Anatole,

"My pain is constant and sharp,
and I do not hope for a better world for anyone,
in fact I want my pain to be inflicted on others."
Anatole Ivanovich Atamov
Son pseudonyme sur V'kontakte :Nocturnal Animal
Age : Trente cinq ans d'apparence. Étreint dans les années 40.
Groupe : Kravt
Son métier, son statut social : Professeur de littérature Russe (cours du soir) à l'université d'Etat de Saint-Petersbourg
Concept du personnage
Le professeur Anatole Ivanovich Atamov, c'est d'abord une présence. Avec ses yeux noirs, sa haute stature et son port de tête – profil noble et busqué tout en angles – de rapace. Il s'exprime d'une voix grave à la diction élégante, chaque mot étant soigneusement pesé. Professeur de littérature à l'université d'Etat de Saint-Petersbourg il est d'une grande érudition, d'une intelligence pointue. Il faut voir ce sourire sage, rassurant, éclairer ses traits d'ordinaires intimidants, lorsqu'il se livre tout entier à sa passion et se met à discourir pour le parterre nocturne de ses étudiants, sur les tourments secrets de l'âme russe. Il en a l'oeil qui pétille. Un charme naturel, celui de l'homme qui a confiance en lui et plus rien à prouver. Faut il aussi parler de son corps ? De cette stature naturellement élégante, de cette silhouette agile à la musculature virile. Un corps fait pour l'amour sauvage, pour la passion animale et assumée. Si beau, lorsqu'il tombe sa chemise pour dévoiler sur son dos à la géographie puissante, un immense tatouage de l'Aigle Russe impérial.
Vampire Kontakte
Il y l'homme de lettres et de savoir. Il y a la Bête. Cet animal nocturne à la sensualité trouble mais assumée qui hante l'univers virtuel du réseau social Vampire Kontakte. Il chasse avec une lenteur calculée en tissant autour de ses proies une toile de charmes corrosifs. Ses fantasmes sont de ceux qui ni ne s'écrivent, ni se racontent, disons simplement qu'ils sont peu conventionnels et que Anatole ne recule devant rien pour les assouvir. La chasse fait partie du jeu. C'est comme une partie d'échecs ou pièce après pièce il accule son adversaire dans un angle du plateau. La lenteur du processus de séduction fait partie de son excitation, et de cette insidieuse montée de fièvre qui ne pourra que mal finir. Anatole veut qu'on lui cède, mais pas sans combattre. Il a besoin de sentir la frustration et la faim, avant de refermer ses mâchoires pour ne plus rien lâcher.
Son histoire
Si chaque déguisement est un autoportrait, alors que penser d'un professeur de littérature qui aime à se grimer en fauve pour assouvir ses fantasmes. A cause du masque bien sur, de cette cagoule de cuir aux oreilles menaçantes : mi loup, mi chacal, qu'il porte lors de certaines nuits. Sur un autre ce serait ridicule, de l'ordre de la pantomime. Mais chez lui cela a quelque chose de beau et de tragique. Il faut le voir s'arc-bouter sur son lavabo, faire face à son reflet méconnaissable dans la solitude verrouillée de sa salle de bain. Ses yeux seuls ne changent pas. Ils brillent entre les interstices du masque et dans leurs reflets noirs, c'est comme si la souffrance du monde s'écrivait. Il y a quelque chose d'enfoui et de fracassé en cette homme. Une béance vertigineuse, dont il ne parle jamais, mais qui comme un trou noir, semble l'absorber tout entier. Cela fait parti de son charme que ce mystère mutique, que cette dignité de loup à l'agonie qui se refuse à geindre pour ne pas alerter les charognards. C'est surtout son danger. La placidité de ce regard sombre aussi trompeur qu'un étang par une nuit sans lune. Méfiez vous toujours des eaux dormantes, elle ne font que retenir leur souffle.

A moins que cela ne soit l'homme le déguisement. Au premier abord le professeur Anatole Ivanovitch est un homme élégant et à l'aise. Il ne parle pas beaucoup, mais il a cette façon d'écouter, de sourire poliment, de hocher la tête et de répondre toujours le mot juste. Oui il est d'une compagnie aussi agréable que charismatique. Ce doit être à cause de cette façon qu'il a de s'imposer sans forcer. Comme un magnétisme naturel. Généralement les gens cherchent l'assentiment de ses yeux profonds et noirs, le hochement de menton lent qui signifie qu'il est d'accord ou que du moins il a écouté. Et puis les hommes qui assument leur solitude fascinent. Il ne rejette pas la compagnie mais il ne la cherche pas non plus et les liens qu'il peut tisser, ont la fragilité ténue et calculée d'un nœud lâche de marine que l'on voudrait pouvoir défaire pour partir en coup de vent. Il tient à sa liberté et à cette distance un brin bourrue mais pleine de retenue qu'il impose à toute relation. De lui rien ne filtre ou seulement le peu qu'il choisit de tirer vers la lumière. On ne lui connaît ni amis, ni amours, simplement cette prestance qui va et qui vient, et semble n'être que de passage.

Il serait facile de tomber amoureux de Anatole. Il a cette présence discrète sans être effacée, qui attire les regards parce que justement l'attention d'autrui lui importe peu. Le charme de ces grands animaux, un peu tragiques, qui sont seuls parce que les derniers de leur espèce. Anatole est un aristocrate au sens noble du terme. Il en a le port de tête et l'élégance masculine. La tristesse aussi, celle de ces grands yeux noirs, qui parfois lorsqu'il a le regard dans le vague, semblent prêt à déborder. Lorsqu'il parle, rarement sa diction ne trébuche, et plus rarement encore sa voix ne s'élève. Au contraire même, lorsqu'une colère froide l'habite, il apaise ses mots, les sculpte et les façonne, d'un murmure au timbre métallique, a mi chemin entre un grondement bas et sourd, et le sifflement d'un serpent. A l'inverse, il sait être rassurant. Peut être justement parce qu'il dégage cette force d'animal racé, cette incroyable confiance de celui qui a eu son lot de cicatrice et que pas grand chose n'effraie. La haine chez lui est terrifiante parce qu'elle est parfaitement assumée et réfléchie. Qu'il puisse tuer ne fait aucun doute pour qui croise ces yeux lors de ces moments de montée de fureur. Lui même ne cherche pas le conflit, et ne tire aucune jouissance de la violence. Mais il y a en lui cette conscience intime, presque cynique, que la vie n'est pas tendre pour les faibles. Il peut tuer, il a déjà tué, sans regret ni remord. Comme un animal en égorge un autre. Comme deux jeunes mâles au printemps peuvent s'étriper pour une portion de territoire. Parce que c'est dans l'ordre des choses, parce que la Russie du fait de sa taille à l'échelle d'un continent, de son climat abrupt et de ses paysages sans pitié, a de tout temps façonné des guerriers.
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Ahh, encore un jeune loup.

Bienvenue ici !
Hâte de voir la suite d'un personne qui, en quelques lignes, s'annonce déjà haut en couleur !
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Entre les loups cruels, j'erre parmi la plaine. Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine, d'une tremblante horreur fait hérisser ma peau.
Merci beaucoup !

J'avance doucement, rajoutant un paragraphe par ici ou par là. Je ne sais même pas combien de fois j'ai repris le concept dans son intégralité. Mais normalement si tout va bien, demain cela devrait être terminé. Je préviendrai !
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