et comme le dit Vhaal, la présence des liens avec d'autres Sëylis, qui permettent de projeter directement le personnage, de le situer sans pour autant le figer. C'est bien amené, ça fait sens. (Et Octa' père :affraid: c'est génial :pinkheart:) Pour l'Académie, peut-être que tu iras par la suite ? :nyu: J'adore également le côté vampirique du personnage, mais attention toutefois à ne pas trop abuser du terme "vampire", lui préférer les descriptions, les ambiances et les conséquences, plutôt que l'appellation elle-même. :gni:

Tu sais où nous trouver si tu as besoin de quoi que ce soit. Bonne écriture ! :hug:
Avatar de l’utilisateur
Maison Onyx
 
Messages: 1234
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: Reflet de lune en flacon
Pouvoir: Loup-garou / Magie ténébreuse
Âge: 27 ans
Statut: Chasseuse de Brume



Messagepar Morphéa Sëylis » 10 Oct 2017, 19:19

Je vais un peu spoiler une petite partie du reste de la fiche, mais non, étant donné que ma petite Morphéa vit la nuit, elle ne peut (de mon point de vue) pas suivre les cours de l'Académie qui se déroulent très certainement en journée. Et en plus pour tout dire, même si c'était possible, la Brume est un peu comme une drogue pour elle, et en être privée la ferait sans doute se sentir mal (il n'y a qu'à voir à quel point elle veut tout le temps être en contact avec la brume, même quand elle dort).

Pour le côté sanguinaire, étant donné que Daëva est la tante de Morphéa par le sang, on pourrait presque dire que c'est plus ou moins héréditaire, même si cette obsession pour le sang et les différents parfums qu'elle peut y détecter chez les gens s'explique par une autre chose implicite que Gemme à deviné. Mais je ne pensais effectivement pas utiliser le mot en lui-même, ou alors peut-être lui préférer un pendant plus exotique, tel que Stryge ou autre lorsque j'y ferai directement référence les rares fois où je le mentionnerai. Sinon, oui, je pensais plutôt jouer sur les différents parfums de chaque sang des personnes que Morphéa rencontrera, ce genre de choses. J'avais d'ailleurs dans l'idée d'attribuer des odeurs de plantes, aliments ou autres aux différents personnages du forum, comme je l'ai fais pour Daëva, Andy et Octavius, en me basant sur ce que sont les personnages. Parce que justement, pour Morphéa, le sang est un peu comme une carte de visite de la personne en face d'elle. Un peu comme le don d'Aria Blackstorm qui lit les auras, si je me rappelle bien.

Et pour les liens, vu que les personnages étaient joués et qu'ils me plaisaient, je me suis "Pourquoi pas, étant donné que c'est sa famille ? Ca fera des liens plus tangibles que son père qui n'est pour l'instant pas encore joué."

Je pense bientôt pouvoir poster la suite, sans doute demain ou dans la semaine.

Et s'il y a des choses à modifier, n'hésitez pas à le dire surtout ^^

Merci pour les accès ♥
Avatar de l’utilisateur
Maison Perle
 
Messages: 58
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: Ses yeux (fait croire que c'est un bracelet)
Pouvoir: Magie des Brumes/Roussette Blanche
Âge: 18 ans



Messagepar Anafiel Boyle » 10 Oct 2017, 20:23

J'aime cette fiche pour son ancrage profond dans le contexte. L'effort de recherche. Le travail sur les détails. Les liens. Le temps passé à te lier à ce qui fait les Seylïs.

Je laisse néanmoins Andreas, Daeva, Pain. Voir avec toi, s'ils valident les liens.

Pour le reste courage avec la partie la Ville & ses seuils ; je sais que c'est compliqué.

Mais on est là si tu as un soucis, des questions.

Oh et j'aime beaucoup la citation de l'image en tête de fiche. Très parlante. Amusante. Ca me fait penser à mes propres insomnies :nyu:
Image
Avatar de l’utilisateur
Maison Rubis
 
Messages: 966
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Pouvoir: Lion
Âge: 46 ans
Statut: Maître espion, Boyle par alliance



Messagepar Nalia Sambre » 11 Oct 2017, 08:58

Re bienvenue avec ce nouveau personnage

Tu as succombé aux DC :face: on y prend gout tu vas voir.

Sinon c'est une fiche magnifique que tu nous fait. Troublante. L'emprunte des Sëylis est là.
La beauté de ton écriture fait rêver. Et je souligne le choix de l'avatar, j'aime bien.

Bon courage pour la suite et l'intégration dans la ville :kiss:
Image
Avatar de l’utilisateur
Administrateur du site
 
Messages: 1436
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Pouvoir: Magie de sang / Succube
Âge: 25 ans



Messagepar Daëva Sëylis » 11 Oct 2017, 09:35

On l'attendais, là voilà notre jolie Perle ! Rebienvenue à la maison. Parmi les songes et la brume, dans l'Avalon, en espérant qu'il sois clément avec toi. :heart:

Ma jolie petite nièce, j'approuve ce lien avec grand plaisir. J'imaginais tellement cette relation entre elles deux. Et les autres liens qui se dessinent aussi, avec Andreas, Octavius, peut-être Pain. J'ai trouvé ça cool de voir tous ces petits détails auquel on ne pense pas forcément prendre vie dans ta fiche. Comme l'odeur des personnages. Un petit coup coeur pour ce passage et ta plume qui amène ça super bien.

Sinon, j'aime beaucoup ce personnage. Ces détails, qui se lisent en ce début de fiche. Que l'on découvre, sur Morphéa petit à petit. (J'adore le prénom cela dit, il est bien trouvé) Cette envie de sang qui l'a ronge et qu'elle s'efforce de cacher, comme si elle reniait sa véritable nature, par peur de faire du mal aux autres. Mais tu sais, ma jolie nièce, parfois il faut se laisser porter par ces envies sanguinaires :face:

Plus sérieusement, j'adore déjà ce personnage et j'ai hâte de découvrir la suite de la fiche. Bon courage à toi. Si tu as besoin, tu sais où nous trouver. :pinkheart:
Avatar de l’utilisateur
Maison Perle
 
Messages: 48
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: Médaillon en tête de cerf
Pouvoir: Mage de brume/Métamorphe Cerf Blanc
Statut: Matriarche Sëylis/Reine Perle



Messagepar Morphéa Sëylis » 11 Oct 2017, 15:36

Voili, voulà, fiche normalement terminée ♥

Si vous pensez qu'il y a des choses à modifier, dites-le moi ^^ Et bonne lecture à tous ♥

Je t'aime ma tante chérie ♥ Et Andy aussi, au cas où tu lirais ces lignes ♥
Avatar de l’utilisateur
Maison Perle
 
Messages: 58
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: Ses yeux (fait croire que c'est un bracelet)
Pouvoir: Magie des Brumes/Roussette Blanche
Âge: 18 ans



Messagepar Vhaal O'Doherty » 11 Oct 2017, 19:32

Si ce n'est pas ce soir, demain au plus tard l'une d'entre nous passera pour te donner ton test. On te fait ça vite, vite ! :danse:
Avatar de l’utilisateur
Administrateur du site
 
Messages: 4855
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes



Messagepar Valériane B. Kravt » 13 Oct 2017, 10:19

Voiture argentée qui la poursuit. A toute allure dans le brouillard. Sur les ponts qui enjambent le fleuve. Elle ne lui échappera pas.

Accident. Choc. Sans douleur Morphéa s'envole. Retombe.

Se réveille. Nue. Ligotée à un lit. La salle est éclairée par une mauvaise lueur. Il fait chaud. Les parois sont épaisses, boulonnées et métalliques. La cale d'un sous marin. Dehors c'est le vide. L'eau noire qui pèse. Alors que le vaisseau oblong, poussé par ses moteurs diesels s'enfonce en direction de l'abysse.

Un homme au costume gris. A la cravatte métallisée. Qui écrase sur le front de Morphéa un revolver. Arme le chien.

"- Mr Cobe. Expert en dream-security pour la banque Pallisade & Associes. Ravi de vous rencontrer enfin. Morphéa."

Son index presse la détente. Pas de coup de feu. Mais c'est comme si le sous marin implosait de l'intérieur. De l'eau. Encore de l'eau. Par jets. Par cascade. Qui envahit la pièce alors que le navire coule. Que Morphéa se noie.

Et se réveille. Une forêt. Une impasse comme un mur ancien mais lisse. Plein de lierre. Qui s'élève plus haut que la cime des arbres. Acculée. Prisonnière. Des chiens pâles qui aboient. Lui montrent les dents. Grognent en retroussant leurs babines écumantes.

Mr Cobe est là. Dans son costume gris. Les mains dans les poches de sa veste. Sa cravate étincelante.

"-La banque Pallissade n'est pas une banque réelle. Ce qui ne l'empêche pas d'exister. De par sa fonction. Protéger. Abriter. Les trésors les plus précieux de ses clients. Or il y a 19 ans. Votre mère. En a forcé les défenses."

Sur un claquement de doigt les chiens sont passés à l'attaque. Tourbillon de pelages efflanqués, d'échines nauséeuses, qui déchiquette Morphéa. En silence. Jusqu'à ce qu'elle se réveille.

Dans une chambre. Sa mère est là. Nue et adultère. Elle chevauche Mr Cobe. Lui fait l'amour, alors que la Lune comme un souvenir, transperce la scène. Elle lui fait l'amour. Elle lui vole son âme. Ses secrets. La combinaison du code.

"-Ce n'est de l'or dont elle s'est emparée. Ni même de plans d'armes secrètes. Encore moins d'information. Non c'est qu'elle chose de bien plus précieux qu'elle a dérobé et que Palissade & Associes aimerait récupérer. Quelque chose qui peut changer le monde. Courber la terre. Secouer un pommier. Faire prendre la mer à des navigateurs. L'espace à des astronautes. Incendier des églises. Ecrire des livres. Lever des armées et faire pleurer des foules. Quelque chose que vous allez chercher. Et me rendre."

Mr Cobe est dans le lit. Mr Cobe est aussi debout dans la pièce. A tourner autour de la scène. A finir par appuyer son revolver contre la tempe de Morphéa. Cliquetis métallique lorsque son pouce arme le chien. Fait tourner le barrilet de manière à placer une cartouche face au percuteur. Il tire.

"-Mon idée."


Si tu as des questions, je suis là :nyu: Tu réponds, ce que tu veux. Comme tu veux :danse: Sans te prendre la tête.
Image
Avatar de l’utilisateur
Maison Onyx
 
Messages: 337
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: En bois d’ébène, 27,4 cm et sang de Gorgone
Pouvoir: Panthère noire
Âge: Mère du jeune héritier
Statut: Dragonne



Messagepar Talia Sambre » 13 Oct 2017, 10:32

Aah ce test, j'adore la référence à Inception, très bien trouvé et tout à fait en accord dans les rêves avec les Perles et comme toujours, amené avec une plume superbe Kapine :gni: J'ai hâte de voir la réponse de Morphéa :pinkheart:
Image
Avatar de l’utilisateur
Maison Ambre
 
Messages: 154
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: Pendentif en forme de goutte.
Pouvoir: Succube.
Âge: 25 ans.
Statut: Pécheresse.



Messagepar Morphéa Sëylis » 14 Oct 2017, 16:58

Réponse au test faite :) J'espère qu'elle plaira ^^
Avatar de l’utilisateur
Maison Perle
 
Messages: 58
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: Ses yeux (fait croire que c'est un bracelet)
Pouvoir: Magie des Brumes/Roussette Blanche
Âge: 18 ans



Messagepar Valériane B. Kravt » 14 Oct 2017, 21:24

Je te valide demain ma belle !
Image
Avatar de l’utilisateur
Maison Onyx
 
Messages: 337
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: En bois d’ébène, 27,4 cm et sang de Gorgone
Pouvoir: Panthère noire
Âge: Mère du jeune héritier
Statut: Dragonne



Messagepar Morphéa Sëylis » 14 Oct 2017, 21:37

D'accord :)

Comment tu as trouvé ma réponse au test sinon ? ^^
Avatar de l’utilisateur
Maison Perle
 
Messages: 58
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: Ses yeux (fait croire que c'est un bracelet)
Pouvoir: Magie des Brumes/Roussette Blanche
Âge: 18 ans



Messagepar Dolores Ashfield » 17 Oct 2017, 17:39

Je suis désolée pour le retard de validation. C'est juste un peu compliqué de trouver du temps. Et un grand, un immense merci pour ta patience.

Une fiche aussi inattendue que plaisante. Qui s'enfonce dans le contexte. Ce même contexte que tu exploites avec beaucoup d'attention, de gentillesse. Les différences entre les branches des Neuf. Les Seylïs. Le côté vampire qui apporte à ta personnage un plus, moins éthéré, plus sexy, carnassier. Les liens avec les différents personnages de ta faction déjà présents en jeu.

Le test RP était compliqué. Un peu chiant à répondre. Et j'ai été surprise, touchée, par la longueur de ta réponse. Qui prend le temps. Même si j'imposais un peu des rajouts à l'histoire de ta mère. Tu as réussi à les utiliser, à les inclure sans fausse note à ton histoire. Beaucoup de détails. Un soin dans les description. Morphéa. Vit. Jeune fille qui peine encore à domestiquer ses instincts carnassiers, sa soif de sang. Puis tout le jeu sur le rêve. L'analyse qu'elle peut en faire. On sent que c'est un domaine qui te tient à coeur.

Validée avec plaisir ! Bienvenue dans la brume.

Je te donne ta couleur :nyu:
Image
Fontaine, je ne boirai pas de ton eau.
Avatar de l’utilisateur
Maison Émeraude
 
Messages: 651
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: Son Safeword
Pouvoir: Femme fontaine
Âge: 32 ans
Statut: Héritière déchue, modèle.



Messagepar Morphéa Sëylis » 17 Oct 2017, 19:17

Ne t'inquiète pas pour le délais de validation, ce n'était pas si pressé et je sais être patiente :hug: :kiss:

Merci beaucoup pour tous ces compliments :you: Je suis heureuse que ma fiche ait plu et j'ai beaucoup apprécié faire la réponse au test, en fait j'ai même vraiment adoré la faire :heart:

Je n'ai pas trouvé que le test ait été compliqué ni même chiant à répondre, après, c'est mon point de vue ^^

Je sais que je l'ai sans doute déjà dit, mais j'adore le forum, je crois que je ne le dirai jamais assez et CK m'inspire tellement pour des personnages et des RPs :cheer:

Hâte de pouvoir RP avec ma petite famille de la Perle et d'autres si le coeur vous en dit :kiss: (Promis, je ne vous mordrai pas :pur: )
Avatar de l’utilisateur
Maison Perle
 
Messages: 58
L'Ascendance: Je règne parmi les Princes
Catalyseur: Ses yeux (fait croire que c'est un bracelet)
Pouvoir: Magie des Brumes/Roussette Blanche
Âge: 18 ans



Retourner vers Fiches de Personnages



cron