Les Mille et une nuits [Sujet Commun]


Au royaume des bombes et des artifices, lorsque le Rubis s'embrase pour fêter l'anniversaire de la Reine aux Nuits Rouges.


Messagepar Clair de Nuit » 19 Mar 2016, 22:36

31 ans. Ce soir et pendant 3 nuits d'affilée.

Les projets festifs de la Reine, son ambition démesurée du scandale ainsi que son sens exubérant du spectacle et de la mise en scène promettaient une nuit mémorable, plus fabuleuse, époustouflante et remarquable que celle de l’année dernière, lorsque la belle Italienne avait étourdi la mégalopole de ses concepts fous célébrant sa trentaine. Ainsi, à peine l’obscurité s’abattit sur la ville que plusieurs gigantesques dirigeables à la somptueuse toile de sang et d’or, illuminés de l’intérieur par de formidables soleils de bronze, tels d’énormes lampions asiatiques prirent leur envol aux quatre coins de la Magicopolis.

S’élevant rapidement dans les airs en gagnant de l’altitude, ils se mirent à traverser lentement Londres en répandant des myriades d’adorables lucioles aux halos poétiques, tantôt rougeoyants tantôt joliment cuivrés, parfois orangés ou rosés, couleurs d’aube ou du couchant qui fondaient en douceur sur la main, dans le creux du cou, sur le bras nu des passants ou les lèvres surprises d’un visage renversé vers le ciel noir. Des mirages oniriques pulsant leur lumière tranquille qui distillaient le velouté de baisers chaleureux, de caresses onctueuses et de rires espiègles mais toujours ponctués d’une image nette et précise de la majestueuse entrée du Cabaret. Une invitation féerique teintée d’un soupçon de magie tentatrice, d’incitation irrésistible au parfum sucré par un soupçon d’enchantement qui exerçait une inflexion très légère de la volonté. Les vastes ballons aux longues queues soyeuses de rubans carmin bordés d’or comme autant de bannières Rubis mirent deux généreuses heures à converger vers le centre névralgique des festivités, évitant toutefois à dessein de couvrir le sombre territoire Onyx afin de se préserver de sa violente population et dangereuse brutalité.

Lorsqu’enfin les grands silos silencieux se rejoignirent sur la splendide place centrale où déjà de nombreuses personnes s’impatientaient devant les portes d’or closes du Cabaret, ils ne semblèrent pas daigner ralentir leurs allures et fusionnèrent deux à deux en de fabuleux et incroyables feux d’artifice qui projetèrent au firmament noir, tour à tour de renversants tableaux d’exubérance et de sensualité. D’érotiques danseuses de paillettes, suspendues à des drapés de soie colorés qui allongeaient leurs interminables jambes en écarts aussi harmonieux qu’aguichants scintillèrent brièvement dans les cieux, succédant à des scènes glamour de nudité à peine dissimulée par le pelage sauvage de fauve doré où la dompteuse masquée de dentelles dévoilait une souplesse fascinante sur le dos de la bête. Une représentation de feu crépita ensuite au dessus des regards émerveillés, la Belle Lora s’arrondissant autour d’une barre argentée de pôle dance dans le ciel où ses courbes de rêves semblèrent même faire vibrer subtilement la lune pâle loin à l’est et qui arracha à la foule un soupir de désir diffus. Plusieurs autres tableaux à la savante mise en scène exacerbèrent efficacement l’envie et l’impatience des invités qui manifestèrent avec moult enthousiasmes sonores et brûlantes agitations leur satisfaction de voir enfin les arabesques d’or des portes du Cabaret s’ouvrir enfin, après le 31ème tableaux. Celui qui dessina en détail le corps alangui de Clair de Nuit et qui remporta un furieux tonnerre d'applaudissements et de sifflements canailles.

La plus grande salle de spectacle des lieux, aux proportions littéralement phénoménales, avait été débarrassée de ses luxueux fauteuils de cuir raffinés pour faciliter l’aménagement surprenant de la pièce en une immense plage des plaisirs, immersive avec ses cascades d’alcools purs qui semblaient naître de la voûte céleste infinie pour couler aux pieds d'arbres centenaires au délicat feuillage comestible. Ses langues de sables blancs et chauds, constellés de pierres précieuses et de fulgurites gracieusement sculptées présentant verres de champagnes et mets succulents, s’ouvrait tel un éblouissant rivage sur de confortables fleurs colorées dans lesquelles se lover tendrement pour profiter de l’envoûtement et des shows à venir. A chaque invité, une somptueuse Naïade, au corps humide et parure onéreuse très sensuelle, délicate et si délicieusement minuscule, récupérait son invitation, son manteau ainsi que ses vêtements d’extérieurs et proposait le cristal d’une coupe de rafraîchissement au choix ainsi qu’une étrange amulette sphérique percée en son centre.

Mais nulle part à vue d’œil, la Maîtresse des fantasmes n’était visible, ce qui encourageait les discussions à aller de bon train tandis que les invités profitaient des chaleurs bienfaisantes de l’endroit et passaient commandes de nourritures sophistiquées ou de boissons rares, trouvaient places confortables où trôner ou venaient saluer une connaissance venue pour l’immanquable occasion. Partout, des journalistes de tabloïds faisaient crépiter leurs flashs aveuglants devant des personnages très en vue qui posaient en exquise compagnie, des célébrités en tout genre se pressant près de la scène qui flottait sur la mer turquoise du décor et s’offraient en représentation, redoraient leur réputation ou leur popularité. Des dirigeants marginaux mais riches qui se pavanaient en toute fierté parmi les puissants de la ville mais également des vassaux arrogants ou des patriarches de lignées ancestrales, de beaux héritiers apprêtés pour les festivités dont il était aisé de deviner l’importance à la taille du garde du corps les protégeant…

Tant de monde, tout le gratin de Londres réunis dans l’antre de tous les divertissements les plus fous mais qui patientait sa Reine. Qui savait pertinemment bien se faire désirer…
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Messagepar Valériane B. Kravt » 20 Mar 2016, 19:43

Seule au milieu d'une foule qui s'écartait machinalement d'elle sans la reconnaître, Valériane, le nez levé vers le ciel, observait la pluie de sang. Des artifices Boyle, dont les éclats lointains, assourdis par la lourde chappe nuageuse, retombaient en gouttes de papiers brûlés et d'étincelles incandescentes sur les visiteurs patientant devant le cabaret.

Ses cheveux surtout, étaient gorgés de lumière, au point de se parer de reflets électriques, à la poésie urbaine, qui dansaient en mèches affolées autour de son front. Autour d'elle maintenant figée, si dérangeante par sa présence pas très propre, toute de noire vêtue, le flot de visiteurs s'écartait et se refermait, telle une mer de velours contournant un arbre mort.

Cette vie bruissante, ces parfums de fleurs fraiches, de femmes pomponnées, de chemises repassées, ces minuscules fées lucioles papillonnant au dessus de l'attroupement, les dorures, les enluminures, les coupoles de faiences du Cabaret. Chaleur, monde, quelque chose d'ardent, de brutal, qui la changeait de la terne obscurité défaite d'une Onyx vaincue, à l'agonie, seulement peuplées de rats traitres et de vassaux effacés.

Nulle ne l'avait invitée. Dans ce quartier qui respirait la grâce et l'oppulence elle n'était pas la bienvenue. Et pourtant elle était là. Venue d'on ne savait pas trop où, comme un papillon de nuit, attiré par les chandelles de la féerie nocturne. Un besoin de présence, d'échapper à cet oppressant parfum de poussière, de défaite, qui planait sur ses domaines.

Elle s'était remise en marche. Sans trop savoir où aller, portée par ce flot qui l'évitait, prenait bien garde à ne pas la toucher. Sans même avoir conscience des regards mauvais, que son aspect negligé lui attirait. Une intruse. Au jean terreux, erraflé aux genoux, aux ongles courronnés de saleté, aux bottes rapées, au blouson usé jusque la trame. Et puis il y avait ces odeurs Onyx. Mauvais sang séché, le sien, celui des autres, vieilli et bruni, la fumée mêlée aux élans de sa chevelure, l'hygiène animale, guerrière, de ceux qui ont tant à faire pour survivre qu'ils en oublient de vivre.

Pourtant même sans invitation, elle franchit le cordon de gardes. Magie de l'instant, enchantement des lieux, qui reconnaissaient en Elle, sous une negligeance gothique, un peu de la jeune Reine qu'elle avait été. Son blouson lui fut enlevé par des mains délicates, tièdes, parfumées, qui lui arrachèrent un frisson de nostalgie.

A nouveau elle s'était arrêtée, à l'entrée. Droite, fermement ancrée sur ses jambes, à laisser courir son regard disharmonieux sur le décorum, à s'emplir, se gorger de lumière, de bruit, alors que derrière la queue s'allongeait, et qu'on pestait silencieusement, contre cette silhouette prenant racine sur le passage.

Elle n'avait rien à faire là. C'était une évidence. Mais personne ne lui fit remarquer. Jusqu'à l'approche silencieuse de cet immense loup. Celui dont le dos chevauché par une danseuse de fer forgée, était devenu l'emblème du cabaret. On disait qu'il était le gardien des lieux, le Cerbère de la Reine au masque dorée. Rumeurs, paroles en l'air, dont Valériane, bien loin des fastes volatiles et superficiels du Rubis n'avait jamais entendus parler.

Ils se plurent l'un à l'autre. Reconnaissante tacite, silencieuse, qui se passait de mots, et laissa les râleurs interdits, alors qu'enfin, cette fille étrange s'éloigna une main famillièrement posée sur l'échine de ce gardien de velours, assez haut pour passer pour un cheval.

Elle vit les fontaines d'alcools tomber des cieux, en un panache irisé de brumes éthylique. Elle partagea avec l'animal, une feuille de rose givrée, à la dentellure de miel cristalisé, arrachée à l'un des arbre de ce pays de cocagne. Chacun un coup de dent. Le même coup de langue, pour se nettoyer les babines grasses de sucre fondu.

Prudente, un peu sauvage dans ses manières, elle refusa les verres présentés. Trop de l'alcools de prix, trop de choses, d'aliments nouveaux, qui faisaient se froncer de curiosité et de dégout ses narines. De la poche arrière de son jean, elle sortit un paquet de cigarette, tout froissé, tout écrasé. Ni porte cigarette, ni briquet gracieux, comme toutes ces ladys qui passant dans le froufrou de leurs robes ouvertes et élancées comme des queues de paons, la toisaient de haut, avec un mélange de dédain et de répulsion un peu inquiète. Juste cette flammèche que le loup, gentleman, fit apparaître d'on ne savait trop où.

Les deux, s'étaient réfugiés dans un coin d'ombre. Sous un balcon tendu de voiles translucides qui rappelaient les tenues dévêtues, de toutes ces filles sautillant entre les convives. La cigarette allait du loup à la panthère, et de la panthère au loup, avec un naturel étrange. Spectacle qui aurait pu passer pour amusant, s'il n'y avait pas eu dans ce renfoncement oublié des chandelles alchimiques, les éclats sauvages de leurs paires d'yeux. Valériane laissa tomber le mégot à même le sol lustré comme un miroir. Le gardien des lieux, une grimace réprobatrice sur le museau, l'écrasa soigneusement de la patte.

« -Alors dis moi le chien... »

Murmura Valériane, en enfonçant ses ongles dans l'épais pelage du monstre et en se penchant assez bas pour souffler un murmure dans le conduit d'une oreille sagemment dressée.

« -Où est cette Reine qui règne sur les nuits rouges? »
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Messagepar Kast Holder » 21 Mar 2016, 11:18

L'invitation s'était retrouvé dans la boite richement décoré que son géniteur avait décidé de mettre à l'entrée pour le courrier il y avait de cela quelques années désormais. Passant devant, Kast avait tendu la main vers l'objet qui l'avait attiré dés le premier regard. Était-ce à cause de ses couleurs dorées et rouges, ou alors tout autre chose ? La question ne s'était pas réellement posé et le jeune homme avait prit l'invitation et l'avait lu sur le chemin qui l'emmenait chez son vieux.

« Qu'est-ce que s'est ? »
« Une invitation du cabaret Rubis pour l'anniversaire de sa Reine. »
« Tu iras à ma place, j'ai à faire cette semaine. »
« Merci de prendre en compte mes études et mes projets personnel, très aimable, comme d'habitude ! »

Sarcasme ? Très probablement. Kast commençait sérieusement à se lasser des facéties de son géniteur qui l'avaient mis plus d'une fois dans des situation fâcheuses. Notamment un soir particulièrement où ils s'était retrouvé nez à nez avec trois hybrides ratés de cet abruti d'Edward qui pensait que la meilleure façon de se venger, s'était encore de s'en prendre à lui. Grossière erreur de leur part, son géniteur n'en avait strictement rien à foutre, et si Kast venait à mourir, il prendrait sûrement un autre de ses bâtard sous sa coupe pour qu'il devienne son héritier. Heureusement, l'Ambre était plein de ressource et avait finalement décidé de les retourner pour s'en servir au moment opportun. Mais ce n'était pas là l'objet de ses réflexions primaires. La soirée de la Reine rouge. Humm, il avait de toute façon prévu d'y aller avec ou sans la permission du vieux, le papier était assez aguicheur pour avoir retenu l'attention du généticien en apprentissage, mais outre cela, il savait aussi que les rubis avait un goût assez prononcé pour la fête, et il avait bien envie de se mêler à la foule, histoire de s'amuser, de corrompre, de manipuler, de tirer quelques informations et bien entendu de profiter d'une soirée payé par les fastueux Rubis. Il laissa donc les jours passés et lorsque LE jour arriva, le jeune homme était près. Douché, habillé, les cheveux détaché ramassé sur le côté de cou et passé devant. Il avait l'allure d'un bad boy, parfaitement Ambre finalement.

Partit de l'académie, il leva la tête pour voir les lucioles descendre et illuminer le ciel de leur magnifique couleur. Tel un coucher de soleil en retard, ils luisaient doucement et se déposait sur les peaux pour finalement disparaître à leur toucher. Incroyable tour de magie, fascinant, exaltant, il transpirer les Rubis par toutes les pores, pas seulement à cause des couleurs, mais à cause du faste, de la grandeur et de la dépense d'argent pour cela. On avait beau dire, mais le quartier montrait tout de même notre caractère. Lui, Ambre dégageait une sensualité maîtrisé mais qui ne cessait de faire tourner les têtes, homme ou femme. Eux, Rubis, on pouvait à la limite voir l'or couler à flot de chacun des ballons qui naviguait dans Londres pour amené les invités au cabaret. Ses pas se dirigèrent donc naturellement vers le quartier du luxe et du faste, vers la grandeur Rubis et ses joyaux. Le monde qu'il y avait à l'entrée lorsque l'étudiant arrivé était réellement impressionnant et chacune des personnes présentes étaient venus avec sa plus belle parure. Il paraissait probablement un peu déplace, certes, ses vêtements n'était pas des guenilles mais il n'était pas non plus tiré à quatre épingle. Pour s'amuser, rien de mieux que la légèreté. Trop engoncé, il n'y avait jamais réellement possibilité d'être libre de ses mouvements. Alors qu'il entrait dans la salle, on retira lentement sa longue veste noir qui cachait un pantalon d'une couleur bleu nuit ainsi qu'une des chemises qu'il affectionnait tant de la même couleur et ouverte sur le devant, sans tout montrer cependant.


« Merci »

Sourire charmeur, la jeune femme s'empourpra un peu et partit avec la veste alors qu'il entrait dans la pièce. De nombreuses personnes amassé un peu partout et le décor était réellement sublime. De gourmandise, il attrapa une de ces feuilles d'arbre qui semblait si alléchante, croquant dedans avec des gestes félins et assurément pleine de promesse pour ceux qui regardaient. Sa langue passa doucement sur ses lèvres pour récupérer ce goût sucré, envoûtant qui donnait envie d'en reprendre, mais il y avait tellement de chose à goûter, tant de chose à regarder, épié, la soirée risquait d'être amusante. Il se faufila donc entre les corps, frôlant, attisant la chaleur de certains par des gestes qui se voulaient naturels et sans équivoque, mais qui était somme toute très sensuels. Il adorait cela, peut-être aurait-il dû prendre un autre chemin que celui de généticien, mais il pouvait faire deux choses à la fois n'est-ce pas ? S'amuser n'était pas interdit quoi qu'il se passait non ? Dommage d'ailleurs que la dame Émeraude ne soit pas là, il irait bien s'amuser un peu avec elle dans un des coins de ce cabaret. Un sourire sur ses lèvres, il fendit la foule jusqu'à tombé sur un endroit un peu plus calme d'où il pouvait voir plus de monde. Le jeune homme se demandait bien quand la Reine se montrerait, mais s'était son show, ce qui voulait dire ses règles. Récupérant un verre d'alcool sur un plateau, il se glissa entre deux corps et un sourire charmeur et doux, dansant un instant collé à eux sans aucune gêne et vint reprendre sa place, s'asseyant avec agilité. D'abord observer, ensuite délier les langue et enfin s'amuser pour les délier un peu plus. Hum... la soirée risquait d'être sacrément prometteuse.
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Messagepar Arwed Asriel » 24 Mar 2016, 23:38

    Même si, d'ordinaire, Arwed ne dédaignait pas de venir au Cabaret Rubis, dont il appréciait autant le service que les pensionnaires, surtout les charmantes danseuses, il n'était pas, d'ordinaire, un fidèle des grandes soirées telles que celle organisée ce soir-là. C'était à son goût une bien trop grande concentration de tout ce que l'endroit avec de plus débridé, qui, certes, éveillait en lui certains échos – il était assez honnête avec lui-même pour le reconnaître – mais n'étaient pas le genre de festivité où il aimait véritablement se plonger, préférant de loin les soirées « ordinaires » si l'on pouvait dire, où la luxure se faisait plus mesuré et où, à son sens, on pouvait alors véritablement profiter de la beauté offerte. Sans doute n'était-il guère correct, de toute façon, de voir un noble chevalier de l'Opale se compromettre en une telle compagnie, même si ce dernier critère n'était pas forcément le plus pertinent à Magicopolis, avec ses milles et une corruptions – et peut-être sa réticence ordinaire venait-elle justement d'une crainte inavouée de succomber lui aussi à cette luxueuse corruption.

    Néanmoins, cette soirée-ci était quelque peu différente des autres, puisque, outre l'invitation tentante et colorée, chamarrée de rouge et d'or, qu'il avait reçu, comme tous les membres du gratin londonien, à n'en pas douter, qu'ils le soient par le talent, par la fortune, par la chance ou par le sang, il en avait également reçu une autre, plus discrète, et plus personnelle. C'était la belle Eonis, la sublime danseuse aux cheveux d'or et aux courbes de rêves, qui le conviait à venir voir la danse qu'elle avait préparé pour cette soirée si importante pour les filles du cabaret, et peut-être à passer un moment avec elle ensuite, si son emploi du temps le permettait ce soir-là. Une invitation qu'aucun homme, il en n'était certain, n'aurait eut la folie de dédaigner, étant donné le charme de la sublime blonde, qui, avec son corps aussi félin que voluptueux, faisait sans nul doute tourner la tête de tous les mâles qui avaient la chance de l'approcher, mais, dans le cas d'Arwed, la motivation était différente, plus profonde.

    En effet, après la sublime danse qu'elle lui avait offert la première fois, au cabaret, et qui l'avait plus que captivé, et surtout après le secours qu'il lui avait porté alors que, au sorti de l'établissement, elle avait été agressé par une brute qui tenait sans doute plus de l'Onyx que du Rubis, une amitié un peu timide au début, mais très vite sincère, s'était nouée entre eux. Il l'avait revue plusieurs fois après cette première nuit où il avait tout fait – à succès lui semblait-il – pour offrir, par son réconfort, une barrière efficace contre les sombres instants auxquels il l'avait arraché de justesse, et cette amitié c'était renforcée. Bien sûr, il n'était pas hypocrite, et reconnaissait volontiers que la belle l'attirait beaucoup, tout comme il lui avait tout de suite avoué l'effet que sa danse lui avait fait, mais cela n'empêchait pas la sincérité de l'amitié, plus profonde, qui s'était tissée entre eux.

    Il était donc heureux de pouvoir venir la voir ce soir, heureux surtout qu'elle l'ait invité, devinant peut-être que sans cela il ne viendrait pas. Arwed était loin de fuir le cabaret rubis – très loin même – mais ce genre de soirée n'était guère son style. Néanmoins, une fois sur place, il se laissa rapidement gagner par l'ambiance, ne regrettant pas d'être venu. Le spectacle d'accueil était outrancier, mais non sans charme, et le jeune homme dû s'avouer qu'il se prit particulièrement au jeu quand les flammes célestes dessinèrent le corps d'une de ses condisciples du Lierre Azur qu'il trouvait particulièrement séduisante – tout comme nombre d'autres hommes, sans nul doute, une fois encore – en une évocation qu'il trouva très réussie.

    Après avoir passé l'entrée, où il eut droit à de charmants sourires de la part de la non moins charmante hôtesse qui vint l'accueillir, il pu entrer dans le cabaret, vêtu, comme souvent, de vêtements simples mais de très bonne qualité – chemise d'un bleu opalescent et pantalon sombre – qui tranchaient sans nul doute avec bien des mises présentes. Les vêtements de cours lui avaient toujours pesé, en dehors peut-être de certaines dignes parures, qui auraient ceci dit sans doute été plus incongrues encore ici que ce qu'il portait. Néanmoins, il n'apparaissait pas dévalué pour autant, car il avait décidé de profiter de l'occasion pour exposer quelques-unes de ses plus belles créations sur lui-même.

    Il portait ainsi le long du bras gauche une longue torsade d'or et d'argent mêlés, fondus, sous la forme de deux serpents primordiaux aux yeux de cornalines et au bras droit un brassard de ce qui semblait bien être du platine émaillé de veines de diamant comme liquide multicolore, comme un arc-en-ciel précieux, bien qu'il soit difficile d'en être sûr avec un si habile forgeron et enchanteur. Autour de son cou pendait un magnifique collier à la chaîne aussi transparente que du cristal, qui supportait un œuf d'un rouge primordial – un œuf de Lionne, lui dit un des convives – cependant que plusieurs bagues discrètes par leur taille mais bien visibles par les multiples nuances de leurs métaux précieux étincelaient à ses doigts.

    D'ordinaire, il ne se serait guère baladé avec tous ces éclatants trésors, mais ce soir il était en Rubis, et comme disait le proverbe « À Londres fait comme les londoniens » ! De plus, alors que les flashs crépitants de photographes épinglaient le bel héritier ainsi paré, il savait qu'il attirerait sans doute de nombreux clients... et encore, sans qu'ils devinent forcément l'utilité de tout cela. Chaque objet était porteur d'enchantements, après tout – car qu'était-il avant tout sinon un enchanteur ? Ce qui n'empêcha pas plus d'une dame de bonne société de le dévisager, autant, sans doute, pour son beau minois que pour les parures qu'il affichait, et plus d'un homme de le contempler, spéculant sans doute sur l'effet d'une armure entière dans le style de telle ou telle pièce.

    En tous cas, Arwed ne regrettait pas finalement d'être venu, se laissant griser par l'ambiance. Pour l'heure il n'avait apperçu ni Reine du Cabaret, ni Reine Dragon – qu'il n'aurait pas imaginé trouvé ici – ni de belle Eonis. C'était cette dernière qu'il guettait toutefois, pour ses danses, certes, mais aussi dans l'espoir de pouvoir, ensuite, s'amuser ce soir en sa compagnie – car l'amusement, en tous cas, semblait lui devoir être au rendez-vous.
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Messagepar Eonis Omory » 27 Mar 2016, 01:40

Des coups résonnaient contre les murs décrépis. Des cris pouvaient s’entendre au travers de la fine couche murale qui était sensé servir de cloison et de protection. Comme pratiquement chaque soirs. Eonis devait être habitué à force, certes cela faisait partie de son quotidien mais elle n’était toujours pas en phase avec ces choses. Pour l’heure elle avait d’autres chose en tête. Elle devait faire vite, les rues de l’Onyx en début de soirée n’étaient pas sure ; d’ailleurs même en pleine journée il y avait des risques à encourir. Ça elle le savait, et elle vivait avec tous les jours. Passer inaperçu pour une fille comme elle c’était loin d’être facile. Quoi qu’elle fasse, même si elle n’agissait pas, restant dans l’ombre pour ne pas éveiller les mauvais instincts. Il y avait toujours quelqu’un ou quelque chose qui s’abattait sur elle. Le mauvais sort qui s’acharnait à lui faire comprendre qu’il n’y aura jamais rien de bon dans sa vie. Sauf que, les choses commençait un peu à changer. Mais ce soir, la jeune femme n’avait pas le temps de penser à tout ça. Aujourd’hui était un jour particulier. Pour le Rubis. Pour le cabaret. Tout Londres avait eu la joie de recevoir une invitation assez spéciale pour avoir l’honneur de participer aux festivités du cabaret. Un évènement important. L’anniversaire de Clair, la Reine des nuits théâtrales et magistralement orchestrées. Elle avait fait les choses en grand. Tel un grand numéro de cabaret en plein dans magicopolis.

Eonis devait y aller. Bien évidemment ça ne serait pas en tant qu’invitée puisque elle travaillait au cabaret. Elle était danseuse, et pour l’anniversaire de sa patronne, la blonde se devait de venir lui rendre hommage. Tout avait été organisé pour que ce jour soit parfait et sous contrôle. Un renforcement de la sécurité avait été mis en place. Vu que le nombre de convive devait normalement être très conséquent. L’invitation avait été envoyé à tout Londres après tout. Tout le monde pouvait venir. Mais Eonis ne pensait qu’à une seule personne. Son ange gardien Opalien. Elle se doutait qu’il n’était pas du genre à apprécier les mondanités de ce genre. Un homme avec une telle intégrité morale ne devait certainement pas se sentir à sa place entre les corps enflammés et incandescent qui s’agitaient lentement pour enflammer le cœur des invités. En revanche, elle savait que si elle lui demander elle même de venir peut être qu’il accepterait. Après tout il avait apprécié ses charmes lors de sa première venue en ces lieux. Et il n’était pas opposé à l’idée de revenir la voir . Dans un sens, elle se sentait flattée, parce que si Arwed venait aujourd’hui c’était uniquement pour elle. Cette pensée l’a rendait heureuse.

L’esprit apaisé, elle était maintenant calme et sereine. Fini de broyer du noir, il était maintenant temps de partir et de se préparer pour la soirée à venir. Elle terminait de ranger son sac avec ses différentes tenues et accessoires dont elle avait besoin. La plupart des toilettes étaient fournies au cabaret bien entendu. Ce qu’elle apportait c’était des tenues de rechange et divers choses personnels. La danseuse traversait les rues de l’onyx en pantalon et long t-shirt ample. C’était la façon la plus simple et rapide pour passer complètement inaperçu aux yeux de certaines ordures qui régnait ici. Par chance, à cette heure là ils n’étaient pas encore de sortie. A la limite du quartier elle était enfin rassurée et soulagée. Elle était venue plusieurs heures en avance. Temps nécessaire pour se préparer, et revoir le déroulement de la soirée en détail avec les autres filles.

Tout était prévu pour apporter du mystère, émoustiller les invités et passer une bonne soirée. Le thème des milles et une nuits. Merveilleux et féérique. Ça n’était que danse envoutante, transparence, voile, légèreté et séduction. D’abord le maquillage et ensuite la tenue. Il ne fallait pas risquer de gâcher cela. Dans les tons chauds, poudré, entre marron, nacré, ambré, le fard à paupière faisait ressortir ses yeux et son regard. Elle aimait ce qu’elle voyait dans le miroir. Son reflet illuminait sa place de toute part. Pas de rouge sur ses lèvres, toujours pour évoquer les nuits chaudes des milles et une nuit, couleur caramel, cela accentuait le côté pulpeux et charnu de sa bouche. Enfin elle se para d’un soutien gorge noir, réhaussant sa poitrine, essayant de la stopper pour ne pas que sa chair s’échappe du vêtement. A l’encolure des paillettes dorés ornés le décolleté et les bretelles. Noir et or, cela reflétait assez bien son appartenant entre l’onyx et le rubis. Au creux, des chainettes d’or accroché pour relier sa longue jupe noir, elle aussi orné de paillettes dorés, fendu des deux côtés jusqu’à mi cuisse pour laisser admirer ses jambes. Ventre nue, plat, athlétique, qui permet de voir son piercing au nombril. Ses longs cheveux blond, lissé et laisser à l’air libre. Elle était fin prête pour la soirée.

Alors que d’autres filles continuaient de se préparer, d’autres osées jeter un regard par delà le rideau. Des filles spéciales pour accueillir les invités et convives. C’était vraiment époustouflant. Eonis faisait partie de celle qui étaient « le spectacle » alors elle restait cachée. Juste pour voir comment les choses se préparaient dans la salle. Déjà des filles étaient là pour la distraction, comme un petit encas avant le plat principale. Une seconde où elle passa la tête discrètement entre les rideaux rouge et l’effluve des émotions s’empara d’elle. Beaucoup plus que d’ordinaire. Elle arrivait à capter ce que la plupart des gens ressentait. Le bonheur d’être là. Pour l’instant tout ce qui lui parvenait c’était de bonnes choses, de bonnes ondes. La voilà qui commençait à se sentir excitée par cette soirée, curieuse de savoir qui de la haute société et des habitants de Londres seraient présent pour cet anniversaire. Est ce qu’Arwed était déjà là ? Est ce que des clients de la maison close Onyx seraient également présent ? Cette pensée l’effrayait alors elle l’a chassa rapidement et se concentra sur les émotions qu’elle ressentait. Que le spectacle commence.
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Messagepar Emy » 27 Mar 2016, 09:36

Emy était sortie prendre l’air, pour respirer un peu plus librement, en dehors de cette atmosphère oppressante que pouvait abriter la maison close de l’Onyx et puis aussi pour chasser cette impression d’abandon que lui donnait en ce moment sa Maîtresse. Toujours très occupée, la jeune femme n’avait que peu d’occasion à passer du temps avec Candy, malgré le fait qu’elles habitaient ensemble.
L’esclave ne s’en plaignait pas, elle savait que sa propriétaire avait beaucoup de responsabilité, qui allait avec son statut de Reine, cependant, elle n’arrivait pas à s’empêcher de ressentir ce sentiment d’abandon, de négligence.
Mais elle ne s’en plaignait pas. Candy était la meilleure Maîtresse qu’elle avait jamais eu. Emy avait vécu bien pire que ça, voilà pourquoi, au lieu de se plaindre comme une bécasse, elle préféra se vider la tête, en allant se promener un peu, dehors.

Il lui fallut plusieurs dizaines de minutes, avant de se rendre compte de la présence de dirigeables dans le ciel. Normal, puisqu’il n’y en avait aucun au-dessus du quartier Onyx, semblait-il.
Cette vision étrange la surprit. Emy n’avait pas l’habitude de croiser des visions si féerique depuis son quartier. Ces dirigeables étaient immenses, rouge et doré, illuminés de l’intérieur et semblant disperser dans l’air de minuscules fragments de lumière… A cette vision, sans même s’en rendre compte, les pas de la jeune esclave la conduisaient sous ces étranges lucioles.
Ce rouge et ce doré étaient la signature des Rubis, à n’en pas douter. Emy les connaissait de réputation, mais elle n’en avait encore jamais côtoyés, cantonnée comme elle était à son quartier.

La jeune femme, vêtu simplement d’une longue robe noire, ne laissant deviner que sa silhouette frêle, mais ferme, les pieds nus sur le pavé, se retrouva enfin sous cette étrange pluie de luciole et leva le visage vers elles, complètement émerveillée. Elle observait, parfaitement silencieuse, cette magie magnifique, qui semblait éclairer un peu plus qu’une rue, un moment de sa vie sombre.
Tendant les mains, elle les accueillait sur sa peau et les laissait se dissoudre sans heurt…
La jeune femme de l’Onyx aurait pu rester des heures à contempler ces petites choses, si il n’y avait pas eu brusquement cette collision de dirigeables, qui se transforma en feux d’artifices, qui eux-mêmes leur présentèrent des tableaux érotiques et sensuels.
Ce spectacle-là, n’eut pas le même effet sur Emy, bien qu’elle les observa également, mais la féerie était finit, laissant la place à la curiosité.
Tout ceci c’était pour quoi ? Une fête apparemment, mais donnée par qui ?
Après cet étalage de paillettes virevoltantes, les portes dorées s’ouvrirent. L’esclave ne savait même pas quel était cet endroit et où il menait. Par contre, ce qu’elle avait pu observer c’est les gens richement vêtus tout autour d’elle et ce sentiment de ne pas être à sa place, qui la fit brusquement revenir sur terre et instilla en elle, un profond sentiment de malaise.
Tous ces inconnus, si bien vêtus la mettaient mal à l’aise et c’est comme-ci, à cet instant, elle se recroquevillait sur elle-même. Mais alors qu’elle prenait la décision de rentrer chez elle, elle se fit happer par la foule qui se diriger vers l’entrée, comme si personne ne la distinguée dans toute cette effervescence.
Emy se débattit, mais comprit rapidement que cela ne servait à rien, avec tout ce monde autour d’elle, alors plutôt que de tomber et se faire piétiner, elle préféra se retourner et suivre le mouvement, jusqu’à trouver l’instant propice, où elle pourrait s’échapper.

La jolie rousse se retrouva à l’entrée et croisa de magnifiques naïades qui prenaient soin de leurs invités, mais qui semblaient elles aussi l’ignorer complètement. Emy ne comprenait pas cette impression d’invisibilité, mais s’en réjouissait, car cela lui permettait d’entrer sans invitation –puisqu’apparemment cela était nécessaire pour faire partie de la fête- et d’observer tout ce qu’elle voulait, sans être vue.

Elle fit donc son entrée, dans une gigantesque salle, où une énorme cascade coulée depuis le plafond, pour s’arrêter aux pieds d’un vieil arbre, dont certains mangeaient son feuillage. Emy trouvait cela étrange, bien que jolie, en un sens. Par contre, toute cette nourriture et cet alcool foisonnant, tout ce mélange d’odeurs, lui donna vite la nausée, elle qui n’avait pas l’habitude de tant de faste.
L’esclave s’éloigna alors autant que possible des buffets et préféra se concentrer sur ces étranges fauteuils, en forme de fleurs géantes, qui semblaient fort confortable. Elle y risqua d’abord le bout de ses doigts, puis vérifia la solidité de l’installation, avant de s’y asseoir et se mettre à l’aise pour prendre le temps de contempler tout ce qui l’entourait, sans même se rendre compte, qu’à ce moment précis, elle sortait des ombres, où elle n’avait fait que se cacher, pour se laisser enfin aller à la lumière…
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Messagepar Le Conseil des Neuf » 27 Mar 2016, 19:11

Zee Frostfound

Image
" Where Alph, the sacred river, ran
Through caverns measureless to man
Down to a sunless sea. "


Zee était belle comme l’écume. Sa peau pâle semblait translucide sous le cristal magnifique de cet épiderme particulier qui la recouvrait, car la douce enfant craignait la lumière autant qu’elle semblait elle-même irradier une étrange luminescence bleutée qui filtrait joliment sous ses courbes nues. Ses longs cheveux blancs arboraient un délicat reflet perlé légèrement gris, à l’orient incroyable, qui caressaient loin dans le creux de ses reins, la beauté d’une cambrure indécente. La jolie naissance fossettée de ses fesses pourtant, n’avait savamment pas été dissimulée par la cascade de boucles spumescentes de son opulente chevelure. Au contraire, car la jeune demoiselle portait un minuscule petit string dont le zénith avait été rehaussé de perles de valeur, d’un blanc lactescent mais d’un nacré fabuleux qui réverbérait avec sensualité le mystérieux halo bleuté qui se dégageait d’elle. Assortis à cette parure glamour, la Naïade avait également accroché de longs coquillages irisés à ses oreilles et à son petit nombril, des pièces aussi remarquables que poétiques et dont les bordures avaient été peintes d’or, tintant légèrement à chacun de ses pas gracieux.

Ignorant les nombreux regards qui s’accrochaient indécemment à ses atouts opales, la danseuse coula sa petite taille gracile entre les silhouettes richement vêtues des convives à la recherche d’une personne en particulier dont elle avait reconnu la présence. Kast Holder. L’étudiant de même année qu’elle qui lui avait un soir sauvé la vie grâce à sa magie, il y avait des mois de cela sans qu’elle ne l’ait trop croisé depuis. L’Académicienne ne savait pas grand-chose de son héros, si ce n’était que son frère jumeau, Irem, était tombé fou amoureux de lui au premier regard et que cette nuit, c’était pour lui et un peu pour elle-même, que la somptueuse créature vint à l’apprenti généticien. Levant la fragilité porcelaine de son poignet recouvert de riches bracelets ornés de pierreries hors de prix, la Lierre Azur toucha doucement son épaule en lui offrant son plus ravissant sourire :

« Bonsoir Kast. Je suis surprise de te voir ici. Ce n’est pas le genre d’endroit où j’ai l’habitude de te croiser. »

S’introduisit-elle avant de regretter immédiatement d’avoir révéler de la sorte, les années de travail qu’elle avait déjà accompli en ces lieux afin de financer ses entrées à l’Académie. Par réflexe afin de dissimuler son trouble, la sirène étira encore le sourire rosé sur le pétale de ses lèvres, ouvrant ses traits clairs sur une radiance doucereuse qui rendait son aura plus innocente et vulnérable encore qu’à l’accoutumée. Ses grands yeux iceberg se fondirent dans le voile épais de ses longs cils neigeux, la rajeunissant de quelques années, une vision céleste d’une pureté émouvante. Elle était si belle, si pure dans sa presque nudité qu’il était difficile d’imaginer que son corps soit autre chose qu’une précieuse et fragile merveille, une ingénue en habit d’Eve, un ange d’une grâce élémentaire.

« J’ai quelqu’un à te présenter, si tu veux bien me suivre. Je crois que tu gagnerais à le connaitre. »

Ajouta-t-elle de sa voix de givre, fraîche et légère comme un flocon de neige en posant délicatement ses petits doigts vernis sur son poignet dont ils ne firent vraiment pas le tour. Son parfum gourmand, d’une lueur de néon lui caressa le visage tandis qu’elle se retournait pour les guider doucement vers les excentrismes de la salle, un mélange marin et laiteux, le fumet du caviar osciètre aux arômes animaux, iodés, sublimés par des notes noisette surprenantes et tenaces, le baiser de l’océan dans sa version raffinée et exigeante. La demoiselle devait bien mesurer plusieurs têtes de moins que lui mais ses charmes séraphiques ne pouvait être confrontés à nul refus, tant et si bien que ses enchantements fendirent sans grande peine, la foule admirative sur son passage qui s’envoûtait le regard sur cet être de paradis. Rapidement, les deux jeunes sorciers s’engagèrent dans un couloir discret, puis sous une alcôve secrète au luxe braroque que dissimulaient habilement une superposition judicieuse de rideaux épais, aux velours d’un rouge glamour admirable et aux jolis pompons d’or, tandis qu’une unique personne semblait afférée en son centre. Un homme d’une carrure athlétique mais souple, imberbe et dans la fleur de la jeunesse leur offrait le spectacle ravissant de ses épais muscles dorsaux, huilés d’or, silencieux devant sa glace aux arabesques d’or. Zee lâcha le poignet de Kast et lui sourit sans un mot, l’abandonnant en refermant d’un air espiègle, les drapés majestueux…
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Messagepar Dante Sambre » 27 Mar 2016, 22:51

Littéralement, elle miaulait. Les lèvres mauves de la putain laissaient échapper de ces gémissements rauques propres aux chattes qui appellent le mâle en période de rut. Point de respiration haletante soufflée au creux de l'oreille ou du cou, d'écho de voix timide qui ricochait dans la pièce ; mais plutôt le plaisir manifesté d'une manière irritante pour le Seigneur, poussé alors par la tentation d'enrouler ses tentacules autour du cou gracile de la traînée – afin qu'elle se taise pour de bon – et de terminer son plaisir dans son cadavre encore chaud.

Mais magnanime était l'Hydre. Et s'il avait eu marre de ces bruits trop axés sur la surenchère du plaisir – comme ces vierges éloignées de la discrétion lorsqu'elles connaissent pour la première fois la sensation d'une main autre que la leur entre leurs cuisses – et dans ces compliments destinés à flatter l'ego du client perdu entre leurs cuisses, oui, s'il en avait eu assez, ce ne fut que pour la faire taire, cette indiscrète qui manifestait son plaisir. Qui en rajoutait. Point de châtiment pour la putain, si ce n'était la cravate que Dante utilisa pour la bâillonner. Plus de miaulements audibles, alors uniquement étouffés par l'étoffe désormais gorgée de bave de cette putain qui se prêtait bien volontiers aux jeux du Seigneur, sous ou sur lui, les cuisses toujours ouvertes, à réclamer les attentions de l'homme qui l'avait choisie pour être la poupée du moindre de ses caprices et fantasmes.

C'étaient mille mains. Mille doigts. Mille bouches, mille dents et mille langues qui la dévoraient et fouaillaient son corps. Point de tendresse pour l'Hydre, qui n'avait plus rien d'humain alors. Il n'était plus qu'une masse souffreteuse, à l'haleine putride, dont les tentacules viciées s'enfonçaient dans les orifices offerts, tandis que les langues aussi brûlantes que de la lave s'égaraient sur l'épiderme féminin couvert de sueur. La putain se cambrait, tirait sur les liens qui retenaient ses mains aux montants du lit du Seigneur, alors que ce dernier s'enfonçait dans sa chatte offerte et laissaient ses bouches infernales se perdre d'autorité sur, dans cette poupée.

Il pouvait la dévorer en un instant. Faire du reste de sa vie une perdition, ou l'achever entre ses draps, en enfonçant ses crocs dans sa chair tendre et juvénile sous les assauts d'une bave coulante d'acide. Il pouvait. Il aurait pu, si le Seigneur n'avait pas tiré sur cette laisse qui lui permettait de retenir la bête tapie en lui, ce démon qui avait pris le pas sur l'homme dès l'instant où il banda les yeux de la putain. Aveugle, impuissante et réduite au silence, ainsi elle était comme le Seigneur les aimait, ces femmes auxquelles il confiait l'intimité de ses vices. Ces amantes pour lesquelles il adorait enfoncer ses doigts entre leurs fesses étroites et perdre sa langue dans le sillon de leurs seins galbés, sur lesquels demeuraient les traces de dents de la bête.

Certaines finissaient leur vie égorgées dans la baignoire ou sur le lit du patriarche. D'autres, en revanche, quittaient les appartements seigneuriaux comme elles étaient venues, à savoir sous le moindre ordre prononcé. Ou dès l'instant où elles achevaient le nœud de cravate de Dante, en parfaite synchronisation avec l'arrivée de la voiture, qui les ramenaient de là où elles venaient, aux portes du Pandémonium. Tout était prévu, calculé, à la seconde près. Comme chaque habitude, chaque journée du Seigneur.

Ainsi, la putain était retournée au sein de la maison close, tandis que Dante, alors sans cavalière, offrit son invitation, tel l'habitué des mondanités qu'il était. Un papier d'or – qui respirait ce luxe qu'il dénigrait bien souvent – coincé entre deux doigts tendus fièrement, jusqu'alors rangé soigneusement dans la poche intérieure de son manteau. Aucun regard, aucune minauderie à l'attention de cette naïade, qui semblait bien minuscule en comparaison de Dante, qui le déshabilla ; à peine un remerciement à l'instant où la coupe de champagne glissa entre les doigts du patriarche, qui s'éloigna aussitôt le verre tenu.

En retard, il l'était, et les festivités bourdonnaient de l'excitation des invités, perdus entre spéculations et hypothèses sur l'apparition de la Reine du Cabaret ; égarés dans des descriptions de ces tableaux offerts à la vue juste avant que les portes ne soient ouvertes. Ces corps, ces figures, l'Hydre n'avait pas assisté à leur prestation, trop occupé qu'il avait été par cette putain et ses miaulements difformes et insupportables, ses ruades incontrôlées et son envie de rester plus longtemps aux côtés du Seigneur. Et dire qu'elle n'avait même pas réussi à faire son nœud de cravate correctement.

Mais ce fut un Dante au costume impeccable – maniaque d'une certaine perfection oblige – qui fit son entrée dans le Cabaret, et errait parmi la foule d'un groupe d'invités à un autre, non sans apercevoir la petite naïade lumineuse qui s'éloignait au loin, le jeune Kast – dont le Seigneur suivait les aventures de loin comme un narrateur attentif et consciencieux de ses personnages – sur les talons.

Autour de lui, des hommes d'affaires, partenaires en tout genre et autres célébrités continuaient d'échanger des banalités – auxquelles le Seigneur participait avec plaisir et aisance – et autres commentaires sur les invités que chacun apercevaient, le tout saupoudré de ragots inutiles. Personne n'était épargné, pas même la Reine Noire et sa tenue que l'on jugeait débraillée pour l'événement, ou ses putains et leur plastique – à se damner pour certains, bandantes pour d'autres – que l'on avait pu apercevoir.
Dante Sambre
 



Messagepar Kast Holder » 28 Mar 2016, 14:02

L'émeraude de son regard parcourt la foule, tranquillement, un sourire sur le visage. Il attire les regards, les sourires, il le sait et en joue totalement. Plusieurs personnes se sont déjà avancés, ils ont joués un moment, sans aller trop loin parce que le jeu n'en vaut pas la chandelle. L'Ambre ne sait pas encore ce qu'il cherche ici, il ne sait pas avec qui il va jouer, mais ce qu'il s'est... C'est que cela devra être mutuelle. Pour l'instant, rien ne l'attire, tout semble fade, même les petites sucreries qui se sont offerte tout à l'heure n'ont pas réussis à lui mettre l'eau à la bouche. Pourtant, ce n'est pas cela qui manque, des sucreries. Il y a des tellement bien foutues qu'on se demande bien qui est le chirurgien qui a créer de telle merveilles. Le généticien pourrait en créer lui, des comme ça, avec des oreilles, avec une queue, dans tout cela et avec d'autre chose. Il pourrait créer de belle chose et s'en servir, mais il préfère que cela ne vienne pas de lui, créer par les mains Ambres ou par les nuits endiablé d'autre, il préfère jouer avec des sucreries qui ne sont pas de son fait et qui pourrait se transformer en plat de résistance et en dessert en cas de besoin. Oui... au lieu de s'amuser avec plusieurs, trouvé une seule et unique personne pour jouer, pour en faire son apéro, son entrée, son plat de résistance et son dessert. Il a l'eau à la bouche l'héritier, il chercher dans la foule mais ne trouve toujours rien, un soupir passe ses lèvres qui plongent doucement dans le verre qu'il tient à la main. Il a tellement envie de se changer les idées sur l'instant qu'il serait prêt à prendre n'importe qui.

Mais s'était sans compter le cabaret, sans compter les secrets et les belles surprises qu'il recèle. Il lève la tête avant qu'elle n'arrive, comme attiré par quelque chose. L'instinct parfois, ça a du bon. Il suit sa démarche, gracieuse, gracile. Comme d'habitude, elle semble glisser parmi les autres sans jamais les toucher. Kast s'est souvent demandé comment elle faisait cela, mais il ne pouvait détacher son regard d'elle, comme chaque fois qu'il l'a croisait. Du plus loin qu'il s'en souvienne, il l'avait toujours trouvé superbe. Cette peau si blanche qu'il était criminel d'y faire courir ses doigts en laissant une empreinte qui semblait défigurer cette beauté blanche. Cette peau, crémeuse qui ne cessait d'éveiller les appétits de tout à chacun. Celui qui dirait le contraire n'est qu'un abruti, un con qui ne sait pas regarder. Lui, il regarde, il l'observe. Elle est comme une fleur délicate qui attire à elle les regards, s'ouvrant alors au monde. Le jeune en est persuadé, nombre de personne ont envie de la prendre là maintenant, de s'enfouir en elle et d'entendre ses gémissements, de les faire sien et de la consommer tout autant qu'ils se consumeraient pour elle. Il ne peut détacher son regard de la jeune femme, se rappelant les fois où il l'avait croisé, brièvement à l'académie. Trop brièvement pour avoir pu goûter à sa peau, sa vengeance prenant le pas la plupart du temps sur ses envies. Il la voit cependant arriver vers lui, toucher son épaule avec légèreté et tendresse. Sa voix est comme chaque fois, douce et chaleureuse, caressante jusqu'à la moëlle, elle pourrait largement faire tomber un monde, il le savait.


« Bonsoir Zee. Effectivement, je ne suis pas souvent dans ce genre d'endroit. Mais... Père m'a envoyé ici pour le représenté et je dois dire que j'avais bien envie de me détendre. M'amuser. Ces derniers temps le travail est assez prenant. »

Un sourire malgré le fait qu'utiliser le terme Père lui ai fait grincer les dents. Il n'avait rien d'un père. Mais pour l'instant il s'en fichait complètement. La sublime créature était venue vers lui, sans se soucier des autres. Il se sentait un peu plus important qu'il ne s'était jamais sentit. L'Ambre aime jouer, mais elle aime aussi qu'on le reconnaisse. Et il devait bien l'avouer, il avait cela en lui. Il en vient a poser sa main sur sa joue, doucement, une caresse légère et sincère qui lui signifiait qu'il se fichait pas mal de ce qu'elle avait fait ou qu'elle faisait encore. Et lui que faisait-il ? Si seulement elle en savait plus, peut-être qu'elle ne se présenterait pas ainsi, mais cela n'était pas de mise ce soir, les atermoiements ne l'étaient pas. Cette soirée était faite pour s'amuser et il comptait bien le faire. Il sourit en retour au sien, savourant cet instant, discret, et sa présence à ses côtés. Se demandant bien comment elle faisait pour paraître encore plus jeune et innocente qu'elle ne l'était. S'il s'était écouté, il l'aurait prise dans ses bras, pas pour la protéger, mais pour profiter de sa peau, de son odeur qui l'incitait à faire plus que la regarder. S'il s'était écouté, il ne l'aurait pas laisser dire un mot de plus, mais il était joueur, aussi ne dit-il rien de plus. Il attendait de voir. Soirée amusante.... Peut-être plus que cela en vérité.


« Quelqu'un à me présenter. Tu m’intéresses là. »

Surtout lorsqu'elle avait dit qu'il gagnerait à le connaître. Le … oh oh oh. Ça devenait bien plus qu'intéressant de suite. C'est donc avec un intérêt encore plus renouvelé qu'il suivit la jeune femme sans réellement se poser de question. À un moment cependant, il ressentit comme une attraction dans son dos qui a fit se retourner. Il vit alors le patriarche Ambre, inclina la tête avec respect envers l'Hydre et suivit de nouveau Zee, se demandant bien à quel endroit elle allait les mener. Le généticien ne dit rien cependant, se contentant de regarder alentour. Les odeurs étaient aussi alléchante que la vue, mais pour le coup, il n'y avait rien à dire, la vue valait plus le coup que l'estomac. Kast souriait à tous ceux qui le regardait comme s'il avait eu son cadeau de noël avant tout le monde, ce qui était peut-être bien vrai. Un sourire de vainqueur, de conquérant et aussi une pointe d'excitation. Il n'était pas du genre à aimer les surprises, cependant, il aimait tout de même ces instants dans lesquels il ne savait rien du tout, des tas de questions se percutaient dans sa caboche de surdoué pour se laisser dispersé par la vue. Le cerveau d'un homme descend bien vite quand il a quelque chose d’appétissant devant les yeux et s'était bien vrai. Ne regardant pas réellement le paysage autour, ce qu'il avait devant lui attirait toute son attention, il finit par se demander où ils étaient lorsqu'elle le fit entrer dans un endroit charmant ou couleur chatoyante. Alors qu'elle lui lâcha le poignet, le jeune homme se tourna vers elle.

« Tu ne restes pas finalement ? »

Alors qu'elle partait avec un air espiègle, il reprit.

« Visiblement non. »

Il se tourna alors vers le centre de la salle et remarqua donc la surprise et probablement le Le. Trop accaparé par Zee il n'avait pas remarqué qu'il n'était pas seul dans la pièce. Son regard coula donc vers l'homme qui se tenait en plein milieu de la pièce. Tiens, tiens, tiens. L'endroit était assez intime pour le faire saliver d'avance, surtout que celui en face de lui n'était pas pour ainsi dire un de ces gringalets qu'il s'était déjà tapé pour obtenir des infos. Ses yeux dévoraient en silence le corps musclé devant lui, huilé d'or. Sa respiration se fit un poil plus courte mais sans pour autant pour l'instant se raccourcir complètement. Quand Zee l'avait emmené, il avait pensé qu'il pourrait jouer un peu avec elle, pour la remercier de son attention, mais ce qu'il avait devant les yeux valait tout autant que le corps magnifique de reine des glaces de la jeune fille et d'ailleurs... s'il devait choisir, navré Zee, il aurait choisit celui-là qui l'attirait comme le papillon par la flamme. Avisant une banquette moelleuse juste derrière lui, il prit place, étalant ses bras le long du dossier, croisant les jambes d'un air nonchalant. Oh que oui il était intéressé. Il attendait donc de voir ce que cet apollon lui réservait et toutes les idées qui lui passait en tête ne faisait que l'exciter d'avantage. S'il ne se dépêchait pas, il n'était pas certain de se contenir assez pour ne pas sauter de lui-même sur celui au milieu de la pièce.
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Messagepar Sesthia Al'Saës » 28 Mar 2016, 14:04

Obligé.... Le mot tournait et retournait encre dans sa tête. Depuis quand est-ce qu'on l'obligeait à faire quoi que ce soit dans cette putain de maison ? D'une humeur massacrante, elle se dirigeait vers le quartier Rubis. Ça aurait dû être de son propre fait, on aurait dû lui demander, mais non on l'avait obligé et s'était bien pour cela que contrairement aux autres, elle n'était pas habillé de pied en cap.

Tout avait commencé avec ce foutue téléphone. L'enquêtrice avait pensé au départ qu'il s'agissait d'Heinrich, son régent qui voulait lui confier une affaire, elle avait donc d'une humeur égal à elle-même décroché, mais la voix au bout n'était pas celle dur Régent Améthyste.


« Sesthia, comment vas-tu ? »
« Tu poses la question parce que tu t'intéresses ou parce que tu as besoin de quelque chose . »

Voilà des mois maintenant qu'elle n'avait pas eu des nouvelle, une année très probablement même. Kieran, pourquoi se manifestait-il maintenant ?

« Je veux réellement le savoir ... »
« Et bien entendu tu attends une année pour te demander si ta nièce va bien ? Prend pas les gens pour des cons d'accord, pas entre nous. Pourquoi t'appelle ? »

Un soupir, elle avait raison.

« J'ai entendu par l'intermédiaire d'un de mes indics que les Rubis organisais une soirée. Tu dois t'y rendre ! »
« Putain c'est la meilleure ça. Je dois m'y rendre et qui va m'y obligé ? Toi qui est je ne sais où, ou un de tes indics qui ne fera probablement pas le poids ? Je suis pas une petite fille sans défense au cas où tu ais oublié. »
« Bordel Ses, pour une fois fais ce que je te dis et rend toi là-bas point barre. »
« Ouais c'est ça, merci d'avoir appeler. »
« Ses.... »

Mais elle avait déjà raccroché. Alors pourquoi bordel de merde était-elle sur ce putain de chemin qui menait à ce putain de cabaret de merde. Son allure était volontairement lente, moins vite elle arriverait, plus vite elle pourrait partir. Sérieusement qu'est-ce qu'il lui prenait d'écouter Kieran. Peut-être parce qu'il ne faisait jamais les choses dans le vide. S'il avait voulu qu'elle vienne au cabaret, il y avait une raison, mais la jeune femme ne voulait certainement pas la connaître. Oh que non. Et pourtant, s'était encore elle qui foutait les pieds dans le merdier. À croire qu'elle aimait bien se retrouver en complète galère dans ce monde de merde et ce pays de merde. Peut-être qu'elle pourrait alors trouvé un de ceux qu'elle cherchait. Ces derniers temps, les affaires avaient diminués, avoir un peu de temps pour soit n'était pas du luxe, parce que sérieusement... voilà quoi. Cela faisait combien de temps qu'elle n'avait pas pris une heure de tranquillité ? Un jour de congé ? Qui pourrait prendre un jour de congé dans cette ville vicié jusqu'à la moelle franchement? L'Améthyste laissa tombé ce qu'elle ressassait pour l'instant, inutile de se prendre la tête avec ça, il serait bien temps pour elle de prendre un peu de vacances quand elle aurait éradiqué la pile de dossier sur son bureau. La paperasse, eurk.

Elle avançait donc d'un bon pas, à pied pour faire retomber son humeur massacrante. Elle n'avait jamais, jamais montré ses sentiments, depuis longtemps maintenant et il avait fallut un coup de fil pour la mettre hors d'elle. Sa maîtrise laissait fortement à désiré ces derniers temps. La jeune femme finit par s'arrêter, se poser tranquillement. Sa mauvaise humeur coula comme si elle n'avait jamais existé, le masque était de nouveau en place, elle allait fortement en avoir besoin. La foule s'entassait d'ailleurs devant le cabaret quand elle finit par arriver plusieurs minutes plus tard. À peine s'était approché que le sentiments l'avaient paercuté tel des radeaux en détresses qui n'avait aucune attaches et qui ne savait pas comment ni à quoi ils allaient pouvoir s'amarrer et bien entendu, s'était à elle qu'ils s'amarraient. La soirée promettait d'être pénible et hors de contrôle. L'enquêtrice finit par s'avancer parmi la masse, seul représentante de l'Améthyste ? Certainement pas, elle pouvait voir certains juges corrompu par leur désir, elle pouvait aussi voir des avocats. L'Améthyste n'était pas froide qu'elle n'y paraissait, mais s'était bien le visage fermé, qu'elle entra. Certains visages se tournèrent vers elle, son regard gris acier s'arrêta sur eux sans rien de plus qu'un froid glacial et mordant. Pas de manteau à prendre, elle ne s'arrêta pas devant les naïades, mais remit sans rien dire son invitation.


« Mais quel bordel. »

Ouais, tout était jolie, magnifique, sucrée, attractif, sauf pour elle. Elle grinçait des dents cause de tous ces sentiments qui allaient et venaient. Grinçait des dents d'être ici. Mais qu'est-ce qui lui avait pris sérieusement de se pointer dans ce coin. Elle esquiva habillement les serveurs, les serveurs, les gens un peu trop pressant envers elle. Elle tordit d'ailleurs la main de quelqu'un qui avait eu l'intelligence de la poser sur son cul, il allait avoir besoin d'un médecin pour soigner cette vilaine entorse. Elle pouvait sentir le désir, l'envie, l'attente. Ici, la luxure était partout, elle suintait des murs, elle cherchait à vous agripper pour vous faire tomber dans son piège. Ridicule, quelqu'un comme elle n'était pas sensible à ça et là où l'excitation aurait du poindre, l'empathe n'était qu'énervement et impatiente. Elle voulait savoir enfin pourquoi elle était là et si dans une demi-heure elle n'en savait toujours rien, elle retournerait chez elle et la prochaine fois que son oncle lui donnerait un ordre, il irait se faire foutre.
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Messagepar Zephyris Ashfield » 28 Mar 2016, 17:54

À l’extérieur, un renâclement déchire la foule.
La marée des badauds s’écarte dans un sursaut, entre surprise et curiosité, excitation et inquiétude primale. Après tout, ne se pourrait-il pas que le fauve qui la fend, flamboyant de mépris, et son exotique comparse aux muscles déliés fassent partie du spectacle ? Rien n’est trop extravagant pour la reine des nuits rouges. Or, des tableaux exotiques, il y en a eu. Au moins un. Et si le tigre et la femme formaient le second, perfusé à même l’assistance électrisée ?

Mais la gravité de cette petite équipée sauvage désamorce bien vite l’hypothèse. Rares sont ceux qui, ayant vu le duo, s’imaginent encore avoir affaire à une attraction. Ils ne paradent pas. Ils ne se montrent pas. La foule les indiffère – au mieux, elle les dérange, à se rouler sur leur chemin. À la différence du félin d’or ceinturé par les cuisses fuselées de sa complice, tout luisant de violence domptée, ce tigre-ci affiche une nonchalance presqu’ennuyée. Quant à la femme, c’est plus net encore : elle n’a rien d’une acrobate. Encore moins d’une danseuse nue. Passé le flottement d’émeraude autour d’une musculature souple, le regard se brise sur son maintien revêche. Sous le miroitement d’une chevelure de jais, l’écueil de traits rugueux, irascibles menace l’assistance.
Circulez.
Rien à voir.
Alors la foule se referme sur leur passage, sans rien dire. S’ébroue, pour faire disparaître le malaise qui l’a éclaboussée. Puis se replonge avec délices dans les souvenirs du kaléidoscope lascif orchestré par le joyau du Cabaret, oubliant tout le reste, tandis que les fauves pénètrent dans l’antre des excès citadin.

À peine passé le seuil, la Sauvage lève les yeux au ciel. Elle qui s’attendait à une version miniature et pimpante des mignardises raffinées de Notre-Dame-des-Fleurs – ne demandez pas à Zephyris Ashfield de distinguer une salle de concert en majesté d’un écrin burlesque – la voici curieusement servie. Le décor singe une nature absurde, paradis de pierreries et de paillettes, dégurgitant alcools et sucreries. Ben tiens.
Une ondine se coule vers elle, lèvres ourlées d’un sourire humide. Jolie, pour une métropolitaine déguisée en esprit de la nature – et qui n’en a jamais croisé de sa misérable existence. Oui, jolie. À croquer, en vérité.
Saisissant enfin qu’il s’agit de donner son invitation, l’Exotique la cède d’un geste maussade. Pourquoi diable se trouve-t-elle ici ? Les recommandations de sa mère se perdent dans un écho lointain. Quelque chose à propos d’Estel, de surveiller sa conduite, d’éviter qu’il finisse dans les bras d’une fille de cabaret – ou pire… quoi que cela veuille dire. Bah. Un bref regard alentour la convainc qu’il n’est pas là – ou bien, qu’elle ne le voit pas. Qu’il fasse bien ce qui lui chante, ce morveux. Sans prendre la peine de refuser expressément coupe et bijou, elle plante là la nymphe suintante de joyaux pour rôder dans la drôle de jungle.

La foule des locaux fourmille – qui grignotant les feuilles suaves, qui lové dans les fleurs épanouies, qui papillonnant au-dessus des rivières d’ivresse, comme la nuée de nuisibles qu’ils sont tous.
Tous.
Tous.
Sans surprise, toute cette parodie de nature fastueuse et bigarrée ne fait qu’attiser sa colère. C’est encore elle qui détonne. Étrangère. Pas la seule, ça non. Le dragon blotti dans un coin ne fait pas précisément couleur locale, non plus. Tant pis. Elle le déteste avec. Par principe. Facilité. Contagion.
Et d’avancer, d’un pas double, snobant copieusement le crépitement des journalistes.

- Milady ! Milady ! Une bouille de fouine jaillit juste devant ses yeux. Regard surpris. Lassé, presque aussitôt. Un petit mot pour la Gazette de Londres ! Pensez-vous que le quartier Rubis est la deuxième maison de l’art ?

Comme sa mine patibulaire ne suffit pas à dissuader le petit reporter, Zephyris plaque une paume impérieuse au creux de son plexus, percutant les poumons étonnés, et l’écarte de son chemin comme un ballon étouffé. Peut-être rédigera-t-il une chronique incendiaire. Peut-être évitera-t-il de faire le malin, au risque de se voir chambrer par ses collègues qui n’en ont pas perdu une miette. Peut-être ceux-ci crieront-ils à la violence contre la presse. Verdict dans trois jours. De toute façon, l’Indienne ne lit pas les journaux.

Enfin, elle s’arrête en plein milieu, à distance respectable d’une branche irritante qui la nargue de son mimétisme comestible. Elle n’est pas seule à haïr ce décor de perdition, quoique pour des raisons toutes différentes ; et seule l’influence apaisante d’Eurus, royal d’indifférence pour tout ce fatras humain, trop humain, maintient sa haine sous contrôle.
Zephyris Ashfield
 



Messagepar Morzan O'Faolain » 28 Mar 2016, 18:46

Une soirée comme toutes les autres ou presque. Tes pas se dirigent vers un endroit où tu mets les pieds de temps à autres. Un endroit de fêtes et d’étourdissement, de luxe et de plaisirs. De l’animation dans les cieux te font lever ton regard acéré pour apercevoir les dirigeables et les cargaisons luminescentes qu’ils déchargent dans le vide. Des lampions, semblables à de simples lucioles à cette hauteur, avant de les voir doucement descendre, emportées par les vents en vagues hypnotisantes. Marchant plus lentement, le nez en l’air, tu suis du regard cette danse pour apercevoir ensuite les dirigeable se heurter et créer des artifices aux formes envoutantes et pleines de promesses. Les couleurs d’or et de rubis te renseignent sur les lieux de ces convivialités annoncées ainsi, et reprenant ton chemin, tu presses le pas en voyant les convives richement vêtues, les femmes arborant des parures toutes plus luxueuses les unes que les autres, aller vers un endroit unique, de grandes portes dorées, en plein cœur du Quartier.

Pressant le pas dans l’ambiance électrique née de cette effervescence, te voilà entrant au sein du Cabaret, où tu peux déjà admirer les belles demoiselles en train d’échauffer les sens de leurs contorsions et de leurs courbes charmeuses. L’un des gars de la sécurité te reconnais, et te fais signe de rejoindre les autres. Un signe de tête d’assentiment, tu vas te changer, te parant de l’uniforme des hommes de la sécurité. Elle sera renforcée en ce jour, et si tu es venu un peu au hasard car en repos, tu ne rechignes pas à te mettre au travail. Cet emploi, tu le connais bien, tu viens prêter main forte de temps en temps, lors de gros événements. Ou par simple plaisir. Prêter sa force et sa vigilance contre la vue de superbes demoiselles dansant et enivrant les sens de leurs clients et spectateurs… Cela te plaisait bien, comme échange.

Fin prêt, tu repars fendre la foule, jouant des muscles, surplombant les autres de ta haute carrure de loup. Ta vigilance est un plus, car tu captes des mouvements, des bruits que d’autres n’entendraient pas forcément. Tes réflexes sont aussi plus rapides, de par tes entraînements divers. Il était bon d’être Lycan, surtout depuis plusieurs années, alors qu’enfin, tu ne faisais qu’un avec ton Loup, ne déclenchant maintenant ta transformation que lorsque tu le souhaitais vraiment, et non à cause de trop plein de colère. Même enragé, tu pouvais rester humain. Bestial et avide de sang certes, mais humain.

Ton regard exercé perçoit alors une silhouette fine et gracieuse, toute vêtue de noir. Te frayant un passage parmi les convives, te voilà approchant de la belle, assise dans l’une des installations de ce soir de fêtes, un fauteuil confortable, en forme de fleur géante. Tout ce faste pouvait te paraître étrange, mais tu n’avais d’yeux que pour la donzelle, qui à son allure ne devrait pas se trouver en ces lieux.

« -Mademoiselle. »

Tu vins te placer face à elle, alerte et le regard confiant. Qu’elle n’ait rien à craindre malgré le ton un peu rauque de ta voix.

« -Si vous voulez bien me suivre, on vous attends sûrement de l’autre côté des rideaux. »

Prenant la main, délicatement, de la jeune rousse, te voilà la conduisant jusqu’aux loges, faisant attention à ne pas attirer l’attention des clients. Tout cela leur paraît normal, autant ne rien changer en l’état des choses.

« -Vous feriez mieux de vous changez, l’heure de la levée des rideaux ne vas pas tarder. Eonis, voici une danseuse égarée, visiblement, pouvez-vous l’aider à s’apprêter, je vous prie ? »

T’inclinant brièvement, le poing sur le cœur en un geste conventionnel, tu laisses les deux jeunes femmes ensemble, non sans jeter un regard appréciateur aux courbes mises ainsi en valeur de la belle danseuse parée de noir et d’or. Doux sourire aux lèvres, tu reprends le chemin de la salle des festivités, vigilant à la moindre perturbation pouvant survenir. L’alcool coulera à flot, et les excès n’étaient jamais loin dans ce genre d’endroits. Mieux valait que les membres de la sécurité soient sobres et aux sens affûtés, pour y pallier et assurer ainsi la bonne marche des choses. Ton regard plongeant parmi la foule, tu aperçois quelques figures importantes, comme la Matriarche Dragon, que tu avais pu apercevoir lors d’un soir de concert. D’autres te sautèrent aux yeux par le charisme qui s’en dégageait, sans que tu ne puisses mettre de nom sur leurs visages, cependant. Mais sans doute le saura tu en écoutant les conversations et rumeurs qui se répandraient comme une trainée de poudre. C’est que rien ne pouvait demeurer caché, dans cette chère ville de Londres.

Là, une présence familière, une jeune femme de l’Améthyste dont tu te rappelais d’avoir fait la connaissance, en une nuit de pleine lune, lorsque le Loup avait submergé l’humain dans un rare accès de rage. Sesthia, si tu te rappelais bien. Sans réfléchir, te voici à ses côté, prenant deux coupes au passage, par convention et habitude.

« -Bonjour, jeune demoiselle. Sesthia, si ma mémoire est bonne. La fête semble vous être pénible, je me trompe ? »
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Messagepar Lora E. Boyle » 28 Mar 2016, 21:21

 « -Jeté de jambes...Mise à feu ligne Neuf...Attention...3..2..1..TOP... »


Murmura l'artificier pyromancien, en calant son ordre magique, et l'étincelle consécutive sur le lent mouvement de déroulé de Lora. Le plafond du cabaret trembla sous l'effort de poussé des mortiers crachant leurs projectiles de paillettes et de cartons embrasés. Et alors même que la fille d'Anafiel, seule sur cette scène, étirait avec une lenteur provocante ses jambes à la nudité hâlée, son image, de flamme et de lumière, s'imprima presque en miroir, dans le ciel nocturne de Londres.

Ce début de soirée était le sien. Le plateau de la scène un royaume sur lequel elle régnait sans rivale. Point de décor encore, le temps que les invités prennent leurs places avec fracas, mais une barre longue tendue vers le ciel, et l'unique trait rectiligne, ondoyant, d'un projecteur braqué sur elle afin de faire ressortir sa silhouette à la souplesse enfumée de la Pénombre mordorée.

Le temps de se laisser couler lentement, les jambes écartées, le long de la barre, son regard croisa celui de l'alchimiste peintre du ciel relégué à un coin invisible des spectateurs, et un imperceptible clin d'oeil, illumina leur complicité. Ils formaient un beau duo. Elle était la muse, et lui l'artiste en charge de la repeindre en tracés évanescents de flammes crépitantes sur la toile de fond d'un ciel orageux.

 « -Et c'est parti pour le final...Mise à feu ligne Dix Huit... Faites moi bruler cette putain de nuit ! 3...2...1... »


Le spécial de Lora. Sa fierté. Grand écart le dos tourné au public pour mettre en valeur son petit postérieur de gymnaste. Dommage, l'attention de la foule ne lui était pas entièrement acquise. Trop de distraction de monde, rentrant, sortant, se bousculant, de chaises tirées, de bouteilles sabrées, mais il n'était pas question de faire durer le plaisir. Clair, avait été très Clair sur les consignes. Un timing à respecter. C'était la nuit de la Reine Rouge, hors de question de voir son regard masqué s'embraser de colère. Songea la fille du défunt maître espion en se coulant, presque rampant, bras étirés loin devant, le dos cambré au point d'être creusé, sur le plateau de la scène.

Femme flamme, sur ciel d'orage, le reflet de Lora se consummait encore au dessus du Cabaret lorsque le projecteur de poursuite s'éteignit pour rendre la danseuse à son intimité et à son mystère. Avec l'indécent soupir du velours délacé d'un dos féminin les grands rideaux frappés des deux lunes de l'établissement se rabattirent. Fin de l'introduction. Et Lora enfin libéré de l'excitante mais épuisante sensation d'être au centre des attentions s'autorisa un soupir, quelques étirements, et accepta avec un sourire essoufflé le verre offert par son collègue de scène.

Ils trinquèrent. Sur le toit du cabaret, les mortiers rendus au silence, libérés du contrôle mental de l'équipe de pyromanciens, fumaient doucement alors que la Lora de flammes éparpillées par la brise nocturne, se dissolvait doucement, ses lumières virant au pastel, puis à l'étincelle et enfin au silence. Une fille lui tendit une serviette, humide, parfumée. Vite elle fit un brin de toilette, encore trop grisée, pour s'inquiéter de ce regard de braise que l'alchimiste au teint de suie lui lançait.

Quelques minutes passèrent encore. Trop courtes. Mais le temps filait, et il ne lui appartenait pas. C'était cela que de faire des extras au Cabaret, d'avoir pour patronne la Belle, la Mystérieuse, mais Oh combien exigeante Nocturne. Dommage, elle serait bien restée un peu plus longtemps avec son alchimiste. Envie de monter sur le toit avec lui. De se promener sur le chantier dévasté par les départs de feu des projectiles, de renifler cette odeur de poudre noire flottant au dessus des conduits, d'observer les Aquamanciens éteindre les batteries, de faire rouler sous ses pieds les débris de carton, de paillettes métalliques, de ce qui avait été un beau mais éphémère règne au dessus du Rubis. Elle avait toujours aimé les artifices. Une fascination de caractère, lointain héritage paternel, pour ce qui déflagrait, fulgurait, et se fragmentait en novas aveuglantes.

Papa avait été un chien de garde efficace pour les différents commerces Boyle. Sa fille, n'en était qu'à ses débuts dans son rôle de petite espionne. Mais la nouveauté de la tâche ne lui déplaisait pas. Au contraire même, c'est avec une délicieuse angoisse, et cette grisante montée d'adrénaline, qu'elle délaissa l'alchimiste, pour dévaler la scène et se fondre dans la foule. Il fallait dire que ce soir le boulot ne manquait pas. Rendez vous compte, les serveuses aux allures de féeries innocentes, entre deux caresses et trois sourires, avaient eu le temps de rapporter à la Maitresse des lieux qu'une foule d'Onyx avait fait iruption et que pas moins de trois Seigneurs des Neuf, forcement de lignés antagonistes et en guerres ouvertes s'étaient rendus à la fête de Clair. C'était comme – petit pincement au cœur vite oublié en repassant à une conversation avec l'artificier – mélanger au dessus d'une cheminé allumée, du salpêtre, du souffre et du charbon de bois. Neuf chances sur dix de se faire sauter la tête (et une bonne portion du quartier).

Tibalt, le loup apprivoisé de Clair, avait – mais était ce bien surprenant – lancé son opération de charme je suis une peluche, sur la Panthère Onyx. A un autre agent revenait l'approche de la Tigresse Emeraude aux pommettes caractérielles. Quand à Lora, elle tournait et retournait entre ses doigts aux ongles astucieusement peints du C lunaire de Clair, un bout de parchemin, qu'une serveuse lui avait glissé dans le décolleté. Avec le nom de sa cible : « Dante ». Abandonné avec indolence dans une coupe de champagne, le papier s'effrita et son encre se dilua en assombrissant les bulles de bronze du breuvage qu'un homme, distrait par la croupinette de la fille Ocelot, siffla d'une traite.

Il était vrai que la jupette de la fille de feu Anafiel, était fort courte et plutôt estivale. Rien de plus qu'une ombre translucide, aussi tachetée que son visage et son pelage animagi, sommairement posé sur un fessier définitivement fort relevé, fort musclé et rebondi. Mais quoique plutôt prétentieuse, Lora, n'avait pas la folie d'imaginer que la vision floutée d'un pan tatouée faisant la roue sur sa croupe suffise à égarer le maître démon. Non, il allait falloir trouver autre chose. S'évanouir dans ses bras? Ridicule, et la simple imagination de la scène fit s'ourler d'un sourire meprisant ses lèvres épaisses. Demander du feu? Inimaginable lorsque votre défunt Père pouvait filer le cancer à une salle entière en cinq minutes de tabagisme passif. Restait l'astuce du désolé j'ai gerbé sur tes chaussures, dont la pauvre Kaprice avait fait sa spécialité, mais la petite chatte n'avait pas envie de finir écartelée.

Une idée...Une idée... Se fouettait elle, en dissimulant sans grande conviction ses évolutions concentriques autour de Dante. Qu'aurait fait son Père à sa place ? Cette pensée l'arrêta. La figea et elle évita une douche de Sex on beach uniquement parce que la serveuse la contournant avait des réflexes surnaturels. Croisant le regard de Dante qui l'avait forcement remarqué, elle laissa un sourire sans joie, lèvres écartés, mais regard d'un Saphir froid et déterminé, faire danser ses piercings labiaux. Anafiel ne se serait pris pas la tête. Emmerdé par le bruit, le fait d'être aux ordres d'une ordre, il aurait bâclé le travail avec l'espoir avoué de tout faire dégénérer et de voir le cabaret et des millions d'or Boyle partir en fumée. D'accord Lora, n'avait pas envie de jeter Clair sur la paille, mais l'inspiration était là. Et redressant les épaules et cambrant la poitrine avec volonté et caractère, trancha la foule en droite ligne vers Dante.

 « -Bonsoir Monseigneur... »

Oui regarde bien mes seins manquer de s'échapper de cette petite bande de toile qui les maintient...Ils sont gros n'est ce pas...


Relevant le menton et malheureusement les yeux tant elle paraissait minuscule face à l'un des homme les plus puissant de Londres, elle attrapa au passage, comme au spectacle, deux coupes d'un Champagne ambré, et crépitant. Une pour elle, une pour lui. Leurs doigts s'effleurèrent à peine, mais ce simple contact avec la peau froide et pâle, presque reptilienne de l'Ambre suffit à lui arracher un frisson d'adrénaline. Danger, danger, danger, criait ce petit duvet qui se hérissa par jeu d'électricité statique sur ses avants bras. Comme sauter en parachute du haut de la Tour du Conseil, comme pénétrer pour la première fois dans un temple en ruine peuplé de tribus cannibales. Pas folle, elle avait peur. Un peu de crainte et cette suée froide comme une griffe languide coulant tout doucement le long de son échine. Mais c'était ça qui était génial. Délicieux. Tellement grisant et suicidaire. A peine si elle répondit au toast du Lord, un peu trop fort, et l'alcool de bulle se renversa en partie sur sa main aux dessins floraux.

 « -Une devinette pour vous. On dit que vous êtes un expert en la matière.

Tu as vu, ma langue est percée d'un petit clou saphir. Ca fait tching contre le verre, lorsque je bois.


 « -C'est un Dragon, un Tigre et une Hydre dans un bateau... »

Tu vois papa. Ta fille aussi sait foutre la merde...
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Messagepar Clair de Nuit » 01 Avr 2016, 18:04

Du haut de sa petite mansarde soigneusement dissimulée aux regards, la Reine Rouge observait attentivement l’évolution savamment préparée de ses plans festifs, vérifiant avec une rigueur de métronome que chaque danseuse et artiste, sorcier à son service soit à son poste, exécutant à la perfection le rôle qui lui avait été confié. Si l’un d’eux paressait trop ou se laisser distraire plus qu’il ne le fallait, Clair de Nuit usait subtilement de son pouvoir sur ses émotions afin de stimuler loyauté et entrain, désir de plaire et joie de servir, susceptibles de le presser à sa tâche. La Belle était particulièrement satisfaite de celle qu’elle considérait comme sa sœur de sang, Lora et qui avait galvanisé le ciel par ses splendides et sensuelles acrobaties, le compas interminable de ses jambes parcourant la voûte céleste comme les aiguilles du temps régissaient les vies humaines. Mais ces grâces aériennes n’avaient pas pu empêcher la Courtisane Masquée de développer l’inquiétude sourde d’un danger lorsqu’elle avait constaté avec surprise, la présence incongrue de la Matriarche Dragon en son écrin de velours. Car si l’Espionne ne l’avait jamais rencontré en personne, la Rubis connaissait bien son visage félin, que l’on avait souvent l’occasion de voir ci et là, lorsque frappait trop souvent les brutes épaisses aux services des sombres caprices Onyx. Pas d’ombrages belliqueux en son âme ce soir, apparemment, mais pour combien de temps encore ? Que Tibalt, le gros loup gardien des lieux s’en fut attaché ne la surprit guère tant la bête ombrageuse sous la peluche en mousse avait tendance à reconnaitre le vent de liberté qui animait les siens. Au moins, le Dragon était sous bonne garde. Une présence régnante auprès de laquelle, il allait toutefois falloir se présenter. Quelle excitation car la Dame Obscure était d’une réelle beauté. Farouche, fière et sourdement menaçante mais très intrigante. La foudre même, fascinante et puissante, incontrôlable et mortelle.

Parmi les nombreuses personnalités qui firent ensuite leurs entrées, plus ou moins remarquées, l’Audacieuse remarqua la venue du bel héritier Holder dont elle avait entendu portrait grâce aux nombreux commérages des filles du Cabaret dont plusieurs d’entres elles fréquentaient également l’Académie, un vivier de recrutement inépuisable. Ses talents de généticien avaient intrigué la Reine Rouge qui avait marchandé quelques succulents renseignements sur son père aux Trois Lionnes Boyle en échange de certaines autorisations capitales pour les célébrations de son anniversaire. Le trio infernal avait ainsi conclu pacte avec la fille adoptive d’Anafiel, cette dernière ayant donc orchestré quelques pièges à miel pour récolter confidences sur l’oreiller de sa cible. Et pas n’importe quel harpon, la Maligne avait élu le plus précieux d’entre eux, celui dont le cœur secret renfermait un réel sentiment d’amour pour le beau Kast, étant ainsi le plus à même à le duper par l’authentique sincérité de ses expressions passionnée. Zee FrostFound serait la parfaite petite messagère, la débitrice d’une vie qui aurait tout crédit de confiance auprès de l’Ambre et dont elle pu suivre le gracieux parcours dans la foule jusqu’à sa cible.

Plus surprenant cependant, un Nimerys franchit les immenses portes d’or du Cabaret, portant dans son sillage des lueurs bleutées d’émois purs et de cœur franc, des incandescences pâles qui irradièrent les pupilles de l’Espionne, peu habituée aux âmes célestes et aux auras polaires. Que venait-il en ces lieux, quérir aux discrétions de sa présence habituelle ? Car s’il n’était pas rare de le voir en l’antre voluptueux de tous les fantasmes, le bel éphèbe était souvent absent des bains de foules galvanisant que la Maîtresse du Cabaret orchestrait à fréquentes occasions. Elle avait d’ailleurs eu grand mal à convaincre l’une de ses remarquables danseuses empruntées à l’Onyx, Eonis, d’obtenir d’elle l’acceptation volontaire de se plier aux désirs de la séduction appliqué à son ami afin de lui subtiliser temporairement l’éclat de Nimeria à son cou et de le remplacer par une copie remarquable que Clair de Nuit avait acquit à un grand alchimiste céleste. Juste le temps de cette nuit, puis Eonis pourrait gentiment lui restituer, en toute discrétion et innocence car il fallait ménager ses effervescences à fleur de peau et sa tendre sensibilité fragile. Une acceptation volontaire était d’ailleurs absolument nécessaire pour ce cas particulier car la Blonde était une empathique douée pour laquelle l’Italienne avait stratégiquement renoncé à masquer ses intentions et avait plutôt argumenté doucereusement pouvoir l’aider à canaliser ce don que l’Onyx considérait comme maudit par l’utilisation d’une médecine céleste miraculeuse que la Reine était en mesure de manipuler mais pour laquelle il lui fallait impérativement copier l’emprunte de l’éclat de Nimeria.

Une enfant perdue attira ensuite l’attention de la Maitresse du Cabaret et magnétisèrent ses pensées sur cette fleur opprimée des terres noires. Décidément, ceux que l’on n’invitait guère se retrouvaient en nombre dans sa demeure et un bref instant, Clair de Nuit se demanda quel genre de corrélation se trouvait en sa présence. Nulle intelligence n’était toutefois à l’œuvre, à l’évidence, car les cœurs Onyx ne battaient pas en harmonie, au contraire même, ce qui incita la Courtisane Masquée à éveiller une conscience professionnelle plus accrue dans l’esprit de Morzan qu’elle aperçue en contrebas, engagé pour l’évènement et grassement payé, afin qu’il redirigeât la danseuse rousse vers les loges des artistes rubis, comme si elle appartenait à la maison. Il fallait éviter que ses charmes juvéniles ne lui attirent trop de regards, notamment celui de la Dragonne rebelle, Maîtresse des territoires Onyx qui aurait pu la reconnaitre et finalement d’ennuis qui auraient compromis le bon déroulement des réjouissances. Au moins, dans les coulisses, aux côtés de ses filles, serait elle protégée des prédateurs puissants qui rôdaient ouvertement dans la grande salle de spectacle, à la recherche d’une délicieuse victime à glisser sous leurs coupes d’influences massives.

En parlant de Chasseurs, Dante venait de dévoiler son profil altier à l’évasement du chapiteau de soie rouge et or qui drainait les invités vers le centre du gigantesque décor. L’Hydre en personne avait fait le déplacement pour assister aux célébrations de sa Majesté du Glamour : comme cela lui était flatteur. Son âme était si sombre que Clair de Nuit ne parvenait jamais vraiment à la sonder car ses sens en éveil l’avertissaient à chaque tentative instinctive lorsqu’il entrait dans son radar, que son démon ne connaissait guère de sommeil que celui qui le tenait éveillé et affamé, à l’affut d’une ouverture ou d’une faille où distendre à tout loisir sa folie infernale. Il lui fallait user d’autres méthodes pour se renseigner sur ses attentes et ses intentions, des techniques basiques mais si efficaces qu’elles avaient depuis longtemps fait réputation, assurant ainsi la longévité de l’endroit par le recel d’informations qui empêchaient les Lionnes Boyle d’écraser Clair de Nuit, si utile pour leurs magouilles de pouvoir souterraines. Rapidement, la Belle écrivit le prénom du Patriarche Sambre sur un petit bout de parchemin et le glissa dans la paume ouverte d’Amnésia, dont la présence silencieuse à ses côtés la lui avait faite oublier. Aucune parole entre elles, la femme masquée posa simplement plus longuement son regard sur Lora qui regagnait la foule depuis les toits pour que son Bras droit comprenne, avisée par l’habitude et la confidence des plans, à qui elle devait remettre la mission d’approche. Elle franchit aussitôt les épais rideaux bordeaux et disparut silencieusement dans l’étroite coursive qui bordait la double profondeur secrète des alcôves voyeuristes.

Tiens, tiens, de nouveau une empathe se faufila dans la foule de plus en plus compacte, ses sentiments la trahissaient certainement plus qu’elle ne le désirait car son agacement débordait d’elle-même en rivières pourpres à ses pieds, rendant son sillage aussi sanglant que si elle avait pu tuer de colère quiconque auraient croisé sa fureur. Ainsi, aux termes de pourparlers interminables et surtout aux dénouements houleux, l’oncle intraitable avait tenu parole et lui avait envoyé sa talentueuse petite nièce enquêtrice. Comme cela avait dû lui coûter mais qu’importe, Clair de Nuit était très satisfaite d’apercevoir la frimousse inconnue de l’Améthyste. Si la demoiselle s’avérait capable de remonter une piste parfaite que la Reine avait totalement artificiellement construit pour elle, alors il avait été convenu avec Kieran que l’Italienne lui ouvrirait d’antiques secrets d’arcanes pour développer et mûrir ses dons d’empathe au delà de ses espérances. Un atout considérable pour qui souhaitait exceller d’autant plus dans ses travaux d’enquêtes mais que la Courtisane masquée avait chèrement troqué contre de menus services de justices et d’ordres, certainement nécessaires à l’avenir dans sa lutte pour sa pérennité face aux Sœurs Boyle. La première pièce du puzzle se présentait sous les traits de Morzan, il devait subtilement lui introduire l’air de rien l’histoire d’une mystérieuse disparition d’une fille du Cabaret, il y avait de cela quelques nuits. De la lettre qu’elle avait étrangement laissé et que personne n’avait su décrypter mais que par chance, lui qui l’avait vu, se souvenait bien de certains symboles inhabituels inscrits en capitales noires et prestement achevés…

Puis ce fut au tour d’une nouvelle figure du Conseil des Neuf d’apparaître dans les encadrures dorées qui ouvraient lèvres sur l’endroit. Décidément sa notoriété avait dépassé les frontières des factions si les Grands de ce monde daignaient se rassembler pour elle, en paix toute relative sur le territoire Rubis, sans autre garde du corps que l’affluence toujours plus abondante de personnages en vue et de curieux riches ou célèbres se mêlant à la presse insistante. La belle chamane détonnait par sa rigueur, son maintien, la fermeture d’elle-même qui n’offrait guère facette captant la lumière. Etrange pour la Régente d’une lignée de créateurs de génie, une tige d’une force furieuse dans le végétal généalogique des Ashfield mais dont la sève semblait plus sombre et latente de colère que la démence énergique et fertile du sang qui abreuvait l’arbre entier. L’enfant majestueuse ne semblait rechercher nulle compagnie ou conversation et la Reine Rouge se fit devoir d’aller se présenter à elle, en temps voulu car pour l’heure, il était tant de se lancer dans le vif du sujet.

Pour l’occasion, Clair de Nuit avait sublimé son magnifique corps d’une courte robe bleu nuit aux longues manches serrées dévorant jusqu’au dos parés d’or de ses mains, totalement aqueuse qui dévoilait en trouble ondulant, des courbes indécentes et des déliés fabuleux. La parure magique était rehaussée d’étoiles d’or étincelantes, de purs petits astres solaires qui éblouissaient le regard et empêchaient de trop s’attarder sur l’intimité nue de la Belle au risque de se brûler les rétines. L’or rutilant de ses manchettes finement ciselées et d’une apparente fragilité offrait des circonvolutions florales délicieuses sur ses longs doigts aux ongles en amande vernis à la feuille d’or et se fondait jusqu’au coude, sous l’eau nocturne de sa robe en délivrant les éclats plus diffus de leurs reflets stellaires. Sa haute taille avait été sculpturalement élevée par de sobres sandales ouvertes aux vertigineux talons aiguilles qui valorisait la cambrure naturelle de son pied et la finesse de sa jolie cheville par deux uniques lanières bronze, l’une s’enroulant à la ponctuation délicate de son gracieux mollet et l’autre à la naissance velouté de ses orteils vernis d’un rouge cerise lustré. Sa longue chevelure noire avait été bombée sur le dessus de sa tête par un diadème d’or rose piqueté de nombreux rubis taille cabochon et retombait en cascade mi-tressée, mi-sauvage dans le creux licencieux de ses reins. C’est ainsi que sa Majesté du Futile apparût dans toute sa splendeur au public distrait, quittant le secret de sa discrète petite mansarde pour la scène plus vaste où les projecteurs principaux s’étaient allumés tandis que l’immense pièce fut plongée dans le noir absolu :

« Mes biens chers convives, je suis ravie de vous accueillir en ma demeure en ce jour si particulier. »

Sa voix, chaude, au rythme lent censé accentué l’attention de la foule et magnétiser son auditoire était amplifiée par magie et résonnait fortement dans l’amphithéâtre tandis que les conversations récalcitrantes étaient à contrario, étouffées par sortilège. L’effet était tel que chacun avait la pertinente impression que la Reine lui murmurait ses mots doux à l’intérieur même du creux de l’oreille, comme une brûlante confidence sur l’oreiller.

« Ce soir, un délicieux voyage en ma compagnie vous appelle car je serais toutes les femmes que vos rêves rendront réels cette nuit. Vos yeux seront la proie d’illusion doucereuse et de divertissements osés mais que voulez vous ? Nous sommes la maison du fantasme, mes Seigneurs. »

Son anglais était parfaitement maitrisé, si ce n’était ces ‘r’ qu’elle roulait à l’italienne depuis l’enfance et qu’aucune éducation n’avait pu corriger. Un détail charmant qui rendait ses propos plus séduisants encore.

« Pendant que nous nous enfonçons plus profondément dans les profondeurs de l’irrésistible, je vous propose de vous délecter d’un numéro de danse très spécial. Profitez en bien, mes amours. »

La Reine Rouge lança du bout des doigts un baiser à la foule, qu’elle dédia par un étrange hasard de circonstances, à Dante Sambre, dont elle croisa le regard où elle ne l’attendait guère. Puis sa démarche d’une rare et lente élégance l’avança jusqu’aux escaliers aux rondeurs de coquillages sous les raies vives des projecteurs avant qu’elle ne se mêle à la foule alors même que d’autres lumières dévoilaient Eonis Omory en tenue de scène et Emy, qui se retrouvaient sous les feux de la rampe, sans aucun moyen d’y échapper…

Pendant ce temps là, la Majesté du Glamour en profita pour aller saluer les plus prestigieux de ses invités en commençant par la Dame Ashfield :

"Très chère, comme il est précieux le plaisir de votre présence en ces lieux."

La gratifia-t-elle de son plus chaleureux sourire avant d'enchaîner sur le ton raffiné de la conversation :

"Le dépaysement n'est il pas trop brutal, pour vous ? Londres ne convient pas à toutes les personnalités, hélas."
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Messagepar Phèdre Roncia » 02 Avr 2016, 17:05

La nuit était claire laissant apercevoir les constellations avec netteté pour ceux sachant les reconnaître. Levant le nez à la voûte céleste, je me laissais envahir par un sentiment de calme et de sérénité face à cette vue magnifique. La lune n’était pas encore pleine, mes proies étaient pour le moment tranquilles. Juste le temps que j’en ferre une, que je l’approche. La piste se réchauffe rapidement à présent. Bientôt, je saurais où se cache cette enflure de Sorcier. Bientôt, je pourrais enfin tenir ma fille dans mes bras, et l’aider à se reconstruire après ces 7 années d’enfer… Des pensées que je pouvais capter, les méthodes d’apprentissages étaient plus poussées que pour mon propre entraînement. Mais cela ne provoquait en moi qu’un sentiment de rage et de destruction. Non, je ne le laisserais pas faire. C’était trop pour la louve que j’étais.

Je suis souvent vêtue de noir ou de rouge depuis plusieurs années. En cette douce soirée, je suis habillée de cuir, un pantalon noir, des bottes montant jusqu’aux genoux par-dessus, une veste du même matériau toute aussi sombre portée à même la peau, par-dessus de la lingerie de dentelle. Les boutons du haut ne sont pas fermés, laissant apercevoir mon décolleté. A mon cou, point de collier d’esclave, mais un large ruban de soie noir, orné de mon précieux Rossignol d’or et de rubis. Jamais je ne l’enlevais, j’en avais fait la promesse. Mes cheveux étaient lâchés dans mon dos, seules les mèches près des tempes étaient tressées, et ramenées en arrière, pour me dégager la vue. Mes oreilles lupines s’agitaient au moindre bruit que je captais, et ma queue de louve se balançait au moindre de mes pas, mes atours taillés et conçus pour une totale liberté de mouvements. A ma botte droite, j’avais fixé un étui de poignard, dans lequel était ceinte une lame que je m’étais offerte. Le manche était en relief, orné d’épines de métal, et surmonté d’une rose écarlate. Les protubérances s’incrustaient dans mes chaires quand je le maniais, mais cela me rappelait les ronces ténébreuses de mon Seigneur, et m’apportait tout autant de plaisir qu’alors.

J’ai l’air bien plus sûre de moi que lors de ma scolarité. Ces 7 années auront au moins étaient bénéfiques pour cela. L’humaine hésitante, ne sachant où se trouvait sa place était devenue une louve assurée, prête à tout pour retrouver la chair de sa chair, usant et abusant parfois de ses pouvoirs sans remords pour ses besoins. Je ne regrettais pas ces changements. Le Lion avait voulu une tueuse, et je l’étais devenue. Peut-être pas comme il l’aurait souhaité, mais c’était mieux que rien.

Perdue dans mes pensées funestes et tourmentées, je perçois un mouvement dans le ciel étoilé, des lumières dans les nues, des lampions, comme je le devine un peu plus tard, puis les dirigeables qui s’entrechoquent pour former des feux d’artifices aux formes sensuelles et prometteuses. D’un regard plus attentif, j’en regarde un en particulier, semblant reconnaître la demoiselle prenant les poses… Etait-ce vraiment…. ??

Les lumières attiraient du monde dehors, et je suivis le mouvement, ne sachant si j’étais amusée ou non. Vigilante, mes sens lupins tout éveillés, je me laissais entraîné vers ces grandes portes dorées que j’avais déjà franchies plusieurs fois, car Lora y travaillait de temps en temps. Je venais l’attendre à la fin de ses journées la plupart du temps. La foule était dense dans la grande salle, et toute tournée vers la Reine du Cabaret, venue sur l’estrade pour saluer ses hôtes et annoncer le début des festivités. Laissant mon esprit vagabondait dans cette foule, je reconnue bientôt l’aura familière de ma Filleule, et au vue de son allure, je sus que mon instinct ne m'avait pas trompé pour les feux d'artifices. Je me demandais ce qu’elle pouvait bien avoir en tête à être si proche d’un des Seigneur des Neuf. A coup sûr, les ennuis n'étaient pas loin.

Prévoyant de l’avoir à l’œil, je saluais d’un signe de tête mon neveu, Morzan, qui lui aussi avait réussi au fil du temps à apprivoiser sa part lupine, à ne plus faire qu’un avec son Loup. Lycan désormais sûr de lui, il travaillait ici en tant qu’agent de sécurité, et je ne pouvais qu’approuver ce choix. Ses sens lupins bien plus aïgus que ceux de ses collègues humains ou Sorciers, il avait quelques avantages certains sur les autres. Je reconnue également la silhouette de la Matriarche de l’Onyx, avec surprise. Tendue, je décidais de rester assez éloignée d’elle. L’année de service au sein de la Maison Close était toujours ancrée en ma mémoire, et si je pouvais regretter certaines rencontres, je ne pouvais oublier les problèmes que m’avaient créer mes doubles allégeances au Lion et à la Panthère, ma Broche étant signe de trahison en ce temps là. Mon regard est ensuite attiré vers la scène, où Clair de Nuit laisse place à deux danseuses, qui ne sont que deux Onyx. Sourire aux lèvres, me demandant si elles avaient ou non autorisation d’être là, je fixais mon attention sur ce qui allait suivre, les sens aux aguets.
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Messagepar Dante Sambre » 04 Avr 2016, 22:18

Que le Seigneur était vieux. Qu'il se sentait âgé, ici, autour de toute cette jeunesse qui fleurissait à perte. Que ses années lui paraissaient loin alors, tandis qu'il perdait ses yeux sur le corps de la jeune Boyle, dans un examen rapide et minutieux. Que de beaux atours, pour cette petite à peine vêtue et agrémentée de piercings et tatouages, comme pouvaient l'être les Jumelles, ou encore les putains et autres jeunes filles que l'Hydre dévorait les nuits de festin, et celles durant lesquelles il organisait une orgie pour son bon plaisir. Et de ces parties – où l'on ne discernait plus à qui appartenait telle jambe ou le nombre de chattes présentes – Lora aurait sa place. Oui, elle serait parfaite dans l'antre du Seigneur, parée de cette vulgarité que Dante lui trouvait, et de laquelle il avait tendance à être friand. Avide.

Mais l'intérêt du Seigneur n'était guère de circonstance en ce lieu, à l'image de cette vision qu'il avait de la demoiselle écartelée entre ses draps, les cuisses dévorées par la gueule de démon du Lord, et arrosée de ce même champagne qu'elle avait renversé sur ses doigts. Dante l'avait essuyé, ce breuvage, de sa pochette de costume qu'il avait ôté prestement de sa veste, pour éponger lui-même ce qui dégoulinait et glissait des doigts de Lora, qui ne s'était guère formalisée de la chose et s'était déjà répandue en paroles, de cette impertinence qui faisait déjà sourire le Seigneur et le distrayait bien plus que les festivités elles-mêmes.

Amusante, la Boyle l'était. Et si le patriarche Sambre demeurait encore dans ses jeunes années, en rien il n'aurait hésité sur le fait d'attirer cette demoiselle loin de la foule pour profiter intimement de sa compagnie. Dessiner de la pointe de sa langue les tatouages qui couraient sur la peau juvénile et tirer sur ses piercings les plus intimes. Et qu'il aimerait – oui, qu'il aimerait ! – faire taire cette bouche impertinente. Y enfoncer son membre pour qu'elle le fasse luire de sa salive de jeune femme, sentir la nervure de ce piercing qu'elle arborait sur sa langue et perdre ses doigts dans cette chevelure blonde propre aux Boyle.

Cependant, Dante n'était plus aussi jeune qu'il l'avait été, et aujourd'hui il demeurait bien loin de ces adolescent qui découvraient pour la première fois le sexe, et réalisaient que c'était là une chose bien fantastique. L'Hydre était bien loin de ces révélations charnelles, d'autant plus qu'il savait se tenir. A la perfection. Sans se laisser dominer par ses instincts, quoi que puissent dire ses doigts enroulées autour de la taille de la jeune Lora, enfoncés dans sa peau comme les serres d'un rapace, et plutôt orientées vers son fessier.

Le Tigre et le Dragon s'entretuent sous les yeux de l'Hydre, avait-il murmuré au creux de l'oreille de la demoiselle, puis l'Hyd–

Le Seigneur ne put guère continuer, interrompu alors par l'apparition de la Reine du Cabaret qui s'était tant faite désirer. Son regard quitta la blondinette à ses côtés, pour s'attarder sur Clair de Nuit, à qui il leva sa coupe de champagne et offrit un infime hochement de tête en réponse à ce baiser soufflé dont il était le bénéficiaire hasardeux. Comme une salutation, un respect octroyé à tout ce faste et ces festivités fort plaisantes pour le Seigneur qui appréciait de temps à autres les mondanités de ce genre.

Puis l'Hydre fête sa victoire en dévorant la petite féline audacieuse tombée entre ses pattes, avait-il alors surenchéri à l'oreille de la Belle Boyle, vers qui il venait de rapporter toute son attention malgré les danseuses annoncées par la Reine Nocturne.

Sa compagnie était bien plus agréable que celle de son disparu de Père, à qui l'Hydre reprochait toujours en silence de fumer autant et de boire comme s'il ne trouvait jamais satiété à offrir à sa gorge. Et si la demoiselle s'était pratiquement jetée à ses côtés, octroyait au Seigneur sa compagnie, ce dernier avait alors décidé de garder la petite pour lui. Pour lui tout seul. Et ce pour autant de temps que cela lui était possible. Et ce en se tenant, sans laisser sortir son démon qui ronronnait de contentement, rassasié temporairement par la putain qui lui avait servi d'en-cas plus tôt dans la soirée. Tant de peaux nues, de strings tendus autour des hanches et dans le sillon de fessiers fermes, et de seins aux tétons offerts à la caresse des tentures de soie, et des mains baladeuses qui s'égaraient aux détours des conversations et attentions tiraillées entre deux Aphrodite et Apollon qui évoluaient dans la foule enivrée.

C'était une Bête, qui souhaitait briser ses chaînes à la moindre provocation, l'être qui possédait l'âme du Seigneur. Un monstre difforme qui se tenait tranquille pour le moment, mais dont l'attention s'éveillait progressivement malgré ses instincts contentés, et il était à garantir que les provocations de la jeune Boyle n'allaient guère arranger l'affaire du Lord.

Vous osez, ma chère, vous osez. Continuez donc, et provoquez à loisir, mais faites attention de ne point aller trop loin. Un sourire avec ces mots qui se voulaient doucereux sous ce ton mielleux à souhait que l'Hydre savait invoquer dans sa voix. Une simple mise en garde, comme pour se décharger de toute responsabilité tandis qu'à peine son avertissement prononcé, encourageait-il Lora à continuer de le régaler de ses délicieuses devinettes.
Dante Sambre
 



Messagepar Strygie Black » 05 Avr 2016, 17:43

La limousine Black, de son élancée aristocrate, engouffre avec prétention les derniers mètres qui la séparent du Cabaret. Le crissement sec de ses pneus, toujours neufs et hebdomadairement remplacés, attire déjà les regards de la faune rubienne. Les souffles se coupent, la foule guette et les paparazzis s’agglutinent déjà autour de la voiture. Strygie Black ne manque jamais une soirée mondaine et ses apparitions ne déçoivent jamais la plèbe sorcière.

Dissimulée par les ténèbres teintées de sa voiture, la Sorcière se consume pourtant de mauvais sentiments. Les lèvres pincées par la contrariété, jamais plus, elle s’observe dans le miroir suspendu de la voiture. Les grands yeux verts, rapaces, lui renvoient le courroux qui déchire son être et qui crie à tue-tête, enfermé par les apparences guindées dont elle se pare lors de ses sorties officielles.

Alors qu’elle tente de fixer son mascara, l’impertinence de Heinrich la hante, la nargue. Ce bâtard qui se croit son égal, qui donne des ordres comme son égal, qui la défie comme son égal. Il l’avait contredite devant le Conseil de l’Améthyste, avait miné son autorité. Le sale chien. D’un geste rageur, elle jette le pinceau des industries Rubis contre la fenêtre de la voiture en lâchant un grognement aigu de mécontentement. Aucun besoin de s’inquiéter, la voiture est insonorisée, coupée de l’extérieur pour préserver l’intimité de la Matriarche par une magie qui a plus d’une utilité.

D’un mouvement frustré, elle se saisit de son rouge-à-lèvre écarlate, criard, de mise pour ce quartier pédant et excentrique. Si habituellement elle aimait se pavaner dans la richesse du Rubis, ce soir elle aurait préféré la rigidité cruelle de son royaume. Pour oublier les frasques de son condisciple, elle aurait préféré retrouver les couloirs obscurs de sa prison et la terreur de ses habitants. Mais en tant que femme du monde, la Régente de l’Améthyste avait renoncé à ses plaisirs pour les mondanités.

La Harpie s’était sacrifiée, défoulant ses humeurs sur les quelques meubles de son bureau à la Tour du Conseil plutôt que sur les prisonniers de son institution chérie. Et comme il le sied, elle est présente, plus belle que jamais dans ce miroir qui lui renvoie l’image de ses traits anguleux et le gommé écarlate de ses lèvres pulpeuses. Feignant un sourire crispé, elle sonna aussitôt pour qu’on vienne lui ouvrir.

Le majordome, un mastodonte tout de noir vêtu, vint ouvrir le portique de la voiture sous les clichés des photographes et le spectacle commença. Sous les éclairs de lumière et les paillettes de sang qui tombaient du ciel, la Sorcière se glisse hors de son véhicule avec la grâce martiale que lui avait inculquée son éducation. D’un sourire hypocritement ingénu, elle s’avance jusqu’aux lourdes portes d’or, laissant l’occasion aux paparazzis de faire leur travail, soit promouvoir à Londres tout entier la beauté de celle qui était née pour être Reine.

En habituée des défilés, Lamiane l’ayant sollicitée à plus d’une reprise pour des défilés Mère-Fille, Strygie s’avance d’un pas lent et d’un déhanchement prononcé. Elle leur laisse le temps d’admirer cette robe de la couleur du deuil, toujours, qui laisse découvrir son dos nu, le décolleté si profond qu’il atteint le creux de ses reins et dévoile la courbure naissante de ses fesses. Distinguée, mais effrontée, la Régente n’aurait pu choisir meilleur accoutrement pour attirer l’attention sur sa silhouette gracile et ses courbes alléchantes.

Et alors qu’elle pénétre dans le salon à la voûte céleste et aux plages précieuses, on salue sa beauté et sa volupté de signes de tête concupiscents, sans qu’aucun n’ose profaner sa beauté de regards salaces. Ce soir, on l’appelle Désir. Incomparable à ces jeunes beautés aux tétons grossiers et à la démarche vulgaire, la Harpie se déplace avec lascivité entre les convives, oeuvrant de sourires dédaigneux pour qu’on lui cède le passage.

Isolée dans cette noire splendeur, on l’observe de loin, s’excuse lorsqu’on l’obstrue, impressionné par son charisme ou sa position, ou simplement subjugué par sa beauté de glace et de fer. Et heureusement, car Strygie Black n’avait que peu, ou pas, de patience pour être distraite de ses occupations premières. Les plaisirs de la chambre de torture de BlackGates lui étant refusés pour la nuit, elle profiterait de cette soirée pour obtenir sa jouissance libératrice par d’autres moyens.

Dès son entrée, de ses yeux de rapaces, la Harpie cherche sa proie. Ignorant sans vergogne la Naïade qui vint l’accueillir, son statut la préservant de s’associer à une vulgaire créature issue de l’Océan, elle passe en revue la pièce. Les femmes sont belles, vulgaires certes, mais enivrantes dans leur volupté. Prometteuses lorsqu’on voit leur sensualité ainsi exposée. Et de mise alors que le parfum sucré du Rubis lui titille les narines, laissant couler dans son esprit l’image d’une nuit de tendresse et de caresses pour calmer le feu qui gronde sous la glace.

Mais non, ce soir elle a besoin d’un tison pour alimenter ce feu qui la dévore et laisser exploser le carcan de glace qui l’emprisonne. La frustration est telle qu’elle a besoin de relâcher sa fureur dans des gerbes de lave brûlante, coulant le long de ses cuisses. Elle a besoin de brutalité, d’un corps rugueux et épais, capable de supporter sa féminité débridée. Ce soir, elle veut un homme. Pour le lacérer, le chevaucher, le castrer. Derrière ce sourire frigide, la Harpie ne voulait qu’une chose, un membre pour la déchirer.

Le besoin à son paroxysme, la Harpie se mordille imperceptiblement la lèvre supérieure pour calmer ses émois. Il ne fallait pas oublier que les empathes étaient foule en Rubis. Polie et distinguée, Strygie arrête donc sa parade et porte son attention sur la Reine de la soirée pour son discours. Et par nombrilisme, elle profite du calme imposé pour détailler les personnages de la soirée et se familiariser avec ses amants potentiels. En commençant par cette Reine de beauté, belle italienne qui roule les « r » d’une manière si agace que la Harpie pense même revisiter ses préférences pour la soirée.

Par réflexe politique, la Strygie remarque ensuite aussitôt la présence des plus hauts Dignitaires, mais elle reprend aussitôt son focus. Elle a d’autres besoins à assouvir ce soir. Certes, un Membre des Neufs se révélerait certainement être un amant ou une maîtresse formidable, mais elle n’est pas prête a ainsi compromettre son pouvoir. Dans la vie, tout est une question de sexe, sauf le sexe qui est une question de pouvoir.

Le discours terminé, elle joint l’applaudissement distrait de ses mains graciles au cœur des acclamations des invités pour enfin terminer la revue du gratin londonien. Impossible d’ignorer la scandaleuse Lora Boyle. Tentatrice assumée qui avait déjà éveillée son intérêt en pressant contre ce poteau cette opulente poitrine. La Matriarche s’imagine un instant presser ces obus soyeux et planter ses griffes dans la chair tendre de la fille d’Anafiel. Mais la pensée du ténébreux espion et de son corps tatoué qu’elle avait admiré sous ses lunettes noires lorsque la Plage avait envahi Londres suffit à la ramener à l’ordre. Un homme.

D’une bouffée de contrariété, elle ignore ensuite la présence de l’enquêtrice à la solde du Fou qui lui servait de Co-Régent, et accessoirement responsable de ses sentiments froissés pour la soirée. Un instant, elle considère cependant la prendre elle et son interlocuteur lupin pour une soirée débridée, qu’elle finirait en glissant de sa langue une Malédiction entre les cuisses de l’Améthyste destinée à son patron. Ce bourreau dépravé devait certainement coucher avec ses employées, il ne pouvait être si grotesquement puritain. Pas de politique se rappela-t-elle, avant de tomber sur la réponse à ses désirs.

Rapace fixée sur une proie, la Tentatrice fondit aussitôt entre les foules d’une démarche lente mais assumée. Doucement, elle pose sa main sur la chemise de couleur opale, frôlant délicatement la cambreur de ce dos musclé. Et laissant sa main glisser de l’omoplate à l’épaule, pour enfin frôler délicatement le bicep, la Matriarche contourne son élève pour se retrouver à ses côtés, lui offrant un sourire plus prononcé qu’à l’accoutumée, probablement accentué par ses lèvres d’un rouge criard.

« Bonsoir Arwed. En digne Chevalier de l’Opale, vous ne laisseriez certainement pas une femme à sa soif n’est-ce pas ? D’autant plus lorsqu’il s’agit de moi. » Régente, Professeur ou Harpie ? Peu importe, lorsque Strygie Black veut quelque chose, elle l’obtient. Pour l’instant elle ne veut qu’un verre, mais plus tard, certainement plus.
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Messagepar Emy » 06 Avr 2016, 15:25

Emy se retrouvait agréablement installée dans cette fleur géante et grâce à la chaleur ambiante, tout à fait détendue. En l’absence de sa Maîtresse, elle n’avait cure de sa tenue et n’était en rien obligée de laisser ses orifices accessibles, voilà pourquoi elle se permettait de se pelotonner agréablement, contre les larges et douces pétales, de cette fleur multicolore.

La jeune esclave n’était plus aussi pressée de retourner chez elle, au contraire, elle était curieuse de voir ce qui allait se passer et comprendre pour quoi, ou qui était organisée cette fête. Apparemment tous les bourgs étaient présents, ou du moins un certain nombreux d’entre eux, au vu des tenues que presque tout le monde arborait.

La jolie rousse observait tout à son aise ce qui se déroulait autour d’elle, un léger sourire aux lèvres, aimant cette impression qu’elle avait d’être présente, sans pour autant être concernée, comme une observatrice et non pas une actrice qui participerait à la petite fête. Cela lui faisait du bien de se dire qu’on attendait rien d’elle et qu’elle pouvait rester là, à ne rien faire à part observer et qu’aucune remontrance ne lui serait faite. Ça la changeait de son travail à la Maison Close, où elle devait sans cesse rendre service à sa Maîtresse et se rendre utile. Cela ne la dérangeait en rien, mais une petite pause ne pourrait lui faire de mal.

Elle tourna d’abord son regard vers les naïades, qu’elle avait déjà pu observer à son arrivée. De fort jolies femmes, au corps humides et pailletés qui, après les avoir délestés de leur manteau et invitation, proposaient coupe de champagne et drôle d’amulette aux invités,. Cet objet intrigua un instant l’esclave, se creusant la tête pour lui trouver une quelconque utilité en ce lieu, mais cela lui échappait complètement.
N’y pensant plus elle observa de nouveau le décor qui s’offrait à elle et à travers les nombreux flashs de journalistes, elle put distinguer une plage aux pierreries précieuses, qui la laissa complètement de glace, mais dont les jolies couleurs l’hypnotisa un instant, avant de s’intéresser enfin aux invités, qui se pressaient aux buffets, buvaient et se rendaient ridicule en mangeant se semblant de feuillage provenant de l’arbre qui accueillait à ses pieds la mort de la cascade d’alcool. Pitoyable…

Emy ne laissait rien paraître sur son visage, si ce n’est un semblant d’intérêt, parfois lorsque quelque chose ou quelqu’un attirait son attention.
Alors qu’elle ronronnait presque de plaisir, dans cette position si confortable, elle croisa ses bras sous son menton et les appuya contre les pétales recourbées, avant de s’intéresser un peu à toute l’agitation environnante.
Elle put ainsi se rendre compte de la présence de la Dragonne de l’Onyx et fut heureuse que cette dernière ne puisse la voir de là où elle était. D’ailleurs elle en profita pour détailler la jeune femme un moment, appréciant l’assurance que dégageait cette dernière et son sourire réapparu un instant, fière de sa Reine, dont le charisme était rehaussé par la présence d’un grand loup à ces côtés.
Puis elle laissa vagabonder son regard et observa un jeune homme aux cheveux longs se laisser emporter par une jeune femme à la peau pâle et aux cheveux blanc, pratiquement nue et fort jolie. Cela la fit incliner la tête sur le côté, tout en se disant qu’elle aurait apprécié pouvoir observer cette beauté de plus prêt. Emy n’était pas prude et appréciait autant la vue d’un bel homme, que d’une jolie femme, quant à sa sexualité, elle n’avait jamais eu son mot à dire, jusque-là.
Les perdants de vue alors qu’ils se glissaient dans un couloir discret, la jolie rousse remarqua un jeune homme solitaire, dont la tenue l’intrigua. Il portait une chemise bleue et un pantalon sombre, mais ce qui était curieux, c’était les sortes de bracelets qu’il portait aux bras. Celui de gauche comme deux serpents dorés et au droit un brassard argentés, qui lui donnaient presque envie d’y glisser le bout de ses doigts.

Observant de nouveau l’entrée de la grande salle, en posant sa joue contre son bras, elle put y voir un homme sévère, portant un costume impeccable et une jeune femme au regard d’acier, qui réussit à la faire sourire en tordant méchamment la main d’un imprudent qui souhaitait tâter son fessier, mais apparemment sans autorisation. Son regard s’arrêta ensuite sur une belle métisse, chevauchant un tigre et tout en la suivant des yeux, se redressa sur son étrange chaise végétale. La jeune femme exotique semblait snober toutes les personnes autour d’elle et son compagnon s’ennuyer à mourir. Cette vision lui parut un peu cocasse, se demandant pourquoi alors cette belle femme se trouvait elle ici. Alors qu’elle observait l’inconnue se faire entreprendre par un journaliste téméraire, elle fut interrompue par une voix, qui semblait s’adresser à elle.

Emy se tourna alors vers l’inconnu qui lui faisait face et voyant son uniforme d’agent de la sécurité, l’esclave se dit aussitôt qu’elle allait se faire virer, n’ayant pas était invitée. Au lieu de ça, il la prend pour une vulgaire danseuse ! Elle n’était certes rien dans la hiérarchie, mais être l’esclave personnelle de la Reine d’une Maison Close, ce n’était pas rien, dans le bas de l’échelle !
Alors que l’inconnu lui attrapait délicatement la main, elle chercha à se libérer, sans pour autant vouloir créer un esclandre.

« Euh… Non, il y a malentendu… Je ne suis pas danseuse ! », le voyant la guider vers un lieu interdit aux invités, l’esclave se mit à tirer plus fort, pour libérer sa main « mais qu’est-ce que vous faites ?! Où m’emmenez-vous ?! »

Un grognement de frustration lui échappa devant le stoïcisme de son interlocuteur et finit par se retrouver devant l’une des putes de l’Onyx, déjà prête pour monter sur scène, à ce qu’il semblerait…
Son kidnappeur l’abandonna après avoir salué Eonis et s’être incliné.
Emy connaissait la belle jeune femme, mais seulement de vue, aimant la regarder danser, quand elle le pouvait, trouvant ses courbes généreuses, fort agréables… La jolie rousse n’eut pas le temps de s’extasier devant la tenue et le maquillage de la jeune femme de l’Onyx, qui ne faisaient que la mettre en valeur, car déjà on l’aidait à se déshabiller et à enfiler une tenue plus appropriée aux circonstances.
L’esclave n’avait pas le temps de se plaindre que déjà on s’affairait à la maquiller et elle avait beau répéter sans cesse qu’elle n’était pas danseuse et qu’elle risquait de gâcher le spectacle, cela ne changait strictement rien.
Grognant et se débattant, ce n’est qu’au dernier moment, qu’elle se rendit compte qu’elle rentrerait sur scène dans les prochaines secondes. Maquillée de noir et de bordeaux, pour rappeler sans doute la couleur de ses cheveux, portant un soutien-gorge noir et dorée et une jupe courte dans les mêmes tons, Emy ne se sentait pas du tout prête, quand on la poussa presque, pour son entrée devant les projecteurs.
Malgré la présence d’une professionnelle à ses côtés, la rousse n’en menait pas large et mit un certain temps à réagir, réellement gênée de se retrouver là, devant tout le monde. Emy avait horreur de ça et en temps normal, elle n’avait jamais l’occasion d’être aussi exposée et cela lui convenait tout particulièrement.
Immobile, alors qu’Eonis commençait déjà sa danse semble-t-il, Emy se rappela que la Dragonne était dans le public. Pire que de se retrouver sous le feu des projecteurs, humilier l’Onyx par son incompétence et sa lâcheté, cela n’était pas envisageable, pas pour l’esclave entièrement dévouée à son quartier et à sa Reine. Alors serrant les dents, tout en se rappelant des mouvements qu’elle avait pu voir auprès des filles de la Maison Close, elle se mit doucement à se déhancher, tout en se détendant petit à petit, pour se montrer du mieux possible sensuelle et gracieuse.
Emy savait pertinemment qu’elle n’égalait en rien Eonis, mais elle espérait simplement ne pas être trop ridicule et ainsi rendre honneur à sa faction, alors elle arrêta de penser et se mit donc à danser, se déhanchant, se penchant et jouant de sa longue chevelure pour séduire sa Dragonne et uniquement elle, bien qu’elle ignore où cette dernière se trouvait, car seule elle comptait, les autres n’étaient rien.
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Messagepar Sesthia Al'Saës » 06 Avr 2016, 17:00

Elle attend, rumine ses pensées. Elle sait parfaitement que ce n'est pas une bonne idée. Elle n'est pas la seule empathe, et probablement que d'autre pourront sentir sa fureur. D'un autre côté, pas besoin d'empathie pour palper la rage qui émane d'elle. Elle devrait se calmer, se concentrer, si elle est là, c'est pour bonne cause non ? L'enquêtrice voit ce qui arrive, les ressent, les analyses. Déformation professionnelle, mais peu importe, il a tellement de monde que son don se fixe, s'emplit, se fige. Elle ne sait plus où donné de la tête, ne sait plus où elle est par moment. Son cœur saigne de tous ces sentiments, elle déteste la foule, déteste le monde et ce soir, elle déteste son oncle qui l'a envoyé ici alors qu'elle avait mieux à faire. Maintenant que les rues sont pratique vide, rien de mieux pour aller débusquer des indices, pour aller voir ses contacts, pour en apprendre plus. Mais non, même cela on lui refuse, elle grogne son refus aux avances malvenus d'un type qui la reluque depuis qu'elle est entré. Pense t-il réellement qu'elle est là pour s'amuser ? Sérieusement, qui pourrait pensé ça d'elle franchement ? Cela fait bien longtemps qu'elle ne connaît plus ce mot qu'elle ne désire pas en savoir plus, qu'elle ne désire plus s'amuser. La traque lui suffit, travailler et rendre cet endroit plus sain lui va. Elle aurait aimé, très probablement être quelqu'un de différent, comprendre l'intérêt des autres pour ce genre de.... divertissement, tout ce qu'elle comprenait maintenant, s'était la présence de tout ce monde, de leur sentiments qui convergeaient par vague et qu'elle ressentait. Dégueulasse. Si son régent était ici, alors, il comprendrait parfaitement sa situation. Bordel de merde, il fallait qu'elle sorte d'ici.

Elle remarqua alors l'arrivé de dame et son félin. La régente de l'émeraude. Magnifique dans sa tenue, dans sa façon d'être. Il y avait des gens qui était ainsi, des personnes qui attiraient le regard. Elle était l'une d'entre elle. L'Améthyste la regarda repousser le reporter et ne put qu'être d'accord avec elle, certains étaient bien trop proche. Elle s'écarta des autres, glaçant les prétendants de son regard de givre, acéré comme de l'acier. Personne ne s'approcherait, enfin personne qu'elle ne connaîtrait de toute façon et c'est ce moment-là que choisis l'une de ses connaissances pour se radiner. Lorsqu'elle entendit sa voix, la jeune femme se demanda bien si tout cela été réel. Son regard tomba alors sur lui, Morzan, loup-garou de son état. Elle espérait pour lui qu'il sache se tenir en plein milieu de la foule, parce qu'elle n'hésiterait pas une seconde si jamais il venait à perdre le contrôle. Relâcha la pression Ses, prend le temps de te calmer, tu attires un poil trop de regard et pas seulement parce que t'es bien foutue, mais surtout parce que ta fureur est palpable à plus d'un kilomètre à la ronde. Sa question l'avait mis encore plus en rogne et malgré le fait que ça ne se voyait pas sur son visage, elle finit par faire taire cette fureur. Il y avait probablement une raison pour sa présence, même si elle détestait l'idée d'être ici. Elle regarda alors le loup, inclina la tête en guise de salut. Sourire était trop compliqué pour elle qui avait fermé son visage depuis longtemps et répondit tranquillement à la question.


« Morzan. Bien le bonsoir. Tu te trompes bien entendu, je suis terriblement contente d'être ici. »

Mensonge, mais surtout le sarcasme marchait moins bien quand on gardait une voix monocorde comme elle avait l'habitude de faire en publique. Merde. Elle reprit donc.

« Effectivement, je ne supporte pas la foule et encore moins les regard langoureux qu'on ne cesse de me lancer. Je n'aime pas qu'on vienne tous les dix minutes me proposer un verre ou alors qu'on tente de m'emmener dans une alcôve. Si j'avais eu le choix, je ne serais pas là. Et toi donc, qu'est-ce que tu fais ici ? Tu joues les garde ? »

Elle s'arrêta un instant, une Boyle venait s'amuser avec l'Hydre. Personne n'avait peur de rien dans ce genre de situation. Soit. Ce n'était pas si grave en vérité. Pas pour elle, de toute façon franchement, elle se fichait bien de ce qu'ils pouvaient bien faire. Ce n'était pas son problème n'est-ce pas ? Enfin pas comment on l'entendait bien entendu. Chacun ici était assez adulte pour savoir ce qu'il avait à faire, ou alors ce qu'il voulait faire. Elle allait ouvrir de nouveau la bouche lorsque finalement la reine du Cabaret arriva enfin sur scène. Son regard se riva alors sur la dame. Ses paroles ne firent que rentrer dans une oreille de l'enquêtrice pour en ressortir aussi facilement qu'elle avait couper du beurre. Rien ne lui disait ce qu'elle venait faire ici et cela l'agaçait prodigieusement. Elle avait envie de s'en aller, de laisser tout tomber, de faire en sorte d'envoyer chier son oncle pour ses idées à la con et elle l'aurait fait, si finalement la régente black n'était pas arrivé. Son regard glissa sur la rival du Lord. Bien entendu, personne en Améthyste n'ignorait qu'elle travaillait pour lui et lorsque le regard de la co-régente glissa sur elle, l'enquêtrice pu voir qu'elle n'était pas heureuse de la trouver là. Bien entendu, elle avait refuser de travailler pour elle, pourquoi serait-elle contente. Elle ne pouvait voir ce qui se passait dans sa tête, dommage, mais elle savait qu'il n'y avait rien de sympathique qu'elle aurait pu penser à son égard. Peu importait de toute façon, elle n'était pas ici pour se faire des amis. Elle n'en avait jamais eu, pourquoi changer maintenant de toute façon ?

L'enquêtrice reporta donc son regard sur le loup près d'elle, ne s'étendant pas réellement sur le spectacle, sur le fait que certain étaient bien excité alors que la soirée n'avait pas encore réellement commencé. Des bêtes, Londres était en proie à des bêtes et personne ne semblait s'en soucier. Qui le ferait de toute façon, sérieusement.... Elle secoua la tête et tourna de nouveau son regard vers le loup, seul allié possible de la soirée qui était là pour travailler et donc qui ne resterait probablement pas longtemps. S'il était ici peut-être que s'était lui qui devait lui dire ce qui se passait. Elle haussa imperceptiblement les épaules et reprit la parole.

« Tu te contrôle mieux pour gérer dans ce genre de soirée maintenant ? C'est bien pour toi, tu es moins limité ainsi. »

Oui, elle avait une bonne mémoire. Et non, ce n'était pas une connasse qui se foutait totalement de tout le monde. En fait, son cœur meurtri par les émotions était bien plus ouvert qui quiconque ici ne le verrait jamais.
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Messagepar Nyx Barrymore » 06 Avr 2016, 19:14

Un dernier ajout, de dernières vérifications face à ce miroir devant lequel se trouve Nyx. Elle ajuste une dernière fois sa petite robe noir à fines bretelles et se couvre d'une petite veste assortie au reste de ses habits. Elle soupire, puis jette un dernier coup d'oeil à sa coiffure. Finalement ses cheveux étaient beaucoup mieux lâchés, elle enleva finalement tout ce surplus d'accessoires sur sa tête pour laisser descendre sa chevelure en cascade sur ses épaules. Pourquoi se donnait-elle tout ce mal au juste ? Elle avait déjà dit plusieurs fois à Morzan qu'elle n'aimait pas les fêtes. Mais celui-ci était visiblement prêt à tout pour la sortir de son atelier.

Et puis, autrefois elle avait déjà regretter qu'ils se soient perdus de vue, elle n'allait pas recommencer à nouveau alors que cette amitié reprenait tout juste. Et puis lui poser un lapin n'était certainement pas la meilleure des choses à faire au loup. Finalement, elle traîna des pieds jusqu'au salon et enfila une paire de petits talons noirs simple, sans aucune fantaisies ou autres, elle n'aimait pas le surplus, pensant que ça la ridiculiserais davantage. Il valait mieux être simple, mais si lorsqu'elle arriverais à la soirée elle découvrirais de nombreuses personnes vêtues dans leurs plus beaux apparats ? Bon sang... Jamais elle n'y arriverais si ça continuais.

Allez Nyx, un peu de courage, on bombe le torse et on fonce ! C'est ça, oui du courage, elle en aurait certainement besoin durant cette soirée. Elle attrapa sa petite pochette noir et sortis de son modeste appartement, le fermant à clef, avant de finalement rejoindre sa moto noire stationnée en bas de celui-ci. Comme d'habitude, la sensation de vrombissement du moteur était grisante, à vrai dire, elle ne s'en lasserait jamais. Direction le quartier des Rubis.

Des Rubis. Le mot tant redouté qui avait déplu à Nyx lorsque Morzan lui proposé cette invitation. Les Rubis ne voyait que par l'or, une richesse si grande, si indécente qu'il leur en fallait toujours plus. Cette obsession qu'avais la Maison du Rubis pour l'argent était incompréhensible aux yeux de la jeune sorcière. Selon elle, les Rubis étaient clairement assujetti, tel des pantins prêt à s'entre-tuer pour des richesses colossales.

Hmm... Je serais à leurs places, je ferais pareil, mais ça, je suis sûr que tu est déjà au courant, Nyx ~

Et voilà la cause de tous ces troubles, l'être endormis au fond de sa conscience, une bête noir de terreur, tapis dans l'obscurité, attendant que la jeune sorcière s'offre entièrement à elle. Nyx était convaincue qu'elle ne ferais plus jamais les mêmes erreurs qu'elle avait faite lorsqu'elle était plus jeune, entre autre s'abandonner à cette délicieuse tentation ténébreuse. Mais la bête était patiente et attendrais jusqu'à sa mort s'il le fallait.

Un sentiment de méfiance naît en elle lorsqu'elle aperçu au loin les éclats dorés des toits d'ors du riche quartier des Rubis. Et ce sentiment ne fit que grandir au fur et à mesure qu'elle pénétrait dans le quartier, enfin, elle arriva à sa destination, garant sa moto près du grand Cabaret dont la réputation n'était plus à douté, un lieu bien réputé.

Elle amarra sa moto, puis se dirigea alors vers l'entrée. Elle y aperçus alors une femme, toute vêtue de noir, d'une somptueuse beauté, sa robe noir en accord avec les courbes sensuelles de son corps, élégante comme le diable, elle avait l'air sûr d'elle, un excès de confiance qu'il manquait énormément à Nyx et dont celle-ci se surpris à la jalousée. Son visage lui disait quelque chose, était-ce peut-être une célébrité ? En vue des journalistes surexcité à sa vue, cela confirmait ses pensées.

Nyx déglutit, puis s'avança timidement jusqu'à l'entrée. Ses doigts se crispant sur sa pochette noir alors qu'une goutte de sueur tombait le long de sa tempe, elle se mordait les lèvres, baissant le regard sur ses pieds, cachant son visage. Lorsqu'enfin, elle pénétra dans le cabaret et resta un instant à admirer la beauté des lieux. Une voûte céleste d'où s'écoulait des cascades d'un breuvage semblant divin. Des plages garnies de pierres précieuses brillantes, lui faisant de l'oeil. La tentation à l'état pur. Un panthéon divin.

Elle se surpris elle même en pensant à vouloir peindre ce magnifique endroit. Toute la bourgeoisie la plus haute de la ville se tenait ici, se pavanant dans leurs plus beaux costumes, leurs ego cruels et surdimensionné se cachant derrière de faux-rires exagéré. La réalité était bien tout autre que la beauté divine de cet endroit.

Elle s'avança, alors, d'un pas méfiant et mal assuré, cherchant Morzan de son regard vert d'eau en relevant timidement la tête.
Nyx Barrymore
 



Messagepar Le Conseil des Neuf » 06 Avr 2016, 23:13

Irem Frostfound

"Envoûter les âmes d'un pas de danse, de la puissance d'un corps, de la beauté d'un mouvement... D'une beauté irréelle espiègle et fugace qui irradie sur la scène du Cabaret"

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La baignoire creusée dans le marbre était fumante. Irem était debout, au centre de la pièce. Il était nu sous un peignoir de soie. Durant trois jours, la reine du Cabaret allait offrir des heures de fêtes endiablées et incroyable à ses invités qui venaient tous lui rendre honneur pour son anniversaire. Et Irem ne ferait pas exception à la règle. Il dansait sur la scène du Cabaret depuis des années. De longues années. Et avec le temps, il avait appris à aimer cette scène, il en connaissait tous les recoins, chaque planche, chaque centimètre. Alors il rendrait honneur à sa Reine. La Reine des lieux. La magnifique Clair. Lorsque le peignoir glissa sur sa peau, il dévoila une peau pâle, presque transparente. Ses cheveux était blanc et ses yeux d’un bleu de glace tellement pâle qu’on aurait presque plus les croire blanc eux aussi. Mais lorsqu’on plongeait en eux, on ressentait l’intensité d’un bleu des mers glacées, des mers gelées. Et on ressentait ce froid jusqu’aux tréfonds de son âme. Car le jeune homme ne s’enflammait que lorsqu’il dansait. Ou dans de rares occasions qu’il ne pouvait partager car son cœur amoureux était seul. Empli d’un amour silencieux, incompris mais si intense, si ardent qu’il ne s’éteindrait jamais. Lorsqu’il fit un pas pour avancer vers la baignoire, ses muscles roulèrent sous sa peau. Il n’était plus le jeune homme frêle d’antan non. Chacun de ses muscles, savamment dessiné sous sa peau roulait avec une élégante puissance. Chacun de ses mouvements, calme, calculé, laissait présager une décontraction intense, un calme de tout instant. Une énergie maîtrisée à la perfection qu’il ne laissait éclater que sur scène. Il entra dans la baignoire. Mais le liquide n’était pas transparent. Ce n’était même pas de l’eau non. La surface se troubla à l’entrée de son pied. Puis de l’autre. L’or en fusion, amené à une température supportable était mêlé à une huile épaisse, aux odeurs raffinées et élégante de musc et de cèdre, glissait sur sa peau, l’imprégnait. Il immergea son corps jusqu’à la naissance de son cou. Profitant de la chaleur, du liquide épais et chaud sur sa peau. Puis il sortit de la baignoire, laissant deux jeunes femmes sublimes, glisser leurs mains sur son corps, pour retirer les surplus d’huile emplie d’or liquide, laissant sur sa peau, cette douce couleur dorée qui effaçait sa pâleur naturelle. De leurs doigts de fées, elles virent glisser de l’or liquide pur dans ses cheveux, les tirant en arrière, jusqu’à ce que l’or refroidisse, emprisonnant les mèches blondes du jeune homme. Enfin, d’un peu de poudre dorée, elles rehaussèrent les traits de son visage, avant de revenir glisser leurs mains douces, espiègles et affectueuses sur son corps. Jusqu’à ce que l’huile ne soit assez sèche pour que son contact ne le dérange plus. Sa peau restait luisante. Elle appelait à être touchée, caressée. L’or rendait saillant ses muscles, donnant d’autant plus envie de les toucher, de les caresser, de les explorer.


* * *


Londres était sombre, sordide. Noire. Elle détestait la pureté. Elle aimait briser les plus belles choses qui réussissaient à survivre en son sein. Ses ombres, sa perversité cherchait à happer la pureté. Sa violence et sa folie cherchait à briser la douceur. Sa haine et son arrogance cherchait à pervertir l’amour. Irem le savait. Irem le sentait. Chaque jour, à chaque instant, dans le regard de tous, il lisait toute cette obscurité. Lui-même pouvait l’être. Il dansait pour charmer. Il dansait pour enivrer. Pour que les gens s’oublient. Il dansait pour faire baisser des barrières. Pour arriver à ses fins. Et ce soir, ses fins le rattrapaient. Enfin. Ce n’était pas les siennes. L’ordre avait été glissé, subtile, discret, léger comme la plume glisse sur la peau de l’ingénue. Alors il l’avait accepté. Il s’était incliné. Ici-bas tout n’était que calcul et discrétion. Alors il agirait comme tel. Tout en profitant de la pureté de ses sentiments. Et alors qu’il finissait de s’étirer, de s’échauffer dans son alcôve, il attendait. Bientôt, il serait l’heure pour lui de monter sur scène et de s’oublier. D’oublier ces sentiments qui étreignaient son cœur. De partager sa fureur, sa terreur, sa haine ou son désespoir. Ou peut-être un peu de tout cela intimement intriqués. De les faire vibrer. De les faire rêver. De rendre hommage à la plus belle des Reines. Quant à Zee, elle ne le savait pas non. Elle pensait juste lui rendre service, forcer un peu le destin. Une chance d’avoir une sœur aussi douce, jolie et intentionnée. Il l’aimait Zee. Il la protégeait, la préservait. Et lorsqu’on les voyait ensemble, il ne faisait aucun doute qu’ils étaient jumeaux. Cela se sentait ou plutôt se ressentait. Dans leur façon d’être, dans leur façon de se mouvoir, de se déplacer, de bouger. Et même dans leur beauté presque irréelle, opaline, séraphine, incandescente mais tellement froide. Même si ce soir, sa peau laiteuse était chaude et dorée, leur lien était évident.

Le rideau s’écarta. Il entendit le bruit mou et le froissement du tissu épais. Puis la douce voix de sa sœur, mutine et espiègle ensorceleuse qui amenait sa proie au danseur sans savoir. Le cœur d’Irem se serra un instant en se rappelant de la première qu’il l’avait vu. L’étudiant l’avait croisé, dans un couloir de l’académie. Il avait plongé son regard de glace dans celui de Kast, sondant en quelques secondes l’homme dans son ensemble, son âme, son cœur et son esprit. Et il y avait eu cet infime moment, cet infime mouvement du temps, de l’univers, de tout son être. Et il avait compris. Certains disaient qu’à chaque âme allait une seconde, pour former la plus belle des paires. Le danseur l’avait senti ce jour-là. Il l’avait lu dans les yeux du généticien, au plus profond de son âme. Il avait su et il l’avait aimé, inconditionnellement. Un léger sourire s’étira sur ses lèvres à ce souvenir. Et à tous ceux qui suivirent. Quelques mots échangés, à la bibliothèque, entre deux couloirs. Jamais plus. Et Irem était resté là, derrière, toujours proche, toujours silencieux. Toujours proche et pourtant si loin… La danseuse disparu, replaçant le rideau pour les faire disparaître, les occultant tous les deux au reste du monde tandis qu’il se redressait, face au miroir, ses muscles roulant sous sa peau, jusqu’à tendre son dos. Nu. Entièrement nu, seulement paré et habillé de cette fine pellicule d’huile et d’or mêlé. Comme une seconde peau.

Chaque geste était calculé, maîtrisé. Les deux rubans qui glissaient sur ses cuisses alors qu’ils les rangeaient. La façon de se pencher un peu en avant pour creuser la cambrure de ses reins. Et même celle de se pencher encore plus pour mettre en évidence son fessier musclé et rebondit. Dans le miroir, le changement de respiration ne lui échappa pas. Il était danseur. Il connaissait les corps, les signaux par cœur. Il les observait si souvent qu’il ne s’y laissait plus prendre, non. Et là, il lisait du désir, de l’envie. Sous l’apparente désinvolture du généticien oui, c’était bel et bien du désir qu’il lisait. Et il adorait ça. Lorsqu’il se tourna un peu pour attraper une carafe de cristal, afin de servir deux verres d’un liquide rosé, ses côtes de creusèrent un peu. L’un des meilleurs crus qu’il pourrait trouver ici. Il reposa la carafe puis se tourna pour dévoiler un ventre ciselé si finement qu’on pouvait percevoir chaque muscle de ses abdominaux. Et en se penchant pour poser un verre en face de Kast, il lui offrit une vue imprenable sur presque tout son corps. Toujours aussi nu, il se pencha de plus belle jusqu’à ce que son visage soit si proche du sien qu’il pouvait sentir sa respiration fraîche sur sa peau, sur ses lèvres. Ses lèvres qu’il avait envie de goûter depuis si longtemps qu’il était presque impossible pour lui de se contenir. Pourtant, le danseur aux yeux de glace se contenait. Et si tout son être était appelé par le corps se trouvant à présent si près du sien, il restait de marbre. A la fois aussi malicieux, espiègle que imperturbable et mystérieux. Un mince sourire mutin se dessina sur ses lèvres lorsqu’il dit : « Cadeau de la maison… J’espère que la soirée te plaît… ». Il poussa un peu le verre puis de son autre main, survola la cuisse de Kast, juste un peu, du bout de ses doigts, jusqu’à remonter si proche de son entrejambe qu’en un simple battement de cil il aurait pu l’empoigner pour lui accorder ce qu’il semblait désirer autant que lui. Mais le danseur était maître de lui-même, et se contentait pour le moment que d’attiser une curiosité, un désir. De provoquer. De séduire. Ce qu’il tentait de faire depuis bien longtemps maintenant.
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Messagepar Artyom » 07 Avr 2016, 01:22

Artyom était négligemment allongé sur la croupe nue de Vhaal qui dormait profondément. Sa tête décoiffée reposait sur les monts fermes et moites de la jeune femme tandis que sa main était restée coincée sous son bassin dévêtu, ce qui avait fini par empêcher le sang de circuler, éveillant la douleur et par là même tirant l’Onyx de son sommeil. Ronchon, il fit rouler sans délicatesse la brune assoupie sur le côté pour se dégager et passer sur le dos. La petite pièce était encore emplie d’odeurs de sexes et de sueurs, âcres, acides, sperme et cyprine mélangés, salives et moult autres fluides troubles qui tachaient les draps humides et encore chauds de leurs épuisements mutuels. Son corps sec de muscles et de cicatrices s’était pourtant refroidi et baillant en s’étirant de toute sa longueur, il fit jouer ses articulations qui craquèrent sous la sollicitation pour délier sa virile stature dans la chambre. Il était rentré tôt au cours de l’après midi d’une mission bâclée mais réussite et avait fait valdingué ses bottes sales à peine le palier passé sans s’annoncer à celle dont il savait la présence dans ce vieux taudis abandonné. Le soldat avait ensuite jeté son manteau dans l’entrée, dévoilant une musculature déliée et puissante, faisant passer son maillot de corps noir par-dessus sa tête pour révéler un torse absolument indécent, aux pectoraux protubérants et aux abdominaux dessinés, convergeant abruptement en sillons ravageurs vers son bassin qu’il délivrât rapidement de son pantalon usé.

Il ne se souvenait même plus de ce que Vhaal était occupé à faire lorsqu’il l’avait trouvé et franchement, il s’en foutait. Artyom l’avait attrapé par la nuque pour retourner fougueusement son visage vers lui et plonger sa langue profondément dans sa bouche. Il aimait le goût salé de sa salive et ses lèvres chaudes qu’il maltraitait parfois de ses dents avides. L’Onyx lui avait déchiré ses vêtements avant de la faire sauter à ses hanches pour lui mordre les seins et la plaquer contre le mur. Puis il l’avait jeté contre une armoire basse déjà en piteuse état, pour lui lécher la chatte et enfoncer sa langue loin entre ses lèvres luisantes de cyprine. Vhaal le rendait fou, littéralement et sexuellement, elle avait beau se plaindre qu’il lui fallait du temps pour que se remette son corps, Artyom ne lui laissait aucun répit et la faisait jouir à outrance, s’engouffrant dans chacun de ses orifices encore et encore comme si c’était l’ultime sens à donner à son existence. Il oubliait tout en elle et il aimait la faire jouir si violemment qu’elle s’en pissait parfois dessus. Car il ne la lâchait pas, même lorsqu’elle atteignait l’orgasme, il continuait de la défoncer ou de faire rouler son clitoris entre ses lèvres, ses dents, sur sa langue, prolongeant jusqu’à la douleur ses nirvanas. Et même là, il avait envie de lui glisser deux doigts dans l’anus pour la réveiller dans le vice ou de l’enculer en lui tirant les cheveux pour la faire émerger en criant encore et encore. C’était de sa faute, on était si bien dans son corps. Mais il sentait que son propre sexe (plus si propre d'ailleurs) avait besoin d’un peu de repos, trop d’irritations d’avoir tiré dessus des heures durant, de coupures de s’être fait sucer jusqu’aux couilles.

Quand est ce que la nuit était arrivée ? Bordel, c’était quoi ces lueurs d’enfer sur la Capitale ? Un incendie ? Non, aucun hurlement dans les ténèbres. Artyom était inquiet, il connaissait la guerre et n’était pas rassuré de constater la nuit tant éclairée. Un dernier coup d’œil à Vhaal endormie qui ronflait tranquillement et il envisagea de s’habiller. Couvert de sueurs séchées, de salive et puant des odeurs de corps en rut, il passa le débardeur sale de sa mission sur son poitrail martial avant de boutonner son pantalon à la boue écailleuse, déshydratée en croûte clair sur le jean foncé. Puis il harnacha ses flingues à ses holsters et passa son manteau habituel, d’un noir sombre élimé de partout mais pourvu de tant de poches pratiques.

La lumière fit le reste, il la suivit sans grande peine tant elle rayonnait dans la nuit polluée de Londres. L’air frais lui fit du bien avant qu’il ne s’enfonce dans la foule opaque du Cabaret. Ainsi, il y avait une grande fête ce soir. Assurément l’occasion de boire et de manger à l’œil parmi tout ce beau monde. Le petit malin esquiva avec adresse les barrages humains qui contrôlaient les invitations et se faufila parmi les invités. Une danseuse lui proposa un verre qu’il accepta en lui claquant grossièrement le fessier. L’ambiance lui plaisait et il sentait qu’il pouvait se lâcher dans cet environnement où il était complètement anonyme, où son visage ne représentait aucune puissance en marche.

Il commença par s’approcher sans bruit de ce qui lui semblait être un Seigneur Opale et le bouscula "sans faire exprès", renversant négligemment son verre de champagne sur les beaux habits du monsieur :

« Oh navré ! C’est du fort plus mauvais effet sur vous ! Mais le champagne ne va pas à tout le monde, hélas. »

Un sourire charmeur et séduisant accompagna la boutade, puis vite, il s’empressa de se fondre dans la foule pour échapper au courroux du jeune homme. Sa vilaine petite blague le faisait encore rire lorsqu’il croisa la route du patriarche Sambre. Oulà, celui là, valait mieux l’éviter. Ouh mais la jolie petite chatte qui lui faisait face… Artyom but cul sec sa coupe et en chipa une autre sur le plateau chargée d’une naïade au travail qu’il gratifia d’un clin d’œil canaille. S’infiltrant d’un air distrait dans le dos de la demoiselle à la longue chevelure sexy, il lui caressa la croupe en y posant la paume à plat, chaude et striée de cicatrice, avant d’aller chercher la petite ficelle de son string, tirant fort dessus pour que l’élastique revienne en claquant dans le sillon de ses fesses. Ce qui évidemment, le fit éclater de rire. Puis son méfait aussitôt accompli, le démon fit un pas de côté pour s’interposer entre un homme et une femme qui étaient en pleine discussion, ce qui le cacha des regards de l’Hydre et de la petite chatte mignonne. La femme était bizarre vue de près, des cheveux violets et en plus, elle parlait toute seule.

« Quel bordel en effet. Vous en venez, vous ? Du bordel ? »

Ses yeux étaient espiègles mais son visage angélique était irrésistible lorsqu’il l’aborda puis rapide, il cueillit le visage de l’inconnue et lui lécha le nez. Un grand coup de langue le long de l’arrête, comme ça. Baveux. Râpeux. Sentant encore un arrière goût vague de la chatte de Vhaal. Et hop, le revoilà fondu dans la masse. Ah tiens, le Cabaret avait même engagé des exotiques pour le show. Cool. La jeune femme qu’il regardait était rigide à souhait, un vrai balai qui lui dépassait du cul celle là mais la grosse bête qui l’accompagnait semblait à peine sous contrôle. Il serpenta dans son dos et hop, posa d’un coup ses deux grosses paluches sur les seins de la donzelle surprise en palpant bien correctement la marchandise. Oh ca va, fermes mais pas si petits qu’ils avaient l’air sous le tissu un poil trop ample quand même. Mamie style quoi.

Oups, le mec de la sécurité. Il était temps de filer et d’esquiver une claque bien méritée dans sa gueule. Poum poum, une étrange hybride qui semble guetter un truc ou un autre. Peut être un amoureux ? Tant pis, devinez qui lui tira sa queue en peluche ? Avant de disparaître dans le dos de la harpie. Celle-là, Artyom l’avait reconnu et autant l’éviter… Mal calculée, son esquive l’avait conduite à heurter une demoiselle qu’il n’avait même pas vue. Jeune, jolie. Plutôt mignonne. Il dévisagea sa tenue d'un air insatisfait :

« Les bretelles, c’est totalement démodé, demoiselle. »

Lui murmura-t-il en faisant la moue avant d'offrir son plus beau sourire, irrésistible, creusant des fossettes craquantes sur ses joues mal rasées. D'un geste vif, il trancha au poignard les deux fines bretelles raffinées de la belle, transformant en bustier son élégante parure. Et pouf, sitôt son forfait accompli, le voilà virevoltant, esquivant, renversant verres sur verres sur de beaux seigneurs distraits un peu trop pédants, claquant ci et là quelques paires de fesses bien rebondies en engloutissant tout l’alcool qui passait à sa portée. Avant de se trouver nez à nez avec Katyusha.

Ah non.

Malgré ses vêtements crades, elle lui ressemblait tellement que le pauvre Arty en resta bouche bée. Elle était vraiment aussi belle que l’originale mais plus sauvage et sombre si c'était possible. C'était vraiment possible ? Ses yeux étaient tant différents en couleurs mais si semblables en émotions. Spontanément, il lui tendit sa coupe :

« Tu bois, Katyush’ ? »


Oui, ben tant pis si c’était pas son vrai prénom. C’était trop troublant. Elle était aussi crade que lui, peut être plus, même sa longue chevelure sombre était piquetée de cochonneries. Il lui décocha un baiser chaste et rapide sur la joue, sans la regarder dans les yeux, perturbé par cette drôle d’apparitions. Enfin, il s'approcha d'elle de côté et commença à lui débarrasser doucement la crinière de ses saletés les plus grosses en râlant dans sa barbe naissante.

"Tu pourrais faire attention quand même. On dirait que tu sors d'une poubelle onyx. Et pas celle du camarade, Tskar, hein. Le vrai dépotoir, tu saisis ? C'est pas une allure de dame, ça, roh..."
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Messagepar Caithleen » 08 Avr 2016, 17:34

Alors que Coraline la coiffait, la jeune Courtisane passait et repassait ses doigts sur l’épais papier luxueux de son invitation. Quelle délicieuse surprise lorsqu’elle avait reçu la sésame pour la réception d’anniversaire de la Reine de la nuit de Rubis...? Caithleen n’était pas quelqu’un d’orgueilleux ou de vaniteux, mais savoir sa réputation et ses talents au sein de la Maison des Plaisirs d’Opale suffisamment reconnue pour lui offrir ce privilège la remplissait d’une certaine fierté. Et puis, l’attention que les organisateur de cet événement avaient eu en doublant l’écriture d’imprimerie de caractères en braille lui avait fait plaisir, lui apportant la satisfaction de pouvoir lire le petit carton elle même, laissant à Coraline le soin de le lui décrire ensuite.

- Êtes vous vraiment certaine de vouloir y aller, maîtresse...?


La demoiselle leva les yeux au ciel, sortie de sa rêverie par le ton inquiet de sa suivante. Elle détestait qu’elle l’appelle «maitresse», mais la demoiselle persistait. C’était une marque de déférence envers elle, qui l’avait accueillie, libérée de son statut d’esclave et traitée comme une aide précieuse et non comme sa possession. Caithleen trouvait qu’elle en faisait trop, mais ne pouvait pas l’en empêcher. Se retenant de lui demander une fois de plus de simplement l’appeler par son prénom,

- Oui, Cora. Je ne raterait cela pour rien au monde.
- Mais tout de même, sans personne pour vous accompagner, vous guider... Qui sait ce qui pourrait vous arriver!?
- Mais j’espère bien qu’il m’arrivera quelque chose !


L’Oracle éclata d’un rire cristallin tandis que son aide secouait la tête d’un air désabusé devant de témérité. Mais elle n’insista pas, sachant pertinemment que sa maîtresse n’aimait pas qu’on lui rappelle immédiatement sa condition. Cette dernière se releva , et déposa un baiser rassurant sur le front de Coraline.

- Tout ira bien. Je l’ai avec moi, non ?


Elle serra sa main sur son catalyseur. Son garde fou, sa dernière sécurité. Le pendentif aux reflets bleutés reposait dans le creux de sa poitrine, l’aiguë marine enchâssée dans l’agent ciselé tranchant agréablement avec la pâleur laiteuse de sa peau. Il fallait dire que l’Oracle était tout simplement splendide, à couper le souffle. Sa robe était toute de voile et de soie d’un blanc irisé tirant légèrement sur le bleu. Attachée dans son cou, la robe se drapait joliment devant sa poitrine, dans une coupe en apparence très sage. Mais dès que la Courtisane se retournait, se dévoilait l’audace de la tenue. Dans son dos, le tissu dégringolait sur ses flancs, laissant apercevoir une large bande de peau nue et désirable, jusqu’au creux de ses reins. Une chaînette d’argent au niveau de ses omoplates maintenait la robe en place. Le reste de la robe était assez simple, mais le tombé des tissus vaporeux très réussis. Mais le vrai secret de la tenue résidait dans les tissus choisis... Il suffirait qu’elle passe devant un projecteur, une lumière un peu forte, et un instant, avant qu’elle ne retourne à l’ombre, son corps se dessinerai en transparence, charmante ombre chinoise.

Son chauffeur l’avait donc déposée devant le Cabaret de Rubis à l’heure indiquée. Elle se glissa dans la foule en frissonnant, s’enivrant d’avance de tout ce qu’elle pouvait y ressentir. Tant de voix, de parfums et d’auras différentes et inconnues. Elle n’avait pas pris sa cane, qui au sein de cette foule ne lui aurait été d’aucune utilité. Trop de monde, trop de corps s’entrechoquant. Même en y voyant, impossible de ne pas heurter quelqu’un. De plus, l’aura délicate de la demoiselle faisait que les gens autour d’elle semblaient précautionneusement l’éviter, lui épargnant d’être trop ballottée. Mais déjà, le spectacle commençait. Alors que de fabuleuses scènes commençaient à se peindre d’étincelles dans le ciel nocturne, Caithleen leva son visage, et contrairement à tout le monde, ferma les yeux. Son catalyseur se mit à briller faiblement alors qu’elle s’autorisait une folie. Si l’on demande aux oracles de fouiller passé et futur, on oublie souvent qu’elles peuvent également voir le présent. Ici, la demoiselle utilisa simplement sa double vu pour observer l’instant présent comme personne ne pouvait le voir depuis le sol. Flottant virtuellement dans les cieux, elle fut au milieu même du spectacle le temps des 31 tableaux, s’en délectant alors que son corps réel tremblait d’excitation. Finalement, elle se força à reprendre place dans l’obscurité avec un léger soupir.

Mais la soirée était loin d’être finie. Applaudissant avec autant d’enthousiasme que le reste de la foule, elle se laissa entraîner sans résister vers les lourdes portes dorée du Cabaret.

Nouveau flash aiguë marine, et elle eut un instant une vue d’ensemble de la salle avant de tendre son manteau et son invitation à une délicieuse naïade. Ne pouvant y résister, elle passa ses doigts fins dans la parure cachant à peine le corps de la jeune fille, se délectant du bruit que cela produisait avant d’accepter l’étrange amulette qu’on lui confia, ainsi qu’une coupe de champagne. Les rumeurs filaient déjà bon train, et certaines plus que d’autres vinrent caresser ses oreilles affûtées. Ainsi, déjà trois des neuf Seigneurs avaient pris place en ces lieux... Très intéressant. La soirée était prometteuse. Elle se promenait ainsi, échangeant quelques mots ici et là tout en sirotant sa boisson, profitant allègrement de l’ambiance des lieux. Elle aimait le calme et la douceur, mais la folie douce qui baignait le Cabaret était également des plus délicieuses.

Un flot de murmures excité et ravis envahi la scène, signe que la Reine des lieux. Un bref coup d’oeil dans l’ether lui permis d’entrevoir la sublime Clair de Nuit, parée des plus beau atours. Indéniablement, elle était irrésistible, et sa voix de velours ne l’était que plus, promesse à peine voilée à ce qui allait pouvoir suivre dans ces folles nuits de débauche... Un long frisson la traversa, stimulée qu’elle était par cette douce impression de la Reine de la nuit chuchotait au creux de son oreille...

Jetant de temps en temps un œil virtuel autour d’elle, Caithleen s’efforçait de ne pas trop utiliser ses dons, simple mesure de prudence. Mais perdue dans cette foule bigarrée, elle en était bien obligée! Mais alors qu’elle quittait l’aimable conversation de l’un de ses clients pour reprendre un verre, elle fut soudain véritablement dans le noir. Son catalyseur de semblait plus répondre, et fébrilement, elle le chercha à son cou, ne trouvant que l’amulette offerte en début de soirée. Leurrée par le poids de cette dernière à son cou, elle ne s’était pas rendue compte de la disparition de son pendentif d’aiguë marine. Sentant la panique l’envahir, elle tourna la tête à droite et à gauche, comme si elle pouvait percevoir de la sorte ou se trouvait son précieux catalyseur. Sa respiration se fit haletante alors qu’elle perdait ses moyen, terrorisée. Elle fit quelques pas précipités en avant, manquant de perdre l’équilibre. Elle se voyait déjà chuter au milieu de la foule, alors qu’elle fut soudain fermement retenue pas des bras inconnus. Mais le parfum de cette personne était indéniablement masculin, de même que la stature qu’elle sentait la surplomber. Levant ses yeux d’opale dans la direction de cette aide providentielle, elle entreprit laborieusement de s’expliquer.

- Je vous prie de m’excuser...! Je... Mon catalyseur... Il n’est plus là...!

Comment expliquer cela à cette personne dans l’état de panique qui la saisissait en cet instant? S’agrippant de toutes ses forces à sa manche, elle tenta de reprendre son calme.
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Messagepar Kast Holder » 09 Avr 2016, 16:31

Il attendait, patiemment. Comme un chat attend la souris, comme un lion attend la gazelle, comme un prédateur attend sa proie. Il aime jouer, depuis le premier jour. Il est Ambre après tout, mais sait bien que cela ne le détermine pas en tant que tel, il a choisi, depuis longtemps, il a choisi d'être ce qu'il est. Alors il attend. Il attend l'homme non loin de lui parce qu'il sait que c'est un homme. Un instant le généticien se demande s'il ne serait pas plus homo que bi. Certes, il n'a aucun mal à être excité par les deux sexes, mais alors que Zee n'avait fait qu'attiser le désir d'une soirée d'amusement, celui qui allait s'avancer aiguiser autre chose. Des instincts primaires, mais aussi bien plus que des envie basique. Quelque chose qu'il n'arrivait pas encore à déterminer, mais qui, il le savait serait bien plus important qu'une soirée d'amusement. Son cerveau ne demandait pas mieux que de se déconnecter, pourtant, quelque chose trotta à la lisière de sa conscience. Pourquoi était-il réellement ici ? Est-ce que tous avait ce genre de traitement spécial ? Il en doutait fortement en vérité. Il connaissait Zee, il l'avait vu de nombreuses fois à l'académie et personne n'avait eu l'air d'être chercher mis à part lui. Une idée saugrenue s'instilla en lui, faisait place de plus en plus et puis finalement, tout s'envola en un instant.

Il le regarda avancé vers lui. Chacun de ses pas étaient tel une danse qu'il arrivait pour l'instant à danser seul, mais qui était fait pour danser à deux. Son corps était magnifique. Musclé sans trop l'être, un corps d'athlète, danser demandait plus qu'un simple effort physique, surtout le genre de danse qu'il devait mener. Il eut une bouffée de possessivité à un moment alors que ses yeux voyageaient lentement le long du corps du jeune homme, marquant de son regard émeraude ce corps qui était entièrement nu devant lui. Il le détailla, traçant sans jamais touché les muscles qui ressortait avec douceur, sans agressivité. Il le contemplait comme on pouvait contempler une œuvre d'art et c'était tout à fait ça. Le prédateur avide s'était fait plus doux, plus attentif à la démarche, à la façon d'être de sa proie. Il regardait avec délectation, ne se contentant pas de seulement regarder, mais d'imaginer aussi les muscles sous sa main, les dessinant en pensée et se demandant quand il pourrait profiter d'eux. Il soupira un instant devant sa beauté, voulant pour un temps le garder pour lui. Lui qui n'était pas possessif, lui qui jouait avec tout le monde. Cela le contraria un temps, et puis la contrariété s'envola aussi vite qu'elle était venue lorsqu'il récupéra une carafe et qu'il servit deux verres. Les gestes étaient infiniment doux, infiniment agile, infiniment précieux.

Précieux.... Ce fut cela qui lui fit remonter doucement le regard. Il connaissait quelqu'un de précieux, enfin.... Sans commentaire pour l'instant. Il remonta le visage avec une lenteur extrême pour le savourer alors qu'il se penchait vers lui, lui offrant une vue des plus alléchante de ce qui l'attendrait. Son cœur accéléra doucement ses battements, rythmant ainsi ses pensées, l'amenant à se perdre dans ce dédale de luxure qu'il connaissait si bien et qu'on lui offrait ce soir, et finalement, il rencontra le regard du jeune homme et son cœur manqua un battement. Il ne pouvait s'en détacher tant il était attirant, dangereusement attirant et cela lui rappela.... Des yeux si bleu, comme la glace en pleine hiver. Un regard si plein de vie, si semblable à celui de Zee. Semblable.... Son cerveau se remit à fonctionner, il fixait toujours ses émeraude, luisant de connaissance sur celui en face de lui, non sans remarquer ses lèvres qui était un appel. Il était le pêché à lui tout seul, faisant sauté les gond de la porte qui lui permettait de ne l'amener directement vers lui pour l'embrasser comme.... Il s'arrêta un instant, sa respiration se fit plus fluide, ne pas se laisser tomber dans les affres de la luxure, parce qu'il le connaissait, il savait de qui il s'agissait et lorsque sa voix cristalline vint frapper le pavillon de son oreille, son cœur manqua un autre battement.

Irem.... Il s'en souvenait pour l'avoir vu plusieurs fois à l'académie, pour l'avoir suivit parfois, pour lui avoir parlé de temps et pour avoir croisé son regard pas assez souvent à son goût. S'il avait pensé que s'était vers lui que Zee l'emmenait, il n'y serait pas aller. Merde....Bordel de merde... Il s'était promis pourtant, de ne pas céder, pas face à lui, parce que contrairement à tous les autres qui n'avait aucune importance, lui en avait au yeux du généticien. Il se souvenait de toute ces fois où il s'était posé des questions, des questions sans réponses bien entendu, dur d'avoir des réponses à des questions quand les autres ne savait si peu. Il avait appris quelque petites choses, mais sans arriver à en savoir plus. Il l'avait regardé, soupeser, détailler des dizaines et des centaines de fois. Il l'avait imaginé nu, contre lui, sous lui des milliers de fois. Il avait toujours été l'objet de tous ses fantasmes, mais jamais n'avait franchit le pas, parce qu'il savait. Kast savait que s'il le franchissait, il ne serait plus à même de revenir en arrière. Jamais personne n'avait eu de réel effet sur lui. Si quand on le touchait de manière érotique oui, son corps répondait, mais lui, d'un seul regard il avait réussit à enflammer la partie la plus glacé de son cœur. Pourquoi ce soir ?

La question ne cessait de se poser incessament dans sa tête, il n'avait encore rien dit, paralyser par la présence du jeune homme dont il cherchait inconsciemment la présence à chaque coin de l'académie chaque fois qu'il se promenait dans ses couloirs. Il y avait même des moments où il se promenait exprès ou venait à la bibliothèque pour espéré le croiser. Qui aurait pu pensé que ce mec froid et distant s'intéresserait un jour à quelqu'un ? L'Ambre ne savait pas qu'il se trouvait ici, il ne savait pas grand chose à dire vrai, parce qu'Irem et Zee était des personnes assez secrète finalement. Ou alors n'avait-il pas confiance ce que le jeune homme ne pouvait leur reprocher. Irem... Il reposa les yeux sur lui, avec une douceur extrême dans ses traits. Le désir n'avait pas disparu loin de là, mais il était contenu depuis tellement longtemps, qu'il en était plus que palpable. Ce soir, il ne pourrait pas y échapper et tant pis si cela devait le rendre faible. Il s'en fichait éperdument. Avec un sourire extrêmement doux à l'adresse du jeune homme, il prit le verre et trempa avec volupté et canaillerie les lèvres dans le verre de vin et goûta le liquide rosé. Il coula dans sa gorge tranquillement, faisant repartir son cœur. La décision était prise.


« La soirée est magnifique, même si je n'imaginais pas te trouver ici. »

Un sourire profond, doux, protecteur, possessif. Il y avait tellement de sentiment dans ce sourire que n'importe qui aurait pu se demander qui avait changé Kast. Il gardait toujours son air joueur, espiègle, mutin de celui qui sait s'amuser, mais il y avait quelque chose de plus sérieux dans ses yeux. La flamme du désir brillait de quelque chose de différent. La soirée allait effectivement être alléchante, mais elle ne se terminerai peut-être pas comme certains l'attendait. Il reposa doucement son verre, maîtrisant son corps d'une façon plus qu'approprié au vu de l'envie qui le dévalait. Effectivement, il avait seulement envie d'attirer Irem à lui, d'enrouler son corps au sien et de lui montrer l'étendu des sentiments qu'il ne montrait jamais à personne. Pour ce soir, pouvait-il réellement le faire ? Un vague haussement d'épaule gracieux finit par répondre à la question de son cerveau et il reprit comme si de rien n'était.

« Le doré est chouette, mais je préfère nettement ta couleur de peau originel. »

Il ressemblait à un renard des neiges aux yeux glacé. C'était ce qui l'avait touché profondément en premier, mais ce qui l'avait encore plus touché, s'était de remarqué l'intelligence dont il faisait preuve alors que certains le prenait pour un crétin. Il savait caché qu'il il était et rien pour cela, il avait attiré le regard de l'héritier des Holder.

« Alors dis-moi, après le coup monté par Zee, que me réserves-tu ce soir. »

Il se leva un instant, approcha son visage du jeune homme et vient murmurer à son oreille.

« Comment comptes-tu me manger ? À moins que tu préfères que je te dévore ? »


Il se recula un instant, plongea dans son regard et vint doucement lécher ses lèvres. Il n'avait pas pu y résister. Il posa doucement les sienne sur celle du jeune homme, un simple effleurement. Et repartit s'asseoir. Tout aurait pu paraître joueur, mais Irem savait qu'il était sérieux, ce soir, il ne lui laisserait pas le temps de se dérober, peu importe ce qu'on lui avait demandé. Le prédateur était en chasse et il n'avait pas l'intention de lâcher sa proie. Peut importait ce que la proie devait faire, il garderait le contrôle... Enfin tant qu'il le pourrait.
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Messagepar Eonis Omory » 10 Avr 2016, 20:48

Derrière le rideau, où tout pouvait être observé d’un œil attentif, furtif, aguerri, la jeune femme sentait la pression monter. On aurait dit une grande réunion, une célébration magique, la rencontre des plus grands de Londres. Elle ne les connaissait pas tous. Après tout la magie ne faisait pas partie de son monde, elle n’y connaissait rien du tout. Elle ne saurait dire qui ils étaient exactement, mais il y avait une espèce d’aura qui se dégageait. En chacun d’eux rayonnait l’essence même de leur quartier. Eonis ressentit très vite leur puissance, elle se dégageait comme si il n’y avait plus que ça et rien d’autre, un sentiment a part, fort et tenace. Envahit par une foulée de sentiment, bons, mauvais, entre surprise et excitation. Au delà tout ça, elle arrivait à capter autre chose. Quelque chose qui lui rappelait qu’elle faisait partie de l’Onyx. Sa reine. La reine noire de l’Onyx était présente. Elle avait un œil sur ses sujets, c’était impressionnant de ressentir sa présence. Sa force caché qui menaçait de sortir si danger il y avait. Eonis n’était pas Rubis, elle appartenait à l’Onyx, relié à cette maison close maudite où un peu plus chaque soir elle se perdait. Partagée entre deux factions, elle aurait pu briller ici pour longtemps, mais elle n’avait que la danse pour s’échapper et espérer.

Peu de personne savait qu’elle était également danseuse ici. Oui elle était Onyx mais ce soir elle faisait tout simplement son travail. La blonde aux formes généreuses s’éloigna un peu du tout ce melting-pot de sentiments qui commençait à gangrainer sa tête. Ses pulsations cardiaques commençait à s’envoler à vive allure. Il fallait qu’elle se calme, qu’elle retrouve une tranquillité d’esprit. Quelques pas d’un autre côté et son attention fut attiré par l’éblouissante jeune femme qui exécutait un numéro d’une sensualité affolante. D’une beauté, il émanait d’elle une force incandescente. Un parfait contrôle et à la fois une envie de débordement. Voluptueuse dans ses mouvements, c’était un émerveillement. Elle devait être du quartier, ça ne faisait aucun doute. La grâce de la belle rendit Eonis plus insouciante. Elle avait oublié les émotions contradictoires de tout à l’heure.

C’était bientôt son tour. Le regain apporté par la rubis l’avait enjôlé. De nouveau elle même, prête à danser pour la soirée, et pour sa reine de pique. Elle l’a sentait, ici, prête à être divertit. Encore une fois elle sentait que sa vie était liée à sa volonté. La présence de quelqu’un semblait avoir fendu l’air. Un vent de panique et de colère. La jeune danseuse se retrouva nez à nez avec une autre jeune femme amené par les soins de Morzan. Il faisait partie de la sécurité du cabaret. Une autre danseuse qui semblait être en retard. Morzan les salua et se retira pour retourner dans la salle car de plus en plus de monde semblait ne plus s’arrêter de venir. La jolie blonde s’inclina et s’apprêter à venir en aide à la nouvelle venue. Eonis ressentait son mécontentement, et elle comprit très vite qu’il y avait erreur. Hélas avant qu’elle n’est pu agir, ses camarades furent plus rapides et commencèrent à parer la jeune femme rousse d’une tenue de danseuse et de maquillage adéquate avec sa personne.

Elle n’était pas danseuse, mais Eonis percevait quelque chose de familier chez elle. Sa belle chevelure rousse, flamboyante, elle était belle, plus elle l’a regardait, plus elle se disait qu’elle ne lui était pas inconnu. Une sensation bizarre qui s’ajoutait à ce mélange de sentiments contradictoires. Ses pensées furent interrompus par l’arrivé de l’homme qui orchestrait le spectacle. Ça y est, l’heure était arrivé. Extinction des lumières, Eonis fut amené à l’emplacement qui lui était destiné. Très vite rejointe par l’autre jeune femme. La blonde lui offrit un sourire, c’était tout ce qu’elle avait pu faire avant que les projecteurs ne se rallume sur elles. Le spectacle continuait. C’était à elles de divertir le monde qui était présent et celui qui continuait d’arriver en nombre.

Chance ou inconvénient, une fois sur scène on ne distinguait pas ce qu’il se passait dans la salle. Plongé dans l’obscurité, il n’y avait que forme et ombres. Eonis trouvait ça bien car ainsi elle pouvait uniquement se concentrer sur ce qu’elle faisait. La danse et rien d’autre. Elle n’avait pas le droit à l' erreur, surtout pas ce soir. D’un côté il y avait Clair qui veillait à ce que tout soit parfait mais de l’autre la présence de l’Onyx et de sa Reine qui veillait aussi sur ses sujets. Alors que la blonde se mit à danser, quelques mouvements gracieux, sensuels, des pas légers, son empathie reprit bien vite le dessus. Pas les invités. Non c’était la jolie rousse qui se trouvait avec elle. La peur, l’angoisse et toujours ce mécontentement d’avoir été prise pour une autre. La blonde vient à sa rescousse. Elle se rapprocha d’elle, toujours en dansant. Elle se mit derrière elle, posant ses mains sur ses hanches et essayant de la guider du mieux qu’elle pouvait.

-« Détend-toi. Laisse toi aller, fais comme moi. On a pas eu le temps de se présenter tout à l’heure, je m’appelle Eonis.»

Elle souriait, et guidait l’autre belle dans ses mouvements. Mouvements de bassin, lever de jambes, c’était tout le corps qui devait se mettre en mouvement pour un meilleur rendu. Une façon de jouer. Jouer de son corps, jouer avec tout ce qu’on pouvait. Eonis lui murmurait de rester tranquille et de ne pas s’inquiéter. La jeune femme allait faire quelque chose qui allait la mettre mal à l’aise, c’était certain, mais au moins elle était certaine que cela plairait à la cour de Londres. Elle voulait la mettre en confiance et espérait que cela n’allait pas trop l’effrayer. Avant de se lancer, elle passa sa main dans la chevelure rousse et longue de la jeune femme. Un mouvement fluide, souple et toujours plein de grâce.

Positionnée derrière elle, la jolie danseuse se baissa. Se hissant entre l’arc de son entre jambe, Eonis passa en dessous, marchant à quatre pattes le temps de se retourner et de s’allonger au sol, sur le dos. Le retournement de son corps se fit d’une façon charmante, entre croisement de jambes. La belle était d’une rare souplesse. Fruit de ses nuits folles et enragées à la maison close Onyx. Eonis regardait la rousse dans les yeux, un regard de confiance, de sympathie. Elle leva une de ses jambes, la glissant contre celle de la rousse, doucement, sensuellement, jusqu’à ce qu’elle s’arrête à son ventre dénudé. Le jeu. Il fallait qu’il y ait un échange entre elles. Une complicité. Une fois le jeu entamé, la blonde tendit sa main vers son alliée ; lui faisant comprendre qu’elle devait l’aider à se relever. Eonis n’avait pas perdu son sourire, surtout lorsqu’elle dansait, comme une invitation.

-« Utilise tout l’espace. Sers toi des accessoires. Si cela peut t’aider, pense à quelqu’un en particulier, et ne danse que pour lui. N’ai pas peur de...te laisser aller. »

Eonis voulait vraiment lui venir en aide. Elle ne savait que trop, ce que cela faisait quand on se retrouvait perdu dans un monde que l’on ne connaissait pas. Elle aurait aimé resté près d’elle pour continuer de la guider. Mais elle lui avait donné des conseils, en espérant que cela l’a rendrait plus sure d’elle. Un dernier sourire et elle l’abandonne avec un léger contre cœur. La jeune femme se dirige vers les liens dorés qui pendait de part et d’autres dans toutes la salle. Eonis s’agrippa à la corde d’or, se hissant avec fluidité jusqu’en haut. Enroulant ses longues et fines jambes autour, à leurs force elle restait accroché et laissait le haut de son corps libre pour le rejeter en arrière. Ses longs cheveux blonds , comme de l’or, volant librement et fouettant l’air. La jeune danseuse se tortillait sur la corde, tantôt les jambes, tantôt les mains, elle virevoltait avec la grâce d’un ange. Le voile fin de sa longue jupe à transparence laissait admirer ses jambes huilés à la texture satiné et doré. Toujours en haut de la corde, elle se maintient fortement entre les croisement de ses jambes et rejeta son corps le long de la corde. Elle se laissa glisser, jusqu’à arriver en bas. Avec une de ses mains elle se tenait fermement et finit par relâcher toute la pression de son corps, en faisant un demi arc courbé avec ses jambes , un petit saut en arrière, et venir attérir en grand écart sur le sol, dos à tout ce petit monde. L’extinction des feu était prévu dans quelques petites minutes. Court mais innombrables petits shows.
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Messagepar Zephyris Ashfield » 11 Avr 2016, 19:54

Bourdonnement à l’oreille. Les paroles de la reine d’une nuit – ou pour mieux dire, en ces lieux, la reine de toutes les nuits – s’épanchent comme une brume sur l’assistance captivée. Toute l’assistance ? Non. Certains résistent, encore, toujours, à des degrés divers, au miel bavé par la bouche purpurine. Eurus le premier, qui a l’avantage de ne pas entraver un traître mot, ronfle son dédain comme un gros moteur. De son point de vue, cet étalage de chair n’est rien d’autre qu’un buffet. Qu’en espérerait-il, sinon le craquant délicat d’une main, le sel d’un épiderme tendre, le jus ferrugineux des chairs crevées ? Or, les parfums et les poudres gâtent d’emblée les saveurs.
Quant à Zephyris, en revanche, chaque syllabe grignote insensiblement la haine de principe qu’elle éprouve à l’égard de son hôtesse. Oh ! Si peu ! Mais c’est déjà quelque chose. Suffisamment pour l’enrager, si elle s’en rendait compte, elle qui dédaigne trop les charmes pour s’en croire affectée ; mais l’impression s’évanouit déjà, tandis que la Rouge descend de son perchoir, magnifique – mais silencieuse – sous le feu nourri des lumières et des acclamations.
Citadins dégénérés...

La régente saugrenue accorde un regard à la scène où deux créatures ont été jetées, prises au piège des projecteurs. Faut-il être faible, n’est-ce pas ? pour accepter des barreaux de lumière. Elles sont belles, sans doute, et gracieuses comme les nymphettes qui voguent au gré de la foule ; mais sans saveur, sans intérêt, noyées comme elles dans la marée des silhouettes anonymes. Zephyris ne connaît personne. N’a pas envie d’apprendre. Des puissants aux moins que rien, les visages et les formes se téléscopent dans un amas indifférent qui lui grimpe le long de la trachée. Nausée.
Tant pis pour sa mission. Tant pis pour son cousin. Il n’est pas là ; et s’il y est, qu’il se noie dans les rivières d’alcool, qu’il s’étouffe de chair sucrée, qu’il rende l’âme au fond d’une alcôve sous la viande lisse d’une distraction. Les Esprits l’auront voulu. Bref : elle est sur le point de tourner talons lorsque le même bourdonnement reprend à ses oreilles… mais plus proche, cette fois.

Le visage pivote brusquement, pour se trouver à deux pouces d’un sourire rutilant.
Reflet refroidi dans les prunelles sauvages. De près, l’artifice se déjoue de lui-même : le piaillement des joyaux insulte la rétine, l’acrimonie d’une laque agresse la narine tatillonne… Toute cette débauche d’effets ciselés pour un public londonien ne fait que l’accabler.

« Londres convient aux monstres », rauque le timbre mâtiné d’un accent qui ne fait même pas l’effort de s’estomper. Paradoxe ? Si peu. Le monstre, c’est l’anti-nature ; non pas le prédateur, mais le factice, le postiche, le sans-âme que la Mère n’a pas adoubé, ou pire ! qui l’a reniée. C’est la bête – mais dévoyée, vidée de ses principes vitaux, vautrée dans toutes les fanges.
Pas besoin de regarder l’assistance pour confirmer sur pièce. À son avis, elle les a déjà trop vus, tous autant qu’ils sont. À sa gauche, Eurus lèche soigneusement sa patte, effaçant de sa langue les relents aigres et farineux.

« Tout est faux. Jusqu’à vous. J’imagine que c’est… L’index esquisse un cercle dans l’air, englobant toute la salle dans un même geste de dédain – le principe. »

Un bémol tressaute au coin du nez. Zephyris Ashfield dit « principe » comme on tâtonne autour d’un mot étranger, presque : récité, reliquat de leçons qui n’entrèrent jamais dans son crâne rétif. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer. Sa mère, Shobha, lui ressasse inlassablement les « principes » de ce drôle d’univers qu’elle ne comprend pas, ne veut même pas comprendre, à défaut de pouvoir s’en extraire tout à fait.
Non, Londres ne lui convient pas. Mais elle a Londres dans la peau, et Londres la bouffe, comme ces moustiques qui taraudent, comme ces asticots qui tourmentent. On ne se débarrasse pas d’un tel parasite. Elle, convient à Londres, sans doute. Un peu trop.

Insidieusement, voici pourtant que le souvenir des leçons de Shobha fait son chemin. On n’en espérait plus tant. Tout arrive, il faut croire. « Le principe est simple, ma fille. Ils veulent tous quelque chose. »
« Tu n’as pas d’alliés parmi les autres factions. »
« Demande-toi toujours ce que cachent leurs masques. »

« Qu’est-ce que ça cache, cette fois ? »

La subtilité.
Dans quelques heures, quelques jours, Shobha Ashfield se frappera le front, en désespoir de cause. Il n’y a vraiment pas grand-chose à espérer. Mais que peut-on attendre de qui, merveilleux d’inconscience, oublie sans embarras le respect le plus strict dû à la reine de la fête ?
« Tu lui as transmis mes vœux, au moins ?
- … »
Et Shobha soupirera de plus belle.
Zephyris Ashfield
 



Messagepar Le Conseil des Neuf » 12 Avr 2016, 17:28

Irem Frostfound

"Envoûter les âmes d'un pas de danse, de la puissance d'un corps, de la beauté d'un mouvement... D'une beauté irréelle espiègle et fugace qui irradie sur la scène du Cabaret"

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« J’aime être surprenant… ». Le sourire qui passa sur les lèvres du danseur ne fit qu’accentuer cette aura de mystère qui l’entourait comme toujours. Un jour-là, un jour ailleurs, toujours présent mais rarement visible et tellement insaisissable. A croire qu’il s’en amusait chaque jour un peu plus. Oui, Irem était aussi fugace qu’un papillon. Son battement d’aile tellement léger et discret qu’on ne pouvait anticiper ses mouvements. « Etre là où on ne m’attend pas… ». Si imprévisible et pourtant tellement attendu… Comme un souffle de vent aussi brûlant que glacé qui surprend, apaise avant de disparaître aussi fugacement qu’il est apparu. Mais ce qu’il lisait dans le sourire de Kast, ce qu’il lisait dans ses yeux ne lui donnait pas envie de disparaître non. Ni même d’obéir aux murmures ordonnés plus tôt. Juste d’écouter ses propres envies, ses propres désirs. Mais il le ferait. Car il pouvait jongler, danser, aller et venir entre les deux. Un sérieux qu’il n’avait jamais vu, un attachement étrange, mêlé au désir et une tendresse presque possessive. Il ne pouvait manquer tant de sentiments entremêlés, glissés de façon subtile mais si bruyante dans les attitudes du généticien. Et cela le troublait, même s’il ne le montrait pas. Quelle surprise de découvrir que ses sentiments pouvaient être partagés ? Pourraient serait plus exact d’ailleurs. Lui qui n’imaginait pas un seul instant que l’on puisse l’aimer, le désirer autrement que pour son corps et ses talents pour engourdir les membres. Le compliment coula sous forme d’une demi-critique, mais cela ne l’effleura qu’à peine, dessinant un sourire flatté sur ses lèvres. Car sous les airs malicieux du garçon ambre, il avait perçu le fait qu’il aimait sa couleur de peau. Celle qui effrayait bien des gens : on le pensait hybride, on le pensait inhumain, mutant ou autre proposition farfelue. Pourtant, le généticien semblait l’apprécier, ce qui rassura un peu le danseur. Cependant, il ne le montra pas non plus.

Il préféra laisser le généticien continuer à parler, tout en le regardant, tout en l’écoutant, jusqu’à ce qu’il vienne murmurer à son oreille, ce qui lui tira un frisson. Léger, glacé, comme à son habitude, mais bien présent. Il profita du contact fugace de ses lèvres contre les siennes avant de le regarder s’asseoir à nouveau. « Tout est doré ici, tout est masqué… On ne sait jamais vraiment sur qui ou quoi on va tomber… ». Il esquissa un sourire en coin, un peu moqueur, ainsi qu’un clin d’œil avant de se pencher, plus près encore, jusqu’à glisser ses lèvres dans le cou délicat de l’héritier des Holder. Il le connaissait par cœur ce corps. Il le connaissait pour l’avoir observé, souligné de son regard, encore et encore. Il en avait appris les lignes gracieuses, les courbes parfaitement équilibrées. La cambrure de ses reins, le contour de ses lèvres, le tracé de sa jugulaire battant si vigoureusement sous ses lèvres glacées, jusqu’aux fossettes qui se dessinaient lorsqu’il souriait moqueur. Oui, ce corps, son corps, il le connaissait par cœur. Depuis le temps qu’il rêvait de pouvoir le toucher, le découvrir de ses mains, de ses lèvres, encore et encore. L’occasion était trop belle pour ne pas en profiter. D’autant plus qu’il lisait dans son regard, cette étincelle étrange, qu’il n’arrivait pas vraiment à interpréter mais qu’il savait être plus que ça, être importante. Il voulait découvrir ce qu’elle cachait. L’un après l’autre, les boutons fermés de sa chemise bleu nuit s’ouvrir jusqu’à découvrir le torse tant rêvé, tant convoité. Les doigts d’Irem glissèrent sur son ventre, avec une légèreté sans égal laissant derrière eux un tracé d’or glacé, découvrant mutins et affectueux son ventre aux muscles finement tracés, son torse ferme et doux, à la peau dont il n’avait pas imaginé la douceur. Quant à ses lèvres, elles glissèrent le long de sa jugulaire pour découvrir son torse. Le danseur en profita pour s’enivrer de son odeur. Subtile fragrance mêlant les parchemins de recherches, les produits de manipulation, les lotions et divers produits de douche. Un long frisson parcouru le dos remontant jusqu’à la nuque du danseur qui glissa sa langue sur sa peau pour la goûter. Pour en découvrir le goût tout autant que l’odeur. Pour l’apprendre encore un peu plus. Pour profiter à fond de ce moment et ne pas regretter de l’avoir laissé passer. Pour continuer à le provoquer. Jusqu’à finalement, redresser le visage pour venir murmurer au creux de son oreille, d’une voix étonnamment chaude et envoûtante : « Pour le moment je suis tout à toi… Je peux être ce que tu veux, faire ce que tu veux… ». Un sourire mystérieux passa sur ses lèvres, des envies, il en avait... Toujours lorsque ça le concernait, des milliers. Plus les secondes passaient, plus son envie se faisait sentir, transparaissait. Petit à petit, l'apparente froideur du danseur semblait s'effriter, se fissurer... Puis, il mordilla sa mâchoire avant de l’embrasser, chaudement, sensuellement, découvrant ses lèvres, puis sa langue y entremêlant la sienne de plus en plus passionné et brûlant, glissant ses mains sur ses cuisses à nouveau, les caressant avec envie.
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Messagepar Kast Holder » 12 Avr 2016, 20:24

Être surprenant, voilà quelque chose que le généticien comprenait parfaitement. Ça, il l'était et l'avait toujours été. Il se souvenait de toutes ces fois où il l'avait découvert près de lui sans que jamais il ne l'entende arriver. Sa voix, douce torture avait toujours couler sur lui et l'avait envoûté dés les premiers instants. Être surprenant... Il était tellement plus que cela, mais l'Ambre se demandait s'il le voyait sérieusement. Comment expliquer tout ça alors qu'il s'était tenu froidement loin de lui et des autres durant toutes ces années. Comment lui faire comprendre tout ce qu'il ressentait à ce moment très précis alors qu'il avait encore quelque chose à mener. Il y avait tellement de contradiction, en lui, en ce moment, que même jouer avait un goût amer. Il ne voulait pas, il ne voulait pas jouer avec lui, il n'y arriverait pas. Ce n'était pas jouer qu'il voulait, pas le moins du monde. Il voulait autre chose, mais quoi exactement ? Plus, bien plus que cette soirée, bien plus que tout ça. Kast savait qu'en acceptant, il s'engageait pour une seule et unique soirée et pour être parfaitement honnête, pour une fois dans sa vie, son cœur se serrait à cette idée. Comment se laisser aller, alors que plus les minutes s’égrenaient et moins il était persuadé que ce soit une bonne chose. Il s'était laissé aller, trop souvent, il avait fait des choses dont il n'était pas fier. Merde... Voilà qu'il se remémorait toutes ces soirées où il avait embarqué, homme ou femme dans sa suite pour leur faire dire ce qu'il avait besoin d'entendre. Est-ce qu'il pouvait décemment poser ses mains sur le corps de cet homme en face de lui. Lui, si beau, si doux, si gentil. N'était-ce pas le trahir ?

Pendant que ces pensées tourbillonnaient dans son esprit, il ne se concentrait pas sur le jeune homme. Trop prit dans une de ses réflexions dont il avait le secret. Les mots d'Irem cependant l'atteignirent, comme chaque fois qu'il était plongé dans ce genre d'introspection. Un sourire s'afficha sur le visage du généticien. Putain oui, jamais là où on l'attendait. Toutes ces journées passé à le chercher dans les couloirs de l'académie et finalement a abandonné, avant de le retrouver à l'endroit où il venait de s'asseoir. Toutes ces fois, où son regard avait tenté de l'atteindre sans jamais pouvoir et qui une fois résigné, avait réussis à le trouver. Comprenait-il ? En avait-il conscience ? Savait-il à quel point cet abruti ivre de vengeance avait cherché à s'échapper grâce à son aide, sans pour autant céder. Toutes ces personnes enlacer, toutes ces personnes dans son lit, en souhaitant que chaque fois, ce soit lui qu'il étreignait ? Non, personne n'en avait la moindre idée, parce que l'héritier des Holder était froid, distant. Il n'aimait personne et personne ne l'aimait. Il faisait tomber dans ses filets un monde entier pour le laisser ensuite sur le côté, une moitié brisée, l'autre contentée. Qui était-il derrière le masque, personne n'en savait rien et personne n'en saurait jamais rien, parce qu'au fond de lui, il restait ce gamin, abattu devant la dépouille de son frère. Il restait l'adolescent, abattu sur les tombes de sa famille. Depuis quand n'était-il pas aller les voir pour se confesser, pour s'excuser, pour leur promettre qu'il serait là pour les venger? Cela faisait trop longtemps, il s'était prit au jeu trop longtemps, bordel de merde et ce soir, il se rendait compte de ce qu'il voulait.

Alors que ce corps tellement bien dessiné qu'il pourrait être l’œuvre d'un émeraude se tenait devant lui, il entrevoyait ce que le destin pouvait lui donner de mieux : une nouvelle famille, avec lui. Enfin s'il le désirait, après tout, peut-être n'était-il qu'un contrat pour lui. Rien que cette pensée lui serra un peu plus le cœur. Merde, depuis quand était-il si sentimental ? Depuis quand laissait-il ses sentiments interférer dans ce qu'il avait à faire. Tout simplement depuis qu'il avait croisé le regard glacé de ce jeune homme. Depuis lors, il avait toujours tout remis en question et il se détestait par moment pour ça. Qui voudrait de lui ? Ouais, d'accord, il est beau gosse, il a du pognon, une situation tout à fait enviable au vu de ses résultats scolaire. Oh ouais, il fait la fierté des Holder tous les jours le jeune Kast. Tellement prometteur, tellement brillant, avec un intellect qui lui permet tellement de chose, mais au fond de lui, il n'est rien d'autre qu'une pauvre chose ronger par ses démons. Des démons qui pourraient très bien trouvé place chez les Sambre. Pourquoi... Pourquoi maintenant ? Pourquoi pas plus tard ? Parce que maintenant il avait quelque chose à quoi se raccrocher, il avait quelqu'un à qui se raccrocher et une possible promesse d'avenir. Mais s'il se trompait ? S'il se trompait totalement sur ce qu'il voyait d'Irem ? Ses mots, ses gestes, tous tendaient à lui montrer qu'il tenait à lui et pourtant, l'Ambre n'arrivait pas à y croire. Il n'arrivait à croire en rien depuis cette décision, il y avait de cela des années, celle qui l'avait amené à devenir ce type arrogant et manipulateur. Utilisant son corps autant que sa tête pour parvenir à ses fins, en cette soirée, devant le danseur, il se dégouttait profondément et viscéralement.

Il avait eu envie de se lever et de partir, il avait serré les poings pour repousser toutes ces pensées, morbides qui tournaient en boucle dans sa tête. Il refusait de faire du mal à Irem, pas lui, certainement pas lui. S'il y avait un dieu, il était franchement dégueulasse de se jouer de lui en ce moment même, parce que malgré toute sa volonté, il n'arrivait pas à se soustraire au jeune homme. Il voulait encore entendre sa voix merveilleusement mélodique susurrer à son oreille. Il voulait l'entendre lui dire des mots doux, l'entendre gémir lorsqu'il le prendrait. Il voulait sentir sous ses doigts cette peau douce et dorée pour ce moment mais qui restait cette peau d'albâtre qu'il avait tant toucher en rêve. Y laisser des marques pour montrer à quel point il lui appartenait, quitte à ce qu'elles soient permanente. Il voulait plonger son regard émeraude dans celui, froid, glacé d'Irem qui répandait tellement de chaleur. Dieu qu'il avait envie de pouvoir se perdre, dans son odeur, dans sa fraîcheur, dans sa douceur. Si le temps ne lui accordait qu'une soirée, pourquoi s'emmerdait-il à penser à toutes ces choses qu'il avait faite et qu'il laisserait tomber s'il devait aller plus loin avec Irem ? Peu lui importait les décisions futures, il avait de toute façon envie de lui, maintenant, de suite et partir pour le protéger n'était plus une option. Il n'y était pas parvenu quelques minutes auparavant et n'y parviendrait plus maintenant. Un instant, il sentit sa défaite, sa résignation et l'instant suivant, il n'en avait plus rien à foutre. Il repoussait ce genre de moment depuis bien trop longtemps, merde. Il le voulait, pour lui, rien que pour lui et c'est cet élan de possessivité qui lui fit prendre la décision de ne pas s'éloigner, d'en profiter, même s'il ne s'agissait que d'un moment, dans sa triste vie, il le chérirait au plus profond de son cœur, de son âme, à jamais.

Il sentit alors les pans de sa chemise s'ouvrirent et un sourire de pur bonheur et de pur douceur s'afficha sur son visage. Il suivait sa progression, répondant à ses gestes. Ses lèvres dans son cou le firent descendre un long frisson le long de sa colonne qui finit par se loger dans ses reins, exacerbant son envie, son désir de lui. Ses doigts, agile et doué qui parcourait sa peau le firent frémir d'autant plus. Il avait envie de plus, là maintenant, mais il le laissait faire. Il se laissait aller, comme jamais il ne l'avait fait avant. Il lui laissait les rênes, savourant les sensations qui le parcouraient à ce moment-là. Bon dieu, personne, jamais, n'avait réussit à faire réagir son corps de cette façon. Si délicat et en même temps si intense. Si joueur et finalement si intime. Chaque caresse, chaque sensation, il l'enregistrait, pour s'en souvenir pour plus tard, lorsqu'il serait seul, lorsqu'il l'aurait perdu. Pas ce genre de pensée, pour l'instant, il était avec lui. Et cette voix, cette sonorité qui vrillait sérieusement ses nerfs et mettait à rude épreuve son contrôle. Bordel de merde. Et au moment où il pensait ne plus pouvoir en supporter plus, il sentit le masque s'effriter, le sien, celui d'Irem, il put voir l'effet qu'il avait sur lui. Était-ce réel ? Mais il n'eut pas le temps de se poser la question que les dents du danseur vinrent mordiller sa mâchoire et finalement ses lèvres se perdirent sur les siennes. Il ne resta pas passif cette fois-ci, ce n'était pas possible, pas maintenant. Il posa doucement sa main sur la tête du jeune homme pour garder sa bouche près de la sienne, jouant avec sa langue, telle une bataille dans laquelle il n'y avait ni vainqueur, ni vaincu, un mélange de leur désir, de leur envie commune. L'autre main du généticien effleura la cuisse d'Irem, raffermit un instant sa prise et ramena le corps du danseur vers le sien. Il le fit s'asseoir sur ses jambes. Trop loin, Irem était encore trop loin. Mais soudain, il se rappela les paroles qu'il avait prononcer et à regret sépara ses lèvres des siennes.


« Je veux que tu sois toi. Montre toi tel que tu es, tel que toi tu le désire. »

Sa voix était rauque, bien plus qu'habituellement et ils n'avaient pas fais grand chose. Kast ne voulait pas d'un pantin, il ne voulait qu'Irem. Celui qu'il voit à l'académie, celui avec lequel il parle de temps en temps. Le jeune homme intelligent, doux, sensible. Celui qui a réveiller une partie de lui qu'il pensait morte. Il le veut lui et personne d'autre. Authentique, vrai. Il veut voir ses sentiments, voir s'il se fait des idées. Ses lèvres viennent doucement butiner les siennes alors qu'il approche le corps du danseur du sien. Si proche et pourtant encore si loin. Il pose l'une de ses mains dans le creux des reins du jeune homme, le rapprochant le plus possible de lui et continue avec douceur à goûter ses lèvres, les mordiller, avec douceur, avec envie, avec passion. Son souffle vient doucement effleurer ses lèvres, un peu plus court à chaque minutes qui passe. Il ne le touche pas encore, mais le fera dans très peu de temps, il le sait parfaitement, il sait qu'il n'aurait pas le contrôle durant longtemps, mais pour l'instant, il le savoure. Ses lèvres descendent dans sa gorge, trace un sillon de baiser le long de son cou et arrive doucement dans ce pavillon dans l'articulation de l'épaule. Il mordille, non il mord, avec le plus de douceur possible, mais pour laisser une marque. Il est à lui et à personne d'autre. Jamais, il ne veut le laisser à personne. Alors il revient vers la bouche du danseur pour faire taire ses appréhensions. Pas encore, pour l'instant, il est tout à lui, il l'a dit lui-même. Il lèche ses lèvres, demande l'entrée avec douceur et lorsqu'Irem lui cède, il vient coller ses lèvres contre les siennes. Il envahit sa bouche avec la sienne, fouillant, caressant de sa langue celle d'Irem. Il fait l'amour à sa bouche, comme il fera l'amour à son corps tout à l'heure. Il met tout ce qu'il a dans ce baiser, tout ce qu'il ressent, tout ce qu'il est.
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Messagepar Arès Vasilios » 13 Avr 2016, 00:11

Un coup de pied vole, venant briser la mâchoire de l'homme face à lui et lui pétant sûrement quelques dents au passage. Une traînée de sang éclabousse le sol de sa couleur rouge vermeil, l'homme frapper se retrouve face contre terre, entendant le crissement d'une paire de rangers qui soudainement se pose sur sa tête. D'un seul œil, il parvint encore à percevoir la silhouette au-dessus de lui. Un jeune homme tatoué, doté d'un regard bleu azuréen et d'un visage aux traits fins. Il s'appelle Arès, Arès Vasilios et il était l'un de ses employeurs en dehors de l'Onyx, mais désormais... Il lui doit de l'argent.

- Pour être honnête, ça m'ferait chier de prendre ta vie. Premièrement, parce que j'm'entends bien avec toi, t'sais... Hormis cette affaire de ruine où j'sais pas quoi... Avant ça, tu m'payais bien, très bien même. Et puis... Te livrer à la mort, c'est comme t'donner le repos éternel. Fin, t'vois, ces conneries du genre, fulmina Arès.

L'homme à terre avait peur, il savait que l'Onyx pouvait en finir avec lui, alors valait-il mieux pour lui qu'il ne dise rien. Arès retira son pied de sa tête et tourna autour de lui, comme un félin qui tourne autour de sa proie, l'observant sans un mot, dans un silence des plus mortels. Jusqu'à ce que des bruits de pas se fassent entendre. Quelqu'un d'autre arrivait, au beau milieu de la nuit, dans cet entrepôt vide et pratiquement en ruine. Un autre homme se présenta, dans l'ombre, on ne pouvait apercevoir son visage, mais Arès devinait qu'il était un autre membre de l'Onyx, il le savait, car nombres d'entres eux aimaient à venir ici en sa compagnie, histoire d'y organiser quelques petits combats de rue ou autres.

- Arès, il y a une fête qui se déroule au quartier des Rubis en c'moment même, tu devrais peut-être y faire un tour, notre matriarche est là bas.

Le grec laissa échapper un petit rire et se tourna vers son compatriote Onyx.

- J'vais aller y faire un petit tour... Avec c'gars là, avec sa bouille d'ange il pourra sûrement retirer les oursins qu'ont les Rubis dans leurs poches... Hein ? Allez, lève toi... Putain d'merde, un vrai sac à patates celui là !

Le deuxième Onyx laissa échapper un rire et laissa le pyromane en compagnie de sa victime du soir. L'homme à terre eu du mal à se relever, mais il le fit tant bien que mal, touchant les plaies sur son visage tout en remettant un peu d'ordre sur ses vêtements salis. Le grec se mit à rire et lui donna une bonne claque qui se voulait - presque amicale - dans le dos. Celui-ci faillit cracher ses tripes au sol et tomber par la même occasion, mais il réussit à garder l'équilibre.

Le grec se mit à rire en le voyant, même si son ancien employeur avait perdu sa fortune, il gardait toujours cette attitude snob qui avait tendance à facilement énerver le mage de feu. Mais là, il ne pouvait rien faire, il était en situation de faiblesse et Arès s'en amusait grandement. Comme si on avait mis entre ses mains un nouveau jouet bien distrayant.

- Allez l'ami, fait pas c'te tête, j't'emmène dans un endroit ou il y a plein d'gens friqués, ça t'plaît pas ?, lui demanda Arès, posant sa main sur son épaule tout en l'emmenant en dehors de l'entrepôt.
- C'est juste que je..., commença l'autre en balbutiant.


Arès le stoppa aussitôt, posant son index sur la bouche de son ancien employeur.

- Tututut... Minute. T'sais quoi, ferme là et soit juste beau, ça ira tout aussi bien, repris Arès en roulant des yeux.

Son ancien employeur ne dit rien, par peur de représailles et suivis donc Arès qui l'emmena en dehors du bâtiment. Le grec le conduit à sa chevrolet noir, lui faisant signe de l'accompagner et de grimper dedans et celui-ci l'écouta sagement. Arès démarra sa voiture noire en trombe, se mettant presque à ronronner de plaisir en entendant le moteur vrombir et il se tourna vers son invité.

- Tu veut que j'te dise... J'ai même pas d'foutu permis !, fit Arès en riant.

Le dit invité se mit soudainement à pâlir, d'un teint si livide qu'on aurait pu le prendre pour un mort. Il attacha aussitôt sa ceinture et s'accrocha fortement à celle-ci sous les rires du grec. Le pyromane démarra en trombe, accélérant comme un dingue dans certaines petites ruelles. Durant tout le long du trajet, l'ancien employeur d'Arès faillit croiser la mort à de nombreuses reprises et fut rassurer lorsqu'il vit au loin les éclats lumineux du quartier des Rubis, ils y étaient bientôt... Et plus jamais - si il avait la vie sauve durant cette soirée - il ne remonterais dans cette foutue voiture au chauffard diabolique, ou peut-être un brin suicidaire ? Allez savoir ce qu'il pouvait bien y avoir dans cette tête.

Quoi qu'il en soit, lorsque l'engin du diable se stoppa non loin d'un grand cabaret, il fut rassuré. Arès sortis le premier, accompagner de son invité et se dirigea les mains dans les poches en direction de la foule. Il connaissait cet endroit - à vrai dire, toute la population de Londres le connaissait - et y avais déjà été à plusieurs reprises. Il avait particulièrement aimer les lieux et en particulier sa régente aux courbes sulfureuses qui avait attisé son regard plus d'une fois.

Devant le cabaret se tenait un bon paquet de journaliste sur-excité à la vue de toutes ses célébrités qui débarquait les unes après les autres. Lorsqu'Arès passa devant eux, il leur offrit son plus beau doigt d'honneur et rentra, le sourire aux lèvres en compagnie de son ami livide et toujours aussi traumatisé par cette voiture dans laquelle ils avaient grimpés pour venir jusqu'ici.

Le grec contempla les lieux en sifflant, ce fut les plages de pierres précieuses qui marqua son intérêt, mais très vite il fut détourner par autre chose. Par une jeune femme qui se tenait là au beau milieu de la foule. Elle était d'une beauté éthérée, sa longue chevelure de neige redescendant en cascade sur ses épaules frêles et son regard, sans aucunes pupilles, était comme les miroirs de son âme, semblant dénué de toute trace d'impureté. Il eu une pensée pour sa soeur Cassiopée et fronça aussitôt les sourcils, tentant d'échapper à ces malheureux souvenirs. Puis elle se tourna et il eu alors une vue imprenable sur sa cambrure, son dos nu, laissant à imaginer des promesses de nuit déroutantes aux creux de ses reins.

Arès su alors qu'elle allait être la distraction de sa soirée. Il se tourna vers son invité et pointa discrètement du doigt la jeune fille qui semblait l'avoir conquis, il lui demanda alors de lui ramener son médaillon autour de son cou et de le remplacer par un autre pour qu'elle ne se doute de rien. Le bijoux qu'elle portait allait sûrement pouvoir lui rapporter gros.

L'homme ne se fit pas prier et alla donc immédiatement s'affairer, bien qu'un peu réticent à cette idée. Mais il ne voulait pas mourir, certainement pas ce soir au beau milieu de cette foule, il le fît donc. Le pyromane alla s'installer à l'un des buffets, goûtant quelques mets délicieux tout en observant toute la petite bourgeoisie et il repéra du coin de l'oeil Artyom, l'un de ses camarades de l'Onyx, il se mit à rire en le voyant faire. Indélicat et déjanter, c'est ce qu'il avait aimé chez lui lorsqu'ils s'étaient rencontrés au quartiers des Onyx, quelques mois plus tôt.

Quelques minutes plus tard, son invité lui ramena donc le fameux médaillon et Arès, fier de lui, lui laissa la soirée afin qu'il puisse lui remettre l'argent qu'il lui devait. Il le congédia et s'approcha donc de la demoiselle qui semblait avoir perdu tout repère à présent. Quelque chose n'allait pas... Comme si elle... Était aveugle ? Presque à quelques mètres d'elle, il la voyait presque chuter au sol, mais se précipita vers elle pour la retenir, la prenant dans ses bras.

Il se mit à lui faire un sourire enjôleur et en profita pour coller son corps frêle, fragile, semblant fait de porcelaine, au sien. Ses mains touchant la douceur de la peau de son dos nu.

- Et bien... On a trop abusé de l'alcool ma jolie ? Un peu plus et t'allais t'ramasser sur l'sol comme une crêpe.
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Messagepar Caithleen » 13 Avr 2016, 12:06

Soutenue par les bras puissants de l’inconnu, elle fut remise sur pieds, enveloppée dans une étreinte virile alors qu’elle tentait péniblement d’expliquer la raison de sa panique. Un frôlement dans son dos offert aux caresse la fit frissonner toute entière alors qu’elle levait les yeux vers cet homme qui en cet instant la tenait à sa merci.

Pour qui n’a jamais croisé le regard de Caithleen, l’expérience peut être déroutante. Grands miroirs vide de regard et de pupilles, ses yeux reflétaient étrangement la lumière autour d’elle. Habituellement, ils se paraient de couleurs laiteuses leur conférant un scintillement opalin. Mais dans l’ambiance faste et clinquante du Cabaret de Rubis, c’étaient milles lueurs d’or de de pierres précieuses qui s’y mêlaient, leur conférant un charme hypnotisant.

Il lui parla, et étrangement, cela lui permis de reprendre pied. Cette voix insolente, presque rude... Un Onyx, elle aurait parié la dessus. Elle se redressa, retrouvant sa contenance, et alors qu’elle levait le visage vers lui pour pouvoir lui répondre, elle mésestima la distance les séparant, et leurs lèvres se frôlèrent. Oh, à peine, même pas un contact, mais ce fut suffisant pour qu’elle ait un aperçu plus poussé du parfum du jeune homme. Une odeur de musc typiquement masculine, mêlée à une fragrance de sang et de cendres... Quelque chose lui paraissant suffisamment dangereux et excitant pour éveiller son intérêt. De plus, le fait que cet étrange jeune homme de l’Onyx se trouve près d’elle au moment ou elle perdait son précieux catalyseur lui paraissait un peu gros pour être attribué aux frasques du hasard. Autant du fait de ses dons de sorcière que de sa cécité, la demoiselle était dotée d’un instinct assez surprenant. Et elle en était presque certaine, cet homme possédait ce qu’elle recherchait.

- Comme une crêpe... Quelle charmante métaphore, déclara-t-elle avec un rire charmant. Malheureusement, je crains que ma chute n’aie rien à voir avec l’ivresse.

Elle n’avait que très peu bu, trop consciente de l’effet désastreux qu’avait l’alcool sur ses sens déjà amoindris. Défaisant la chaîne du bijou substitué au sien, elle le passa autour du cou de celui qui la tenait dans ses bras, rapprochant délicieusement son corps du sien dans le même mouvement, attardant un instant ses mains dans son cou, suivant la ligne de sa clavicule avant de s’éloigner.

- Voyez-vous, je ne doute pas que cette breloque soit très jolie, mais le fait est que je tiens bien plus à mon catalyseur. Sans lui, je suis encore plus aveugle que je ne le suis déjà.


Elle se mordilla la lèvre inférieure de frustration, tout en sachant l’effet que cette mimique pouvait avoir sur la gente masculine. La Courtisane était loin d’avoir l’innocence et la pureté qu’on pouvait lui attribuer en la regardant de prime abord. Elle appartenait à la Maison des Plaisirs d’Opale, et depuis longtemps déjà, vendait les faveurs de son corps. Désir, plaisir et jouissance dans de fiévreuses étreintes, voilà qui peuplait ses nuits. Elle n’avait pas de scrupule à jouer de ses charmes pour obtenir ce qu’elle désirait. Ainsi étaient les règles du jeu dans cette cité.

Mais elle ne souhaitait pas uniquement retrouver son catalyseur. Et elle savait bien que l’Onyx, face à elle, ne le lui restituerai pas simplement pour ses beaux yeux. Encore une fois, elle trembla un instant. Non pas de peur, mais d’excitation. C’était cela, tout cela qu’elle cherchait en venant se perdre dans la nuit de la Reine de Rubis. Ces sensations intenses qui ‘envahissaient toute entière, la faisaient se sentir en vie plus que jamais. Et elle ne doutait pas que l’Onyx pouvait lui offrir bien de nouvelles sensations...

Autour d’eux, les murmures de la foule ne cessaient pas, conversations plus ou moins marquées des groupes d’invités les entourant ou soupirs ébahis devant le spectacle des danseuses se déhanchant sur scène que Caithleen ne pouvait, malheureusement plus voir. Elle était plus démunie qu’elle ne voulait bien l’admettre. Car si elle s’était remarquablement bien adaptée à sa cécité, cela ne faisait pas encore suffisamment d’année qu’elle était plongée dans le nuit pour pouvoir s’y déplacer aisément sans aucune aide et sans crainte. Elle se reposait énormément sur son catalyseur et sur son don de double vue pour se repérer dans l’espace, et encore plus au sein d’une foule telle que celle qui habitait le lieu de festivités d’aujourd’hui.

Un sourire, mi malicieux mi enjôleur vint habiller ses lèvres rosée alors qu’elle se hissait sur la pointe des pieds. Une de ses mains se glissa sur sa nuque, l’incitant à se pencher légèrement pour que les lèvres de la demoiselle puissent atteindre son oreille et y distiller ses paroles enchanteresses.

- Pourquoi ne pas faire connaissance dans un lieu plus... Intime? Votre jeu a l’air amusant, et je souhaiterai vraiment voir votre visage...


«Mais j’ai besoin de mon catalyseur pour cela», sous entendait-elle. Ses paroles étaient toutefois pleines de promesses, et son regard... Bien plus encore.
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Messagepar Arès Vasilios » 13 Avr 2016, 15:10

La peau de son dos était douce, il s'amusait à y faire glisser ses doigts comme un pianiste l'aurait fait sur son instrument, caressant la parcelle de sa peau nue. Et alors son regard bleu croisa le sien. Il pouvait y apercevoir le reflet des pierres précieuses illuminant son regard de milles feux, tel un phare à travers une nuit dense et sombre, ce regard aux pupilles vides était empreint d'une lumière hypnotisante. Leurs lèvres se frôlèrent dans un geste des plus délicats et sûrement fait inconsciemment puisque la jeune demoiselle semblait être aveugle.

Mais cela eut un effet des plus ravageur sur Arès qui se mit presque à ronronner intérieurement en affirmant sa prise sur le dos de la jeune femme à la beauté éthérée. Il se mit à étirer un sourire sur ses lèvres à sa remarque, sa voix cristalline se portant à ses oreilles comme l'aurait fait une douce mélodie. Il la relâcha lorsqu'il la vit poser le médaillon que son invité avait remplacer sur le cou de la belle, sur son propre cou. Il apprécia le contact ses fines mains se perdre au creux de la naissance de son torse et écouta le reste de ses paroles.

Ses yeux s'agrandirent de surprise lorsqu'il l'entendit dire qu'elle avait perdue son catalyseur et compris dés lors qu'il possédait l'objet qu'elle recherchait. Lui qui pensait que ce n'était qu'un simple bijoux de grande valeur, visiblement il avait mis la main sur quelque chose de plus rare encore. Sa source de pouvoir, amusé il se mit à tourner autour d'elle en l'observant. Se disant qu'à présent il avait bien plus de pouvoir sur elle qu'il n'aurait pu l'imaginer. Mais elle semblait avoir deviner qu'il possédait ce fameux objet qui lui était précieux.

Il regarda un instant ses lèvres qu'elle mordit et s'imagina les dévorés des siennes avec une passion ardente, un brasier enflammé qui commençait petit à petit à se réveiller au creux de ses reins. Il continua à tourner autour d'elle, l'observant sans aucun scrupule de haut en bas comme pour apprécier cette nouvelle distraction qui trouvait beaucoup à son goût. Il se voyait déjà parcourir ce corps à la peau douce et aux courbes sensuelles, appréciant chaque coin et recoin de chaque parcelle de sa chair.

Il attrapa l'une de ses mèches de cheveux blanches et en huma son odeur en fermant les yeux un instant, appréciant la fragrance purement féminine qui s'en échappait. Puis il la relâcha, son regard fiévreux parcourant encore ce corps jeune et vif sur lequel il voulait y faire rouler ses doigts pour l'apprécier sous tous les angles de vues.

Il s'arrêta alors un instant en la voyant se rapprocher de lui et se baissa pour qu'elle puisse lui murmurer ses paroles alléchantes à l'oreille. Il ferma ses yeux en l'écoutant, laissant échapper un grognement guttural à ces paroles enivrantes. Elle était douée, il devait se l'avouer. Et semblait beaucoup moins pure qu'il ne l'aurait pensé. Peut-être était-elle une courtisane ? Elle savait se servir de ces paroles pour le subjuguer et son corps n'était que tentation, elle le savait et en avait bien conscience en allumant ainsi le grec.

Il appréciait ce jeu qui s'était formé entre eux en l'espace de quelques secondes et elle savait pour le catalyseur, il n'avait plus rien à cacher désormais. Il se remis donc à tourner autour d'elle, s'arrêtant derrière elle et repoussa ses cheveux sur un des côtés de son épaule avant de sortir le médaillon de sa poche. Il fit glisser l'aiguë-marine froide le long de la colonne vertébrale de la charmante courtisane, lentement, cherchant presque à la faire languir tout en se mordant la lèvre inférieure dans un sourire enjôleur.

Puis il remis le bijoux dans sa poche, avant de se baisser près de son oreille.

- C'est ça... Qu'tu cherche ? Dans ce cas, il va falloir v'nir le chercher ma belle, murmura-t-il.

Il lécha l'arrière de son oreille, en y traçant un sillon brûlant et se recula en attrapant ses petits doigts entre les siens, la guidant à travers la foule, attrapant au passage quelques coupes de champagne sur les plateaux de quelques serveurs. Puis enfin il s'arrêta plus loin en sa compagnie, dans un couloir sombre du cabaret. Lâchant sa main pour se reculer dans l'ombre, un grand sourire au bord des lèvres.

- Allez ma jolie, il va falloir m'trouver si tu veut récupérer ton catalyseur.

Il aimait réellement cette situation et le pouvoir qu'il avait sur la jeune femme. Il aurait pu la faire tourner encore plus en bourrique s'il le voulait et la laisser au beau milieu de la foule, mais c'était bien plus intéressant de l'avoir près d'elle pour mieux l'observer.

- T'est dans le noir l'plus complet, en compagnie d'un homme dont tu n'sais pratiquement rien... Qui sait c'qu'il peut arriver maintenant ? J'pourrais peut-être te dévorer... Toute crue, dit-il dans un rire.
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Messagepar Caithleen » 13 Avr 2016, 16:55

Elle savait que son petit jeu avait de l’effet sur cet homme. Elle le sentait se tendre sous ses gestes, ses soupirs et ses paroles qu’elle murmurait à son oreille. Et elle senti aussi qu’elle avait visé juste à propos de son catalyseur au léger mouvement de recul qu’il avait eut à ses mots, marquant sa surprise. Surprise d’avoir trouvé un objet bien plus précieux que ce qu’il avait envisagé, probablement.

Mais cela serait mentir d’affirmer qu’elle même était indifférente à cet homme. Lentement mais sûrement, il faisait monter une vague brûlante en elle, naissant au creux de ses hanches pour envahir tout son corps. Ses doigts dans son dos, parcourant la peau offerte, tout comme ce moment où il se sépara d’elle, décrivant des cercles autour d’elle comme un prédateur. Car elle avait conscience d’être sa proie. Oh, une proie bien plus consentante que d’autre, il était vrai. Presque douloureusement, elle sentait le regard qu’il posait sur elle. Calculateur, mais aussi empreint d’un désir qui la brûlait presque. Mais elle ne chercha nullement à se dérober à cette longue observation, bien au contraire. Laissant gracieusement retomber ses bras le long de son corps frêle, elle s’y offrit, le laissant la contempler de tout son saoul. Elle tressailli en sentant ses doigts frôler son visage alors qu’ils s’emparaient d’une mèche de son immaculée chevelure.

Il fut aussi réceptif qu’elle l’avait espéré en murmurant sensuellement à son oreille, plongeant sans hésiter dans le jeu qu’elle lui offrait. Il repris sa ronde prédatrice autour d’elle, se rapprochant dangereusement à chaque cercle décrit, avant de finalement la toucher, la faisant frémir tant elle avait attendu ce contact. Dans une cascade souple et argentée, sa chevelure fur ramenée devant une de ses épaules, dégageant son dos déjà peu couvert à la merci d’Arès. Elle entendit un cliquètement familier, suivi d’un contact dans son dos qui l’était encore plus, la faisant se cambrer légèrement, donnant à sa chute de reins une courbure à se damner.

Mais Caithleen était vive et opportuniste. Sans vergogne, elle saisit l’occasion que lui offrait l’Onyx. Au contact de sa peau, elle pouvait utiliser son catalyseur. Celui ci s’illumina d’une subtile lueur bleue prenant naissance dans l’aiguë marine alors que l’Oracle pouvait enfin voir. Oh, ce fut furtif, mais elle entraperçu celui qui la tourmentait un bref instant, et ce qu’elle fit était loin de lui déplaire. Elle fut même déçue de ne pas pouvoir observer plus longtemps, fascinée qu’elle était pas l’encre dessinant un paysage sur la peau de son interlocuteur. Et ses yeux... Ce bleu perçant était hypnotisant, et un instant, la demoiselle se félicita d’y être insensible. Avant de songer qu’elle serait bien tombée dans ce charme là également...

Et ce fut à son tour de distiller son poison à l’oreille de Caithleen, qui se mordilla une fois de plus la lèvre inférieure en sentant la chaleur de sa langue contre sa nuque, réprimant un sourire amusé.

- Avec plaisir.

Sans aucune résistance, elle se laissa entraîner, sa main fine noyée dans sa poigne, immense en comparaison. Gracieuse, elle se laissa guider, son rythme cardiaque augmentant alors qu’elle entendait le tintement de flûtes de champagne qu’on attrapait à la volée sur un plateau, puis le bruissement de la foule s’estomper au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient. Puis soudain, elle perdit prise, laissée à elle même dans ce corridor désert.

Elle s’immobilisa, attendant un signe que le bel éphèbe était toujours là, ce qui ne se fit pas attendre. C’était une invitation à le trouver, à le rejoindre. Mais guidée par le son de sa voix, dans ce corridor où personne ni rien ne pouvait lui faire obstacle, il lui était plutôt facile de se rendre jusqu’à lui. Sans se tromper, ses pas se dirigèrent vers lui.

- Mais être dans le noir en compagnie de parfaits inconnus, c’est mon quotidien, mon bel ami...


Prenant tout son temps, elle se dirigea vers lui de sa démarche gracieux, le laissant observer le doux balancement de ses hanches à son loisir jusqu’à ce qu’elle se tienne face à lui, tout près. Tendant une main devant elle, elle la posa sur son torse, avant de lentement suivre la courbe de son épaule, puis la ligne de son bras, pour enfin poser sa main sur la sienne, renfermant une des coupes de champagne pour le lui subtiliser d’un air mutin, la portant sensuellement à ses lèvres pour en boire une gorgée. Puis, tout naturellement, elle la remis dans sa main, ne voulant pas s’en encombrer.

- Peut être que je n’attends que ça...? D’être dévorée ?

De nouveau, elle se coula contre lui, plus un frôlement qu’un véritable contact. Une invitation, une tentation destinée à le rendre fou de désir... Lentement, elle s’amusa de nouveau à suivre certaines lignes de son corps du bout des doigts, s’attardant tout particulièrement sur sa clavicule et sur l’arête de son menton. Elle leva son doux visage vers le sien, ses lèvres ouvertes presque offertes. Elle lui laissait encore une fois l’initiative, la satisfaction de la dominer.
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Messagepar Le Conseil des Neuf » 14 Avr 2016, 22:35

Irem Frostfound

"Envoûter les âmes d'un pas de danse, de la puissance d'un corps, de la beauté d'un mouvement... D'une beauté irréelle espiègle et fugace qui irradie sur la scène du Cabaret"

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Il y avait dans ce baiser bien plus que dans tous les autres. Et Irem le sentait bien. Il était danseur au cabaret. Il voyait passer des hommes, des femmes, il voyait des gens s’embrasser, on l’embrassait lui aussi parfois. Il sentait tout un tas de choses, voyaient tout un tas de chose. Mais jamais il n’avait ressenti cela. Jamais il n’avait ressenti cela. De la douceur, de la tendresse, de la passion, quelque chose qui allait encore au-delà de tout cela. Cette même chose qu’il avait vu lorsqu’il avait sondé le regard du généticien pour la première fois. Un subtil équilibre entre colère, regrets, amusement, et masque. Un mélange empli d’émotion et d’autres choses qu’il avait du mal à comprendre, dont il ne pouvait que préssentir les sens. Mais cela lui plaisait. Evidemment que cela lui plaisait, depuis le temps qu’il attendait cela… Il ne pouvait que profiter de l’instant et répondre au baiser. Répondre au baiser encore et encore. Dévorer ses lèvres, sa langue, dévorer son corps, l’apprendre par cœur, le découvrir. Et tant pis si cela ne devait durer qu’une soirée. Mais Irem ferait en sorte que cela soit plus. Il en voulait plus. Et tout ce qu’il sentait, tous les signaux qu’il lisait en Kast lui soufflait qu’il n’était pas le seul. Assis sur les jambes du jeune homme, il n’eut aucune difficulté à passer ses jambes de part et d’autre de celles de jeune homme pour se retrouver à califourchon sur lui. Ses jambes, ses cuisses musclées, pliées, enserraient celle de l’homme, les touchaient, laissant des traces dorées sur son pantalon bleu nuit. Aussi sombre que la nuit alors que lui était d’ordinaire aussi clair que la glace… Le contraste était fort, il était saisissant et il était hypnotisant.

Il y avait dans ce baiser quelque chose qui poussait Irem au-delà de tout ce qu’il connaissait. De tout ce qu’il avait toujours connu. Son corps s’embrasait, son cœur s’affolait au contact de la peau de Kast. Un simple regard de lui, ce regard tellement particulier ces émeraudes caressantes, suffisait à l’enflammer. Sa peau, d’ordinaire glacée aussi calme que la surface des mers du nord jamais troublée dans leur éternel sommeil, se hérissait de centaines de petites vagues de chair de poule, de désir, de chaleur. La glace semblait fondre. Le simple fait de sentir ses lèvres survoler les siennes lui faisait perdre sa raison pourtant si vaillante d’ordinaire. Le simple fait de sentir son souffle sur sa peau lui faisait perdre son calme olympien. Et le séraphin de glace, en cet instant devenait brûlant, honorant cette chaude couleur doré dont il s’était paré pour l’occasion, tel un volcan d’or liquide, d’or en fusion qui glissait sur le corps du jeune homme dont il avait tant de fois rêvé la présence. Et alors que Kast ne réclamait que lui, sa véritable personnalité, l’ombre d’un sourire se dessina sur ses lèvres. Joueur. S’il était calme et intelligent, patient et mesuré, il n’en gardait une partie d’âme mutine, espiègle, égale à celle de sa sœur. Et il avait envie de continuer à voir le masque de glace se fissurer, fondre sous les doigts du brun aux yeux d’émeraude. Alors aussi chaudement qu’il avait commencé, il commença glisser contre lui, ondulant torse contre celui dénudé de son âme sœur, bassin contre bassin, cuisses contre cuisses. Le danseur était léger, frôlant son corps, continuant de l’embrasser sans peser. Il n’y avait rien de lourd alors que l’ensemble de sa carrure aurait laissé présager un certain poids. Non, le danseur était souple, léger comme un courant d’air, comme une brise glacée. Enfin… Il n’y avait plus de lui que la glace d’un souvenir en cet instant. Et lorsque Kast le mordit, pour laisser une marque, signe d’une possessivité qu’Irem ne pouvait qu’apprécier, il laissa échapper un glapissement mêlé d’un gémissement. De plaisir. De désir.

Combien de temps s’était-il écoulé depuis que le rideau s’était refermé ? Une minute ? Une heure ? Irem aurait bien était incapable de le dire. Il n’entendait plus la musique, il n’entendait plus les rumeurs des conversations, les exclamations médusées, impressionnées. Il n’entendait plus les pas de danse sur la scène, le grincement léger des planches qu’il affectionnait tant non… Il n’entendait que les soupirs, les râles de Kast… Il ne sentait plus l’odeur des huiles sur son corps ni l’odeur des liens de soie qu’il avait manipulé. Il ne sentait plus l’odeur du cirage glissé sur le parquet et les doux parfums, subtils et gracieux qu’on imprégnait sur les rideaux. Il ne sentait que l’odeur de la peau offerte, enivrante, entêtante. Il ne voyait plus que lui, ses yeux, ses lèvres, son torse, il détaillait chaque partie de ce corps qu’il découvrait. Il en avait même oublié son numéro. Le clou du spectacle. Il ne s’en souciait plus. Ce soir, son numéro était là. Le plus grand de tous ? Un jeu d’acteur danseur aussi impressionnant que séduisant ? Non… Il y avait de l’authenticité, il y avait de la sincérité. Irem ne pouvait pas mentir en sentiment… Pas pour ces sentiments-là. Pour pour lui. Même son corps refusait de coopérer. Il s’encastrait à celui de Kast comme s’il en était une extension. Il glissait contre celui de Kast comme s’il avait été la plus douce des tentations. Tentation à laquelle il n’allait pas tarder à céder complètement. Et plus les secondes s’écoulaient, plus les battements de son cœur s’accéléraient, plus il s’abandonnait au généticien.

Et finalement il glissa ses doigts jusqu’à ouvrir son pantalon. Avec talent et légèreté, il finit de dévêtir l’invité de Clair. Il le voulait nu, il voulait l’admirer, il voulait le toucher, partout, le goûter. Et il y passerait le temps qu’il faudrait. Il était prêt à tout oublier pour avoir cette chance. Alors qu’il achevait sa tâche, il glissa ses mains le long des jambes de l’héritier, suivant la courbe gracieuse de ses mollets, glissant sur l’intérieur de ses genoux pour remonter le long de ses cuisses jusqu’à pouvoir glisser sa langue sur l’intérieur de celle-ci. Joueur, mutin. Avant de glisser sa langue sur sa verge, épousant toute sa surface, découvrant son tracé de veine déjà gonflé. Il s'y attarda, s'en amusant de sa langue habile et câline, de ses dents mutines glissant sur la peau de son sexe qu'il voulait sentir se gonfler. Oh ça oui... Il voulait le voir se dresser, dur, témoignant de la chaleur qu'il ressentait, de ce qu'il voulait. Il voulait que Kast le désire, le réclame, le supplie... Alors il s'amusait de lui, sans le prendre entre ses lèvres, car il voulait l'entendre gémir, encore et encore. Il continua ainsi, il redressa son visage vers lui, ainsi que sa langue, au creux de son ventre, jusqu’à son torse pour venir fondre à nouveau sur ses lèvres pour les happer, les mordiller, de plus en plus fort, avant de glisser ses mains dans son dos pour y laisser des traces de griffes acérées, le marquant comme quelques instants plus tôt il l’avait fait lui aussi.
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Messagepar Arès Vasilios » 14 Avr 2016, 22:45

Il la voyait, marcher dans le noir, totalement aveugle et à sa merci. Tenant deux coupes dans une main et une dans l'autre, il se mit à sourire en la voyant qui avançait petit à petit vers lui. Et sa phrase confirma sa pensée plus tôt, alors elle était vraiment une courtisane. Une femme née pour plaire et séduire les hommes, tel qu'il l'était maintenant face à elle. Il avait autant d'emprise sur elle, qu'elle en avait sur lui grâce à ses charmes mutins et sensuels. Son regard se perdit un instant sur son déhanché qui ne faisait qu'agrandir son désir.

Il frissonna un peu au contact de sa main sur son torse, il avait envie de lâcher ces coupes et de la prendre ici, contre ce foutu mur, la laisser haletante de désir, jusqu'à ce qu'un seul mot ne franchisse ses lèvres, son nom. Mais il avait envie pour une fois de se laisser guider à ce jeu, petit à petit, laisser cette tension enflammée prendre le pas sur les deux jusqu'à ce qu'ils craquent, l'un et l'autre. Il la vit donc glisser sa main jusqu'à l'une des coupes de champagnes et observa ses lèvres rosées, pulpeuses, boire l'alcool enivrant ses sens.

Il attrapa la coupe et en bu totalement le liquide avant de finalement la jeter au sol quelques mètres plus loin, comme si de rien n'était. Il la regarda faire, appréciant ses caresses à tel point qu'il se demandait encore comment il pouvait se retenir. Jamais il n'avait fait preuve d'un tel sang-froid et il s'en félicitait intérieurement de ne pas avoir céder jusque là. Mais lorsqu'il vit à nouveau sa belle bouche pulpeuse se tendre vers lui, quémandant presque un baiser, il fit glisser sa deuxième coupe à ses lèvres.

Attrapant l'alcool dans sa bouche sans pour autant le boire. Il rapprocha ses lèvres près de la belle et l'embrassa, lui faisant boire à la fois le nectar qui se déversait entre leurs deux bouches. Il mélangea sa langue à la sienne dans un ballet des plus torrides. Dévorant ses lèvres et buvant le champagne, avant de finalement se reculer en se pourléchant les lèvres, tel l'aurait fait un félin.

Il versa le reste du liquide de la coupe près du cou de la demoiselle, observant un instant les gouttes se faufiler à travers ses vêtements. Il aurait aimé être à la place de cette goutte, se glisser avec autant de facilité sur cette peau de porcelaine. Puis finalement il se dirigea vers son cou, léchant le liquide et caressant sa peau de sa langue en y traçant des sillons brûlants, comme s'il voulait poser sa marque sur elle. Incendier son corps de part en part, faire en sorte qu'elle soit totalement offerte à lui.

Il la mordilla légèrement et lui fit à nouveau face, le souffle court et le regard fiévreux. Un grognement sourd lui échappa et il jeta les coupes au sol dans un geste brusque avant de coller son grand corps à celui de la demoiselle. La plaquant contre l'un des murs du couloir sombre pour venir à nouveau dévorer ses lèvres, moins doux cette fois-ci, seulement guidé par une passion ardente purement instinctive, tel un animal, un félin assoiffé de ses lèvres tentatrices.

Il lâcha finalement ses lèvres, le temps de reprendre son souffle et laissa ses mains glisser le long des hanches de la belle, les palpant avec envie. Toujours montant plus haut, ses deux mains caressèrent alors la dune de ses seins à travers ses vêtements de soie. Il se mit à sourire en touchant leurs courbes sulfureuses, il avait comme une envie soudaine de lui arracher cette robe.

- J'espère qu'tu tiens pas à ces vêtements..., murmura-t-il d'une voix rauque.
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Messagepar Kast Holder » 15 Avr 2016, 20:46

Le monde semble avoir sombrer autour d'eux. Il n'y a rien de plus intéressant que ce genre de silence, ou seul leurs respirations, leurs gémissements, leurs halètements font offfice de musique, incessante, intransigeante, faisant montrer le désir, par un crescendo de notes, toutes plus intenses les unes que les autres. Il aime ces sons, il aime ce que cela lui apporte. Cette intimité, cette impression qu'il n'y a plus que lui et Irem. Juste eux deux, comme dans ses rêves les plus fous, rien de plus, rien de moins que leur deux corps, leur deux âmes, liées l'une à l'autre par ce fil invisible, impossible à couper et qui est apparu dés les premiers regards. Est-ce un rêve ? Parce que si c'est les cas, inutile de venir le réveiller. Il ne veut pas, il ne veut plus que rêver de lui. De son corps, collé au sien. De ce besoin de l'avoir près de lui. De ce désir de le sentir, brûlant, offert, tel un cadeau que le destin s'est amusé à mettre sur son chemin. Peut-il seulement l'accepter ? Est-il à même de lui montrer toute l'étendu de ce qu'il représente pour lui ? Un sourire, doux, brûlant de sentiments se dessine sur ses lèvres. Pour ce moment, même s'il ne s'agit que d'un rêve, il donnera tout. Ce qu'il a, ce qu'il ressent, ce qu'il est. Cette nuit, est la nuit de sa rédemption. Celle qui lui permet de s'ouvrir à l'homme qui a conquit son cœur et son âme sans qu'il ne le sache réellement. Celle où la carapace de glace cède sous les assauts, patient, désirable de ce corps magnifique qui a entre ses mains.

Ce baiser, qui continue encore et toujours. Ce baiser, qu'il veut rendre inoubliable. Ce baiser, pressant, aguichant, bestial, mais si doux, est la symphonie qu'il a envie de donner au danseur. Par lui, il se dévoile, se met à vif, se rend vulnérable. Jamais, il ne l'a fait. Avec personne il ne l'aurait fait. Mais Irem avait le droit. Il avait le droit de savoir, de se rendre compte de tout ce que le généticien ne dit pas, retranché derrière les murs de la vengeance qu'il s'est promis de mener à terme. Il a le droit de savoir que malgré tout ce qu'il fait, malgré les nombreuses personnes qui passent entre ses mains, il est et sera le seul à le voir tel qu'il est. Vulnérable, amoureux. Car en cet instant, en cette soirée, c'est ce qu'il est. Assez de faux semblant, assez de masque, assez de jeux. Il est juste Kast, celui qui enfant rêvait de voir sa mère en sécurité. Celui qui enfant souffrait du manque de présence de son frère. Celui qui adolescent avait tout perdu. Celui qui s'est forgé, encore et toujours sur les ruines et les corps que son père laissait derrière lui. Celui qui a croisé son regard la première fois et qui a de suite était attiré par la lueur d'intelligence qui y brillait. Il avait envie de voir sa peau d'albâtre, de la toucher, de sentir son odeur au delà des artifices. Il veut graver ce jour dans sa mémoire. S'il ne doit y avoir qu'une seule fois, une unique fois -cette idée lui brise le cœur-, alors, il veut tout connaître, tout imprégner dans son regard. Il veut connaître chaque courbe de son corps, chaque muscle, chaque centimètres de sa peau. Il le veut, que dire de plus.

Alors, il donne ce qu'il a. l'embrassant sans se donner la peine de se refréné. L'une de ses mains caresse avec douceur la cuisse du danseur, la parcourt d'une main amoureuse, cherchant à satisfaire une envie trop longtemps refoulé. Peut importe le doré qui se dépose sur ses vêtements, peu importe qu'il se retrouve nu. Tout cela n'a pas d'importance, de toute façon il préfère être nu, sentir la peau du jeune homme directement sur la sienne. Mais il n'a pas réellement le temps de le faire que déjà Irem se décide. Il coupe leur baiser. Le souffle de Kast est court, il en veut plus, toujours plus. Il voulait continuer cela, ce baiser, si intense, si vivifiant, mais la suite promet d'être intéressante, surtout que les mains d'Irem, agile, experte en vienne à s'occuper de son pantalon. Il laisse faire, ne le quitte pas des yeux. Son regard émeraude brûle tant qu'il ne serait pas étonné que le doré de la peau du danseur fonde pour dévoilé sa peau, si magnifique, si magique. Une fois libéré de ce carcan qu'était devenu son pantalon, il se sent plus libre, plus tranquille. Il sent Irem, peau contre peau, il a l'impression que son désir suinte à travers sa peau et se transmet au jeune homme. Il veut tellement tout lui donner, tout ce qu'il est possible de donner en une soirée. Et il sent sa langue, douceur, humide, taquine. Sa respiration se raccourcit à chaque instant, à chaque caresse, à chaque centimètre de peau conquit.

Et puis il le sent. Sa langue sur son sexe. Un gémissement lui échappe. Si envoûtant, si délicieux, il ne peut pas dégager son regard de celui qui lui donne tant de plaisir. Plaisir qui se voit à sa verge qui durcit, s'érige et se dresse entre eux. Lui montrant l'effet qu'il a sur lui. Ce mec, c'est un véritable aphrodisiaque. Un de ceux qu'on n'a pas besoin d'avaler. Il suffit de sa présence pour qu'il le mette en émois. Bordel de merde.... Et les caresses continuent, expertes. Il ressent son homme remonter vers lui, le regarde toujours. Combien de personnes l'ont regardés de cette façon ? Combien de personnes l'ont possédés de la façon dont il voulait le posséder ? Une bouffée de jalousie le frappe de plein fouet et lorsque les lèvres d'Irem rejoignent une nouvelle fois les siennes, il les prend, les mordille avec un besoin de possessivité dévorant. Il n'y a pas de douceur dans ce baiser, il veut marquer son territoire, lui montrer que personne d'autre que lui ne peut le satisfaire aussi bien que lui. Bordel, il veut tellement être le seul, qu'il en oubli parfois le métier de ce mec. Il ne veut pas lui faire de mal, aussi se calme t-il, se contentant de l'embrasser avec chaleur, avec douceur, réveillant ses envies enfouies et puis, n'y tenant plus, il inverse leur position. Laissant alors Irem assit à sa place. Maintenant qu'il est nu, que plus aucune barrière ne les retient, s'est à son tour de le goûter. Il léche ses lèvres, avec tendresse. Embrasse son nez d'un doux baiser. Son regard se braque un instant dans celui de cet homme qui pour cette soirée au moins est sien et il commence son voyage.

Par sa mâchoire en premier, sur laquelle il dépose des petits baisers, mordillant son menton pour lui faire lever la tête, la gorge ainsi offerte. Il descend avec une lenteur précautionneuse et douceur infinie, effleurant son cou de baiser, toujours plus nombreux, toujours plus rapprochés. Quelques coups de langues passent par-ci, par-là, pour le goûter, parce que ce soir, cette peau lui appartient. Il veut graver son goût, sur sa langue, dans sa tête. Il arrive sans se presser à son torse, s'attarde sur ses boutons de chaires, qu'il mordille avec envie, qu'il fait tourner sous son pouce et qui semble si réceptif. Il veut l'entendre gémir et fera tout pour ça. Alors il mordille un temps pour laisser sa marque et lèche pour faire disparaître la douleur. Il s'attarde sur son torse, dépose des baisers ci et là, marque sa peau pour qu'il n'oublie pas qu'il lui appartient, même si ce n'est que pour une fois. Il faut qu'il cesse de se dire ça, ça ne le rend que plus triste de ne pouvoir se perdre avec lui qu'une seule et unique fois. Il laisse tomber cette pensée, et continue son exploration qui l'emmène à son bas-ventre. Il lui prodigue les même soins qu'au torse, déposant des baisers, tous plus doux les uns que les autres, tous l'effleurant plus que le touchant, comme s'il ne doit pas le toucher parce qu'il risque de le briser. Mais il ne se laisse pas aller au pensée négatives, il profite.

Descend le long des jambes, venant embrasser les pieds du jeune homme pour remontrer doucement. Embrasser l'intérieur d'une cuisse, la mordillant et lui laissant irrémédiablement une marque. Il délaisse la première cuisse pour s'occuper de la seconde qu'il lèche doucement et marque aussi. Possessif ? Lui ? Pensez-vous ! Maintenant à genou devant Irem, il chercher son regard de ses yeux et une fois trouvé, sans le quitter une seule second, il s'approche de son sexe. Lèche la verge avec douceur, dépose un doux baiser sur le gland et lui donne un petit coup de langue. Sa main vient masser avec douceur ses bourses, savourant le contact de la peau douce. Il se retient encore, mais c'est tout juste, il regarde le visage d'Irem pour savoir, si cela lui plaît, s'il doit continuer. Mais il veut l'entendre en vérité. Alors après quelques caresses supplémentaires, après avoir lubrifié un instant sa verge, il remonte, faisant le chemin inverse, laissant de nouvelle marque dans des endroits visible et invisible. Et puis il remonte vers le lobe de l'oreille, qu'il mordille un instant, darde un bout de langue dans le pavillon et vient murmurer d'une voix chaude, rauque de désir.


« Irem.... »

Son souffle caresse son oreille, sa joue, ses lèvres sur lesquels il dépose un baiser. Son regard émeraude fond dans celui glacé du danseur et il reprend.

« Que veux-tu ? Je continue ou je m'arrête ? »

Un jeu ? Pas tout à fait, il veut réellement savoir et il reprend d'une vois toujours rauque.

« Personnellement, je te donne tout. Tout ce que tu as envie, tout ce que tu désir, je te le donne, tant que ça me permet de rester avec toi. »

On ressent l'authenticité des paroles. La vérité qu'elles transportent. Il lui donnera tout ce qu'il voudra, peu importe ce que s'est.

« Dis-moi. »

Il supplie presque. Il a tellement envie de plonger en lui, de ne faire plus qu'un, il a tant envie d'encastrer son corps dans le sien, pour relier leurs âmes. Mais c'est à Irem de dire ce qu'il veut. Il ne veut pas de relation client, il veut une vraie relation. Une dans laquelle on donne autant qu'on prend. Une dans laquelle on fait plaisir. Il a tellement envie, pour cette fois, de le rendre heureux, d'être le pré-adulte qu'il est et de lui montrer toute l'étendu de ce qu'il éprouve pour lui. Que ce soit amour, désir, possessivité. Il veut tout lui montrer, sans rien lui cacher. Pour qu'il sache, que chaque fois qu'il verra son regard glacé à l'académie, son visage fermé, il sache que pour lui et juste pour lui, il s'agit d'un masque qui cache un désir profond, d'envie, de possessivité, de relation, d'amour profond et véritable.
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Maison Ambre
 
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L'Ascendance: Je règne parmi les Princes



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