Saint-Petersbourg,

"Elle a été principauté de Novgorod au moyen-âge,
la ville de Pierre le grand au siècle des lumières,
Petrograd lors de la Révolution d'Octobre,
Leningrad pendant l'URSS
et puis à nouveau Saint-Petersbourg. "
A Saint-Petersbourg la neige tombe. En hiver des voiles d'aurores boréales enchantent le ciel. Les canaux sont gelés donnant à la ville des allures de Venise Nordique. En été du fait de la proximité avec le cercle polaire, le soleil ne se couche jamais vraiment. A minuit un ciel rose plane encore sur les toits alors que des voiliers aux voiles rouges descendent le fleuve sous la pluie dorée des feux d'artifices. Au centre de la ville coule le fleuve Neva. Sur les berges c'est tout un panorama de palais, de basiliques aux coupoles de faïences multicolores, et de quais où il fait bon se laisser bercer par la mélancolie de l'eau en regardant les ponts levant se dresser pour laisser voguer les cargos. Saint-Petersbourg a la beauté pastelle d'un amour perdu. On habite cette ville autant qu'elle vous habite. Juste là, sous la peau, comme une nostalgie indéfinissable qui vous saisit au coeur et vous fait monter les larmes aux yeux au moment de la quitter.

Les puristes, les historiens et les Russophiles nous pardonneront nos libertés prises avec la grande Histoire et la Géographie. Pour les besoins du forum et afin de faciliter l'immersion notre Saint-Petersbourg a été réecrite. Plus tranchée, plus contrastée, parfois clichée ; notre but n'est pas de dérouler une page wikipédia, mais d'insufler une ambiance. Nous voyons les Matins de la Neva comme un appel à un voyage à l'Est. L'important n'est pas de connaître la ville, mais de se laisser dériver au fil de ses canaux, de se perdre dans ses arrières cours d'immeubles défraichis, d'en escalader les coupoles, et de passer la nuit à boire de la Beluga hors de prix dans un club de strip-tease au milieu de danseuses désenchantées.
Sentez vous libre d'inventer des lieux pour vos Rps et de réimaginer la ville. Les sous forums ne cherchent pas à décrire la ville dans ses moindre détails, mais plutôt à mettre en lumière certains décors, certaines ambiances qui nous paraissaient inspirantes. Les ponts levants qui tracent des traits d'unions entre les îles sur la Neva. Le palais d'hiver et ses façades bleutées. L'ambiance survoltée de la Gazprom Arena lorsque le Zénith Saint-Petersbourg joue à domicile contre son rival Moscovite. Les vieilles banlieues soviétiques et leurs barres grises, décrépies et sans joie. La grande avenue Nevsky qui a la nuit tombée devient un champs de course et de frime pour BMW aux vitres teintées. Le tintement de l’angélus sonné depuis l'Eglise Pierre et Paul là où sont enterrés les Romanovs. Et le dernier appel du Transbierien qui s'apprête à partir de la gare de Moscow Station : cap à l'Est, vers l'Oural la Toundra la Sibérie et le Baïkal.

Elle a été principauté de Novgorod au moyen-âge, la ville de Pierre le grand au siècle des lumières, Petrograd lors de la Révolution d'Octobre, Leningrad pendant l'URSS et puis à nouveau Saint-Petersbourg. Les guerres passent, la sainte-Russie se métamorphose, mais Saint-Petersbourg demeure. A jamais et pour l'éternité ce mirage pastel né des brûmes matinales de la Neva.

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