[INTRIGUE] Enlèvement souterrain [Dramira + Armand]


La première intrigue générale du forum (close). L'Onyx et sa matriarche Dragonne s'en prennent au huit autres factions. Combats, assassinats, mais aussi enchantements dans les Maisons Closes et orgies sauvages. Certains sujets peuvent choquer les plus jeunes /!\


Messagepar Le Conseil des Neuf » 25 Sep 2014, 02:11

23h47, Maison Close Onyx, grande salle.


On était loin, loin sous la surface de la terre, dans les profondeurs où régnait le Saphir et ses âmes mortes. Cela faisait près de deux heures que le hurlement de loup-garou avait retentit, là-bas, à la surface, mais même lui n'avait pas été assez puissant, assez vaste, pour percer la voûte de roche et de terre qui séparaient les tunnels, les catacombes et toutes les grottes où régnaient les Erenesis. Non, même le hurlement de mort de Moloch Wolfcraft ne pouvait pénétrer assez loin pour troubler le sommeil de celle qui avait été sa femme, de celle qui avait partagé son pouvoir, de celle grâce à qui il vivait en cette nuit pour pousser son hurlement, de celle à qui ne le lait plus, maintenant, que la haine, une haine à la hauteur de tout ce qui avait jadis existé entre eux. Si la nouvelle du cri était bel et bien parvenue à ceux qui, donnant leur allégeance au Saphir, vivaient à la surface, et à ceux qui se trouvaient dans les plus hautes et proches galeries, tout cela n'était pas encore arrivé jusqu'au Palais des Erenesis et à Dramira. On attendrait le lendemain pour l'avertir. On ignorait les détails de ce qui entourait ce cri, les événements de l'Académie et du Manoir des Boyle. L'aube révélerait bien des détails de tout cela, et les messagers partiraient sans doute même avant cela.

Mais ni l'aube ni les messagers n'arriveraient à temps.

Car si le cri du loup-garou exprimait un défis face aux Améthystes, il défiait également l'ensemble des Neuf, de tous ceux qui se déclaraient les ennemis du Dragon. Les Rubis l'avaient déjà appris, à cette heure et, dans les profondeurs silencieuses du Saphir, d'autres n'allaient pas tarder à l'apprendre, eux aussi. Certes, pas de la même façon. Aux éclatants Boyle, Moloch avait réservé une surprise tout aussi éclatante, mais pour les Erenesis, pour la Matriarche, tout spécialement, il avait un tout autre projet. Là où les Boyle n'étaient rien pour l'Onyx, l'actuelle maîtresse des Erenesis, elle, était une traîtresse, une ancienne Onyx qui avait fuit l'ombre du Dragon, qui avait refusé de lui prêter allégeance et qui avait été s'emparer d'un trône étranger pour, assurément, fourbir ses armes contre sa maîtresse légitime. Elle méritait bien plus qu'une mort plus ou moins rapide dans une explosion et les flammes d'un incendie, plus, même, que la lame anonyme d'un assassin. Elle méritait d'être traînée, chargée de chaîne, devant la Dragonne en personne et, bien entendu, devant son mari trahis et bafoué, pour que l'un et l'autre puissent tirer d'elle directement leur vengeance et en faire un exemple pour l'édification de tout Onyx tenter de trahir.

C'était ce qu'on avait dit à l'homme qui se faufilait le long des tunnels.

C'était ce qu'on avait dit à ses compagnons, qui le suivaient comme autant d'ombres.

C'était ce qu'ils venaient accomplir, tous autant qu'ils étaient.

Se faufiler dans les catacombes du Saphir n'avait pas été bien difficile, car les entrées en étaient trop nombreuses pour être toutes surveillées, et ils avaient longtemps cheminées dans les profondeurs, prudents, ne se faisant pas repérer. S'approcher du Palais des Erenesis ne fut guère plus difficile, et l'élimination de l'unique garde à une petite entrée discrète guère plus qu'une formalité pour ces hommes bien entraînés, et si résolut. Restait la partie la plus délicate, progresser jusqu'aux appartements de Dramira, la maîtriser puis l'emporter hors du palais, hors des souterrains, et la livrer, pieds et poings liés. Leur récompense serait immense, outre la gloire qu'ils en tireraient, et ils étaient bien résolut à réussir. L'un d'entre-eux portait un pistolet étrange, où était chargé un composé alchimique assez puissant pour endormir pour plusieurs heures même un mage de haut vol, et ils comptaient l'utiliser pour neutraliser la maîtresse du Saphir le temps de réussir leur mission. Une arme parmi celles qui avaient été fournies aux Onyx par leurs alliés pour cette offensive, mais pas déshonorante pour un guerrier, celle-ci, certes non. Et ils savaient toujours utiliser des armes plus traditionnelles et plus mortelles, comme l'apprirent deux serviteurs qui eurent le malheur de croiser leur route trop vite pour être évités.

Chaque mort fut rapide, et chaque cadavre rapidement caché, mais chaque meurtre faisait aussi se presser un peu plus le groupe. Qu'ils soient découverts trop tôt, et tout pouvait être fini... pourtant, ils n'étaient pas à leur coup d'essais, et ils finirent bel et bien par arriver dans le couloir où s'ouvrait la porte de la Reine du Saphir. Un poignard de lancé trouva la gorge du garde qui se trouvait devant ladite porte, et ils s'approchèrent rapidement de celle-ci, s'approchèrent de la porte, un homme prêt à l'ouvrir, l'autre aillant déjà armé le « pistolet spécial »... quand soudain la porte s'ouvrit de l'intérieur vers l'extérieur et percuta en plein visage le premier homme, qui poussa un cri de surprise. Instinctivement, le second leva le bras et tira, mais la fléchette ne rencontra que le bois de la porte, que ce soit grâce à une esquive ou à sa piètre maîtrise de cette arme, alliée à la surprise. En tous cas, le groupe était découvert, juste au moment où il croyait avoir la réussite à portée de main, par la faute d'un homme dont ils n'avaient absolument pas prévu la présence, qui leur était inconnu.

Il s'agissait, en fait, d'un Armand Erenesis, qui venait d'ouvrir la porte pour sortir de la chambre de Dramira. Que faisait-il là ? Pourquoi était-il venu, et pourquoi repartait-il ? Tout cela n'avait guère d'importance, alors que les cinq hommes du petit groupe s'animaient déjà. L'un d'entre eux était à terre, encore sonné par le choc de la porte, mais les quatre autres étaient bien décidés à réussir leur mission, avec ou sans la survie de cet inconnu si mal tombé pour eux. Sur leur visage, sous les capuches, eux aussi portaient, comme les hommes envoyés contre le Rubis, le tatouage du Dragon, et eux aussi étaient déterminer à réussir ou à périr. Restait à voir comment allaient s'en tirer les deux Erenesis, la Reine et son sombre conseiller...
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