[INTRIGUE] Sombre Luxure [Maison Close Onyx]


La première intrigue générale du forum (close). L'Onyx et sa matriarche Dragonne s'en prennent au huit autres factions. Combats, assassinats, mais aussi enchantements dans les Maisons Closes et orgies sauvages. Certains sujets peuvent choquer les plus jeunes /!\


Messagepar Le Conseil des Neuf » 03 Aoû 2014, 16:00

23h13, Maison Close Onyx, grande salle.


En cette nuit sombre, le Loup avait déjà hurlé à la lune son meurtre, son triomphe. À sa suite, les premiers pions de l'Onyx avaient commencé à se mouvoir, semant leur lot de mort et de destruction, répandant les flammes et leurs lots de dégâts au cœur même du pouvoir du Scorpion Boyle. La renaissance de la faction noire avait commencé, et tous ceux qui avaient cru le Dragon enfin endormis allaient apprendre de leurs erreurs. Dans le Quartier Onyx, c'était l'effervescence. Les assassins avaient été mobilisés, les troupes avaient été rassemblées, les milices équipées... Des bruits avaient retenti depuis le début de la nuit, venant de l'extérieur, et retentissaient encore. Nul, s'il ne voulait pas encourir le courroux de la Dragonne Noire en personne, ne dormirait cette nuit-là en terre d'Onyx, pas tant que ses desseins ne seraient pas arrivés à terme, même si peu de ses serviteurs avaient idée de ce que pouvait exactement être ce dessein dans son ensemble. Tous étaient mis à contribution, tous ceux qui appartenaient au Dragon.

Mais pourtant, tous n'auraient pas à combattre.

On pouvait rendre d'autres service en temps de guerre, la puissance de l'Onyx avait besoin d'autres efforts que ceux des guerriers. Et la grande salle de l'antique forteresse qu'était la Maison Close de la faction noire allait être le théâtre de l'un de ces autres efforts. En ces lieux construits autrefois pour la guerre, et qui avaient depuis abrité la plus sombre et la plus violente des formes de luxure, l'on allait ce soir mêler violence et luxure au service de la guerre. Tirer du pouvoir des plus bas et des plus vils instincts humains et sorciers pour en faire une arme, un outil, au service de la guerre que lançait le Dragon, une source de force et de pouvoir pour les heures à venir, qui en auraient sûrement grand besoin. Si les Sambre avaient leurs messes noires, il allait se vivre ce soir en terre d'Onyx un sabbat qui n'aurait rien de démoniaque mais plongerait ses racines au cœur des envies les plus perverses, les plus basses, les plus violentes du corps humain, en ce lieu qui, plus que tout autre, était fait pour la luxure, la violence et la guerre.

La maîtresse des lieux était partie, en mission pour le Dragon, et c'étaient de sombres prêtres au service du Dragon et de son Loup de guerre qui avaient investit la place, fermant les portes peu après le départ d'Iris – et sans voir la fuit de son esclave personnelle, ce qui aurait, ensuite, de graves conséquences. Mais pour les autres filles, nulle fuite n'était possible. Des hommes avaient fermés toutes les entrées de la Maison Close, des miliciens en gardaient les issues, et d'autres hommes et femmes avaient été amenés, des clients pour la plupart, quelques soldats qui ne pouvaient servir à la guerre. Là où autrefois on avait assemblé des compagnies de gardes pour la défense du territoire étaient rassemblés les résidents de l'Onyx, hommes et femmes, sans distinctions. Même ceux qui n'étaient d'ordinaire pas contraints de se prostituer avaient été poussés là sans ménagement aucun. Pas de resquilleur ce soir, pas d'excuse. Quand le Dragon exigeait votre service, il ne se souciait pas de vos états d'âmes, de vos envies, de vos peurs. Il ne demandait pas, il arrachait, sans ménagement, et cette nuit tous allaient être contraints de Le servir à la lumière des torches et des braseros qui illuminaient la salle.

Sur le balcon qui surplombaient la salle, et où le commandant militaire donnait ses discours, autrefois, se montra un homme drapé dans une robe noire portant la marque du Dragon, entouré de deux de ses semblables. D'autres personnes habillés de la sorte étaient présentes tout autour de la salle, et partageaient un même air lugubre, une même impression de noirceur, de corruption. Il s'avança sur le devant du balcon et frappa la pierre du grand bâton qu'il portait, avant de s'adresser aux Onyx rassemblés en dessous, ceux qui vivaient dans la Maison Close ainsi que leurs clients et clientes, venus ou amenés pour l’occasion.

« Enfants du Dragon, entendez moi ! En cette nuit, Il a besoin de vous ! Livrez-vous à ce que vous savez faire le mieux, luxure, violence, dépravation ! En cette nuit, vous allez vous livrer à la plus grande orgie qu'à jamais vu ces murs, en Son honneur ! »

Une nouvelle fois, l'homme frappa le sol de son bâton, alors qu'en contre-bas, des regards s'échangeaient, entre certaines filles, entre les clients. Plusieurs d'entre-eux ne cherchèrent pas à comprendre et, avec un sourire torve, se dirigèrent déjà vers la jolie fille ou le joli garçon le plus proche, avide de prendre du plaisir sans avoir rien à débourser, et sans risquer sa vie à la guerre. De leur côté, les prêtres se tenaient prêts, prêts à recueillir la formidable énergie sexuelle qu'ils espéraient, prêts à la canaliser à l'aide de leur Magie des Ténèbres, pour servir les noirs desseins de l'Onyx, de sa Dragonne et de leur ancien Intendant.

Et nul, en cette nuit, ne pourrait ce dérober à la débauche que commandaient les prêtres noirs de Moloch, que ce soit de façon consentie ou par un viol abject et brutal... après tout, la brutalité et la luxure allaient de paire, à l'Onyx.
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Messagepar Phèdre Roncia » 05 Aoû 2014, 20:48

22h, Maison Close d'Onyx, Chambre de Phèdre


Sans me douter de ce qu'il se passait dans Londres - et en particulier dans la Grande Salle de la Maison Close - je me préparais comme d'habitude pour la nuit, au cas où un client me "réserverait" pour la nuit.. Un bain aux huiles essentielles parfumait ma peau délicatement, certains clients n'aimant pas l'odeur de loup, je tentais autant que possible de la camoufler... Ensuite, je m'habillais avec soin, portant des bandes noires en soie, brillantes à la douce lumière des torches... Contrairement aux nuits précédentes, je fixais mon bel oiseau d'or et de rubis à mon collier de cuir, étant assez petit pour que cela ne me dérange pas... Ainsi même nue, il était toujours sur moi..... Les paroles de mon Maître résonnaient en moi pendant que je le fixais... Tu ne dois jamais l'enlever... La façon dont il l'avait fixé à ma chair reste intacte en moi, et je ne souhaitais pas recommencer une telle expérience...

Je ne prévoyais alors pas que ce petit oiseau me causerait autant de souffrance... Mais je suis esclave d'Onyx et doit lui obéir et le servir corps et âme, tant que je vis dans Sa Maison, quoi qu’il puisse arriver....

A 23h10, un Prêtre d'Onyx entra dans ma chambre et me somma de le suivre dans la Grande Salle, sans me donner d'explication... En y arrivant ; à 23h13, je vis que les résidents de la Maison Close en totalité y étaient regroupés, les issus gardées par des soldats armés.... Certaines personnes vivant dans la Maison n'était pas prostituées, mais au discours que nous fit un homme dont la robe noire était marqué du Dragon..., tous compris que nous serions mis au service de l'Onyx, dans la souffrance et la brutalité...

Ces mots résonneront longtemps dans ma mémoire, tout comme ce qu'il se passa après...

« Enfants du Dragon, entendez moi ! En cette nuit, Il a besoin de vous ! Livrez-vous à ce que vous savez faire le mieux, luxure, violence, dépravation ! En cette nuit, vous allez vous livrer à la plus grande orgie qu'à jamais vu ces murs, en Son honneur ! »

Ensuite, ce fut l'Orgie... Les clients se tournèrent vers les proies qui leur tombaient sous la main, sans distinction, heureux de ne pas à avoir à débourser le moindre sous, surtout s'ils pouvaient ainsi jouir d'une ou d'un esclave en dehors de leurs prix habituellement.... Les cris qui résonnèrent bientôt, l'allégresse montant crescendo dans la Salle, tout cela éveilla mon côté lupin, sans que je ne fasse quoi que ce soit pour me maîtriser... La une n'était pas pleine, je n'avais pas mes chaleurs et donc aucune agressivité exacerbée envers les femmes qui me côtoyaient, mais l'envie de m'accoupler, de souffrir de la main de mâles forts se fit sentir, à mon grand malheur.....

Je me tenais près d'un mur, entourée de personnes quand je vis un groupe d'hommes approchait délibérément de moi... J'étais près d'une torche, et sa flamme se reflétait sur mon collier... Et mon rossignol précieux... L'un des hommes se positionna face à moi, les autres sur les côtés.. J'étais cernée, ne pouvant les contourner - ce qui, au vu de l'ordre donné par l'homme au Dragon n'était de toute manière pas envisageable.... Celui qui me fit face me parla, méprisant... Il avait reconnu ma broche comme étant le symbole du Seigneur Boyle... Ce qui était très mal vu en étant esclave d'Onyx, surtout en cette nuit particulière.... Il m'emprisonna le menton d'une de ses mains, m'obligeant à le regarder....

-Tsssss, regardez qui voilà… Une esclave d’Onyx protégée des Boyle… Et vu le piaf, je dirais que c’est cet Anafiel qui s’en est entiché…. Est-ce exact, petite chienne ??

Sa main se transforma en serre, se faisant douloureuse sur ma mâchoire… Je remarquais une cicatrice barrant son œil droit, à la vertical.. Cheveux noirs corbeau courts, yeux argentés comme de l’acier… La douleur me fit gémir de plaisir, sans que je ne pus le contrôler… Lui le remarquant sourit d’un air torve, serrant un peu plus, dans l’attente d’une réponse…Je ne pouvais parler, vu la manière dont il me tenais, alors j’hochais la tête, doucement, acquiescant… Il continua son interrogatoire, desserrant sa prise pour me permettre de lui répondre de vive voix…

-Que peut donc trouver à une hybride comme toi ?? qu’as-tu de si spécial pour lui avoir taper dans l’œil, et qu’il te place ainsi sous sa « protection » ??

Ses camarades à mes côtés ricanaient, contents d’eux…Mon cœur palpitait d’angoisse et d’appréhension, mais chantait aussi en résonance de la souffrance que je sentais dans la pièce, à ces cris de douleurs se répandant aux quatre coins de la Grande Salle….

-Ce que j’ai de spécial… J’ai été conçue pour éprouver du plaisir dans la souffrance infligée… Cela l’a sans doute attiré…

A mes mots, je sentis que j’allais souffrir comme jamais, une terrible lueur brillait désormais dans leurs yeux à tous les trois.. Je commençais à haleter de peur, sans chercher à m’y dérober… Ce soir, je servirais l’Onyx en faisant ce que je faisais de mieux.. Tels étaient les mots d’ordre de cette nuit, et ma spécialité était d’aimer souffrir, d’éprouver la jouissance du corps alors que mon âme suppliait d’arrêter…

- Souffrir en y prenant plaisir, hein ?? Alors voyons cela… Les gars, elle est à nous… A moins que la chienne y voit à y redire ??

Disant cela, il passa sa main libre sous le tissu recouvrant mes jambes, me pénétrant de ses doigts, brutalement…

- Je suis ici pour servir Onyx, tant que le Seigneur Anafiel Boyle ne m’aura pas acheté à l’Onyx, je servirais le Dragon… Je suis à vous tant que vous voudrez cette nuit….

Disant cela, j’enlevais ma bande de poitrine et ma ceinture, m’offrant nue à leurs regard et m’abandonnant dès lors à leurs soins violents, gémissant sous leurs coups et leurs attouchements brutaux. Ils prenaient leurs plaisirs comme des bêtes, s’acharnant- je le soupçonnais – à vouloir me briser de leur mieux… Mais cette nuit, j’étais plus louve qu’humaine, et leurs assauts plaisaient à mes gênes lupins… Le sang coulant, la douleur m’assaillant violente, semblant ne pouvoir que grandir sans s’arrêter … Je laissais libre court à la jouissance, sans pouvoir m’en empêcher…. A un moment, alors qu’ils atteignaient leur propre orgasmes, la sensation fut telle que levant la tête au plafond, j’hurlais à la lune, telle une louve… Ils me laissèrent peu après, rompue de douleurs, des os cassés ou du moins fragilisés… Des bleus parsemés mon corps meurtri…

Durant cette séance et celles ne manquant pas de se produire ensuite, mes « clients » ayant fait passé le mot qu’une protégée des Boyle était dans la pièce, je réfléchissais… Laissant mon corps subir les tourments venant en tête à mes bourreaux, je gardais un certain détachement… Je comparais leurs manières de faire et celle de mon Maître…. Définitivement, lui seul savait faire chanter mon corps mais aussi mon âme à son diapason, en ses mains, lors de nos nuits, je m’offrais de pleins gré à ses envies, sans jamais éprouver la peur que je ressentais en cette salle… La demeure Boyle avait été détruite en partie, d’après les bribes de conversations que mon cerveau arrivait à capter et enregistrer… Mon Seigneur était –il blessé… Mes pensées se tournaient naturellement vers lui.. Et mon engagement à son service… En acceptant son emblème, ce rossignol qui me faisait paraître comme une cible à ces clients aujourd’hui rassemblé, je m’étais liée volontairement, intégralement à ses ordres… Je ne pouvais pas imaginer ne pas vivre pour lui, ne pas le servir… Ces hommes qui se servaient de moi n’étaient que des bêtes, prenant leurs plaisirs pervers sans se soucier de la vie même de leurs jouets du moment… Je le savais, certains mettraient des jours à s’en remettre… Moi de par ma nature d’hybride et ma conception particulière, j’avais reçue une faculté naturelle de guérir très rapidement, mes côtes cassées par exemple ne mettant que quelques jours, voire une semaine à se ressouder au lieu de plusieurs semaines… Je me répétais une sorte de mantra, une phrase, un serment inlassablement, pour me concentrer et ne pas sombrer….. Je vis pour vous servir Maître, ma vie est vôtre… Je survivrai cette nuit pour vous, pour respecter mon engagement…

Ceux qui me faisaient le plus mal, ceux reconnaissant le Rossignol Boyle, je gravais leurs traits dans ma mémoire, au cas où mon Maître me demanderait des détails, de lui décrire ceux m’ayant ainsi meurtrie ….. Je savais au plus profond de mon être que j’avais, cette nuit, atteint un point de non retour, que ma décision était irrévocable…. Je choisissais dès lors le Rubis à l’Onyx, le service auprès du Seigneur Anafiel Boyle à celui de la Maison Close d’Onyx dans laquelle ma conception ne servait à rien qu’à la plus abjecte perversion tandis que celui que je considérais comme mon Maître savait jouer des nuances de ma particularité comme aucun autre ne le faisait….

Au bout d’un long moment, quelques heures qui me semblaient alors une éternité, je vécus une période d’accalmie, les clients se lassant sans doute, ou me considérant comme trop amochée pour continuer…. Je vis alors s’approchait de moi une jeune demoiselle rencontrée dans mes quartiers… Mon esprit rendu confus par la souffrance mis un moment à reconnaître celle qui venait de temps à autre dans mes quartiers, m’attendant pour m’aider à soigner mes blessures… Cette jeune femme, ayant une démarche me faisant penser à un félin n’avait pas sa place ici, dans cette terrible Orgie de sang, de douleurs…. Je me rapprochais moi aussi d’elle, arrivant difficilement à me souvenir qu’elle se prénommait Candy….
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Messagepar Judas » 06 Aoû 2014, 17:06

La première chose à laquelle Judas pense en se retrouvant cloîtré au sein de cette grande salle, c'est Kaprice. Ses pupilles céruléennes la cherchent avec détermination, perdant le temps d'un instant cet air fragile caractérisant si bien l'esclave. Celui-ci recouvre pourtant rapidement son air perdu, incapable de repérer la demoiselle. En découvrant son hypothétique absence, le cœur de l'homme manque un battement. Au fond de son crâne, le courroux d'Iris refait surface, les sensations que son corps face à sa colère resurgissent soudain. Le blond manque de défaillir, se dit qu'il est finit. Il faut qu'il s'apaise, régule sa respiration saccadée. Il est mort de peur, l'angoisse le tient dans ses serres acérées ; s'il a failli à ses fonctions, le soumis se sait fichu. A moins que la jeune fille ne soit tout simplement en compagnie de sa maîtresse ? Qu'elle ait été apportée à elle afin de la préserver de ce qui allait suivre ? Judas se conforte dans cette idée parce que c'est le seul choix qui s'offre à lui.

Les pensées de l'homme sont chassées par la réalité de l'instant. Les paroles qui résonnent au creux de ses tympans, le coup de bâton frappant son squelette et le long frisson que lui procurent ces innombrables paires d'yeux caressant son échine nue le sortent de sa torpeur. Judas ferme les paupières, sent son être balayé par les vents du désir. Il sait que la nuit sera longue, éprouvante et peut-être sans lendemain. Mais il a au moins l'impression que sa supposition concernant l'absence de Kaprice se confirme. Iris n'est pas là non plus, elle a mieux à faire en cette nuit historique. Si l'homme ne peut saisir l'ampleur de ce qui se passe au-dehors, il sent l’effervescence qui s'en dégage, les désastres qui naissent et se répandent vicieusement sur Londres. Le Dragon est éveillé. Il faut lui rendre hommage.

Judas perçoit la marée qui se forme tout autour de lui. Les couples se forment, les voix se lèvent, les désirs également. Mais les vagues l'évitent, il reste dressé contre la tempête, droit au milieu de cet océan de ténèbres. Instinctivement, sa main passe dans sa nuque, frôlant son collier de cuir, s'arrêtant sous ce dernier. Sedulius n'est plus mais son empreinte persiste, que ce soit par l'encre scellée sur sa peau ou l'ombre de sa présence rôdant tout autour de l'esclave. Beaucoup ont été assez sages que pour ne pas éveiller le démon habitant le Maître. Certains le pensent encore vivant, sans doute, ceux les moins avertis, ceux qui ne s'attardent pas sur les ragots cavalant dans les rues et répandant leur concert de rumeurs insensées. Judas, lui, perçoit encore parfois son emprise comme à l'instant. Il laisse ses doigts glisser jusqu'à ton torse, éveillant sa peau marquée par les affres de l'Onyx. Sept ans qu'il vit entre ses murs, sept ans qu'il y survit. Et pourtant il n'est guère certain de passer la nuit.

Les pas de l'esclave sont silencieux au milieu de la symphonie de luxure, sa silhouette dorée passe inaperçue. Aucun prédateur n'a encore jeté son dévolu sur lui, l'angoisse se lève dans le cœur du soumis, redoutant les représailles d'un être frustré, d'un énième fou à lier. Alors l'homme se meut, part à l'encontre de sa destinée nocturne. Au milieu des corps cambrés et entrelacés, son regard tombe sur une âme égarée. Le jeune homme semble perdu, incertain de ce qu'il a à entreprendre en temps que simple employé de la maison close. Il ne veut servir de prostitué, se tâte à jeter son dévolu sur une des nombreuses proies qu'il a à disposition. Judas sait qui il est, depuis le temps qu'il est là, il lui semble pouvoir reconnaître chaque être errant au sein de cette prison de luxure et de violence. C'est un des employés chargés de s'occuper des chiens des enfers, ceux protégeant les murs de la bâtisse, ceux se nourrissant quasiment exclusivement des cadavres semés au sein même de l'endroit qu'ils gardent. L'ombre de Sedulius semble couver l'échine du soumis qui s'avance alors spontanément vers cet être esseulé. Judas est habité par une rare détermination, lui qui s'élance sans aucun ordre vers cet homme dont il heurte les lèvres avec délicatesse. Si la mort du Maître a profondément blessé le soumis, il ne reste pas moins que ce fut également une certaine libération. L'Epineuse n'est pas là non plus. Et si la disparition de son esclave personnelle présage la mort du blond, autant qu'il profite pleinement de ses dernières heures en ce bas monde.

Judas se souvient, peut-être, pourquoi il ne prend jamais d'initiative. C'est qu'elles sont repoussées, presque toujours. Il sent son corps heurter le mûr, les cordes vocales de l'autre se plier sous la colère. Le choix de l'esclave était mauvais, il s'en rend compte à la brûlure que sa joue ressent. Il baisse les yeux, reprend sa place de soumis, laisse le peu de liberté qu'il vient de frôler du bout des lèvres retomber dans les limbes d'un oubli salvateur. L'homme rejette violemment l'esclave, le jette sur une demoiselle tout en lui ordonnant de faire passer ses envies sur elle plutôt que sur lui. Judas n'est pas difficile, encore moins contrariant et s'exécute avec douceur. La demoiselle est prostituée, connaît le blond de vue, tout deux se lient sous le signe de la luxure que l'Onyx leur a imposé. Mais c'est trop doux aux yeux de l'employé qui s'est emparé avec empressement d'un fouet qui claque soudain dans les airs. Par habitude, Judas frémit. Par instinct de protection, il offre son échine nue à la souffrance, couvant le corps de la jeune femme blottie contre son torse d'albâtre. Dans les yeux de la belle, s'immisce une pointe d'admiration teinté de reconnaissance. Elle caresse l'homme qui la protège, détend ses muscles crispés, atténue la douleur de son être par les baisers qu'elle sème sur sa peau.

Entre plaisir et douleur, l'esclave se laisse aller entre ces deux eaux, la respiration saccadée par l'envie et la souffrance. Le sang coule sur son dos à l'instar du désir entre les cuisses de la jeune femme. Torture et luxure ont des similarités dérangeantes mais pourtant existantes. Les souffles chauds s’entremêlent, les corps brûlants en font de même. Les coups de reins sont rythmés par les coups de fouet. C'est une symphonie tant étrange qu'odieuse, celle que seule l'Onyx peut composer. Mais Judas est arraché de sa belle, voit un autre prendre sa place quand lui se retrouve à terre. On ne lui laisse guère le temps de se relever, on l'y force. L'esclave se sent tiré vers le haut, tente d'attraper la base de sa chevelure afin d'éviter de souffrir davantage. Collé contre le mûr, Judas sent toute la virilité d'un homme se poser sur son séant tandis que sa gorge se retrouve enserrée entre ses doigts puissants. L'air lui parvient difficilement, la main étouffe les plaintes que son être pousse à l'intrusion charnel dont il est victime. Mais le prédateur semble indulgent, passe d'abord ses doigts trempés de salive avant d'imposer son ultime désir à l'esclave qu'il a entre les griffes. Il en serait presque doux.

Les ébats des deux hommes sont sauvages et brutaux. Autour d'eux, les cris de douleur et d'extase s'entremêlent. Judas pense même entendre la vocalise singulière d'un loup parmi l'unisson de sons rauques et stridents. Il halète, toujours écrasé contre le mûr, à moitié suffoquant sous la pression de l'homme s'activant à lui en briser les os. L'esclave sent les ongles s'enfoncer dans ses plaies, les ouvrir un peu plus, meurtrir vicieusement la chair. Il ne hurle plus, en a presque perdu l'habitude et continue d'encaisser sans s'en plaindre. Quand l'autre atteint enfin l'apogée de son plaisir, il laisse sa proie tomber lamentablement sur le sol. Mais Judas n'est pas tranquille seul, à peine a-t-il reprit ses esprits et compte-t-il se relever qu'il est assailli par un trio d'hommes. Un coup dans les côtes du soumis pour vérifier qu'il est en vie le fait se cambrer. Le blond sent doucement son corps atteindre les retranchements du supportable malgré les années ayant transformé la souffrance en une compagne de route, en une habitude banale. L'esclave compte sur lui pour survivre à l'assaut des trois hommes, laissant ces derniers s'emparer de lui tel une simple poupée brisée.

Judas est abandonné quand il finit par ne plus réagir. Plus aucun coup, plus aucune caresse ne l'atteignent, son corps s'est refermé sur lui-même, ignorant l'extérieur afin de survivre pour le mieux. C'est ainsi que l'esclave a su traverser les années ; accepter son destin, se détacher de la situation, juger inutile de compter les regrets ou d'espérer une rébellion. L'homme est couché sur le sol, visqueux de transpiration, salive et semence. Il laisse l'inconscience le guetter, désire offrir un peu de repos à son corps malmené. Mais Judas sent sur son être, une nouvelle présence qui lui fait difficilement ouvrir les paupières. Elles s'écartent péniblement, laissant la lumière des torches s'introduire en elles, tentant de discerner la silhouette vibrant devant elles. C'est une femme. C'est la demoiselle qu'il a protégé, il la reconnaît vaguement alors qu'elle s'approche de son front pour y déposer un baiser. Dans toute la violence de l'Onyx, Judas éveille la douceur des hommes. Des femmes. Celle-ci glisse jusqu'à l'entre-jambe du blond, désire le remercier comme les prostituées le font, comme les prêtes du Dragon voudraient que cela soit fait. L'homme souffle de surprise, d'extase. Lui qui a si peu souvent droit à la jouissance, lui qu'on ne cesse de briser jusqu'à l'émietter, se voit offrir la chance de se laisser aller complètement aux plaisirs de la chair, sans coups, sans violence, au milieu de ce torrent de souffrance qui bat encore son plein tout autour de lui. Et dans un dernier émois, le corps de Judas tremble avant de tomber définitivement dans l'inconscience, abandonnant l'esclave au milieu du vice propre à l'Onyx.
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Messagepar Candy » 11 Aoû 2014, 01:33

    La nuit sombre et obscure s’est décidée à recouvrir la ville de son épais manteau, plongeant ainsi ce monde dans un néant sans limite, terrifiant. Car cette nuit est spéciale. Tu le sais, le pressens. Déjà, tu as entendu les cris des guerriers, soldats et autres mercenaires qui semblent se regrouper, rassembler en bas, au niveau de la rue, appelant à la guerre, au meurtre, à la torture, au combat et à toutes les autres joyeusetés qui font tant fureur ici, dans le monde d’Onyx. Les loisirs pratiqués ici, n’ont rien en commun avec ceux des autres quartiers. La faction à laquelle tu appartiens est crainte de tous, pour sa sauvagerie, sa violence, le plaisir que ses adeptes prennent dans la souffrance. On vous regarde toujours étrangement, avec répugnance, dégoût, antipathie. Tu aimes arborer ton appartenance à cette faction. Enfant du dragon, tu lui es fidèle en tout point et tu voues ta vie à louer et chanter sa gloire. On pourrait même te prendre pour une fidèle lobotomisée, endoctrinée mais la vérité est encore plus terrible, angoissante, difficile à entendre. Tu as fait le choix, volontaire, de cette vie et pire encore, tu l’aimes. Les cris qui s’envolent du sol vers les hauteurs dans lesquelles tu as trouvé refuge, en cette nuit, une fois encore, te semblent soudain plus furieux, fougueux, exprimant en leur sein une détermination qui te ferait presque frémir, tant la hargne est palpable. Ce n’est qu’un sombre brouhaha mais tu as cette impression étrange, qu’il se répand dans toutes les petites ruelles qui entourent la maison close. Quelque chose se prépare en cette nuit et tu n’en connais pas la raison, l’origine. Tes oreilles se tendent, cherchent à capter le son des voix, le sens des mots mais tu ne parviens guère à discerner que des cris de colère, d’encouragements, de sauvagerie. Ton regard, habitué à voir dans le noir, ne distingue que le halo des flammes, qui serpentent dans la rue, là, quelques mètres plus bas, juste sous ton perchoir. Le serpent de feu s’allonge, grandit minute après minute, alors que d’autres petites lueurs ne cessent de fusionner avec lui, en provenance de toutes les directions à la fois…

    "Miaouw ?"

    Perplexe, tu ne sais quoi penser de tout ceci. L’impression de vivre un évènement exceptionnel ne te quitte plus l’esprit, ni le cœur. Intérieurement, tu te maudis de n’avoir strictement rien su de ce qui se préparait, en amont, en prévision de cette nuit. Comment est-ce possible ? Qui a pu, su te cacher tout cela ? Un tel rassemblement se doit d’avoir un minimum d’organisation ! On ne réunit pas autant de combattants, sans en parler au moins un peu avant. Tu maudis, pestes silencieusement. Le serpent de feu illumine la nuit, perce le voile obscur qui offre d’ordinaire, cet anonymat bienfaiteur à ton monde. Avec souplesse, agilité, tu viens à te pencher alors en avant, tâchant de demeurer en équilibre sur la petite corniche sur ce toit qui te supporte, afin de voir en contrebas, ce qui est en train de se passer, là, juste sous toi. Des hommes, armés, viennent à verrouiller et garder les portes menant à la maison close, ta demeure. Un frisson te glace alors le sang et ton pelage noir s’ébouriffe durant quelques instants. Te voici en train de gonfler, d’arrondir ton dos, comme pour te faire plus menaçante alors que personne ne peut te voir, là où tu te trouves. Tes griffes sortent, cherchent à découper la pierre de la corniche sur laquelle tu te trouves, tandis que tu craches dans le vide, en direction des torches qui éclairent la rue, à l’image d’une rivière en fusion. Le tonnerre gronde au loin et si la pluie ne tombe pas encore, la cendre elle, est déjà là. Le dragon ne dort jamais. Ce soir, une fois encore, il couvre ton royaume, ton univers de ses immenses ailes sombres. Un bond, puis un autre, tu te décides à fuir face à l’histoire qui est train de s’écrire sous ton regard. Témoin privilégiée d’un moment mémorable, tu préfères rentrer, retrouver la sécurité des murs de la maison qui t’a vu naître, grandir et qui, aujourd’hui encore, t’abrite, te protège. Quoi de plus rassurant, en des instants de doutes, de périls, que la sécurité réconfortante de son chez soi ? Ton apparence humaine est vite retrouvée, tout comme ta chemise de nuit, que tu enfiles en quelques secondes, alors que tu as retrouvé le confort sommaire de ta chambre, cachée sous les combles de la vieille forteresse, qui abrite aujourd’hui la maison close des Onyx. Agilement, tu descends les escaliers, avec entrain, fougue, afin de t’enticher des dernières nouvelles. Tu espères ainsi, glaner quelques informations, tout en espionnant Iris ou bien le Fou…

    "Hey bas les pattes sale chien !!!"

    Sans même réaliser ce qui est en train de se passer, tu te sens soudainement soulever du sol, portée dans les airs avec une aisance déconcertante, avant de t’apercevoir qu’un soldat vient de te cueillir directement en bas des marches, sans même que tu n’aies eu le temps de le voir, planter là, à faire le guet. Tu aurais dû être plus prudente. Cette maison ne fait pas de cadeau, tu le sais depuis longtemps pourtant. Perchée en travers de l’épaule du géant, à la corpulence presque effrayante pour toi, tu tentes de te débattre vainement, tes pieds s’agitant frénétiquement dans les airs, à l’image de la queue d’un poisson sortie de l’eau…

    "C’est toi qui va te faire prendre comme une chienne ce soir !"

    Il grogne, sent mauvais et pire encore, vient à te claquer tes jolies petites fesses de sa grosse main, t’arrachant une jérémiade douloureuse. Ses mots résonnent en ton esprit, tandis que ton cœur s’accélère. Est-il là sur ordre d’Iris ? A-t-elle finit par perdre patience face à ton arrogance ? Ou alors, peut-être que la maison close est investie par une horde sauvage, sans foi ni loi ? Cette idée te tétanise presque sur l’épaule de ce monstre qui t’emmène visiblement vers la pièce principale du château, celle-là même où étaient dressés autrefois, les banquets…

    "J’suis pas une pute moi… ni une esclave, j’ai pas de collier espèce d’idiot ! Lâche-moi où je te mords ! J’suis la protégée d’Iris, t’as intérêt à me lâcher ! Le Fou m’aime bien, il va te démolir le crâne quand je vais lui dire que tu m’as fait mal !"

    Tes menaces fusent, ton esprit semble doté soudainement d’une capacité déconcertante à réagir à la seconde, à émettre des hypothèses, tout en te trouvant des excuses, des menaces à cracher au visage du guerrier qui ne semble pas décidé à te lâcher…

    "Sans blague ? Essaye de me mordre pour voir gamine ! Et ni Iris ni le Fou ne sont là ce soir !"

    Là tu es perdue et surtout, tu as peur. Une peur comme tu en as rarement connu dans toute ta courte existence. Mais plus encore que la peur, c’est bien l’incompréhension qui t’étreint avec tant de fermeté, que tu en as le souffle coupé. Tes dents, elles, pourtant, ne restent pas longtemps passives et s’empressent de mordre avec force, le dessus du crâne du guerrier. Un râle maléfique résonne dans le couloir, avant qu’une autre grosse claque ne s’abatte sur tes fesses, te forçant à pousser une autre lamentation douloureuse…

    "Aïeeee ! On ne mord pas les guerriers ! J’vais te péter les dents moi sinon… les autres seront contents, c’est meilleur pour sucer !"

    Quelques mots, une vision de ce qui semble t’attendre, illustrant la menace qui vient de percuter tes oreilles et te voici totalement calmée, docile, immobile. Tu sembles soudainement n’être qu’un simple sac de pommes de terre, un fagot de bois que l’on amènerait à la cheminée, en prévision d’une longue nuit à venir. En ton esprit, l’image qui se dessine est bien plus terrifiante. Amenée dans la grande salle, tu es déposée sans ménagement au milieu des autres esclaves, prostituées de la maison close. Un simple coup d’œil à la foule rassemblée ici et tu réalises qu’on a fait venir en cette pièce, tous les habitants du lieu. Les portes sont gardées, surveillées et le géant qui t’a amené ici semble te garder spécialement sous sa surveillance. La boule qui te noue l’estomac prend en densité et tu as l’impression de te sentir au bord du malaise. Jusqu’ici, tu avais été tenu à l’écart des soirées orgiaques organisées ici. Tu n’avais pas eu à offrir ton corps, pour satisfaire les clients. Ici, jusqu’à présent, tu avais été préservé, en une bulle te mettant à l’abri du cruel monde dans lequel tu vis pourtant. À force, tu avais fini par croire à ta liberté, ton indépendance, ta particularité, le privilège de ta condition. Ce soir, tu es ramenée à la réalité, brutalement, violemment et la tête te tourne. Ton teint, pâle et livide, n’exprime que peu encore, toute la peur qui continue de s’insinuer en toi. Pourquoi es-tu là ? Pourquoi Iris n’a pas donné pour consigne de te laisser tranquille ? Pourquoi le Fou n’est pas là pour te protéger, toi qui t’es offerte à lui, qui en est tombée amoureuse, qui lui a déclaré ta flamme, à travers la fougue que tu as su lui témoigner, dans cet ébat qui t’a marqué pour la vie. Tes doigts, légers, agiles, glissent sous ta chemise de nuit, effleurent cette citation, gravée dans ta chair, sur ta fesse…

    *Graviora manent, le pire est à venir…*

    Une inscription, une prophétie même, présente là, sur toi, depuis tout ce temps et qui t’annonçait déjà, cet instant, cette soirée. Tu l’avais sur toi tout ce temps et pourtant, tu demeures surprise que cette annonce mystique, se réalise ce soir, se concrétise. Les larmes s’échappent, coulent le long de tes joues, tandis que ton petit nez coquet se trémousse, pendant que tu renifles ton chagrin, ta peur. Un prêtre d’Onyx fait son apparition, sur le balcon donnant sur la salle, captant en un éclair, tous les regards, les attentions. Il s’adresse à l’assemblée, solennellement et énonce la suite des réjouissances, ce qui a été prévu, ce qui est exigé, ce que l’on attend de toi, ce soir, cette nuit. Ça en est trop pour toi. Tu n’as pas vocation à subir pareil châtiment et la peur qui te commande désormais, t’exhorte à fuir. Déjà, sans plus attendre, l’orgie a débuté. Les cris, gémissements, soupirs lascifs s’élèvent du sol, de tous les coins de l’immense pièce à la fois. On se précipite sur les esclaves, sur les prostituées, avidement, comme une course à la luxure, débauche. Une main se saisit de ta cheville et tu ne parviens à t’en défaire que grâce à un coup de pied savamment jeté. À quatre pattes, tâchant de te faire la plus petite et discrète possible, tu erres, te dissimules, diriges vers l’une des sorties, ondulant tel un serpent entre les corps qui se couchent, s’unissent, se percutent même. Mais ta tête rencontre bientôt un obstacle de taille. Avec violence, tu percutes les jambes du géant qui t’a conduit ici, lui arrachant un rire gras, grossier, ténébreux…

    "Tu vas où toi comme ça ?"

    Il se penche, se cambre pour t’attraper mais tu parviens à te retourner, agilement, souplement. Ta nature de félin t’est précieuse en cet instant. Tu cherches à faire demi-tour, mais le monstre saisit ta chemise de nuit, tire dessus, jusqu’à ce qu’il l’arrache, sans ménagement, ni effort. Entièrement nue, tu te décides alors à escalader la colonnade en ruine devant toi, te perchant sur le haut de celle-ci, en t’y pensant à l’abri. Le guerrier et son collègue t’ont regardé faire, amusés par ta prouesse…

    "Descends de là ! T’es une vraie petite chatte toi ! Mais t’es coincée là !"

    Le compagnon d’armes de ton ami, va chercher un tabouret et le place devant ton perchoir. Tu t’agenouilles, prête à frapper, griffer ou mordre. Ta nudité n’est pas une source de gêne en cet instant, tu as un danger plus sérieux à fuir. Et puis, tout le monde est déjà nu dans la pièce. Les couples se sont formés, l’orgie est commencée désormais. Un rapide coup d’œil au sol et tu ne peux que constater de l’ampleur, de l’intensité de cet instant. Gémissements, pleurs, plaintes, soupirs, cris et même… un cri de louve ? Tu ne la vois guère, mais tu sais de qui provient cette complainte à la lune, à la nuit. L’entendre te noue le cœur douloureusement. Tu aurais voulu la cacher pour cette soirée, la protéger, la mettre à l’abri, loin de cette souffrance. L’énorme main du monstre tâtonne sous tes pieds, cherche à te saisir. Toi, tu la piétines vigoureusement en réponse, cherches à détacher ses gros doigts, si puissants de la pierre, pour le faire chuter. Tu voudrais l’intimider, lui faire peur mais tu ne parviens à lui arracher que des rires d’amusement. Ce guerrier s’amuse, joue avec toi…

    "Mais t’as pas le droit d’être aussi grand !!! Laisse-MOIIIIII !! Si je descends de là, j’te fou ta raclée j’te promets !"

    Le bougre en est presque à pleurer de rire, tellement tu sembles le divertir. Son acolyte grimpe sur le tabouret et t’arrache à ton perchoir sans ménagement, te décolle comme une vulgaire feuille. Il te jette au monstre, te faisant valser dans les airs sans qu’à aucun moment, tu ne parviennes à toucher terre. Réceptionnée par ton pire ennemi en ce monde désormais, tu reçois de nouveau une fessée qui te fait aussitôt rougir mais surtout chauffer les fesses, t’arrachant une énième plainte…

    "Toi tu vas voir ce que c’est que de me faire courir ! J’aime bien les filles agiles et souples comme toi !"

    Si tes larmes ne sont plus maitrisées par tes soins, elles ne parviennent pas non plus à attendrir qui que ce soit en cette salle. Un dernier regard adressé en direction du balcon, celui-là même depuis lequel surveille la pièce les deux prêtres noirs et tu te retrouves maîtrisée, posée au sol à quatre pattes, sans que tu ne puisses fuir. L’instant que tu redoutes tant s’annonce et il semble inévitable…

    "Attendez ! On peut discuter non ?"

    "Oh non, toi tu vas pas parler…"

    Le guerrier qui te tient par les hanches, tout en délassant son pantalon, te tire soudainement les cheveux en arrière t’obligeant à relever la tête, la pencher tandis que l’acolyte du monstre présente sans attente, son vit à ta bouche, forçant le passage de tes lèvres pour se glisser au chaud, prenant le relai de son ami lorsque sa main s’empare de ta longue chevelure…

    "Si tu mords… j’te casse les dents !"

    T’intimant un mouvement de va et viens le long de sa verge, tu soupires de dégoût, poussant régulièrement quelques hauts-le-cœur, alors qu’il cherche sans cesse à s’enfoncer toujours un peu plus en ta bouche, sous ses râles horribles qui te pétrifient un peu plus. Tes fesses, elles, sont violemment giflées, puis écartées, tandis que tu te crispes de peur, de gêne et de honte. Tes joues se colorent de rouge, alors que tes larmes continuent de couler, s’échapper de tes yeux, se mélangeant à la crasse sur ton visage, pour dessiner des sillons sombres sur celui-ci. Bientôt, tu pousses une longue plainte de douleur, tandis que ton nouvel ami se glisse en toi, au creux de ton intimité, sans même t’avoir prévenu ou préparé. Son cri de bonheur, poussif, ne peut que te donner la nausée, tant tu sens son mépris pour toi à travers ses gémissements, qui résonnent en ton esprit…

    "Oh la putain… elle se fait pas souvent baiser…"

    Objet, jouet de plaisir pour ces deux guerriers, tu subis, tout en cherchant à te réfugier mentalement sur ce toit, sur lequel tu aimes tant passer tes nuits, à l’abri du regard de ce monde cruel, sadique et obscur dans lequel tu vis, loin du néant qui aime à engloutir les âmes damnées, condamnées à errer ici, en cette maison de l’enfer. Toi qui as tant aimé ce lieu, tu ne parviendras pas à oublier cet instant. C’est là une certitude qui t’étreint au plus profond de ton être, ton âme. Tu te pensais pourtant à l’abri de tout ceci, te sentais reconnaissante même, envers Iris, de te protéger de cette vie. Ce soir, tu la maudis, intérieurement, te jurant de la faire autant souffrir que toi en cet instant. Quant au Fou, s’il n’est responsable de tout ceci, alors, il devra te jurer fidélité et obéissance jusqu’à la fin de ses jours, sous peine d’accompagner sa maîtresse dans les limbes obscurs et éternels. C’est là une promesse que tu te fais, à toi-même, de celles que l’on ne peut oublier, trahir, renoncer. Les coups butoirs au fond de ton être ne t’arrachent strictement aucun plaisir et pourtant, ton bourreau semble se satisfaire de la situation mais surtout de ton corps, tandis que son complice viole ta bouche avec ferveur, avant de se retirer, pour taquiner ton nez avec sa virilité…

    "Lèche !"

    Il te faut t’exécuter, tu sais ses menaces sérieuses. Ta langue se fait mutine, agile, précise, glissant et caressant cette verge tendue qui se présente à toi, arrachant à chacun de ses passages, des soupirs marqués, satisfaits. Sa main dans ta chevelure ne cesse de se raidir, se serrer, tout en te guidant, te forçant à obéir. Bientôt, avec horreur, tu ne peux qu’assister, impuissante, à sa jouissance. Répandant et se plaisant à maculer ton beau visage, ta chevelure de sa semence, fruit de son plaisir, il te fixe intensément, fier visiblement de son ouvrage. En ton dos, ton bourreau continue de dominer, ses mains crispées sur tes hanches te guidant au rythme de ses vas et viens en toi. À son tour, lui aussi laisse éclater son plaisir, accompagné d’un râle puissant et bestial, son jus épais et chaud se déversant au plus profond de ton être. Interdite, tu ne peux que subir, attendant que tout ceci ne cesse, espérant que personne d’autre ne vienne se saisir de ton corps frêle et sans défense. Le pied qui s’écrase sur ta fesse te propulse face contre terre, t’allongeant sous l’impulsion sur le sol froid. Le temps ne semble alors ne plus avoir d’importance. Vide, l’esprit embrouillé, tu demeures là, sans pouvoir mesurer le temps qu’il te faut pour revenir à cette réalité horrible qui t’entoure. Te relevant difficilement, tu erres de nouveau, au milieu des corps, sans chercher à aucun moment à te nettoyer le visage, retirer cette honte qui t’a souillé aussi bien le visage que ton intimité. Les monstres qui t’ont puni, t’ont délaissé visiblement. Impossible pour toi de les retrouver du regard. Dois-tu t’en réjouir ou éprouver la crainte d’un retour possible et prochain ? Lentement, pas à pas, tu tâches de t’éloigner, passant à côté de cet esclave, déjà aperçu ici, allongé au sol et dont une prostituée semble lui offrir un plaisir qu’elle maîtrise visiblement plutôt bien. Si tu te souviens de lui, c’est surtout à cause de ses cheveux, que tu as rêvé de coiffer. Bientôt, ton cœur fait un bond en ta poitrine, lorsque tes yeux se posent sur ton amie, ton amante, abandonnée là dans un coin, près d’une autre colonnade. Blessée, humiliée, son corps demeuré sans vie en apparence…

    "Phèdre ?"

    Elle aussi unique, ce soir, elle a offert à l’Onyx, jusqu’à sa vie. Légèrement, tu te laisses chuter au sol, pour venir ramper, te traîner jusqu’à elle. L’émotion est grande, sans que tu ne puisses te l’expliquer. Si elle n’est qu’une hybride, conçue pour obéir, souffrir, tu n’en es pas moins bouleversée, lorsque tu viens enfin près d’elle. Phèdre, une esclave que tu as su approcher, connaître puis aimer, à ta façon. Amie, amante, confidente, tu aimes prendre soin d’elle, venir faire sa toilette ou panser ses blessures, après ses passes sauvages, sadiques et cruelles. Sa nature ne lui confère aucune valeur, pas même celle d’une esclave humaine, mais elle est à tes yeux, plus que cela. Avec souplesse, délicatesse, tu t’allonges sur elle, te plais à sentir sa nudité contre la tienne. Son cœur bat, tu le sens, là, sous ta poitrine, sous la sienne. Longuement, tu l’observes, caresses son oreille, sa chevelure, sa joue, avant de l’embrasser, amoureusement, ta langue cherchant le contact de la sienne. Elle t’a toujours attiré, plu et tu en viens à penser que c’est surtout sa nature animale qui te fascine tant. Ta main, effleure ses côtes, sa cuisse, pendant que ton étreinte se fait plus forte, affectueuse. Contre elle, sur son corps, tu cherches là un refuge, du réconfort, toi qui n’as jamais connu la vie qui est la sienne pourtant depuis si longtemps. Jamais jusqu’ici, tu ne t’es demandée comment pouvait-elle faire, pour endurer autant, sans jamais se plaindre dans sa chambre, lorsque tu venais la soigner. Et là alors, seulement en cet instant, tu réalises combien cette maison t’a modelé, toi aussi, enfant du dragon, esclave de l’Onyx qui ne porte pas de collier…

    "Excuse-moi Phèdre…"

    Ton visage s’enfouit dans le creux de son cou, te cachant à la face du monde, pour y pleurer sans plus aucune retenue…
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Messagepar Taliesin » 13 Aoû 2014, 17:32

A répandre les mots d'une guerre, j'attendais une apocalypse imminente, des mois et des mois à voir l'Onys se déchainer ce soir un premier coup allait être porté. Le plus féroce, le plus sanglant, pour que l'on se souvienne de nous, un rappel de notre puissance. Mais excité autant que je pouvais l'être par l'effervescence d'une guerre naissante, un messager n'avait point de rôle à jouer dans le massacre et la soumission de toute une ville. N'étant point homme d'arme, n'ayant point vocation à m'engager en une folie guerrière, je préférais rentrer sagement en mes quartiers à gouter la quiétude de se savoir à l'arrière. Évidemment, toute quiétude possédait ses limites et ce fut promptement que je réagis aux mots capturés par l'une de mes indiscrétions. Ainsi on préparait en ma maison une orgie monstre, étrange idée que de capturer l'énergie des corps en fusion. En Diamant ils fonctionnaient à l’électricité, on avait guère progressé ici bas. Ayant donc connaissance du projet à l'écoute d'un prêtre noir, j'hésitais donc concernant la suite des événements. Je pouvais jouer le jeu, me réserver une ou un esclave qui me tentait le plus. Mais l'idée de m'adonner à ce plaisir en groupe, non je n'étais guère emballé par cette perspective. Fée pudique ? Oui un peu, disons que j'avais encore pour moi la jeunesse donc l’inexpérience d'être acteur de ce genre de rassemblement. Spectateur oui, et encore je préférais les spectacles de l'arène. Il allait s'avérer compliqué voir difficile d'esquiver l'événement la salle était grande, les cachettes inexistantes. Même sans collier je ne possédais pas l'autorité d'Iris, je n'étais que son humble messager.

Une idée enfin me vint, une heure avant le commencement des festivités, quelque chose de dangeureux, quelque chose d'audacieux. Cela me résumait fort bien, l'art et la manière d'une fée à voguer en les eaux troubles de l'Onyx. Il me suffisait d'emprunter une tenue adéquate pour ce soir, un vestiaire investi et j'étais prêt pour le bal. Mouvements furtifs, poudres lancées pour détourner quelques attentions, enfin j'avais la main sur mon déguisement. La robe n'était point à ma taille, mais ce fut une fée en Prêtre noir qui sorti du vestiaire. Regard hébété du garde me voyant sortir, lui qui croyait dur comme fer la salle inoccupée. Regards échangés, il ne fallait pas me laisser aussi rapidement. Aucun sourire, j'avais le visage du dépressif religieux, un zombie drapé noir, apparemment convaincant le garde me laissait ainsi le distancer sans un mot de lancé. Voila ou se limitait mon merveilleux plan, maintenant de l'autre coté de la barrière j'espérais trouver un coin pour sagement attendre que l'orage puisse passer. Mais à déambuler dans les couloirs me voila accoster par toute une troupe de Prêtre noir. Inutile de vouloir m'enfuir j'étais bien en vue, mais tout fut réglé assez vite. Car le chef de la bande de dépressif religieux m'adressa rapidement la parole...


"Ah Pentocle ! On te cherchait, bon tu nous suit, la cérémonie va bientôt commencer."

Première nouvelle je m'appelais Pentocle, deuxième nouvelle mieux valait garder mon visage bien à l'ombre de mon capuchon. Fée comédienne, sans prononcer un mot me voila donc à suivre le gentil groupe. Discret à l'arrière je me sentais désormais un peu pris au piège, si le début de mon plan s'était bien passé, le reste risquait de mal tourner... On arriva donc au balcon, seul point positif je pouvais profiter d'une vue imprenable sur l'orgie qui allait commencer. Et le chef des prêtres dépressifs exécuta un pauvre discours bien médiocre, non, je n'avais pas trouvé cela bien convaincant. Si j'avais été en bas cela ne m'aurait absolument pas motiver à prendre du plaisir. Cela frôlait le deux sur dix un tel discours, mon chef d'un soir s'avérait très décevant. Perdu dans mes pensées, charmé finalement par ces débuts de bestialité, voir tant d'hommes et de femmes s'enflammer ainsi pour le Dragon, cela aurait été un mensonge d'affirmer mon insensibilité à ce spectacle. Peut-être aurais-je pu abandonner toute raison pour moi aussi m'adonner à ce feu. Mais impossible de poursuivre cette pensée, le chef prit de nouveau la parole...


"Bien ! Il est temps de commencer le rituel, suivez moi, on fait comme on a dit ! Je ne veux pas d'erreur, ce soir, le Dragon nous observe !"

Gloups... Fée qui faisait gloups... Un rituel ? Ah mais cela dépassait mes domaines de compétence en comédie la, je n'y connaissais absolument rien en magie. Vite une idée brillante ! Avec une voix un peu rauque, j'annonçais une excuse qui pouvait me sauver.

"Oh ! Sapristi ! J'ai bien peur d'avoir oublié mon catalyseur en mes appartements !"


Oui c'était facile comme excuse, mais la je n'avais guère d'autres solutions.

"T'es vraiment un abrutis Pentocle ! On va commencer sans toi donc, tache de faire vite, GROUILLE TOI !"

Et mon chef de prêtre dépressif avait parlé et je n'allais pas tergiverser plus longtemps, trop heureux de exécuter à cette tache. Fée fuyante me voila hors de portée de ces prêtres, mon plan étant un succès je pouvais désormais enlever ce costume et me reposer sans risque en mes quartiers. Mais avant, impossible de me dérober à une tentation. Regarder encore l'oeil avide de ces corps s'animant au grés des plaisirs de chair. Voir cette foule baisant en rythme, écoutant la mélodie de ces jouissances répétées. Un rêve bien pervers pour un sang aussi jeune que le miens. Moi qui n'avait l’expérience que de seulement quelques esclaves séduits avec maladresse. A choisir un coin dans les hauteurs, me voila coupable d'une perversion. J'aurais aimé être accompagné, mais en ce coté de la barrière il n'y avait désormais que guerriers et prêtres.

Soudain, l'observation se stoppa, d'abord un son familier alimenta la curiosité de mon cerveau. Balayant la foule à la recherche de ce cri, de ces appels répétés il m’apparus très vite qu'une protégée d'Iris se trouvait en position... Fée en colère, le regard dure et le visage figé, voila que mon coeur battait au rythme d'un appel à la sauvagerie. Candy la protégée d'Iris était touchée, violée... Impossible erreur, j'assistais bien à la profanation d'un corps sans collier, d'un être qui avait la protection de ma maîtresse. On brutalisait son corps, on souillait son âme... Quelque chose que je ne pouvais tolérer, horrible caprice commis en l'absence d'Iris. Ou était le Fou ? Moi j'étais la... Filant à toute vitesse, malheureusement je me devais de faire une entrée tardive car de mon dernier regard jeté à la pièce, l'un des hommes semblait déjà avoir joui au visage de l'enfant protégé. Me voila fée furieuse à marcher en direction de l'acte criminel, des deux médiocrités il n'en restait qu'un, pas totalement vidé le voila qui essayait de s'attirer à lui un jeune garçon à collier. Sans aucune formalité voila que je donnais une fin à cette pêche. En prêtre noir avançant en sa direction, de ma manche je sortis doucement un stylet à la lame si fine, une si grande aiguille. A sa hauteur, profitant d'un effet de surprise et d'un de mes gestes rapides voila que la dague pénétra ses chairs, en ses bourses j'enfonçais profondément l'aiguille justicière. Je commençais ainsi les discussion, par un murmure.


"Cadeau d'Iris..."

Il criait de douleur, figé en une souffrance paralysante tout geste le condamnait à aggraver la blessure. Risquait-il de perdre ses testicules, de voir tomber sa queue ? Moi je ne me souciais guère de ces questions enfonçant un peu plus l'arme voila que mon ton se fit glacé, j'avais en plus la panoplie du prêtre noir pour appuyer mes propos.

"Alors comme ça on baise une fille sans collier ? T'as pris ton pied j'espère, ça pourrait être la dernière fois... Tu savais que c'était une protégée d'Iris pauvre con !"

Pour lui je ne pouvais qu'être un supérieur, malgré la douleur il avait assez de jugeote pour ne pas lever l'épée que un prêtre, une personne invoquant Iris. Alors voila le guerrier du Dragon contrit par la douleur, incapable au début de prononcer un mot correctement.

"Je suim... J... Je savais pas... Dé... Désolé ! Pitié ! PITIE !"


"La prochaine que tu la baise, ce sera avec son consentement, c'est compris ?"


"... Compris..."


Décidément pas très satisfait de la reponse voila que faute de pouvoir percer davantage je commençais à remuer l'aiguille dans son intimité. Causant alors une blessure fatale pour les bourses, du sang et autre commençait alors à couler du pantalon. Vraiment je n'osais guère regarder le contenu de cette mixture. Fée cruelle voila que je répétais ma question.


"Excuse moi j'ai eu peur de ne pas bien entendre, AS TU COMPRIS ?"

"OUI, J'AI COMPRIS, PITIÉ !"

Finalement je relâchais l'étreinte de ce déchet, il tomba au sol comme un fruit pourri, voila comme cela devait se terminer. En conclusion je ne pu m’empêcher tout de même de lui assener quelques coups de pied sauvage la ou j'avais ébaucher le travail. Je ne pensais à rien, sauf au plaisir de pouvoir réduire en bouillie son sexe, arrachant avec plaisir encore quelques notes de souffrance.

"N'envie pas ton copain, le Fou s'en chargera. Estime toi heureux, je ne suis pas Iris."


Voila comme je quittais le guerrier privé de sa virilité, en guerre les hommes n'avaient pas besoin de queue pour se battre. Ainsi je n'avais que quelques pas à faire pour remarquer Candy nue et serrant un corps contre elle. Surement en un état déplorable, je me devais de faire vite, l'emmener loin de cette cacophonie. N'importe quel autre abrutis pouvait ainsi venir et profiter ainsi de ce corps nu poser à même le sol. Lui murmurant des mots qui rassuraient, je la soulevais alors des forces de mes bras. On ne s'était pas encore présenté, elle me savait seulement employé d'Iris. J'aurais aimé aborder son regard d'une autre façon. Sans un mot, dans le silence qui convenait à la situation je l'aimais se reposer en la chambre d'Iris. A sa demande je pouvais faire un autre voyage pour son amie.

L'Onyx finalement s'apaisait, les jouissances se faisaient plus rares, moi j'avais des âmes à prendre soin.
Taliesin
 



Messagepar Frédérique Duncan » 01 Oct 2014, 19:23

C'était un début de soirée comme les autres, en apparence, du moins...
Comme tous les soirs à cette heure-là, Frédérique, que beaucoup, elle la première, appelle Fred, vingt-cinq ans, de son vrai nom Frédérique del-Fäel Duncan, se trouve dans sa chambre pour se préparer à l'arrivée de potentiels clients voulant soulager leur pense et/ou redécouvrir les joies du sexe et du plaisir et retrouver un moment d'intimité qu'ils n'ont plus forcément avec leurs épouses ou leurs maîtresses.
La porte de la chambre s'ouvre. La jeune femme au dos tatouée se retourne, surprise: généralement, personne n'arrive aussi tôt dans sa chambre. C'est un garde!

- Dépêche-toi de t'habiller!
La putain - car il faut bien appeler un chat un chat et considérer Fred pour ce qu'elle est vraiment: une putain vendant ses charmes pour quelques sous - ne comprend pas pourquoi elle devrait se dépêcher de finir de se préparer mais ne rechigne pas et ne pose pas de questions. Elle enfile donc rapidement un T-shirt laissant son nombril à l'air, une mini-jupe et une paire de bottes à talons en cuire. Elle s'apprête d'ailleurs à mettre le poignard dont elle ne se sépare jamais dans l'une des bottes en question, lorsque le garde lui fait comprendre qu'elle n'en aura pas utilité. Elle le balance donc sur son lit, à contre-cœur et septique, et suis l'homme dans les différents couloirs sombres jusqu'à arriver dans ce qui était autrefois, du temps des Kraft, utilisée comme pièce principale de la forteresse du clan de l'Onyx dont la famille de Fred, les Duncan, ont, de mémoire d'être humain, toujours fait parti et prêté allégeance. En arrivant dans la pièce, Frédérique est surprise du monde qui s'y trouve: des prostituées de la maison close, comme elle, des soldats, des hommes, des femmes, des garçons et des filles de tous les âges se côtoient, se mouvent au milieu de cette masse opaque de personnes, à croire que toute la faction a été réunie entre les murs de cette forteresse si imposante et que les huit autres quartiers ont, jusqu'à il y a vingt-cinq ans et la disparition du clan Kraft, craint pendant longtemps. Au loin, la jeune métisse croit apercevoir le voile protecteur dans lequel s'emmitoufle sa mère, lorsqu'elle sort, et "imposé" par sa religion, entourée de ses beaux-frères, belles-sœurs et neveux. Elle croit aussi apercevoir la longue chevelure et la longue barbe blanche du patriarche de la famille Duncan, son grand-père. Si c'est réellement sa famille, que fait-elle là? Pourquoi ne voit-elle pas Sky, sa grand-mère d'adoption? Elle qui ne quitte jamais son mari, pourquoi n'est-elle pas près de lui, dans son ombre, comme à son habitude?
Et tous ses gens qu'elle n'a encore jamais vu mais qui, de source sure, font parti de l'Onyx, qui sont-ils? Que font-ils là?
Et qu'est-ce qu'ELLE fait là?
Elle se tourne pour demander au garde qui l'a conduite jusqu'ici pourquoi tout ce monde est réuni ici mais il n'est plus là. La Duncan voit rouge: l'enfoiré est venu la chercher dans sa chambre, la conduite jusqu'ici et, dès qu'il l'a pu, lui a faussé compagnie, s'est évaporé dans la foule, sans lui expliquer le pourquoi du comment. Si elle arrive à lui remettre la main dessus, satané membre de la garde qu'il soit, elle allait lui mettre la racler de sa vie, fois de Duncan. Elle en est encore à ruminer ses idées noires lorsque, au balcon, un homme vêtu de noir apparaît, et que le silence se fait. L'homme, surement un prêtre, explique que le Dragon est du retour et qu'Il veut une orgie pour son retour.
Toute la colère de Frédérique sans va: le Dragon... Son retour... Les Kraft... Les Kraft s'apprêtent à faire leur grand retour et, la catin comprend, sans qu'on lui explique quoi que se soit, sans que le prêtre en dise plus, que les huit autres factions risquent de sentir passer le fait d'avoir cru qu'ils avaient réussi à se débarrasser aussi facilement de leurs pires ennemis. La colère laisse place à la joie. L'orgie commence. Si Christel Maya del-Fäel Duncan est vraiment là, elle risque de ne pas apprécier les prochaines heures mais sa fille n'y pense pas, mais alors pas du tout: baiser, donner du plaisir à ceux qui en veulent et supporter tous leurs caprices sans se plaindre.
Fred supporte plus ou moins bien les assauts plus ou moins violents ou, à l'inverse, plus ou moins doux, de ses "clients" particuliers qui profitent d'elle lors de cette nuit de plaisirs gratuits. Plus le temps passe, plus la douleur elle a mal et plus elle a dû mal à supporter la brutalité de certains mais elle ne doit pas se plaindre, elle le sait: ce soir est un soir exceptionnel, elle sert donc les dents pour éviter d'hurler sa douleur et pour s'empêcher de baffer ceux qui lui passent sur le corps. L'idée de frapper lui revient souvent mais, affaiblie comme elle commence à l'être, arrivera-t-elle seulement à asséner le moindre coup? Cela l'étonnerait, elle continue donc à se laisser faire, tant qu'eux ont du plaisir... Les minutes semblent des heures et, soudain, elle se retrouve adossée à un mur, nue, sans personne pour la pénétrer et sans coucougnettes à lécher dans la bouche. Elle ne sait pas combien de temps s'est écoulé depuis qu'elle est entrée dans la pièce, ni combien d'hommes lui ont fait l'amour, en cette nuit de folie, sous le regard de prêtres, mais elle est ravie que cela semble s'être enfin arrêté. Elle est blessés un peut partout et a sûrement des os cassés mais, pour le moment, sa priorité est de reprendre un souffle qu'elle a dû mal à reprendre. Que la vie de pute pour l'Onyx est dure: même après cinq longues années, il y a parfois des jours où la jeune femme a envie de tout plaquer... Combien de temps pourra-t-elle encore survivre à ça? Survivra-t-elle seulement à cette nuit et à ses blessures...?


[HS: désolée du temps que j'ai mis à répondre, j'ai eu pas mal de contre-temps IRL, j'espère donc que ma réponse sera à la hauteur :) ]
En présence réduite pour une durée encore indéterminée.


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