[INTRIGUE] Le jeu des trônes [Valériane]


La première intrigue générale du forum (close). L'Onyx et sa matriarche Dragonne s'en prennent au huit autres factions. Combats, assassinats, mais aussi enchantements dans les Maisons Closes et orgies sauvages. Certains sujets peuvent choquer les plus jeunes /!\


Messagepar Le Conseil des Neuf » 30 Oct 2014, 14:37

A l'aube, Salle du Conseil de la Tour Noire


Why so serious ?


Le patriarche Ambre pissait sur la Table du Conseil des Neuf. La matriarche Emeraude tirait les cheveux du maître du Diamant. La reine Saphir cherchait à mettre le feu au fauteuil de la dame Rubis, pendant que le seigneur des Perle jouait à cache cache avec le commandeur Opale. Seul demeurait calme au milieu de ce tapage assourdissant le Dieu vivant de l'Améthyste, Mendorion Orothar, dont la silhouette frêle et grêle, paraissait être pétrifiée aux majestés rocheuses de son trône.

Les jeunes mendiants, rien que des gamins, s'étaient glissés dans la Tour Noire en profitant de la trahison de la légion corbeau. Et là où soldats, fonctionnaires, et autres seigneurs lâches et coupables, avaient déserté, poussés dehors par la rumeur de l'approche de la Dragonne, les enfants avaient repris possession du silence minéral.

Les immenses bannières frappées des blasons des Neuf Factions avaient été arrachées des murs pour s'en faire des capes et des toges. Les statues de tout ces majestueux patriarches s'étant un jour assis à la Table Ronde des puissants, avaient été redécorées, recolorées et affublées pour la plupart d'oripeaux de bouffons. Et le mutisme, stricte, et centenaire du Donjon du Conseil, cruellement froissé par les rires, les moqueries et les disputes des petits bonhommes des rues.

Avec un pinceau gras, trouvé on ne sait où, les gamins avaient offert un visage au maître du Conseil. Une énorme bouche rieuse, trois yeux et une superbe, caricaturale moustache de peinture encore fraiche coulaient désormais sur la surface lisse, sans âme, du masque de l'Orothar. Le seigneur corbeau les avait laissé faire. Mort ou vivant, prisonnier d'une éternité de cendres, il demeurait là, figé et pétrifié sur son trône, comme un totem clownesque, autour duquel les enfants de Londres faisaient la ronde en chantant des grossièretés.

Tout les vitraux de la Tour Noire (Neuf dans la salle supérieure et chacun représentant la silhouette des premiers seigneurs des factions a avoir siégé autour de la Table) avaient été brisés a coup de pierre ou de fauteuil. Et dans leurs béances d'éclats tranchants, s'engouffrait le râle d'agonie de la vieille cité redécouvrant après deux siècles de paix, les joies de la guerre.

Les serviteurs dans leur fuite hagarde de la forteresse avaient oublié de changer les chandelles. Et les dernières flammèches engluées dans des coupelles de cire froide, s'étaient éteintes en poussant des soupirs de suie. Mais Londres brûlait si fort, avec une telle vivacité au pied du donjon abandonné, que les ombres à l'intérieur de la batisse étaient toute colorées des reflets rouges, orangés et sanglants des flammes.

Les enfants sauvages avaient les pieds noirs de crasse, des réflexes de petits animaux déchaînés, et les immenses bannières dynastiques et vénérées dans lesquelles ils s'étaient enveloppés peinaient à dissimuler la maigreur cadavérique de leurs corps affamés. Et pourtant, ivres d'une joie étrange de voir leur ville s'abandonner au viol bestial du Dragon, ils faisaient preuve d'une énergie folle.

Les coups, les disputes, s'enchainaient sans répit. Criant, courant, tout autour de la vaste circulaire, ils s'amusaient à en saccager la moindre parcelle. Des tableaux de maître avaient été passés par les fenêtres brisées, des sièges regroupés sur la table du Pouvoir, pour y être enflammés en un bûcher païen. Des tags, pour la plupart d'abstraits dessins de gros sexes velus en train de s'accoupler à de grasses et énormes mamelles, étaient venus recouvrir les rares tapisseries encore épargnées.

Mais Mendorion, muet, figé en sa lourde éternité, ne bougeait pas. Même lorsque un gamin était venu se soulager avec béatitude sur sa vieille bure, même lorsqu'on avait tenté de lui mettre le feu au moyen d'un chandelier, le maître centenaire du Conseil était resté de marbre. A peine si l'on entendait sourdre des profondeurs de son masque de fer, l'écho rauque, épuisé de sa respiration bileuse.

Seul un gamin, celui qui portait sur ses épaules la cape de l'Opale, remarqua que l'on venait de repousser avec fracas les immenses portes barrant l'entrée de la Salle du Conseil. Presque à regret il s'interrompit dans un jeu qui consistait à faire la toupie sur le plateau de la Table et s'approcha de la nouvelle venue à petits pas ravis. Une grimace cruelle et espiègle déchirait le masque de crasse imprimé sur son visage. Sans s'en rendre vraiment compte il suçotait mécaniquement un des coin (tout baveux) de sa toge improvisée.

« -Ah bhen tu en as mis du temps à venir ! Ca fait des heures que nous t'attendons. » Piailla t'il en fronçant les sourcils à l'adresse de l'intruse. « -Tu sais bien que pour que le jeu soit vraiment, vraiment, vraiment, marrant il faut que nous soyons Neuf ! Alors bouge un peu tes fesses ! » Poursuivie par les attentions du seigneur Diamant qui cherchait à la couvrir de crachats, la petite jouant le rôle du Rubis, passa en courant devant l'enfant et la matriarche sans même leur accorder un regard. « -Par contre dernière arrivée, dernière servie. Tu es d'accord ! » Continua t'il en faisant un croche patte à l'Emeraude qui lui tournait autour en cherchant à lui pincer les fesses. « - Moi je suis l'Opale. Pib, c'est le Diamant. Snouchff c'est l'Ambre. Zezette c'est la Rubis. » Tout en parlant il comptait avec maladresse sur ses doigts. « -Glaviot c'est la Perle. Blatte c'est l'Emeraude. Anus c'est le Saphir. Et le vieux porc là bas c'est l'Améthyste. » Ramassant une grosse boule de tissu, couverte d'immondices qui traînait par terre il la jetta au visage de la brune. « -Désolé, mais y't'reste plus que le drapeau Onyx. » « -Du coup ca te dérange pas d'être le Dragon ? »
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Messagepar Valériane B. Kravt » 31 Oct 2014, 15:18

Nue.

Dans ton dos, une pyramide de Ténèbres érigée depuis les décombres de l'Onyx et qui trouve son point culminant dans l'aboutissement de ta propre ombre. Cette dernière, d'ailleurs semble se confondre autant que se morfondre dans un tableau des plus irréalistes. Elle n'est plus humaine. Pas plus reptile que fauve. Elle n'est pas toi, elle est Nous.
Et Nous.
Nous sommes désormais l'Onyx.

Depuis ton château en feu s'érigent de longs doigts filiformes qui zigzaguent à travers la ville en cris et en pleurs. Dans ton dos, des sorciers noirs dont tu ne connais pas le visage entonnent des incantations dont tu n'as cure. Qu'ils se persuadent donc que leur chant est sacrifice à ton encontre. Qu'ils se rendent donc aveugles à la réalité de ton seul nom. Valar Morghulis.
Tous doivent mourir.

Dans ton sillage tu traînes une ombre désormais gigantesque. Partout où elle dépose la gangrène de son squelette ailée, elle répand mort et désolation. Tes propres troupes redoublement d'efforts et de barbarie lorsque - enfin - tu annonces ton entrée en scène.
Ils jettent à tes pieds des dizaines et des centaines de cadavres en devenir. Ils égorgent sur ta route des brebis qui n'ont plus assez de larmes pour pleurer. La voie qui s'ouvre ainsi à toi est un cimetière de rouge et de cendres.

Les hommes hurlent ton nom à s'en rompre les cordes vocales. Ils charcutent. Cassent. Détruisent. Tout ce qui leur passe sous les mains. Ils aspirent à attirer ton attention. Tu t'en moques bien. Ton pas est lent. Tes pieds se glissent dans les rivières d'un Styx improvisé qui, ce soir, portera ton nom. Sans un mot, tu avances. En ligne droite. Tes prunelles de fauve fixées sur un lointain point à l'horizon que tu es seule à percevoir.

Tu n'entends rien. Tu ne perçois rien. Tu évolues dans un cocon d'ombre et de silence. Car tu sais déjà tout. Depuis la chute annoncée par le hurlement de ton cerbère. Et bien avant cela. Bien avant la Russie. Bien avant l'Académie. Bien avant ta naissance. Innocente, tu ne l'as jamais été. Dès l'instant précis où j'ai planté la graine de Ma discorde dans ton embryon, ce jour sinistre et victorieux a été signé du sang de Nos seuls ancêtres.

Aujourd'hui te voilà grande. Majestueuse. Divine. Dans ton sillage, les Ténèbres se joignent à l'appel incessant de l'Onyx. Dans ton dos, Je contemple et J'admire. Je ronronne de complaisance tandis que ton avènement s'annonce imminent.
Moi aussi Me voici désormais Grand. Majestueux. Divin. Je recouvre ton dos tout entier et m'offre en pâture à la vue de tous. Seule ma queue est libre de tout mouvement et s'est accaparé de l'avant. Enroulée possessivement autour de ta taille avant de terminer en spiral autour de ton nombril. A bien y regarder, on pourrait même déceler la naissance volontaire de nouvelles écailles qui s'incrustent dans les fissures de ton anatomie et colonisent jusqu'aux moindres recoins de cette âme que Je viens déclarer mienne. Le viol de ton intimité M'appartient!

Sur ton passage, les têtes se baissent en hommage à notre ultime symbiose. Plus de carnage. Plus de corps. Plus de sang.
Et toi ... toi tu continues. Toujours tout droit. Toujours plus loin. Insouciante. Indifférente.

Ma gueule s'ouvre au monde et dévoile des crocs que jamais personne n'aurait dû être autorisé à voir.
Ce soir.
Tous doivent mourir.

~.~


Un enfant se dirige vers toi à petits pas frivoles. S'ensuit une longue présentation dont tu ne comprends pas un traitre mot. A vrai dire tu ne l'écoutes même pas. Il semble éperdument s'en moquer et continue son laïus incessant.

Dans un mouvement de réflexe, tu attrapes de tes griffes acérées le tissu qu'il vient de t'envoyer. Ton regard part vers le bas et rencontre une couleur sale. Délavée. La gloire de l'ancien noir réduit à l'état d'un vulgaire torchon au relent d'immondices. L'enfant bleu, quant à lui, t'observe avec des grands yeux globuleux. Attendant visiblement ton consentement imminent avant de déclarer à la Cour toute entière ton intégration officielle à cette bande de joyeux clampins.

Un mouvement à proximité de ta cheville gauche attire ton attention. Tu reportes tes iris de jais vers une petite silhouette qui t'accorde son air le plus dubitatif.

- Tu t'es fait arnaquer. Le truc dans ton dos c'est vraiment trop moche.

Ton visage se reporte légèrement de côté. Ta main pâle se pose sur sa tête. Malgré son opposition première il semble plutôt apprécier ce genre de reconnaissance parentale. Il ferme les yeux et s'enfonce un peu dans ses épaules à l'image de ses enfants trop gâtés. Tes ongles se plantent dans son front et dans ses tempes. Il n'a guère le temps de la réalisation que déjà ta main a fait un quart de tour. Le craquement des vertèbres est immédiatement absorbé par le brouhaha des flammes. Tes griffes se rétractent. Le corps rencontre le sol. Disloqué.

L'enfant à tes côtés observe son ami tomber. Sans un mot. Puis il pose son regard sur toi. Ici-bas le mutisme est roi. Machinalement il vient défaire le nœud improvisé qui empêche sa propre cape de tomber. La gravité clame son dû et il ne s'y oppose nullement. Ensuite il s'accroupit près du petit corps et en fait de même pour le tissu qui menaçait de l'étrangler. Des gestes peu précis. Rudes. Il pousse un peu le macchabé afin qu'il roule sur le côté. D'un mouvement sec il finit par libérer l'orange captif.
Tout en se redressant, il termine par enduire son dos de cette nouvelle couleur. Il cherche ton regard. Et te sourit.

- C'est moi le démon maintenant!

Il n'attend aucunement ton accord et te prend par la main. D'un pas résolu il te guide à travers le plus grand chaos que cette pièce ait jamais connu. Tout autour de vous les autres factions courent en rond. Se poursuivent. Se persécutent. Finissement par se lasser. Avant de recommencer.

Le pas de l'enfant Sambre prend halte à proximité de l'énorme Table du Conseil. Seul vestige millénaire de cette salle dévastée à avoir survécu à la faim dévorante de ses assaillants juvéniles.

- Tous doivent mourir non?

Il te regarde sans pour autant attendre cette réponse qu'il connait déjà. Il relâche l'emprise qu'il avait sur ta main. Son bras gauche se tend dans l'air et son index pointe vers l'autre extrémité de ce bois corrompu.

- Lui d'abord.

Et déjà tu ne l'intéresses plus. Il part en sens inverse et va rejoindre ses amis en plein reconstitution chevaleresque. Tu ne le suis même pas du regard. Tu n'en as que faire de leurs états d'âme. Pas plus que de leur innocence avérée. Après tout ... ceci est l'avenir qu'attend Londres.

Tu longes cette table bien trop longue. Du bout de tes serres tu viens effleurer sa couche supérieure. Un bruit strident se répercute dans la pièce. Personne, pourtant, ne semble y prêter la moindre attention. Personne, sauf lui. Personne, sauf toi.

Ton pas prend halte. Tes griffes cessent de malmener la matière première. Tu agrippes le rebord de cette fourniture avec poigne et détermination. Cinq doigts. Une seule main. Ton bras part vers le haut. Ton impulsion envoie le meuble des ancêtres traverser l'air suffoquant de la pièce et s'éclater dans un mur bien trop vieux que pour résister à une telle déflagration. La pierre n'est pas Onyx. Elle ne comprend pas. Elle tremble. Elle se fissure. Un bout de plafond vient se détacher de son emplacement divin et vient s'écraser avec fracas sur le bois impuissant.

Tu continues d'avancer en ligne droite. Ton visage part de droite à gauche. De gauche à droite. Comme J'aimerais que tu te retournes afin que Moi aussi Je puisse ouvertement Me délecter de son incontinence.

Telle la catin que tu représentes à ses yeux aveugles, tu prends place sur ses genoux. Ton nez presque collé au sien. Pas un mot ne s’échange entre vous. Pas un souffle ne s’échappe depuis son visage improvisé. Tu l’observes ainsi pendant un moment intemporel. Il sait qu’il va mourir. Il sait que cela se passera de ta main. Ce qu’il ignore cependant … c’est quand exactement tu passeras à l’acte.

Il croit le Dragon brute. Primaire. Irréfléchi.
En cet instant bien présent, tu lui prouves une fois de plus combien ses propres convictions peuvent être des plus méprisantes. Il attend. Tu le fais attendre. Encore un peu. Tu sens son cœur se crisper. Ou du moins le peu qu’il en reste. Cet homme est mort depuis longtemps déjà. Il peut bien se triturer les méninges quelques miettes d’éternité supplémentaires quant à savourer ce que tous ce soir ont pu goûter avant lui.

La patience est un met divin qu’il croyait manier à la perfection. À peine une minute complète vient de s’écouler que déjà il commence à douter de cette plus infime – infâme – vérité.
C’est là que tu décides de bouger. Lentement. Toujours sans un mot. De tous les prédateurs qu’il a pu connaître par le passé, tu es bien le plus imprévisible de tous.
De chaque côté de son visage, tes ongles se glissent entre son masque et le tissu percamenteux. Lentement – trop, mais à la fois pas assez, et pourtant toujours plus – tu ramènes tes mains vers toi. Séparant la matière morte de celle qui la rejoindra bientôt outre-tombe. Jamais encore n’as-tu réussi à te montrer aussi minutieuse dans l’application d’un art qui n’est pas le tien.

Des filaments de poussière vieille de cent ans s’échappent à travers un nuage de pestilence semi-morbide. Tu n’en as que faire. Tu continues à tirer. Tu continues à séparer. Tu offres à ton ennemi la toute dernière vue qu’il aura de ce monde qu’il croyait gouverner. De ce monde qui est désormais tien à broyer.

Ce qui se cache derrière le masque t’importe encore moins. Tu le retournes et le colle à ton propre visage. Qu’il voit donc, celui qui croit tout savoir. Ton absence d’expression faciale ne laisse deviner en rien ta prochaine action. Tu le sais. Et il sait que tu sais. Il tente de contenir ses moindres émotions. Mais son corps se veut traitre. Le battement dans son torse cadavérique se veut de plus en plus frénétique. Sa respiration presque inexistante de plus en plus saccadée.

Le temps semble se mouvoir au ralenti. Sa bouche desséchée s’ouvre avec toutes les peines du monde, mais aucun son pour en sortir. Depuis combien de temps n’a-t-il plus parlé ? Depuis combien de décennies n’a-t-il plus pleuré ?
La fatalité de son inactivité reste indifféremment la même.

Une nouvelle fois tu bouges. Le temps semble se tordre et se distordre à chacun de tes mouvements. La paume de chacune de tes mains se pose sur ces tempes d’un autre âge. En parfaite unisson jumelée, tes deux pouces s’enfoncent dans ses orbites avec une aisance déconcertante. L’âme hurle, mais la bouche ne laisse échapper aucun soupire. Tes doigts se teintent d’une matière noirâtre dont ils n’avaient plus goûté l’arôme visqueux depuis fort longtemps. Désormais non seulement ne voit-il plus ton regard, plus encore se devra-t-il de deviner la suite uniquement à l’aide de ses autres sens en plein déclin.

Du bout des doigts tu effleures le parchemin qui enveloppe sa mortalité. À peine une caresse. Le long des os de sa mâchoire effrité. De son cou squelettique. De ses clavicules qui ressortent de leurs cavités. Tes griffes incurvent la toge qui le recouvre et dévoilent un semblant d’ancienne poitrine glorieuse. Pâle. Malade. Translucide. Tu sens, autant que tu perçois clairement le bruit irritant de sa pomme d’Adam qui racle le long de la paroi sur le point de se fissurer.

Ta main droite s’arrête à niveau du dernier muscle encore vivant de ce cadavre ambulant. La lenteur semble être ton maître mot ce soir. Au même moment que tes serres s’enfoncent dans sa chair, tu te penches vers lui. Jusqu’à ce que son cœur tout entier soit entouré de ta noirceur. Jusqu’à ce que du bout des lèvres tu viens lui susurrer le mot de la fin. Sa fin.

- « Le Dragon ne dormira JAMAIS. »

Tes phalanges se resserrent sur la masse difforme et l’arrachent d’un coup sec de son emplacement de prédilection. Ta tête part vers l’arrière. Ton bras couvert de rouge se tend vers le haut. Les gouttes de carmin tombent en direction de ton visage et tombent sans un bruit sur le masque de leur ancien propriétaire.

En dessous, tu souris.
En dessous, Je rugis.
Et lorsque ta propre bouche s’ouvre pour exprimer Notre prochaine victoire, le métal se brise en deux moitiés identiques.

Ceci.
N’est que le commencement.
Valériane B. Kravt
 



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