Fenrir,

"You wake up every morning to fight the same demons that left you so tired the night before, and that, my love, is bravery."
Älskar Ivanov
Son pseudonyme sur V'kontakte : Fenrir.
Age : 1980 – 39 ans.
Groupe : Dévot
Son métier, son statut social : Modèle photo.
Concept du personnage



L’horizon. Cette ligne où se perd le regard, cherche un point d’accroche pour ne pas se perdre dans l’immensité.
La mer à ses pieds. Qui s’agite. Remues en vaguelettes indolentes et lui lèche les chevilles en des baisers glacés. Bruissement perpétuel, doux chant de lointaine sirène qui glisse à ses oreilles. L’odeur du sel tant reconnaissable qui ouvre les bronche et fait fermer les yeux de plaisir. Bruine qui se glisse dans les cheveux blonds pour les alourdir en de multiples boucles, s’accroche au blouson en cuir en des perles iodé.

Älskar observe l’étendu infini qui se pare de toutes les nuances de bleu et de vert, lève sa bière en un salut silencieux pour son pays de cœur, là-bas, de l’autre côté de l’horizon. Là ou son cœur était mort. Une longue rasade douloureuse ou les larmes coulent en silence pour se perdre dans sa barbe. Un reniflement qu’il essuie d’un revers de manche avec un rire désabusé. Il était seul au bout du ponton rongé par les algues et l’écume, d’une solitude qui écrase ses épaules et fige ses traits dans la douleur. Pourtant, il ne peut empêcher ses yeux gris d’orage se lever vers le ciel ou les derniers rayons du soleil illuminaient les nuages d’or et de pourpre en une œuvre délicate. Il regarde s’étioler les dernières bride de normalité de sa vie, attendant patiemment que les étoiles apparaissent lentement et que la nuit recouvre le monde avec un empressement qui le mettait mal à l’aise.
Älskar a toujours été quelqu'un de généreux. Chaleureux. Solaire. A tendre la main et à sourire à tout. Le doux géant au corps et au coeur bien trop volumineux. Pourtant maintenant, il attendait la Nuit et ses douces caresses.





Déjà l’eau ne semblait qu’être un gouffre huileux, prêt à lui attraper les mollets pour l’emmener loin dans ses profondeurs et lui faire découvrir ses habitants terrifiants. Sa peau semblait presque se confondre avec le reste, noir d’encre. C’était parfois si tentant. De se laisser aller. Se laisser couler. Lâcher prise. Ne plus être conscient de ce monde qui partait en vrille ou l’horreur côtoyait la beauté, la misère avec le luxe. Il entend du bruit non loin, voit des Vors s’affairer autour de caissons au port, claquant les portières de leurs BM luisantes.
Mouvement fluide alors qu’il se redresse machinalement en prenant ses chaussures en main, laisse la trace de ses pieds sur le vieux bois. Vampire. Portant des noms différents. Mais tous des suceurs de sang. Svoloch, Oligarque, Svetchis, tzig, Pierot, Kravt… ou Sery.
Les poings se serrent, les dents grincent alors qu’une flamme embrase son regard. Parce qu’il était le loup qui même blessé continue de se battre contre l’injustice. Boiteux, l’échine ravagé, il continuera de se relever. Refuse de laisser Yegor continuer ses machinations, de laisser souffrir Féodora manipulée par un esprit malade. On ne touche pas aux êtres qu’il aim… Qu’il tenait en estime.
Le Lupin s’ébroue et montre les dents.
Il avait de nouveau un but.




Vampire Kontakte



Je ne devrais pas faire ça.

Pourtant, la grande masse tatouée entoure la Vampire si petite en comparaison, la serre dans ses bras, pour la protéger de quelque chose ou pour faire taire les larmes qu'il ne veut plus voir. Il sent les gouttes salées humidifier son tee-shirt et la colère lui fait fermer les yeux, grincer le cuir de son manteau alors qu’il l’étreint un peu plus.
Comme si ses bras musclés et sa chaleur pouvait changer le monde.
Je suis là. Je suis là et je ne t’abandonnerais pas.

Il sent encore la douleur irradié dans son cou, sur tout son corps, les gouttelettes de sang glissant lentement jusqu’à tâcher le col de son haut. Sent encore cette bouche se coller à sa peau, la satisfaction et le dégoût d’entendre les bruits de déglutition alors que déjà, il sent le manque fuir ses veines, un apaisement qui le rend ivre tel une dose qui lui manquait. L’envie de l’agripper, de la plaquer contre son cou, contre son aine, partout.. Plus. Toujours plus.





Et comme toujours, la révulsion crache son venin dans ses veines, l’incompréhension de se voir si faible lui donne la nausée alors qu’elle retire ses canines et que son sang habille ses lèvres. Il la voit contre sa chair, si menue face à lui, le tenant en laisse avec cette morsure qu’il n’a jamais voulue. Pourtant, il se laisse porter par la vague brûlante du désir et de la passion, en tord les draps de ses grandes mains quand la langue habile de la Vampire se pose sur lui, qu’il sent la douceur de ses gestes tel les caresses qui lui manquaient tant.




La détester du plus profond de son être alors que chaque fibre de son corps lui hurle de se jeter dans ses bras, de l’emmener dans la chambre pour la faire soupirer de plaisir. Haine viscérale alors qu’il sent son cœur mort battre à nouveau, furieusement. Cela lui fait mal, d’une douleur si terrible qu’elle menace de le faire tomber à terre. Ne la supporte pas pour le manque qu’il ressent à son absence, se sent perdu quand elle n’est pas là et en sa présence. Ne comprends pas cet élan de possessivité quand il ne la voit pas, cette émotion qui le rend fébrile. Bouillonnant.
Rejette violemment la raison qui lui susurre de sa langue vipérine la réalité de ce qu’il ressentait pour elle. Non. Pas une Vampire. Impossible.




Pourtant à sa demande, il s’était rhabillé, avait renfiler avec lenteur ses vêtements encore groggy par cette impression de se sentir plus vivant que jamais. Qu’enfin, il y avait une étincelle de vie sur son chemin fait de poussières et d’amertumes.
Ensuite, quand il voit la tristesse nimber les prunelles sombres de Feodora alors qu’il enfile sa veste, il se rappelle. Se souvient. Elle-même porte un nœud autour du cou, peut-être aussi effrayant que le sien. Il ne supporte pas cette vision. Son cœur se serre. Se tord. Et sans réfléchir, il l’enlace.

Je ne devrais pas faire ça.

Mais il ne supporte pas. Instinctivement, il s’approche, fait bouclier de son corps. La soutient dans ce moment de solitude. Fronce les sourcils et serre les dents. S’étonne de jurer de la protéger quoi qu’il en coûte. Lui dit à l’oreille qu’il sera toujours là, à l’attendre.

Il ne devrait pas faire cela.
Mais c’était déjà trop tard.



Son histoire



Te souviens-tu ?

Bien sûr, comment aurais-tu pu oublier. Leurs sang coulant entre tes mains. Le hurlement de bête sauvage de ta détresse qui se répercute à l’infini entre les montagnes. La perte qui laboure ton âme, déchire en morceaux ton être tel un Voile précieux réduit en lambeaux. Tu pleures, tu frappes le sol, tu maudis tout ce qui t’entoure comme si ta rage pouvait rappeler la mort. Tu susurres, tu murmures. Tu implores en serrant le cadavre de ta femme et de ton enfant contre toi. Caresse leurs cheveux d’une main tremblante, ignorant ta salive et les coulures de ton nez alors que tu es prêt à tout pour qu’elles reviennent alors que leurs corps sont bien trop froid contre toi.

Toute cette horreur pour une erreur. Une simple erreur. Tant de conséquences juste pour une caisse perdue en mer entre Saint Petersbourg et Oslo. Tout cela parce que ton père – que tu ne connais presque pas- est Russe et que dans ton sang chante le drapeau tricolore et que tu es tombé sur la mauvaise personne au port qui fut attiré part tes origines. L’appât du gain ta perdue, ton métier ne te rapportait pas asse pour que toi et ta famille soit assuré de tenir confortablement l’année. Tu es tombé bien bas, Älskar. Sombre machination avec une personne Russe aux dents trop longues. Et à cause de ta toute petite erreur, le bonheur de ta vie fut balayé d’un revers. Et tu as découvert l’existence des Enfants de la Lune.

Vu ta force, tu étais en tête de liste comme suspect. Mais c’était trop barbare. Trop violent. Tous ceux qui te connaissent savent à quel point ton cœur est trop grand. Que tu es généreux et présent pour ceux que tu aimes. Ce même cœur que tu as perdu cette nuit d’automne entre les entrailles de ta fille et de ta femme. Il en a fallu du temps – sablier aux grains trop paresseux- jusqu’à ce qu’ils tombent sur un autre profil qui s’enfuit bien vite pour ne pas être attrapé. Tu es innocenté par la suite.
Mais à quoi bon. Tu n’es plus que l’ombre de toi-même. Vide. On te regarde étrangement dans la rue, entre pitié et dégoût. La culpabilité te ronge. Te tue à petit feu comme un poison qui coule dans tes muscles. Qui pour te croire qu’un monstre assoiffé de sang à détruit toute ton existence ? Personne.

Alors tu te décides à partir. Pour ne pas regarder ce plancher où tu as vu les flaques de sang, pour ne pas entendre l’écho du rire de ta femme dans le salon, son odeur sur les draps de votre lit, le livre de comptine qui prend la poussière sur la table de chevet de ta kjære. Ton сердце. Tu te souviens encore de leurs amours.
Le seul autre endroit où tu peux fuir est le pays dont ton nom est originaire.





Te souviens-tu ?

Aucune chaleur à mettre dans ton coeur, pas même celle d’un paternel aux mains noueuses et la langue acerbe quand tu arrives.
Débrouille-toi. Assume. Ce père que tu ne voyais que pendant les vacances, ce père dont il ne mérite pas le nom. Qui a préféré abandonner femme et enfant pour rester dans ce pays qui lui été si cher. A refaire sa vie comme si tu n’avais presque jamais exister.
Tu as connu la rue, la misère. La crasse et les ordures. Le Géant était tombé.
Quelques photos à droite et à gauche, juste pour avoir de quoi subsister. Tu plais plus en Russie, tu es plus exotique avec ces tatouages qui court sur ta peau, entièrement. Cette allure de Viking ancien descendu de son Drakkar.
Et un jour tu croises sa route. Sa main chaude tendue son sourire bienvenue. Un piège dans lequel tu marches, l’espoir au bord des lèvres. Elle te fait rencontrer un homme. Un Vampire au nom de Yegor Baranov. Tu veux prendre les jambes à ton coup, veux l’insulter. Mais tu ne peux pas. Car tu ne peux continuer à vivre ainsi au bord de l’abîme car tu sais que tes forces s’étiolent et que tu feras un mauvais pas. Le mauvais pas. Un marché s’ensuit de cette rencontre qui à nouveau chamboulera le reste de ta vie.
Un petit appartement miteux, deux ou trois contacts dans le milieu de la photo. Et en échange, tu offres ta veine quatre fois à celle qui t’a secouru, Feodora.
Ton dégoût viscéral qui a failli te faire dire non. Puis tu t’étais dit que ce n’était rien. Rien qu’un passage obligé, un don de sang en sommes. Tu dédramatises la situation pour ne pas trop te flageller et pour ne pas que ton esprit s’évapore.
Tu ne savais rien des enjeux. Rien de ce que procuraient les morsures de vampires sur un humain, que ton esprit allé se tordre sous le désir de cette femme. De ce monstre.
Désormais, tu erres dans la brume, ne sachant pas ce que le lendemain sera fait, plissant les yeux pour percer le brouillard persistant ou la présence de Feodora t’enveloppe.


Souviens toi Älskar que ton nom est marqué.





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Des tatouages, une barbe, des cheveux longs, une âme de loup et en plus c'est un dévot? Grrrrr...

Le tout servi avec adresse, en duo, avec contraste. Je vais suivre votre arrivée, Feodora et toi, avec beaucoup d'attention.

En attendant la suite, je te souhaite la bienvenue Älskar!
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Un Dévot ! Youpi ! Bienvenue ! C'est le seul groupe où il n'y avait encore personne. J'aime beaucoup le personnage, autant avec ses allures de Viking tatoué, que son mental déchiré entre passion et haine viscérale pour celle qui l'a mordu. Au plaisir de RP avec toi ! :)
J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce passage :
Pourtant, la grande masse tatouée entoure la Vampire si petite en comparaison, la serre dans ses bras, pour la protéger de quelque chose ou pour faire taire les larmes qu'il ne veut plus voir. Il sent les gouttes salées humidifier son tee-shirt et la colère lui fait fermer les yeux, grincer le cuir de son manteau alors qu’il l’étreint un peu plus.
L'image surtout du Dévot qui protège sa vampire. C'est inattendu, presque un renversement des rôles.

Il a un côté vieux loup de mer qui me parle. Ca sent bon le varech, golfe de finlande, et la peau pleine de sel.

Oh et puis c'est sexy ! Charnel et suggestif. Et ça, ça casse agréablement le côté tragique de son existence.

J'ai donné les accès et la couleur parce que je suis désolée de faire attendre.

Si je résume pour l'histoire et pour ne faire de bêtise en composant le test RP : Il trafiquait entre Oslo et SPB et sa femme et sa fille ont été tuées par la Mafia à cause d'une cargaison perdue ?
Premières soirées à Saint-Petersbourg,

Et cette ville où la neige légère tombe en silence. De nuit Saint-Petersbourg n'est pas blanche mais plutôt champagne. C'est à cause des éclairages nocturnes qui se reflètent sur la poudreuse sucrée. Lorsqu'on passe une certaine heure, les saleuses arrêtent de nettoyer les rues, et c'est toute la ville qui semble dormir. Quatre millions d'habitants et pourtant pas une voiture. Juste des passants frigorifiés qui se pressent de rentrer chez, et la délicatesse feutrée de ce ciel qui n'en finit plus de neiger.

Saint-Petersbourg c'est une ville où il fait bon se perdre. Un proverbe dit d'ailleurs que sur les bords de la Neva celui qui cherche ne trouve pas. Il faut aimer errer, faire crisser la neige sous la semelle de ses chaussures et senti à chaque fois que l'on traverse un pont cette odeur froide qui monte des eaux gelées. Parce que la glace a une odeur pure et cristalline. Vous êtes là sur le parapet, et le canal pourtant immobile vous souffle son haleine bien plus froide que l'air ambiant au visage.

Bien sur les premiers soirs, toutes les déambulations mènent au bord de la Neva et au Triangle d'or. Palais d'Hiver, Amirauté et Saint-Isaac. Trois édifices à la beauté classique d'où comme le cœur solaire d'une étoile, pulsent les canaux et les grandes allées. Nevsky la première, avec son luxe fauve et ses vastes galeries qui ne ferment jamais.

Ce soir d'ailleurs il y a d'ailleurs un saxophoniste qui joue sous l'arche qui mène à la place du palais d'hiver. Il est seul et il n'a pas de public en dehors de Älskar. Mais sa musique portée par le froid a quelque chose de beau et de doux. Il faut entendre le cuivre de son instrument résonner sur la grande place transformée en champs de neige impeccable. Si les nuits de Chine sont calines, alors celle de Saint-Petersbourg sont mélancoliques.

« -Yo mon frère ! Toi ta la tête de celui qui vient de se prendre l'effet SPB en pleine tête, hein ! » A dit le saxophoniste en abaissant son instrument et en portant la main à son chapeau. « -Le cœur lourd, l'impression que toute la ville retient son souffle. Cherche pas mon gars. T'es atteint. In-to-xiqué ! » Vu que Älskar est le seul public forcément la quête pour grappiller quelques roubles sera rapide. « -Je vais te dire un secret mon gars. Ceux qui trouvent vont à Moscou. Ceux qui cherchent restent à SPB »

« -Oh fait moi c'est Oleg ! Mais mes potes m'appellent Tony le Fou. Si un jour t'as besoin d'un guide pour te perdre, n'hésite pas à me choper sur V.K. Et toi et moi on ira à la pêche aux ombres le long des canaux. »
For you :pinkheart:

Finalement votre histoire à ta vamp et toi est si intime que j'ai pas voulu y débarquer avec mes grands sabots. Pas envie de faire de bêtises :na: Du coup à la place un fragment de Saint-Petersbourg. Les premières nuits dans une ville inconnue. J'espère que cela t'enchantera !
Que de poésie par ici ! ça promet de superbes rps tout ça ! Bienvenue à vous deux du coup et bravo pour cette très belle fiche, et cette très intéressante histoire ! :pinkheart:
[Feodora ♥]


Un reniflement, le craquement du cuir d’une veste qui casse le silence ouaté de la ruelle. Fissure cet instant de magie ou la ville semble retenir son souffle en cette nuit d’hiver. Il faisait frais, de cette fraîcheur qui fait rougir les joues qui fait remonter les cols sur le nez, mais qui ouvre les poumons et fait apprécier la chaleur d’une tasse chaude entre les mains. Mains dans les poches, Älskar déambule, se perd sur un chemin qu’il ne connaissait pas. Explorait les venelles méconnues, imprime son passage dans la poudreuse dorée bientôt avalé par la bruine tel un fantôme oublié. Perdue dans la Venise du Nord, perdu dans ses pensées. Âme en peine, fracassée, qui se cache derrière des yeux ou se reflète une douleur sourde. Celle de la perte. Comme s’il était avalé par ce tourbillon de souffrance et que tel un automate, il continuer de fonctionner par un mécanisme abîmé. Car il faut toujours aller de l’avant, toujours continuer même claudiquant et l’échine malmenée. Dignité de l’animal qui refuse de s’avouer vaincu, refuse de perde. Alors, le Loup marche, avance en savourant le silence de cette Ville assoupit, essai d’oublier la plaie béante de son cœur pour apprécier les monuments de cette Saint-Petersbourg. S’imprègne de ce pays qui était aussi le sien, mais dont il connaissait si peu de choses. C’était beau. Emprunt d’une histoire et d’une magie tangible que l’on pouvait découvrir si l’on ouvrait les yeux. Comme si chaque pas pouvait le faire basculer dans le passé. C’était différent de chez lui, mais il avait appris à aimer ces canaux figés dans la glace, l’éclat de couleurs des coupoles et des façades. Le son d’un saxophone qui résonne comme un appel.

Älskar reste debout à regarder l’homme de la rue le bercer de sa mélodie , laisse ses grandes mains abîmé dans les poches de son blouson, ses bottes encroûtées de sel s’enfoncer dans la poudreuse.
Intoxiqué. Les yeux gris qui se voilent de souvenirs à l’amertume évidente. Oui, dans ses veines coulait un poison terrifiant dont il ne connaissait pas l’antidote. Ne même pas savoir s’il le désirait réellement et sortir de cette spirale infernale alors qu’au fond de lui un hurlement sauvage lui enjoigne de se battre. Toujours.

Un baisé glacé lui fait relever le visage et battre des cils. Des flocons tombent lentement, petite perles gelées qui se déposent en silence sur le monde, l’enveloppe d’une étreinte immaculé. Il ne savait pas ce qu’il cherchait, pas exactement. Une nouvelle respiration peut-être. Un nouveau souffle où il se sentirait vraiment vivant. Un but. Pour le moment, il se perd dans la ville de la Mélancolie, la peau sentant l’iode et prenant tous les petits boulots aux docs qu’il pouvait trouver pour occuper son corps et son esprit la journée.

Parce que la Nuit, autre chose monopolisait ses pensées.
Peut-être que tout allait changer. Une étincelle dans l’obscurité, une chaleur bienvenue qu’il appréciait à sa juste valeur. Sa main tendue, son sourire. Une fée Russe qui pouvait lui donner une seconde chance et lui faire rencontrer un certain Yegor.
Un sourire à travers la barbe qui étire les joues, le corps qui se plie en deux alors que le Loup dépose quelques pièces devant le saxophoniste son souffle chaud devenant buée

- Je ne sais pas ce que je cherche. Mais je pense que je préfère trouver la lumière et sortir des ombres, Oleg. Un jour, peut-être que je retrouverais le son de votre saxophone pour trouver un guide à ce que je recherche.

Un mouvement de tête et l’homme repartit dans le silence de Saint-Petersbourg, une braise logée dans la poitrine. L'éclat de l'espoir.
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